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not super into giving a shit (amos)

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way down the river we go
Enid Rogers
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MessageSujet: not super into giving a shit (amos) not super into giving a shit (amos) EmptyVen 26 Avr - 23:45



girls ain't gotta be the sweet and helpless type
i don't need a man to save me, watch me fight

@amos davner

□ □ □

Mississippi's Luncheonette, intérieur. L'établissement abrite ses derniers clients. Enid, installée dans le box avoisinant la sortie -habitude imputable à sa prédisposition à prendre la fuite- garde la tête baissée sur son assiette, obstacle à la conversation. Son regard ne circule à travers le diner qu'une seule et unique fois, arrêtant sa course sur un second box, occupé par un individu bedonnant dont elle ne relève même pas la présence. Milo. C'est lui qu'elle cherche désespérément, qu'elle invoque silencieusement. Et il se matérialise sous ses yeux, une main caressant le ventre légèrement arrondi de sa compagne, l'autre entourant ses épaules. Leurs rires emplissent l'espace. Cet espace qu'ils ont investi des dizaines, des centaines de fois ; ce box dont elle se tient à distance depuis sa disparition. Et face à ces réminiscences du passé, Enid sourit, elle aussi. Un sourire vacillant qui s'éclipse totalement alors qu'un type s'invite à sa table et vient éclater cette bulle lénifiante dans laquelle elle aurait pu s'éterniser encore un instant. Salut. Yeux levés au ciel, affliction répandue sur son visage, ton venimeux. « Tire-toi. » Concis, droit au but, difficile de se fourvoyer quant à la volonté réelle de la blonde mais faut croire que ce monde a encore en réserve son lot de mauvaises surprises et elle a trop souvent tendance à en hériter. Ce soir, elle hérite de Bill, John, Hal -quelle importance- de son regard lubrique qui louche un peu trop sur son décolleté, et de sa voix nasillarde qui inspire en elle l'envie profonde de lui enfoncer sa fourchette dans la main. Rien que ça. Hé, c'toi qui m'fixais avec ton sourire aguicheur. J'ai eu tort de présumer que c'était une invitation ? Elle s'autorise un instant de faiblesse, se départ de sa resting bitch face, et voilà ce qu'elle récolte. Ses paupières sont closes et quand elle se décidera enfin à laisser entrer la lumière, il se sera tout simplement volatilisé. Mais elle relève la tête et se retrouve une nouvelle fois confrontée à des traits disgracieux. « Dégage si tu veux pas finir ta soirée aux urgences. » Elle ne l'écoute qu'à moitié alors qu'il lui déclame des tirades niaises à souhait, phrases d'approche usées jusqu'à la trame. Plus le temps passe, plus elle est convaincue qu'il ne sortira pas indemne de cette conversation à sens unique. Alors pour s'éviter une nouvelle bévue, elle délaisse son siège et dépose deux billets sur la table. Quelques secondes d'inattention, c'est tout ce qu'il faut à l'autre abruti pour poser ses mains baladeuses sur les courbes délicates d'Enid. « Si tu retires pas ta main dans 5...4...3... » Mais elle laisse sa phrase en suspens, n'attend pas la fin du décompte. Quelques secondes, c'est aussi le temps qu'il faut à Enid pour lui coincer le bras derrière le dos, l'agripper par le collet et lui plaquer la tête contre la table dans un fracas assourdissant. Et parce que c'est bien connu, la chance sourit constamment à Enid, c'est le moment choisi par un putain de flic pour faire irruption dans l'établissement. Elle entend l'autre débauché gémir sous la pression exercée par sa paume mais ne le relâche pas pour autant. Trop facile. Il faudra attendre l'intervention du policier pour qu'elle desserre sa poigne et libère sa victime. Son expression est remarquablement placide pour quelqu'un qui est sur le point de se faire escorter par un représentant des forces de l'ordre. De simples réprimandes, une sanction verbale, c'est tout ce dont elle va écoper, et elle le sait aussi bien que l'agent qui l'accompagne vers la sortie pour rejoindre la voiture de patrouille stationnée dans une ruelle mal éclairée. Elle s'extirpe du véhicule une dizaine de minutes plus tard avec une grâce et une élégance dont elle se sait indigne -la banquette arrière et le flic qu'elle y a abandonné sauront attester de son manque de distinction. Elle quitte la pénombre, tire sur sa robe pour couvrir ses jambes soudainement bien trop découvertes, sa bretelle retrouve sa place sur son épaule, et ses mains tentent de dompter sa crinière noire. Ses talons claquent sur le bitume alors qu'elle extrait une cigarette de son paquet et s'apprête à la porter à ses lèvres ; geste interrompu par l'apparition d'un visage familier dans son champ de vision. « Pervers. T'as bien profité du spectacle ? » l'interpelle-t-elle, sourire étirant la commissure de ses lèvres tandis qu'elle s'affaire à repêcher un portefeuille dans son sac à main. Portefeuille que ses doigts agiles ont su subtiliser à leur victime -l'autre pervers, celui du diner- et qu'elle agite désormais fièrement dans les airs. Pour dédommagement. « Merci pour ça, Davner, je te dois une fière chandelle, vraiment. » Un tour qu'elle n'aurait su exécuter à la perfection sans les précieux conseils de son nouveau compagnon de soirée.
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Amos Davner
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MessageSujet: Re: not super into giving a shit (amos) not super into giving a shit (amos) EmptyLun 13 Mai - 11:17

