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something off about you (ft. hunter)

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way down the river we go
Faye Delcroix
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MessageSujet: something off about you (ft. hunter) something off about you (ft. hunter) EmptySam 27 Avr - 20:41

« Faye. Hey, Faye. Faye, il faut qu’on y aille. » Faye s’extirpa doucement de ses pensées, et reprit conscience de son environnement. La tasse ornée du logo du commissariat, qu’elle tenait par la anse, n’avait fait que la moitié du chemin entre le bureau où elle était posée et ses lèvres entrouvertes. Depuis combien de temps était-elle ainsi immobile, les yeux fixant le vide, l’esprit dans un néant indescriptible ? Suffisamment longtemps pour que son café refroidisse, cela était certain. Faye concentra son regard sur son collègue, un certain Michael qui faisait partie de la même escouade qu’elle. Michael… Michael… Impossible de se souvenir de son nom de famille. Peu importe. Trucmuche ferait très bien l’affaire pour son monologue interne. « Oh, euh. Merci Michael, » dit-elle, reposant la tasse sur sa table et attrapant sa veste en cuir sur le dossier de sa chaise. Faye se leva, glissa son badge dans la poche arrière de son jean, et attrapa son holster, dans lequel était soigneusement rangé son pistolet de service, qu’elle gardait en impeccable condition. Effleurer la poignée de l’arme suffit à envoyer un frisson dans son dos. Plus le temps passait, et moins elle se sentait à l’aise d’avoir un tel objet en sa possession. Beaucoup de ses collègues se réjouissaient à l’idée de se rendre à un entraînement de tir, et elle en avait vu bien trop avoir la gâchette facile dans des situations réelles. Ça la dégoûtait. Incapables de faire leur boulot correctement, ils s’appuyaient tous de plus en plus sur un instrument aux capacités fatales, et n’avaient aucun recul sur leurs habitudes. Elle savait que certains d’entre eux emmenaient leur arme chez eux. Des abrutis, tous autant qu’ils sont. « Tu sais, je te l’ai déjà dit mais tu peux m’appeler Mike, hein, » dit Trucmuche derrière elle. Elle pouvait entendre son sourire dans son ton, cette expression de labradore qui attend qu’on le gratte derrière l’oreille. Urgh. « Ouais, tu m’l’as déjà dit, » répondit-elle, avant de prendre un pas déterminé vers le bureau du nouveau grand patron.

Hunter Knight avait été récemment promu à la tête du commissariat, le nouveau grand manitou du monde dans lequel Faye se sentait de moins en moins chez elle. Toujours impeccablement fringué, un sourire clinquant et charismatique aux lèvres, salué par tous ses collègues comme le successeur idéal au précédent, il était parfait. Et parfait, dans le monde de Faye, ça n’existait pas. Ou plus. Son chef d’escouade avait longtemps été un modèle pour elle. Carré, direct, “no bullshit”, il l’avait épaulé et elle l’avait imité, cherchant quelqu’un de confiance sur lequel baser son éthique de travail. Et puis tout était ressorti: la fraude, les trafics, la violence. Il était tombé, et Faye aussi, un peu. Elle n’accordait déjà pas facilement sa confiance, mais ça avait été le dernier clou dans le cercueil. Des années d’une loyauté sans borne, d’une confiance qui lui pardonnait les émotions qu’on lui reprochait, et puis d’un coup, plus rien. Alors après ça, elle n’avait aucune raison de penser que ce costard-cravate mielleux de Hunter Knight n’était pas aussi un salaud dont les apparence irréprochables dupaient tout le monde. Tout le monde, sauf elle. On la traitait souvent de parano, on disait qu’elle était excessive, qu’elle allait trop loin dans ses théories. Mais Faye savait flairer les emmerdes, et partout où Knight passait, l’odeur nauséabonde de l’arnaque restait.

Elle atteignit le bureau du commandant, où la plupart des collègues de son escouade étaient déjà regroupés, attendant les ordres du chef. Ils s’apprêtaient tous à aller débusquer un grand ponte du trafic de drogues dures local, et l’équipe était pour le moins… tendue. Le criminel avait un lourd passé de violence, et lui et ses employés n’hésiteraient certainement pas à en user à leur encontre. Merde, c’était dingue à quel point Faye avait hâte de se tirer. Qu’on lui donne une raison, une seule, et elle vidait son bureau et partait. Elle entra dans le bureau et déjà, elle pouvait voir le sourire en coin de Knight, son indécrottable suffisance qui sortait par les narines de Faye. Ce type ne valait vraiment rien de bon, elle en était sûre.
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Le corps s'en va, le cœur séjourne
Hunter Knight
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MessageSujet: Re: something off about you (ft. hunter) something off about you (ft. hunter) EmptyJeu 9 Mai - 22:17

