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make this go on forever (r/bonnie)

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Seth Admiraal
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MessageSujet: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptySam 4 Mai - 19:11

and all the things that i wish i had not said,
are played on loops 'til it's madness in my head
 
Elle était partie, vraiment partie. Seth, paralysé dans le couloir de leur appartement, incapable de réagir, de faire quoi que ce soit pour l'empêcher de claquer la porte. Rien. Il n'avait su que regarder stupidement Bonnie faire sa valise avec l'idiote illusion qu'elle n'allait pas le faire, qu'elle resterait, qu'ils pourraient redevenir comme avant. Lui, qui faisait des remarques salaces, marchant impunément avec ses conquêtes, sans attachement aucune, mais avec une forme de rattachement à sa colocataire qu'il ne pouvait expliquer. Loin de tout ces sentiments qui ne faisaient que lui donner la nausée, littéralement. Ce n'est qu'une fois la dite porte refermée sur Bonnie, sans aucun mot de sa part, aucun, que le mal de coeur se fit plus violent. Un abus certain des bonnes choses mélangé à l'ascenseur émotionnel qu'il avait lui même causé et Seth se ruait vers la salle de bain afin d'y régurgiter le contenu de sa soirée. Great, just.. great. Si à cet instant précis le choc l'empêchait d'y voir plus loin, Seth ignorait que l'abus que cette soirée lui avait offert n'allait pas être la dernière, ni même la plus décadente. Parce que de toute façon, elle allait revenir. Sauf que non, les messages textes échangés ayant encore une fois dépassé sa pensée - il ne voulait pas la détruire, il ne cherchait pas à lui causer du mal et pourtant, c'était tellement plus facile de la tenir à un bras - ou des kilomètres - de distance émotionnelle que d'avouer ce qu'ils savaient déjà. Seth avait balancé son téléphone contre le mur la seconde après avoir envoyé son dernier message. He didn't fuck anyone. Not yet anyway. Il avait préféré sa bouteille de whisky à la douce indécence de se rouler dans des draps avec une inconnue. C'était pour le mieux, que Seth n'avait de cesse de se répéter, espérant pouvoir un jour retrouver cette insouciance qui le caractérise à tous les coups. Seth, il est trop embrumé, trop torché à chaque soir/nuit de sa vie - il ne rêve pas, ou du moins ne s'en rappelle plus et pourtant, à chaque matin quand il se réveille, il s'attend presque à voir Bonnie. Or Bonnie's boobs or - mais non, rien. Juste une douleur cuisante dont il n'arrivait pas à retrouver la source, ou du moins, refusait tout bonnement de faire preuve de bonne foi. En quelque part, entre ses deux poumons, dans ce truc qui déplaçait son sang d'un bout à l'autre de son corps, à l'endroit où se plaçait son coeur - s'il en avait un - une étrange sensation se fit ressentir. Elle lui avait expressément demandé de ne pas être présent lorsqu'elle viendrait récupérer ses affaires, mais Seth était dans l'inconscience que si elle le voyait indeed,  Bonnie réaliserait que outre leur désastreux semblant de relation, they were great roomates ++. Elle lui manquait, plus que n'importe qui, stupide si on pensait qu'ils s'étaient vus quelques jours plus tôt, que Seth n'éprouvait jamais ce genre de besoin envers n'importe qui. Les cheveux en bataille, torse nu et seulement vêtu d'un pantalon jogging gris, Seth se pavanait presque, en attendant le moment où il la reverrait. Où il pourrait se prouver que l'attirance qu'il ressentait vers elle n'était que le fruit d'une imagination bien vivace, qu'il ne pouvait vraisemblablement que l'idéaliser, gonfler ces sentiments par des souvenirs précieux de leurs temps plus intimes. L'héritier s'en était presque persuadé lorsqu'il entendit la clé dans la serrure et que son palpitant, qu'il croyait éteint, inefficace, reprit vie de plus belle dans un ballet effréné qui révélait que dang, he was fucked indeed. Ses iris se posent finalement sur la jeune femme, qui ne semble pas vraiment plus heureuse que lui - les souvenirs de leur dernière dispute beaucoup trop vifs dans l'esprit du trentenaire. Il pouvait retracer les larmes avec exactitude et pourtant, elle était là. Tall and strong, cute as hell. C'était pour le mieux, que Seth se répète mentalement tout en serrant la mâchoire. « Oh, it's you, hi ! I - ehh m'sorry, thought you said you'd be here tonight, not this aftern.. » Lui qui avait toujours les mots pour tout, en sortait tout plein, dans un ordre mixte. Incapable de maintenir plus longtemps sa misérable excuse, il se gratte la tête et fixe... Bonnie. Pas sa colocataire, pas sa petite amie et elle avait été très claire sur sa vision de l'amitié.. déstabilisé un instant, c'est le vrai Seth, celui qu'elle avait apprit à apprécier qui se manifeste - le temps de quelques mots, le temps d'un regard. « 'm lying, I wanted to see you. » comme un enfant surpris en plein méfait, comme s'il n'avait pas fait/dit pire, comme s'il y avait une chance qu'elle aussi, elle voulait le voir.
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Bonnie Cartwright
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyDim 5 Mai - 22:20

Revenir à l'appartement qu'elle partageait encore quelques jours plus tôt avec Seth tenait d'une forme de catharsis ; un moyen d'obtenir une fin plus décente que la précédente, de déchirer la page plutôt que de prétendre qu'elle était capable de la tourner à la simple force de sa volonté. Les traits tirés par la fatigue, le manque d'appétit et bien trop de larmes, Bonnie ressemblait à une ombre, à peine capable de tenir sur ses deux jambes. La seule chose qui la rassurait était la certitude qu'il ne serait pas là, qu'elle pourrait se contenter de subir le poids des souvenirs que contenait cet appartement sans avoir en plus à gérer son insolence et les commentaires auxquels elle avait eu le droit par message. L'envie de le voir était présente, en filigrane, comme une mince lueur d'espoir à laquelle elle tentait de ne pas se raccrocher : elle savait qu'elle serait déçue, peu importe ses attentes. Après tout, n'était-ce pas l'expertise de Seth ? Décevoir son entourage de toutes les façons possibles et imaginables, laisser croire qu'il pouvait être quelqu'un de vaguement décent pour mieux tromper son monde et se révéler encore plus immature qu'on ne le croyait possible ? Son absence permettrait à Bonnie de se concentrer sur la mission de récupérer le reste de ses affaires, déposer la clé sur la table et partir sans avoir besoin de garder la tête haute. Elle fit tourner la clé dans la serrure, sourcils froncés en constatant que la porte n'était pas verrouillée. Des deux explications possibles, elle se confronta à la plus logique – et la plus difficile. Il n'avait pas respecté sa part du marché, et le seul fait qu'elle puisse en être surprise en disait long sur le semblant de respect qu'elle lui portait encore. Chaque fois qu'elle pensait ne pas pouvoir le voir tomber plus bas, il déjouait ses attentes pour toucher le fond, puis le fond du fond. Elle referma la porte dans un silence de mort, avant de poser le regard sur Seth et sentir son cœur accélérer brutalement dans sa poitrine. Le voir là, face à elle, son parfum portant jusqu'à ses narines, rendait le tout terriblement réel et l'espace d'une seconde, elle sentit les vertiges la gagner. Elle posa une main sur le mur pour retrouver un semblant de stabilité et répondit d'un ricanement. « You just couldn't help it, could you ? I specifically said in the afternoon and that I didn't want to see you, but you just had to. » Elle posa un regard noir sur