- Bon, et sinon, quand est-ce que tu me fais un petit-fils ? Boum, la bombe est larguée, et d’un seul coup, la tarte aux pommes agrémentée de sa boule de glace à la vanille n’a plus la même saveur. Pas qu’il ne la voyait pas venir celle-ci, Amos, pas qu’il s’agissait de la première tentative de son père, qui se fait vieux, d’une, mais qui surtout a derrière lui une femme dont le sursaut de maternité commence à la titiller sévère, de deux. Mais disons qu’après la première tentative infructueuse, Amos espérait, vainement, que ce type de demande ne soit pas réitéré, pour le bien de tous, et surtout le sien. Le regard blasé, ses pupilles se relèvent nonchalamment à hauteur de celles de son père dont l’air foncièrement gêné ne manque pas de l’amuser. – C’est toi ou c’est Janice qui demande ? Le père souffle, peste, à croire que les chiens ne font pas des chats, puis capitule, bien sûr. – Oui, bon, oui, c’est elle qui demande… Mais tu comprends, sa fille, elle veut pas d’enfants alors… - Alors c’est moi qui doit m’y coller ? Vous vous foutez pas d’ma gueule sérieusement… Rire étouffé, étonné, blasé. C’est la meilleure de l’année, la révolte des vieux en mal de petits-enfants qui décident subitement, et pas le moins du monde subtilement – ce qui n’est pas franchement étonnant connaissant le père Davner – de venir négocier l’arrivage prochain d’un chiard. – Mais non mais… Nouveau soupir. – En même temps tu vas avoir trente-cinq ans Amos et… - Et j’suis pas ménopausé à c’que j’sache… Peut-être même que j’ai des gosses et que j’l’ignore, et que j’m’en fous... Il n’en a pas, il le sait, il n’est clairement pas aussi con que ça, pas au point de prendre le risque d’en voir une venir lui soutirer du fric ou je n’sais quoi. – Parce que tu te protèges pas ? Un sketch, c’est un sketch. Les yeux d’Amos roulent vers le plafond du diner et il souffle, encore, toujours. – Tu viens de l’dire Pa’, j’ai trente-cinq ans, donc pitié, pas cette conversation, je l’ai déjà eu et j’en suis encore traumatisé… Le vieux peste, puis finalement la conversation tourne court alors que les yeux de tous sont attirés par une brune foutant un mec au sol. – Et bah, t’as vu ça… sort le père Davner en un murmure, comme pour s’assurer que personne ne le voit juger une telle scène. Amos, quant à lui, ne dit rien, se contentant d’un sourire en coin. Bien sûr qu’il a vu ça, même qu’il l’avait prédit et qu’il n’en est pas le moins du monde étonné, pas quand la demoiselle en cause est Enid Rogers et qu’avec elle, il vaut mieux se tenir à carreau histoire d’éviter… ce genre de choses. S’en suit alors le spectacle des flics qui se pointent, scénette dont Amos ne perd pas une miette