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your rhythm in my blood. /intrigue (ophelia)

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you and whose army
Reidar Erskine
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MessageSujet: your rhythm in my blood. /intrigue (ophelia) your rhythm in my blood. /intrigue (ophelia) EmptyMar 7 Mai - 18:18



when i don't want to forget
where i come from,
i think of your moose
your class
and i'm back home.

w/@ophelia hayes
(soundtrack)

Fenton a prévenu par texto qu’il ne rentrerait pas cette nuit. Parce qu’il n’est pas son foutu père et que Fenton n’a plus cinq ans, Red en a profité pour vider un litre de whisky en solitaire, après l’entrainement. Bill lui avait proposé d’aller boire des pintes sur Kavanagh street, où Alexander possède un club de jazz dans lequel on trouve en vente une très bonne weed. Il avait refusé et ça avait inquiété Bill. Tout le monde voyait bien que le départ d'Ethel avait laissé sur Red une brûlure que rien, aucun baume ne parvenait à calmer. L’aube blanche se laisse tomber à travers les volets qu’il a entrouverts, mais c’est Aran qui ouvre les yeux sur elle. Son regard dur fixe le mur au-dessus de lui, immobilisé par le choc d’un tel réveil, par les restes d’alcool qui brûlent dans ses veines. Sa seule explication est la suivante : il a été empoisonné, et pas qu’un peu. Dans son délire, il s’est dédoublé. Aran et Reidar, Reidar et Aran. Il ignore combien de temps va prendre la drogue pour cesser ses effets, mais il sent bien qu’il n’en est qu’au début du trip. Il prend une inspiration et se demande s’il ne va pas vomir. Lentement, il lève un bras pour observer ce corps. Une partie de lui le connait parfaitement, mais c’est comme si un étranger en lui, qui est pourtant bien lui, ne le reconnaissait qu’à peine. Ce corps est faiblard, songe-t-il en se redressant soudain. Pas assez souple, pas assez léger pour bondir de bâtiment en bâtiment, se faufiler dans la nuit et ne plus ressembler qu’à une ombre. Ce corps semble avoir été bâti avec beaucoup de soin pour le combat au corps à corps, ce qui n’est pas du tout la spécialité d’Aran. Il soupire et décide de se lever. Il a horreur de rester allongé ou assis sans rien faire – ses deux identités possèdent ce point commun. C’est déjà ça, songe-t-il en secouant la tête. Red a envie d’un café. Aran a horreur de ça. Et merde, putain. Il finit par se servir un grand verre d’eau glacée, ce qui a le mérite de le réconcilier avec lui-même. Tandis qu’il se passe une main le long de la nuque, il tente d’analyser au mieux sa situation pour en tirer le meilleur avantage. Suspendu entre deux mondes, deux vies, le temps d’un délire qui pourrait s’avérer plus long qu’il ne l’imagine, il ne peut joindre la confrérie dans cet état. Où est Ethel ? Il ignore comment elle va, mais il sait que Reidar pense à elle chaque soir en s’endormant, chaque matin en s’éveillant. Puis une autre voix s’élève soudain en lui, une voix qui n’appartient qu’à Aran. Naya. Il sursaute, son verre d’eau tressaillant entre ses doigts. C’est Aran qui a pris le dessus, Aran qui occupe pleinement ce corps et cet esprit, d’autant que l’alcool et la tristesse ont minimisé les capacités de Reidar. Aran se redresse d’un bond. Naya. San. Princesse. Où est-elle, si elle n’est pas avec lui ? Il se retourne et balaye le salon d’un regard. Pas ici. Son rythme cardiaque mue en quelque chose de sourd et de grondant. Il n’a plus qu’une idée en tête : retrouver San. Par quoi commencer ? Il attrape le téléphone de Reidar et fait défiler le répertoire. Rien ni personne ne correspond à San ou à Naya, encore moins à Mononoké. Rien dans cet appareil n’appartient à Aran et à son monde. Il se mord la lèvre inférieure tout en réfléchissant à toute vitesse. Il doit absolument sortir d’ici et la trouver. Cet enfoiré de Reidar subit sa cuite de plein fouet et le ralentit. Agacé, Aran s’enferme dans la salle de bain en quête d’une douche froide. Il enfile ensuite de nouveaux vêtements et sort de