lui, s'efforçant d'ignorer le fait que Seth ne portait pas de tee-shirt. Un signe de provocation, jugea Bonnie, qui refusait de lui laisser la moindre chance d'expliquer la raison de sa présence ici. Elle avait entendu suffisamment d'inepties de sa part pour ne pas perdre de temps à en écouter davantage. Déterminée à considérer tout ce qu'il dirait comme étant un mensonge, elle leva les yeux au ciel à son aveu. La voir ? Pour quoi faire ? Ils s'étaient dit tout ce qu'ils avaient à se dire la dernière fois, puis par messages. Explicites l'un comme l'autre sur leur état d'esprit, assez pour qu'elle ne lui accorde pas le moindre bénéfice du doute. « Why, so you could brag about the last girl you fucked in your bed ? » Elle aurait probablement pu préciser notre lit, puisqu'elle se l'était approprié des semaines durant, mais puisqu'il ne l'avait jamais considérée que comme une vague distraction tout juste bonne à lui faire passer le temps, elle n'avait pas plus de droit sur ce lit, et par extension sur lui, que n'importe quelle random chick ramenée depuis dans cet appartement. « I mean, at this point, you're not beneath anything so I guess I shouldn't be surprised to see you here. It's like you're just thinking of all the ways you can hurt me, and then do even worse. » La Bonnie que tout le monde connaissait se serait sans doute lancée dans une diatribe dramatique à souhait, emprunte d'une fierté mal placée où elle prétendait qu'elle vivait bien la situation, qu'elle valait mieux que lui, que n'importe quel homme, really, et qu'il perdait plus qu'elle au change. Mais cette Bonnie là tendait à disparaître, remplacée par une version évoluée, plus qu'améliorée, capable de faire passer sa fierté au second plan et admettre qu'elle avait mal. Que chaque journée était un enfer à vivre, qu'elle attendait encore et encore un message d'excuses qui ne venait pas, qu'elle était condamnée à envisager tous les scénarios possibles sur ce qu'il faisait de sa vie, et quelle fille s'endormait dans ses bras. Ses nuits étaient une longue succession de cauchemars, d'insomnies, de pleurs, de colère, de déni, et la promesse que le lendemain serait meilleur – à tort. Chaque lendemain était pire que le précédent, le manque s'insinuant pernicieusement en elle chaque fois que quelque chose lui rappelait Seth. Ca, lorsque les nausées ne lui prenaient pas toute son énergie à peine réveillée. Il hantait chaque seconde de chaque journée, et se confronter à sa présence la terrifiait, comme une camée face à un shot dont elle savait qu'elle regretterait de l'avoir pris après. « So are you pleased with yourself right now ? Do I meet your expectations of what a broken-hearted girl should look like ? Great, so get out of my fucking way and let me pack my stuff so that I don't ever have to set a foot in this appartement ever again, nor see your stupid face. »
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Seth Admiraal
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptySam 11 Mai - 4:46

Seth n'avait pas idéalisé Bonnie dans ses souvenirs, elle était exactement comme il se le rappelait. Même avec la fatigue apparente contre son visage, il n'en avait cure. Chacun de ses traits mémorisés, chacun de ses sourires, puis dans les souvenirs plus récents, ses larmes. Il ne l'avait pas idéalisé, elle était simplement parfaite. Parfaite pour lui, dans tous les cas. Le brun repousse cette pensée le plus loin possible, hors de son esprit qui lui, préférait le chaos. Une souffrance éphémère comparée à celle qu'il aurait pu leur infliger sur la longue durée. Il écoute la tirade de sa colocataire - il refusait même l'idée qu'elle parte pour de bon, maintenant qu'il savait que sa mémoire ne lui faisait pas faux bond - et lui même se pose la question en fait. Why? « I don't know why. » Il choisit de retourner à l'honnêteté, l'enfant ayant pesé les pour et les contres. Non, il ne lui parlerait pas de ses conquêtes (or lack thereof), fierté mal placée d'avoir oui, regretté le message à la seconde où il l'avait envoyé, mais de ne pas savoir rectifier le tir. Il ignorait sincèrement pourquoi et alors qu'il s'attendait à ce qu'elle réplique, qu'elle le traite de gamin qui ne savait pas ce qu'il voulait etc, il est confronté au silence. Seth comprend qu'elle attend une justification, lui qui n'en avait pas préparé - merde. « Ehh, I got nothin'. You usually start screaming at me, or you say something sarcastic.. I say a little something that's wittier back and.. » Voyant que son numéro de charme grotesque n'avait aucun effet, qu'elle restait plantée là, devant lui, Seth se tait, fronce des sourcils et rassemble ses idées en quelques instants. Les mots lui manquaient et faire le crétin ne menait visiblement à rien. Il soupire. « Come on, I'm not here cause I want to hurt you, I'm here cause I want you to stay. It's your place too and we can just be like before.. before. » Une partie de lui sait que ce qu'il propose, c'est stupide. Même lui, il le sait que c'est pas rationnel, qu'il devrait pas oser lui demander cela et il le fait de toute manière. Une façon irrationnelle de la savoir près de lui, sans vraiment l'être. Retourner à cette proximité familière à laquelle il s'était habitué sans aucun extra, sans être dévoués un à l'autre, il devrait pas, mais cette partie de lui, celle qui se mourrait à travers le chaos qu'il était capable d'engendrer avait besoin de Bonnie pour survivre. Seth ne pouvait s'expliquer sa réaction, le manque de l'autre étant bien trop présent pour que ses pensées projetées soient réfléchie. L'héritier vivait dans un déni extrême, continuant de se convaincre qu'au final, il n'avait pas besoin de plus. Qu'il était encore capable de se satisfaire d'un mode de vie qui lui permettait de savourer les nombreux plaisirs de la vie, un qui le conservait loin de tout dommage insurmontable. Comme si ce qu'il ressentait en ce moment était vivable, comme s'il n'avait pas l'impression de s'arracher les organes vitaux à chaque mot mesquin prononcé envers la jeune femme.. comme s'il ne se détestait pas encore un peu plus à chaque fois et comme s'il.. pouvait s'empêcher de recommencer. « By the way, my face isn't stupid. My face is cute, hot even and yeah, sure, if you say so Bonnie - I'm very pleased with myself right now. » Il aurait pu se gifler lui-même, préférait que ça soit elle qui le fasse recherchant encore une réaction - il ignorait simplement laquelle. Seth n'avait jamais voulu se réjouir de l'avoir brisée, il voulait simplement que tout cela cesse. Ces sentiments sordides, cet attachement presque vital, ce besoin primaire d'être complété par Bonnie. Ses paroles l'hérissent au possible, alors qu'elle passe devant lui sans plus de cérémonie pour aller rejoindre ce qui était encore pour quelques instants sa chambre à elle. Le trentenaire ne compte même pas deux secondes qu'il choisit de la suivre - pour le meilleur ou, plus probable, le pire « You should cheer up, you won't ever have to look at my stupid face, anymore. » petty, petty, petty and vindictive little man. Comme un enfant à qui on refusait ce qu'il désirait, he lashed out. Petit inconscient, alors que la réalité ne semblait pas l'avoir rattrapé comme si elle allait changer d'avis comme si - « Oh, that's mine ! » Fil de pensée interrompu par un tee-shirt qu'elle avait balancé dans un de ses sacs. Il s'agissait d'un des siens, il aurait pu mettre sa main au feu. Réponse automatique alors qu'un souvenir lui revenait en mémoire. Bonnie. Avec uniquement ce chandail. Nothing else. His. All his. Plus maintenant. « Keep it, you're sexier than me in it. » Smooth, l'Admiraal. Smooth.