alors qu’il sirote tranquillement son café et ignore avec nonchalance les nouvelles tentatives de son père. Bla-bla-bla, Janice n’aura pas sa poupée, pas maintenant, peut-être même jamais et si son père n’a pas compris, c’est bien qu’il n’a rien compris. – Tu m’écoutes pas Amos. Soupir. – Je dois rentrer de toute façon, Janice m’attend. – Pour le compte-rendu j’imagine… –  Oh, arrête… - Hé, c’est pas d’ma faute si tu t’es mis dans la merde en acceptant de venir me piéger là ! – Fais un effort… dit-il en se levant et en récupérant son pardessus usé. Faire un effort pour quoi ? Se maquer ? Foutre enceinte la dite meuf ? Ou juste pour arrêter le mauvais-esprit ? Amos a fait son choix, il essaiera d’arrêter le mauvais esprit. Le reste, par contre, il n’a rien entendu… - Je vais payer, t’inquiètes… Je fais un effort tu vois… Mais bien sûr… Un signe de la tête en guise d’au revoir, l’effusion Davner s’arrêtera là où elle s’est toujours arrêter, les deux hommes ayant depuis toujours eu un rapport plutôt gêné et maladroit lorsqu’il s’agit d’exprimer une quelconque sentimentalité. Les dernières gouttes de café avalées, la note réglée, Amos sort à son tour du restaurant, une clope déjà à la main et les yeux rivés sur la voiture du flic dont bientôt Enid ressort, comme si de rien était. Ah les privilèges féminins… Quand bien même il ne s’en était pas trop mal tiré lors de son interpellation avec Delcroix. Optant alors pour un air faussement outrée quand Enid arrive à sa hauteur seulement pour le gratifier d’une injure qui sort de nulle part, Amos tire sur sa cigarette, l’œil malicieux. – J’aimerais ne pas prendre pour les deux pervers de ta soirée s’il te plait… Mais sinon, pour répondre à ta question, la réponse est oui, j’ai bien profité, sans parler que tes esclandres m’auront pour le moins arrangé… Le sauver d’une conversation sur ses capacités de procréation étant un avantage non négligeable. – J’ai vu ça oui… Bien sûr qu’il l’a vu, c’est même la première chose qu’il a tenté de déceler lorsqu’elle s’est attaquée à ce gros balourd. – Cela dit, le mec va directement penser à toi quand il se rendra compte qu’il l’a paumé… C’était peut-être pas la meilleure idée... Bien que je constate que tu as toujours autant de relations dans la police locale… Et pas que, Enid oscillant entre deux mondes aussi aisément qu’Amos reste bien tranquillement dans le sien, pas franchement attiré par l’amour du risque inconsidéré.
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Enid Rogers
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MessageSujet: Re: not super into giving a shit (amos) not super into giving a shit (amos) EmptyMer 5 Juin - 0:21