Poste de Police de Crescent Grove. Sept heures quarante-trois. D'un clappement de mains frénétique, le Commandant Knight rassembla ses troupes dans son bureau, pour un dernier filage avant le lancement des opérations. « Parfait ! Bonjour à tous. J'espère que vous avez bien dormi. Sinon, Mike a fait du café, servez-vous » plaisanta Hunter, en dardant du regard son jeune lieutenant, qui avait l'habitude de faire un café bon à réveiller les morts. Des rires émanèrent de l'assistance, montrant que tous les esprits étaient animés. A la bonne heure, se rassura intérieurement le Commandant. Sur le qui-vive depuis l'aurore, Hunter avait personnellement déjà engloutit une dose considérable de caféine et fumé quatre ou cinq cigarettes consécutives. Voilà des mois qu'il préparait le coup de filet, qui allait être réalisé ce matin, avec son équipe. L'heure était à l'attention et la concentration. Dans quelques minutes, la moitié des hommes que comptait le poste de police de Crescent Grove allait procéder au démantèlement d'un cartel de drogue qui régnait en maître sur le quartier de Tremé, au nord de Nola. Le laboratoire principal avait été repéré dans un vieil entrepôt désaffecté, situé non loin de l'ancien zone industrielle et au sein duquel une vingtaine d'individus avaient identifié. Il avait fallu aux agents de police plus de trente heures de filatures, six pattes graissées à des indics, dix interrogatoires de dealers placés en garde-à-vue (puis relâchés par la suite), pour acquérir toutes les informations nécessaires à la planification de la descente prévue aujourd'hui. En cinq mois, Hunter et son équipe avaient réussi à monter un dossier épais comme un parpaing de chantier. Sans compter les registres téléphoniques épluchés, les connexions internet piratées et l'analyse méticuleuse de plusieurs comptes bancaires aux transactions aussi irrégulières que suspectes. Un travail de titan que les forces de police du poste de Crescent Grove s’apprêtaient aujourd'hui à honorer en mettant sous les verrous le cartel des si biens nommées "Enfants perdues", qui faisaient distribuer leur came aux enfants de la rue. « On reprend une dernière fois, je ne veux pas entendre un bruit » signala Hunter, en s’efforçant de parler à haute et intelligible voix. Il alla se placer devant le tableau blanc magnétique, sur lequel était accroché les plans du bâtiment en question à l'échelle 1/48. Au passage, il chopa un stylo bic en guise de pointeur. « Hastings et Santiago, entrée Nord, suivis par Jenkins et Miller qui monteront sur le toit par les échelles incendies A et B, afin d'éviter toutes sorties par ces accès » expliqua-t-il, presque comme un robot. Son bras glissait sur le papier à mesure qu'il parlait. Pour chaque nom énoncé, il accrochait le regard de l'agent concerné, qui répondait par un signe de tête approbateur. « Lawrence, Campbell, Chan et Delcroix avec moi, pour l'entrée Sud. Une fois à l'intérieur, vous prendrez toutes les deux une passerelle, tandis que Lawrence et moi-même balayerons la Zone 1. Campbell s'occupera de neutraliser les deux camions. Au moindre coup de feu. Repli immédiat derrière les piliers den béton. Pas de bavure. Ils nous les faut vivants » souligna Hunter, d'un ton ferme. A cet instant, le Commandant manqua une pause dans son monologue, s'épuisant lui-même de devoir répéter une énième fois ce plan parfait, qu'il savait fatalement inutile.

En effet, il n'y aurait pas de coup de filet magistral aujourd'hui pour son équipe. Pas d'arrestation de masse, ni même de gloire éternelle pour l'unité de Crescent Grove, puisque les agents impliqués dans l'opération allaient gentiment se casser le nez sur les lieux de l'intervention. Avant de se rendre au poste de police ce matin-là, Hunter était allé traîner du côté du vieil entrepôt en question. Non pas pour faire un dernier repérage, mais bien pour s'assurer que les dealers et leur méthamphétamine avaient mis les voiles, comme il leur avait demandé. Il était passé par l'entrée d'un ancien canal construit en amont du Mississppi et qui rejoignait le circuit des égouts courant sous le quartier de Tremé. Hunter avait découvert cet accès grâce aux plans récupérés aux services des archives communales. Bien entendu, il s'était bien gardé de le montrer à son équipe qui n'avait sous les yeux qu'un plan inexact et incomplet de l'entrepôt. Le cartel des "Enfants perdues" avaient donc pu discrètement vider les lieux pendant la nuit, sans éveiller les soupçons des deux policiers encore en planque devant le bâtiment et qui contrôlaient les entrées et sorties. Aux dernières nouvelles, les effectifs étaient toujours les mêmes à l'intérieur : trois chimistes, quatre manutentionnaires, huit hommes armés et deux chauffeurs qui se chargeaient transporter la marchandise planquées dans des boites de Mp3. Hunter connaissait l'intégralité du cartel, le nom de ses membres et son mode de fonctionnement. Ses hommes aussi en avaient la parfaite connaissance au bout de cinq mois d'enquête. Ce qu'ils ignoraient cependant, c'est que leur brillant Commandant collaborait étroitement avec les membres des "Enfants perdues" et qu'il était même devenu une des têtes pensantes du groupe. Grâce à son expérience dans la Police, il connaissait les méthodes d'investigations et de surveillance par cœur, mais surtout comment les fausser et les détourner. Ce magnifique plan qu'il avait escamoté avec son équipe pendant des mois, il s'apprêtait lui-même à le torpiller. « S'il n'y a pas de questions, tous en tenue. Synchronisation des radios, canal 17. En piste ! » lança-t-il en claquant à nouveaux dans ses mains. Ses agents se dispersèrent pour aller revêtir leurs gilet-par-balle et charger leur arme. Hunter fit de même et profita que ces hommes regardent ailleurs pour envoyer un sms au gardien du temple et les prévenir de leur arrivée. Terriblement confiant, le Commandant ne se doutait pas une seule seconde du comité d'accueil qui les attendrait sur place, car le coup de filet allait se transformer en guet-apens.
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