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Bonnie Cartwright
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyDim 12 Mai - 17:28

Pour toutes ces fois où Seth s'était comporté comme un gosse immature, uniquement capable de balancer sarcasme sur raillerie sur sourire insolent, Bonnie n'avait aucune attente le concernant, mis à part l'envie violente d'en finir avec ces absurdités, de l'ignorer au cours des 15 minutes dont elle aurait besoin pour mettre toutes ses affaires dans une ou deux valises et de disparaître le plus loin possible de lui avant qu'il n'ait le temps de se lancer dans le descriptif détaillé de ses activités nocturnes, du nombre de filles ramenées ici depuis son départ, et qu'elle ne s'enfonce encore un peu plus dans une pity party à la fois interminable, et indigne d'elle. Bonnie Cartwright était censée ne laisser personne se mettre en travers de son chemin, la sous-estimer, la faire se sentir moins importante qu'elle ne l'aurait du. Qu'était-il arrivé à cette fille larger than life, mordante, persuadée de mériter d'avoir le monde à ses pieds, pour se retrouver dans un tel état d'agacement et de fatigue à la seule idée de devoir subir encore l'un de ces sketchs dont il avait le secret ? Pourtant, déjà prête à sortir ses meilleures armes de combat face à lui, elle ne put cacher un semblant de surprise face à ce type cherchant ses mots, se moquant lui-même d'être incapable de faire preuve d'une flamboyante répartie qui lui donnerait envie de lui arracher les yeux au moins autant que ses fringues. Pire, il se montrait... vulnérable. Aussi vulnérable que Seth pouvait l'être, du moins, c'est-à-dire moins que la moyenne, mais suffisamment pour rendre la situation parfaitement inconfortable. « Yeah, somehow I don't feel like being my sarcastic bitch self. You're not worth it. » Not worth much, really, ce qui rendait toute cette situation plus frustrante encore ; il trouvait le moyen de s'infiltrer en elle, d'une façon ou d'une autre, de l'atteindre même lorsqu'elle aurait voulu s'entourer d'une armure impénétrable pour ne plus jamais lui laisser le loisir de lui faire ressentir quoi que ce soit. Un rire caustique s'échappa d'entre ses lèvres à la seule idée d'imaginer ce que retourner à une colocation platonique pouvait donner. Preuve d'une maturité qu'elle était de toute évidence la seule à posséder, en dépit de l'envie furieuse d'accepter et de considérer cette option, elle savait qu'elle ne le ferait que pour conserver leur proximité, chercherait le contact, physique et émotionnel et se laisserait dévorer par la jalousie de le voir avec d'autres femmes dans un lit qu'elle avait si souvent fréquenté jusqu'à ne plus ressembler à rien d'autre qu'une trentenaire aigrie et amère. Et ça, sans même parler de sa situation, du fait qu'elle ne pourrait cacher qu'un temps sa grossesse et devrait prendre rapidement une décision qu'elle n'était pas encore prête à prendre, ni même à envisager. « And what ? Watch you hit on every single woman in this city but me ? Keeping my emotions bottled up and pretending that I don't care ? » Le soupir qu'elle poussa témoignait surtout de la lassitude que cette idée lui inspirait. « I am not staying, Seth. I just... can't. Even before all of this, it was never just platonic and you know it. » Peut-être avaient-ils mis trop de temps à réaliser l'évidence sous leurs yeux tout du long : ils n'étaient pas platoniques. Comment pouvait-on imaginer deux personnes comme elles vivre sous le même toit et penser qu'il n'y aurait jamais d'arrière-pensée, de tentative grotesque de rendre l'autre fou pour le seul plaisir d’accaparer toutes ses pensées ? Bonnie ignora son commentaire tout juste bon à mériter des baffes pour se rendre jusqu'à sa chambre, dans l'état où elle l'avait laissée quelques jours plus tôt. Depuis les cintres sur son lit, jusqu'à la couverture mal mise lui rappelant que Seth avait refusé de l'en laisser sortir ce dernier matin, quitte pour ça à donner de sa personne – littéralement. Elle chassa, quoique difficilement, le souvenir en entendant Seth la rejoindre. Ses yeux roulèrent au plafond alors qu'elle continuait à lui tourner obstinément le dos, allant de l'armoire à sa valise puis à l'armoire encore, jetant des piles de robes, de vestes, de chaussures, de lingerie pêle-mêle sur son lit en s'efforçant d'ignorer tout de lui : ses remarques, sa respiration, son parfum, tout juste bons à la distraire et rendre l'exercice plus compliqué qu'il n'était censé l'être. C'était pour ça qu'elle lui avait demandé de ne pas être là ; réfléchir de façon rationnelle en le sachant juste à côté d'elle relevait d'une impossible mission. « Your face is stupid. Everything about you is stupid. Just suck it up and leave me alone. » Mais évidemment, le seul fait de le lui demander n'eut pour effet que de le faire rester et s'immiscer encore un peu plus dans sa tâche. Elle garda son regard obstinément rivé sur sa valise qu'elle remplissait machinalement, sans même se soucier de l'état de ses vêtements le temps de retourner chez Liam. Seth en ressortit un tee-shirt qu'il déclara être le sien, et Bonnie finit par relever la tête – cette fois vraiment agacée – pour constater qu'effectivement, elle s'apprêtait à embarquer un tee-shirt qu'elle avait gardé. Pas par nostalgie, plutôt par accident, quoiqu'il ne fut pas compliqué de se remémorer la première et dernière fois où elle l'avait porté. Si elle avait été en état de rougir, sans doute l'aurait-elle fait tant le souvenir de l'après restait profondément gravé en elle. Il le lui tendit et elle regarda le tee-shirt avec autant d'appréhension qu'elle l'aurait fait face à un animal susceptible de la mordre. « I don't want it. How about you just give it to... what was her name... Raya ? I'm sure she'll look even better in it. » Peu probable, pour plein de raisons n'ayant pas de rapport avec leurs physiques respectifs. Elle continua de remplir sa valise, soudainement consciente qu'il ne restait sur le lit que peu de choses, à l'exception de beaucoup, beaucoup trop de sous-vêtements rappelant beaucoup, beaucoup trop d'ébats et d'idées pour les rendre plus torrides. « Don't you have better things to do than watching me pack up my stuff ? Like, anything at all ? You're distracting me, and I don't like it. » L'aveu franchit ses lèvres avant même qu'elle n'ait eu le temps d'y réfléchir à deux fois. Sa présence, couplée à tous les souvenirs qu'elle associait avec certaines de ses affaires, ou même cette simple chambre, minait sa détermination à l'ignorer et, pire encore, à le détester comme elle l'aurait du.