Elle écope d'un petit sermon de la part de l'officier avant sa remise en liberté. Un bassinant discours qui lui fait lever les yeux au ciel et lui soutire un rire dédaigneux. Big Dick -full name Richard, halte aux idées mal placées- est confus. Après tout, il ne disait tout ça que pour son bien, histoire de lui éviter de nouveaux déboires avec la police. Mais Enid n'est pas très réceptive aux conseils alors elle lui tapote la joue, et d'un ton condescendant, réplique : Oh Dick, honey, you're seriously going to lecture me after screwing me in your patrol car while on the job? You're a class act. Dick pourrait très bien lui renvoyer sa dernière remarque à la figure -Oh Enid, darling, you're seriously going to lecture me after jumping my bones on the backseat of a patrol car, in a dark and gloomy alleyway while your kid is being taken care of by strangers?- mais elle s'extirpe du véhicule, ne lui laissant pas l'occasion d'en placer une. Quand bien même aurait-il fait une quelconque allusion quant à ses mœurs bien trop légères ou à sa disposition unladylike, Enid lui aurait simplement ri au nez, trop peu concernée par l'opinion qu'on se fait d'elle. Une chance qu'il n'ait pas osé mêler Luca à toute cette histoire ou elle aurait très certainement terminé sa virée au poste de police et non pas en compagnie d'Amos. Elle s'amuse de la réaction de son ami tout en allumant sa cigarette, ne le quittant pas un seul instant du regard. « Tu restes mon pervers préféré, Davner. » Bien trop occupée à régler son compte à what's his face, elle n'a pas remarqué Amos dans l'enceinte du diner. Encore moins la personne qui l'accompagnait. Aussi quand il la remercie de façon tout à fait détournée, elle arque un sourcil, curiosité prenant le dessus sur tout autre sentiment. « Quoi ? Elle voulait que tu rencontres papa et maman ? » s'enquiert-elle, présumant immédiatement qu'il était accompagnée d'une pauvre nana sans cervelle ou de celles bien trop enthousiastes à l'idée de se caser au terme du troisième rendez-vous dans l'espoir de ne pas finir vieilles filles, et entourées d'une douzaine de chats. Au moins. Le cliché de la vieille fille qui pourtant n'a rien à se reprocher, contrairement à la gent masculine qui lui fait perdre foi en l'humanité chaque jour un peu plus. Exhibit a: pervers du diner qui n'a toujours pas saisi que no means no. Exhibit b: pervers de la police locale qui a le chantage subtil, n'hésitant pas à flasher son badge pour stimuler ses envies libidineuses. Elle tire sur sa clope et manque de s'étouffer lorsque celui à qui elle a attribué le titre de mentor lui reproche son engouement du moment, les risques inutilement encourus. Une déclaration qu'elle accueille avec humour lorsqu'elle retrouve enfin sa contenance. « Meh, je pense que tu surestimes ses capacités intellectuelles. » À moins que... Non, elle est persuadée que le type est loin d'être une lumière et qu'il ne fera ô grand jamais le lien avec « le camionneur qui lui a presque déboîté l'épaule au Mississippi's Luncheonette. » Camionneur, oui, parce qu'il faudra bien qu'il enjolive l'histoire pour pas passer pour un gros faiblard qui se fait aisément accrocher par une femelle auprès de ses comparses. Camionneur, motard, a muscle pig of sorts. Ugh, fragile masculinity. D'autant plus qu'elle pense avoir été relativement claire sur le sort qui lui serait réservé s'il venait à recroiser la route de la presque trentenaire. Autant dire qu'elle n'aura nullement besoin de ses relations dans la police locale pour s'occuper de son misérable cas. Et puis à écouter Amos, elle a l'impression de s'être tapée tous les flics du quartier pour échapper à la justice quand, en définitive, Big Dick est son seul get out of jail free card booty call. « Ne sois pas jaloux. Simple remerciement pour services rendus à la ville. » Haussement las des épaules pour accompagner ses dires. Mais pas que. Elle a d'ailleurs gratifié l'officier d'un : thanks for your service, and thank you for keeping the town safe with that big baton of yours, le sous-entendu évident, avant de s'extirper du véhicule avec empressement. Elle replace l'objet du vol dans son sac à main, puis dévisage son ami, cigarette pendue aux lèvres. Dernière taffe avant d'écraser le mégot sous son talon et Amos sous le poids de ses paroles distinguées. « Tu ferais mieux de te soucier de ta matraque. Pense à la faire entretenir de temps, comme mon ami Dick over there, tu deviens de plus en plus aigri. » See ? Real class act. Elle soupire, s'accroche au bras d'Amos, et sans un regard, l'interroge : « Où est-ce que tu m'emmènes ce soir ? » Elle n'a pas franchement envie de retrouver la solitude de son loft, et la compagnie d'Amos n'est pas des plus désagréables. Le fait qu'elle accepte -même si certains diraient qu'elle s'impose clairement- de passer du temps en sa compagnie n'est autre qu'un compliment, Enid n'étant pas tellement reconnue pour sa sociabilité.
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