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyVen 17 Mai - 17:27

Le vide laissé dans son quotidien par Bonnie avait surpris l'héritier qui s'était habitué à sa présence constante jusqu'à éprouver un manque lorsque la jeune femme était loin de lui. Un manque certes, mais cette impression de vide total ? Le silence qui oppressait chacune des pièces alors qu'il était tant habitué de soit, y entendre les complaintes de sa coloc sur x ou y sujet, habitué d'y entendre des soupirs de plaisir - autant les siens que ceux de Bonnie, pour être honnête - et désormais, il n'y avait que lui. Pas de distraction, plus de moments intimes, rien. Seth n'avait pas voulu que les choses se rendent aussi loin, il n'avait pas pensé à l'après lorsqu'il avait ramené Raya à leur appartement. Ses pensées n'avaient pas été plus loin que sa peur immédiate de l'attachement, pas plus loin que l'irrationnelle tentation de tout détruire sur son passage pour revenir à ce qu'il connaissait de mieux; du plaisir, une satisfaction personnelle loin de toute forme d'attachement sincère et amoureux. Un déni si grand, qu'il y croyait vraiment Seth. Il n'avait jamais été amoureux et si ces mots avaient le goût du mensonge, rien n'était perçu de la part de l'héritier qui refusait d'admettre à quel point il avait merdé. Pour la première fois depuis le dîner chez les Cartwright, Seth est loin de sa zone de confort. Il n'avait pas voulu ajouter un poids supplémentaire à la décision de Bonnie et pourtant, n'avait pas pu s'empêcher de rester tout l'après-midi afin d'être certain de la voir. Il avait besoin d'elle à proximité et s'il y avait une mince chance pour qu'elle reste, so be it. « Ah, there it is. » her sarcastic bitch self. Un petit sourire de con, son habituel air collé sur le visage, il pouvait bien voir la confusion dans le regard de la jeune femme. Blessé au moins un peu face à ses paroles. Not worth it ? Please.  « What ? You said I’m not worth it and that was definitely sarcasm. » Il était de retour, en presque pleine forme. Ou plutôt, c'est ce dont il essayait de se convaincre face à une Bonnie déterminer à prendre le reste de ses affaires et quitter - pour ne plus jamais revenir. Une dernière tentative désespérée de la faire rester qui est effectivement soldée par un échec sauf que Seth, il trouve rien à répliquer. Il avait au moins un minimum de décence à ne pas répondre, comprenant que ses paroles ne changeraient en rien la situation. Seth aurait pu lui mentionner qu'il relevait de l'impossible qu'il tente de séduire toutes les femmes de Crescent Grove à l'exception d'elle (elle était son exception à lui, celle pour qui il ne pouvait pas contrôler son attirance, celle qui aurait toujours le dernier mot sur lui), mais Seth ne pouvait pas non plus, par colère, acquiescer, sachant que ce n'était pas la vérité. Coincé entre son envie de se protéger lui, de la protéger elle, ou de tout foutre en l'air et la garder contre lui pour toujours - ou du moins, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle méritait mieux, et trouve mieux - Seth reste silencieux, puis reste en retrait, mais bel et bien présent alors que Bonnie assemble ses choses à un seul endroit. Après réflexion, elle avait bien raison. Rien de ce qu'ils avaient vécu depuis le début de leur colocation n'était platonique à 100%, et depuis aussi longtemps qu'il s'en souvenait, Seth avait eu une fixation sur la poitrine de sa soon to be ex flatmate. Le chandail dans les mains, les souvenirs encore trop vifs qui brûlaient dans son esprit alors que tout dans cette chambre - ou let's get real - dans cet appartement lui rappelait les derniers mois passés ensemble. Seth n'était pas sentimental, ni même du genre à se rouler dans le passé et pourtant, entouré de Bonnie, de tout ce qu'ils avaient vécu ensemble et tout ce que lui, il avait réussi à gâcher - pour le mieux - il n'en menait pas large. Il n'avait plus envie de parler de Raya, ni d'eux, ni de rien. Seth ne voulait qu'une chose à l'instant précis; to not feel anything. Ou tout du moins, puisque concernant Bonnie il s'agissait d'une mission impossible, not feel anything bad. Rien de tout ce qu'il faisait était fair. Fair to her, fair to him, fair to them. Sauf que la proximité de sa colocataire, le manque d'elle qui était bien trop présent et la légère panique qui s'installait en lui au fur et à mesure que la valise se remplissait ne laissait en rien un Seth rationnel. Il ne voulait rien faire d'autre que d'être avec elle, sa fierté refusant de faire le pas de plus, de s'excuser pour son comportement de débile mental et surtout pour la méchanceté de certains propos. Sur le long terme, elle le remercierait, sur le court-terme, il était incapable de garder ses distances et lui donner l'espace qu'elle méritait. Sa gorge se serre, à la vue de la lingerie fine désormais étendue sur le lit, ces mêmes sous-vêtements qu'il imaginait sur Bonnie - il avait la parfaite vision, dans tous les détails - et son coeur se met à battre plus rapidement. Il avait des millions de choses à faire aujourd'hui, mais ne pouvait se rappeler d'une seule. Il n'y avait que Bonnie. Bonnie et ce lit, Bonnie et son étreinte addictive, every damn thing about her. « I can think of one very, very distracting, very stupid thing you could do. » Seth qui était déjà proche, prend place derrière Bonnie, inspirant profondément afin d'assimiler son parfum, tout en posant une main contre son épaule. Main qui caresse le bras de la jeune femme alors que n'y tenant plus, Seth se penche déposant ses lèvres dans le cou de la jeune femme - à moitié surpris qu'elle ne le repousse pas, mais à la fois bien trop grisé par la proximité de leurs corps, par ce manque viscéral, qu'il n'enregistre pas. « Me. » qu'il murmure contre son épaule, alors qu'un de ses bras la ramène contre lui, le dos de Bonnie touchant désormais son torse, ses mains glissant contre son corps, prêt à céder à n'importe quel moment.
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyMar 21 Mai - 22:06

« No, that was the truth. But I understand the confusion, truth is not something you're used to. » Now, that was sarcasm, enfoui sous une montagne d'acidité dans la plus pure tradition bonniesque, et l'espace d'une courte seconde, elle eut l'impression d'être revenue à ce que leur colocation avait offert de mieux, des sorties railleuses, de l'ironie, et une incapacité à vouloir laisser le dernier mot à l'autre. Ce vague élan de nostalgie disparut sitôt qu'elle pénétra dans ce qui deviendrait son ancienne chambre, pour l'heure encore marquée de son empreinte féminine, de son parfum et de bien trop de souvenirs qu'elle tenta vainement d'ignorer. La tâche se révéla plus délicate encore en présence de Seth, juste à côté d'elle, observant, commentant, comme si rien de tout ça n'était réel et qu'il ne s'agissait que d'un bref coup d'éclat, une façon de rééquilibrer leur duo plutôt que de laisser la balance pencher cruellement du côté de Seth. Sans doute croyait-il qu'elle allait partir en claquant la porte pour faire bonne mesure, et reviendrait quelques heures plus tard, vexée qu'il n'ait pas cherché à la retenir ou qu'il se comporte comme si de rien n'était. Mais elle ne reviendrait pas. Pas cette fois. Tant pis s'il n'intégrait pas cette idée, tant pis s'il pensait qu'elle lui reviendrait comme elle le faisait à chaque fois. Elle serait restée, s'il n'avait été question que de son ego malmené. Elle serait restée, pour lui donner une leçon (officiellement), pour ne pas avoir à survivre au manque de lui (officieusement). Mais ce n'était plus seulement l'égo qu'il avait malmené : si son cœur s'agitait encore dans sa poitrine à chaque fois qu'ils échangeaient mots ou regards, c'était parce qu'il savait qu'il n'y aurait pas de retour en arrière possible. Bonnie tenta péniblement de rassembler ses affaires tout en ignorant son futur-ex colocataire, tout déterminé qu'il était à faire même de cette seule activité un enfer. Son immaturité atteignait de nouveaux sommets, de même que son entêtement dans un profond déni, persuadé peut-être qu'il trouverait le bon mot, au bon moment, pour qu'elle ne s'en aille pas. Seth jouait, quand tout dans les gestes de Bonnie trahissait son sérieux et sa détermination. Il jouait, comme s'il était encore possible d'avoir le dernier mot ; pire, comme s'il s'agissait de tout l'enjeu de leur relation. Elle aurait été désolée pour lui, si son comportement ne soulevait pas tant d'agacement en elle. Au lieu de cela, elle se contenta d'aller et venir de l'armoire à ses valises, qu'elle remplissait machinalement et sans le soin caractéristique qu'elle portait à ses affaires. A l'exception d'un bref échange auquel il ne répondit rien (même lui devait savoir que c'était sans doute mieux), elle s'obstina à garder le silence et l'ignorer scrupuleusement, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole avec une tentative de charme typique. L'Admiraal dans toute sa splendeur, provoquant à nouveau l'irritation en elle, pas tant parce qu'elle trouvait la tentative grotesque, mais parce qu'elle y était une fois de plus trop réceptive, chaque atome de son corps cherchant désespérément le contact avec le sien, sa peau réagissant par réflexe à la sienne, son souffle chavirant, trop rapide pour être naturel. Bonnie ferma les paupières, se gorgeant d'un contact qu'elle avait si ardemment désiré pendant les quelques jours passés loin de lui, la mémoire de son corps reprenant tous ses droits sur son bon sens et sa volonté à choisir la réalité, plutôt que la facilité. Son dos collé à son torse, elle inspira péniblement, l'hésitation au bout des lèvres. Il serait si simple de céder. Si naturel, évident même, parce que c'était encore ce qu'ils faisaient de mieux. Mais de toutes ses forces, elle s'obligea à ne pas bouger, ne pas répondre à l'étreinte, se mordant la lèvre jusqu'à la faire saigner avant d'enfin prendre la décision qui s'imposait et se dégager de lui. Mettre le plus de distance possible entre eux dans le confinement d'une chambre, et darder sur Seth un regard noir. « What do you think you're doing ? » demanda-t-elle d'un ton plus amer que froid. Il avait perdu le droit d'exercer ses charmes sur elle à la seconde où il l'avait rejetée en prétextant que c'était pour le mieux, alors même que tout dans l'attitude de Bonnie hurlait qu'il se trompait. « Fuck off Seth. You don't get to do that after everything you said. » Elle s'obligeait à le clarifier, pour elle plus que pour lui, pour se rappeler de toutes les raisons qui faisaient qu'un rapprochement physique était une mauvaise idée. Si lui était capable de dissocier le sexe des sentiments, il y avait bien longtemps que Bonnie avait perdu cette capacité-là. « You told me that you didn't want me - or any of this. » Qu'il pouvait gérer le meaningless sex, mais sans aucune des conséquences qui suivaient. Seth voulait tout, tout en évitant la moindre difficulté, la moindre implication émotionnelle. Lorsqu'il était confronté à deux issues, il choisissait inévitablement la plus simple, même s'il s'agissait aussi de la mauvaise. « You're a kid, incapable of caring about anything but yourself and I'm so over that. Actually, you did me a favor, 'cause I get to meet someone good who won't fuck things up the minute it gets real. So thank you Seth, for being a pathetic, immature child. You're making this whole thing that much easier. » Les mots sortaient avec une facilité désarmante, pour un tel mensonge. Mais Bonnie s'y accrochait autant qu'elle le pouvait, retournant contre lui ses propres armes, cherchant à faire mal pour l'éloigner d'elle, le repousser en-dehors de cette chambre pour finaliser sa valise et partir sans un dernier regard pour lui.

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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyMar 28 Mai - 17:50

« There it is again. » The sarcasm. The fire. Ce qu'il n'avait plus revu, pas même lors de la dernière nuit lorsque Bonnie l'avait surpris avec une autre femme. Il n'avait jamais voulu la faire souffrir. Pas de cette façon, pas aussi intensément, il avait voulu une fight. Qu'elle le foute à carreau, qu'elle le batte à plate couture et le laisse pour mort, c'était tout ce que l'héritier méritait. Le brun restait convaincu que leur histoire ne pourrait pas durer, pas alors qu'il ressentait la peur viscérale que l'engagement, que le potentiel bonheur pouvait lui rapporter. Un blocage qu'il ne saurait expliqué alors qu'il avait été confronté pour la première fois de sa vie à un sentiment d'attachement aussi puissant. Aucune ne lui arrivait à la cheville et pourtant, il les préférait ainsi. Insipides, caractérielles, généreuses, jusqu'aux petites lueurs du matin. Bonnie, elle lui ouvrait la poitrine au complet et en découpait son palpitant. Seth, il est presque étonné de pas le retrouvé, poisseux d'un liquide carmin à travers les affaires de sa future ex-colocataire. Il voudrait bien qu'elle le lui redonne, son coeur, que ça fasse moins mal de laisser Bonnie trouver quelqu'un de bien sauf que d'un autre côté, he can't let her go. Aussi proche d'elle, à respirer son parfum, à se laisser envahir par sa respiration troublée, il oubliait presque tout ce qu'il leurs avaient fait subir, tout ce qu'il faisait pour brûler tout les ponts entre eux. Il croyait pouvoir redevenir le colocataire, elle pensait qu'il voudrait coucher avec toutes les autres à l'exception d'elle. Ils avaient tout faux, tous les deux. Non, il ne pourrait pas garder ses mains pour lui, non elles ne seraient pas sur des bimbos sans efforts. Seth avait toujours apprécié les femmes, mais pour ce que ça valait, elle était son idéal. En tout point, sauf que sa noirceur, ses problèmes d'enfant roi l'empêchaient de passer outre tout ce qu'il était ou qu'il lui ferait subir. Avec Bonnie dans ses bras, il oublie tout ça. Oublie qu'il ne la mérite pas, qu'elle vaut bien mieux pour se perdre dans son essence. Seth ferme les yeux, mais ne les ouvrent de nouveau que lorsqu'il sent Bonnie se dégager, loin de lui. What do I think I'm doing ? Hmm - « Me ? I'm not doing anything, what are you doing ? » Classique. Prévisible. Alors que Seth, par pur réflexe, fait l'innocent face à la situation. Comme s'il ne venait pas tout juste de tenter le diable, de défier tout ce que sa raison lui intimait de faire, ce que sa fierté s'entêtait à recracher à la place d'un bon sens catégorique. As childish as it gets, for sure. Bonnie ne le laisse cependant pas - ou plus - placer de mots. Il laisse la jeune femme parler sans rien dire, se demandant comment il en était arrivé là. C'était de sa faute, bien entendu et de l'entendre croire qu'il ne voulait plus d'elle ? Uh. Il sentait son estomac se nouer encore plus, alors qu'il vendrait père et mère pour retourner à leurs jours heureux, avant qu'il ne merde tout. Avant que la panique s'installe, avant que l'irrationnel prenne possession de lui dans une proportion effarante. Seth regarde Bonnie, à l'opposé de la pièce et il se trouve con. Il aurait pu faire ça, au moins. Lui laisser l'opportunité de prendre ses effets personnels sans l'embêter, sans la blesser un peu plus. Il n'était pas fait pour les relations; point and case, mais la ligne de l'insupportable avait été franchie et sans arrière pensée, plus aucune prétention, plus aucune bravade, Seth reprit la parole, le regard fuyant. « Bonnie.. I - » Par où commencer, ne sachant même pas s'il pourrait terminer un jour. Seth reste de son côté de la pièce, comme l'enfant grondé qu'il était, la queue entre les jambes comme le beau salaud qu'il était aussi. « Y'know, I hope you do find a good guy, no - a great guy even. You deserve someone who's gonna be there for you. Someone who laughs at your dumb jokes, knows you're ticklish right there or that when you curse it's the cutest fucking thing I’ve ever seen. Someone who knows you're not just a pretty girl - not that you're not, you're bangin' but - also that you're fucking smart and I hope that he is gonna treat you well. You deserve all of this and more. » Les deux yeux braqués sur le plancher. Il ne faisait pas dans le mièvre, jamais dans le sentiment, mais il avait besoin de faire preuve de sérieux le temps d'une crampe au cerveau. L'héritier est presque essoufflé d'avoir parlé avec son coeur, d'avoir enfin dit le fond de sa pensée. C'était ce qu'il avait toujours voulu pour Bonnie depuis qu'il était conscient de tout l'amour qu'il lui portant. Seth ne savait pas aimer. Il savait posséder, il comprenait comment utiliser, comment satisfaire, mais aimer était un concept étranger, juste assez pour qu'il s'en échappe le plus longtemps possible, pour toujours même. Sauf que Bonnie n'était pas comme lui, elle était bien plus pure - elle se relevait toujours. Plus forte. Enfin, il croise les iris de la jeune femme, il ose faire un triste sourire, déceptions et remords au lèvres. « That's not me, you're right. I know that. You want a man, not a child and since I can't offer you anything else.. » Seth se rapproche du sac sur le lit, observe les vêtements empilés à la va-vite. Comme un adieu à tout ce qu'il avait retiré de sur le corps de la jeune femme - qu'il avait toujours préféré nu, de toute façon. Les souvenirs lui offrent un frisson, un tout dernier, alors que Seth finalement se décide à rebrousser chemin, à la laisser tranquille. 'm sorry, Bonnie. Le sentiment était sincère, pouvait se voir à travers toutes les fibres de son être. Une fois la bravade passée, une fois les mécanismes désactivés, l'attitude tombée, il n'était que ça; a sorry ass man. « I'll let you pack. » Seth se retourne, quitte la chambre de Bonnie en inspirant longuement. Ça faisait mal, sure, mais c'était aussi pour son bien à elle, dans l'espoir qu'elle trouve tout ce dont elle avait toujours eu besoin.
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyMar 4 Juin - 22:21

Seth lui manquait. Chaque nerf, chaque fibre de son corps désirait retrouver le contact familier de sa peau, de ses lèvres, tandis que son cœur et son esprit se livraient une féroce bataille entre raisons et sentiments, entre envie de retrouver le confort de ses bras et besoin de fuir le plus loin, le plus vite possible avant de ne retomber dans des filets dont il était si difficile de s'échapper. Voilà ce qu'était devenu Seth, une addiction qu'elle tentait de combattre par tous les moyens possibles. Il rendait parfois les choses plus faciles, comme lorsqu'il se rabattait sur des sarcasmes, ou jouait les innocents en sachant pertinemment qu'il ne l'était pas. Dans ces moments-là, Bonnie le voyait tel qu'il était la majorité du temps et l'irritation qu'il faisait naître en elle rendait plus simple le fait de le garder à distance. Elle se garda de répondre quoi que ce soit. Les bras obstinément croisés contre sa poitrine, elle lui jetait un regard noir rempli de tout l'agacement qu'il provoquait à plaisanter même lorsqu'il aurait eu tout à gagner de se montrer un peu sérieux. Ses gamineries l'avaient toujours irritée, probablement parce qu'elle savait que sous cette façade se cachait quelqu'un de décent qui s'obstinait à prétendre qu'il ne l'était pas. Elle l'avait vu sous de multiples facettes, certaines plus flatteuses que d'autres, de la même façon qu'il l'avait vue elle aussi de bien des manières, entrevoyant en elle ce que personne d'autre n'était parvenu à voir. Leur proximité lui manquait, pour ce qu'elle était naturelle, spontanée, authentique. Ils ne répondaient à aucune loi, aucune règle, se contentaient – ou s'étaient contentés – d'être eux-mêmes dans toute l'imperfection de leur être. Ils s'étaient trouvés au moment le plus improbable ; c'était ça, le plus difficile. Laisser partir quelqu'un qui la connaissait parfois mieux qu'elle ne se connaissait elle-même. Tant qu'il refusait de prendre les choses au sérieux, elle parvenait à garder assez de maturité pour deux, la tête sur les épaules quant tout chez lui – en lui – appelait à la tentation. Mais il parvint à la surprendre avec un aveu doux-amer qui lui laissa un goût de frustration sur la pointe de la langue. Elle l'avait vu honnête. Parfois. Rarement. Entre deux idioties, il se prenait au jeu des confidences, lui racontait une chose ou l'autre de son passé le plus souvent sans même le réaliser. Mais même dans ces moments-là, elle ne l'avait jamais vu aussi honnête qu'à cet instant précis tandis que son regard refusait de croiser le sien pour rester rivé sur le plancher. Etre mal à l'aise ne lui ressemblait pas et rendait la situation plus improbable que n'importe quel commentaire goguenard qu'il aurait pu faire. Elle l'écoutait parler, lui raconter combien elle méritait de trouver quelqu'un qui saurait voir en elle ce que lui avait vu, qui l'aimerait comme elle le demandait, quelqu'un qui ne prendrait pas la fuite chaque fois que les choses deviendraient un peu plus – un peu trop – sérieuses. Quelqu'un de plus mature, de plus stable, de plus sérieux. Son cœur se compressa à nouveau dans sa poitrine, serré si fort que respirer devenait douloureux. Elle garda les sourcils froncés, les yeux fixés sur ce type qui disait tout ce qu'elle voulait entendre mais de la mauvaise façon, au mauvais moment, comme si aucun de ces mots ne faisaient plus sens dits comme ça. Bonnie ne chercha pas à l'interrompre, encore moins à le détromper, trop consciente de la vérité criante de ses paroles. Elle était encore capable, bien qu'à peine, de laisser le semblant de raison prendre le dessus sur ses plus mauvais instincts et d'acquiescer à ce que Seth disait. Le silence retrouvé, elle resta immobile, incapable de reprendre le remplissage de sa valise comme si de rien n'était. Pas tant qu'il se trouverait dans cette pièce, à la fois si près et si loin d'elle, frappé par une prise de conscience tardive de la finitude de leur histoire, de son caractère définitif contre lequel il ne servait à rien de se battre. Il avait l'expression du chien battu, et elle songea alors qu'elle ne l'avait jamais vu plus vulnérable qu'à cet instant précis. Il lui fallut toute la volonté du monde pour le laisser quitter sa chambre sans plus chercher à faire la moindre blague. Solitude retrouvée, Bonnie resta ainsi quelques longues secondes avant de reprendre son activité comme si elle s'était éveillée d'un étrange rêve. Mais ses pensées continuaient de flotter bien loin de considérations aussi triviales que ce qu'elle était en train de faire. Machinalement, elle remplissait, ressortait, repliait, re-rangeait, incapable de voir l'évidence : elle tentait de gagner du temps. Ou plutôt, de retarder l'échéance fatidique, celle sans point de retour où elle quitterait définitivement leur appartement et tenterait une fois de plus de retourner à sa vie désormais trop fade sans la présence de Seth. Mais même elle ne put continuer indéfiniment à se voiler la face et lorsqu'elle tira la fermeture éclair de la valise, elle eut le sentiment de refermer plus qu'une simple valise. C'était un bout de vie qu'elle refermait et laissait derrière elle. Une parenthèse qu'elle avait espéré voir durer plus longtemps, peut-être même ne jamais se finir. Greedy, foolish girl. A contrecoeur, elle descendit la valise du lit et avec un dernier regard pour sa chambre et les secrets qu'elle avait accueillie, elle la quitta pour retourner dans le couloir. Elle s'était presque attendue à voir Seth là, l'attendant, prêt à un dernier mot pour la retenir, mais il avait disparu. Sur la pointe des pieds, elle traversa l'appartement avec l'espoir stupide de le croiser et de prétendre qu'il s'agissait d'un (heureux) hasard. Elle le trouva dans la cuisine, cette même cuisine qui avait scellé pour la première fois ce qui deviendrait une thématique récurrente chez eux : se chercher pour mieux se trouver. Elle s'éclaircit la gorge, et son cœur se serra en constatant qu'il ne se retourna pas pour l'observer. « So... I'm done packing. » Elle s'approcha timidement de lui. « Just wanted to say goodbye before I go. » Il n'y avait aucune politesse derrière cette idée, seulement de la bêtise et le refus de rester sur cette fin-là. Il finit par se retourner, sentant probablement le regard de Bonnie sur lui, et sans lui laisser le temps de se dégager, sans se laisser le temps d'y réfléchir à deux fois, elle le rejoignit et posa la tête sur son torse. « I just need you to hold me. Just for a second. » Ou deux, peut-être dix, définitivement trop alors qu'elle remonta son regard jusqu'à son visage, inquiète de ce qu'elle y trouverait. Mais au lieu de l'indifférence à laquelle elle s'attendait à moitié, elle trouva la même expression dans ses yeux qu'elle devinait avoir elle-même. Quelques secondes plus tard, ses lèvres retrouvaient les siennes, scellant d'un avide baiser ce qui aurait un goût amer d'au-revoir.
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptyVen 7 Juin - 19:17

Tourner les pieds et sortir de la chambre de Bonnie lui avaient pris tout le bon vouloir que Seth pouvait bien posséder. Sans savoir pourquoi - puisque totalement illogique - le trentenaire ne s'était pas attendu à une fin aussi abrupte. Il comprenait les raisons et obtenait tout ce qu'il avait désiré lors de leur dernier échange - soit, sa liberté et pourtant il y avait cette douleur écrasante qui ne voulait plus le quitter, plus depuis qu'elle avait claqué la porte quelques jours, semaines ? Auparavant. Il perdait le fil du temps pour ce qui était éternellement long sans elle à ses côtés. Seth avait refermé la porte à sa suite et s'était dirigé vers la cuisine. Pour y boire l'intégral des bouteilles ? Pour se faire un café ? Il n'en savait trois fois rien. Perdu dans ses pensées, dans ses souvenirs de Bonnie, d'eux, en parfaite symbiose. Seth ignorait comment se comporter dans ce genre de situation, n'avait jamais appris à gérer les aléas des sentiments et si, déjà, ses amis savaient qu'il n'était pas judicieux de lui demander conseil, il n'arrivait pas à comprendre la portée de son affection pour cette jeune femme. Décortiquer l'immense attraction qu'il pouvait ressentir, la possessivité qu'il ne pensait plus être possible; il était amoureux d'elle. Sans équivoque, sans procès, il le lui avait dit dans un moment de faiblesse, bien avant d'être capable d'être confronté à la réalité. Une partie de lui semblait manquer, y avait un truc de défectueux clairement, parce que si son coeur lui criait Bonnie, sa raison elle, lui rappelait qu'elle serait bien plus heureuse sans, qu'elle trouverait bien mieux que sa pauvre carcasse. La richesse lui avait donné la confiance en lui qui lui permettait de naviguer, imperméable à toute insulte, à tout scandal - mais rien ne l'avait préparé pour ce qu'il pourrait ressentir pour sa colocataire. Seth ne l'entend presque pas arriver en arrière de lui, trop concentré à fixer le robinet. Il n'avait pas soif, il avait envie de se jeter en bas - la finalité de leur relation au grand complet ne prenait son effet qu'à l'instant, alors que la nausée et la panique commençait à s'insinuer en lui. She has to leave, she'll be so much happier. Not now, now it's fucked up, but you know she would never be happy with you. You'll mess her up and she'll hate you. For good. Sauf que Bonnie est présente, elle se rapproche - y a cette chaleur qu'il est capable de sentir dans son dos nu, comme si sa peau savait qu'elle était à proximité. Un frisson le parcoure, alors qu'enfin il décide de se retourner vers Bonnie. Say goodbye. Il aurait dû dire byeeeee sans plus de cérémonie, mais aucun son ne sort de sa bouche. Aucun, parce que sinon ça serait des Don't leave. I love you. Stay. Sauf qu'il en est physiquement incapable. Alors frustré par sa propre contradiction, son incapacité à y voir clair, Seth ne proteste pas, ne bronche pas alors que l'impact de Bonnie dans ses bras l'affecte grandement. Il manque d'air et a l'impression d'être électrisé par son contact. Machinalement, il referme ses bras contre la fine silhouette de Bonnie, la presse contre lui comme s'il refusait de la laisser partir, son visage dans les cheveux de la brune afin de garder en mémoire son parfum. Il ne pourrait pas la garder dans ses bras juste une seconde, il se demandait même s'il pourrait la relâcher un jour, mais c'est sa désormais ex-colocataire qui prend la décision pour lui. Leurs iris se croisent et Seth, il est foutu. L'héritier se presse encore plus contre elle, le nez qui caresse son cou. Comme un chaton en mal d'amour, il en ronronnerait presque. Seth a peur d'hyperventiler, son cœur qui menace de s'échapper, les battements furieux alors que les lèvres de Bonnie rencontrent les siennes. Sa peau fourmille, c'est elle qui l’intoxique maintenant. Sa présence, son corps si près du sien et n'y tenant plus, Seth approfondit le baiser jusqu'à manquer d'air, refuse de la laisser partir ainsi. Alors il fait valser ses pensées, les bonnes comme les mauvaises pour se concentrer sur ce qu'il faisait encore de mieux, tracer le corps de Bonnie avec ses lèvres avant de finalement la soulever pour l'avoir tout contre lui, dépendant de lui. Les jambes de la brune lui enserrent la taille et Seth n'est plus le maître de lui-même. Juste de son ardent désir de se dépasser, une dernière fois. Elle et lui. Eux.  Seth atteint de nouveaux sommets, la chair de poule qui semble avoir prit un abonnement et ne le quitte pas, son cœur qui refuse de se calmer et finalement, le trentenaire avance - et en ce qui pourrait leur rappeler la première fois qu'elle a cédé à ses avances, non pas au nouvel an, mais exactement au même endroit, dans cette cuisine - Seth se rapproche de la table de la cuisine et d'un coup de main à la hâte, débarrasse tout ce qui s'y trouve sans vraiment porter attention à ce qui se fracassait sur le sol. Il y dépose Bonnie, toujours agrippée à lui et lui retire hâtivement son chandail. Wants. Needs. More skin. Sentir la preuve de son désir l'encense tout comme le sien était plus qu'apparent, sa tête qui tombe contre son épaule, y laisse une morsure et ses lèvres qui s'entrouvrent en un gémissement silencieux. Il la veut, Seth. Il n'y a pas de doute, pas d'indécision. Son corps qui s'embrase contre elle, alors qu'il vire tout les fringues restants. L'Admiraal, il sait plus s'il est en enfer ou au paradis. Il en est sur, c'est à ça que ça doit ressembler. Les sensations presque trop violentes pour être supportables. L'envie exacerbée, le besoin indomptable. Il lève une main qu'il attache derrière sa nuque, son corps ondulant contre le sien, alimentant la fournaise qu'ils engendrent sans jamais séparer ses lippes des siennes. Seth se détache un mince instant, pour y trouver le même envie, la même douleur dans les yeux de Bonnie et la culpabilité reprend. C'est de sa faute. Alors, il arrête de réfléchir et se concentre - sur ce dernier moment qui s'annonçait déjà trop court, à cette tentation à laquelle il n'arriverait jamais à refuser.
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MessageSujet: Re: make this go on forever (r/bonnie) make this go on forever (r/bonnie) EmptySam 8 Juin - 23:38

C'était une mauvaise idée, et elle le savait pertinemment. Voilà pourquoi elle lui avait demandé de ne pas être là lorsqu'elle récupèrerait ses affaires, la vérité sous le mensonge qu'elle lui avait servi et qu'elle s'était efforcée de croire. Ce n'était pas parce que sa vision la rendait malade, l'idée de le savoir avec une autre la rendait malade, ou parce qu'elle était trop en colère pour le tolérer face à elle. Elle n'avait pas voulu de sa présence parce qu'elle savait qu'elle perdrait le contrôle, que sa raison laisserait tomber au profit du désir pur et inévitable qu'il suscitait en elle. Sous ses baisers, Bonnie redevenait elle-même, la version d'elle-même qu'elle aimait du moins : assurée, séductrice et fragile à la fois sans jamais n'éprouver la moindre gêne. Seth avait cette capacité à faire tomber ses barrières sans le moindre effort, par le seul fait d'être ce qu'il était dans toute son imperfection, résonnant étrangement avec celle de Bonnie. Ils se complétaient, d'une façon qu'elle n'avait jamais connue avec qui que ce soit jusqu'à le rencontrer lui. Ce n'était pas qu'une attraction physique – et il ne lui avait pas fallu longtemps pour se l'avouer à elle-même – pas qu'une alchimie naissant et mourant dans leurs étreintes. Et cette idée la terrifiait. Devoir dépendre émotionnellement de quelqu'un avait été son lot toute sa vie, il n'y avait qu'à voir la relation toxique qu'elle avait entretenue avec sa jumelle pendant tant d'années, puis ses échecs successifs avec les hommes qu'elle avait vaguement laissés entrer dans sa vie. Aucun ne l'avait fait avec autant de succès que Seth, et aucun n'avait donc eu le loisir de lui faire mal. Vraiment mal. Pas seulement pour quelques semaines avant de noyer son égo meurtri dans de l'alcool et des mauvaises décisions de rebound. Mal au point de se réveiller et se coucher chaque jour avec un vide dans la poitrine, sentir son estomac se contracter à seulement imaginer ce qu'il faisait, se torturer l'esprit de mille questions, chercher des réponses aux centaines de pourquoi, de et si, et avoir la certitude que ça n'irait pas mieux. C'était ridicule : personne n'était jamais mort d'une rupture, peu importe l'intensité de la relation, et elle le savait. Mais quelque chose en elle, une petite voix sourde au creux de son esprit, ne cessait de lui souffler que la douleur serait la même dans deux mois, deux ans, cent ans. Qu'il y aurait un après mais qu'il lui laisserait toujours un goût d'inachevé sur la langue. Qu'il y en aurait d'autres, des types bien, des types mieux parce que mieux que Seth n'était sans doute pas difficile à trouver, des types qui la mériteraient infiniment plus que lui ne la mériterait jamais, des types qui feraient battre un peu son cœur et se couperaient en quatre pour lui faire plaisir. Mais ils ne seraient pas lui et le moment viendrait toujours où elle ferait la comparaison, consciente ou inconsciente. Abandonnée à leur étreinte, à ses baisers passionnés, à la chaleur au bas de son ventre, Bonnie oublia momentanément tout ce qu'il se passerait une fois qu'ils auraient terminé, quand la réalité implacable reprendrait ses droits et qu'il faudrait partir comme si de rien n'était, prétendre tourner une page qu'elle ne voulait pas tourner, faire semblant d'aller de l'avant et d'être possiblement heureuse. Une dernière fois, elle voulait ressentir la fièvre amoureuse, celle qui la rendait si pleine d'assurance, si certaine de savoir comment lui faire plaisir, où, quand, celle qui ne réfléchissait pas et se laissait guider par un instinct presque animal dénué de la moindre logique. Ses mains s'agrippaient à sa peau, sa tête nichée dans son cou, ses hanches roulant d'avant en arrière pour approfondir le contact. Tout était familier. Facile. Normal. Ses gémissements ressemblaient à ceux qu'il lui avait arrachés des dizaines de fois auparavant, mais avaient un goût d'autre chose ; un goût de plus. Toutes ses émotions découplées par la certitude que leur ébat marquait une fin plutôt qu'un nouveau départ, Bonnie ressentait chaque coup de rein avec plus d'intensité que jamais, chaque baiser avec plus de langueur que jamais, chaque caresse avec plus d'ardeur que jamais. Il n'y avait aucune comparaison tenant la distance, aucun point tangible auquel se rattacher en-dehors de l'envie, du besoin de ne pas s'arrêter. Si elle interrompit l'étreinte, ce ne fut que pour descendre de la table et l'attirer jusqu'à sa chambre à lui, retrouver le confort d'un lit qui avait abrité leur idylle et la naissance de leur amour. Ironiquement – ou de circonstance – ce même lit accueillerait leur fin. Allongée sur les draps, Seth au-dessus d'elle, Bonnie se perdit dans la contemplation de ce visage et de ses expressions, lui arrachant même un sourire alors que la situation se prêtait à bien d'autres émotions. Ses lèvres retrouvèrent les siennes au même moment que leurs corps, les va-et-vient brûlants scellés par des baisers langoureux servant à étouffer ses gémissements. Après de longues minutes d'un silence seulement entrecoupés par leurs souffles fiévreux, submergée par l'intensité de son plaisir et le brutal rappel à la réalité entremêlés, elle sentit ses yeux se gorger de larmes et enfouit son visage dans la nuque de Seth au dernier coup de rein. Ils restèrent ainsi un long moment – du moins le pensa-t-elle, incapable de la moindre notion de temps et d'espace et seulement consciente de son corps encore en elle – ses doigts se promenant dans ses cheveux, sur sa peau avec tendresse. Lorsqu'il l'attira à lui pour un baiser, elle refusa, le visage obstinément caché contre lui. Elle ne voulait pas voir son visage, pas savoir à quoi il pensait. Elle ne voulait rien d'autre que de laisser le moment s'étirer et l'imprégner en elle, sur elle, pour ce qu'il serait le dernier qu'ils partageraient.
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