l’appartement. Il dévale les marches quatre à quatre, débarque dans la rue et à nouveau, dans un tournis gerbant, l’incompréhension se mêle au bien connu (ces rues, ces trottoirs, ces devantures, ces voitures), l’étranger ne fait qu’un avec l’habitué des lieux. Il est environ midi lorsqu’il entreprend de retourner chez lui, rendu fou par sa quête vaine. Il a cherché dans tout Crescent Grove, lui semble-t-il. Aucune trace d’elle. Mais s’il est là, alors elle aussi. Il n’existe pas de monde dans lequel Aran soit et pas Naya. Il l’a trouvée quand elle ignorait tout du monde auquel elle appartenait, il lui a fait découvrir qui elle était, et jamais il ne la laisserait à nouveau seule et dans le noir. Jamais. Il grimpe dans un tramway qu’il attrape au vol, et s’appuie contre le bois de la colonne. Sans prévenir, une petite main se glisse dans la poche extérieure de son blouson. Aran a le réflexe de l’attraper d’un coup sec, serrant son poignet avec plus de hargne et plus de force que nécessaire : ce n’est qu’un enfant, à peine un ado, un petit voleur de Nola qui fait les poches des touristes et des hommes comme lui, perdus dans leurs pensées. Le gamin grimace de douleur et Reidar ordonne intérieurement à Aran de relâcher son étreinte. C’est qu’un gosse, merde. Calme-toi. Perdu dans ses pensées et plus soucieux que jamais, il saute au sol une fois arrivé près de chez lui sans regarder tout autour. Une bagnole le klaxonne, l’homme au volant lui désignant le passage clouté qu’il n’a pas emprunté. Aran se met à courir en direction de l’appartement, où il a la ferme intention de se lancer dans des recherches internet sur l’ordinateur de Reidar. C’est par ça qu’il aurait dû commencer : que croyait-t-il ? Que quelqu’un dans la rue lui donnerait des informations contre quelques pièces d’or ? Tu n’es pas à Caerwyn, ici… Il ne voit pas la présence humaine assise en bas des marches qui mènent à l’appartement, et manque de trébucher dessus alors qu'il monte à toute vitesse. — S’cuse, fait-il tout en grimpant ce qui lui reste de marches pour parvenir jusqu’à la porte, quand il se stoppe en pleine action et se retourne brutalement. La forme humaine qu’il a manqué de piétiner… — Naya ?... Sa voix n’est qu’un murmure abasourdi. Il pourrait la reconnaitre n’importe quand. N’importe où. Il redescend précipitamment et s’accroupit à sa hauteur pour la regarder droit dans les yeux. — Dis-moi que c’est toi, murmure-t-il comme une imprécation. Il sait que c’est elle. Il a juste besoin de l’entendre lui dire que c’est bien lui, Aran. Parce qu’à cet instant, la seule réalité qui l’occupe, dont il soit certain, c’est elle.
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way down the river we go
Ophelia Hayes
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MessageSujet: Re: your rhythm in my blood. /intrigue (ophelia) your rhythm in my blood. /intrigue (ophelia) EmptyJeu 30 Mai - 16:49

Trop terre à terre, voilà ce qu'était Ophelia. Pour elle, la science l'emporterait toujours sur la foi ; la logique sur l'anormal et l'inexpliqué. Si sa vie était loin d'être toute tracée, elle avait au moins le mérite d'être encadrée par ses bases et des croyances solides qui faisaient de son monde une ligne stable et jamais trop imprévisible tant qu'elle reposait sur des principes simples et inébranlables. La vie, la mort et toutes les péripéties entre ce point de départ et celui d'arrivée qui, peu importe leur imprévisibilité, n'auraient de toutes les façons jamais rien de surnaturel. Rien de magique. Ophelia vivait dans la réalité et si elle s'était un jour laissée aller, comme toutes les petites filles, à des rêveries de princesses et de châteaux, elle en avait bien vite oublié la saveur pour devenir cette jeune femme mature et réaliste qu'on connaissait aujourd'hui. C'est peut-être ce trait si particulier et ancré de la personnalité d'Ophelia qui rendit si douloureux le retour de Naya dans un esprit qui rejetait tous les fondements de sa vie. Des dragonniers en guise d'ancêtres, un loup-garou sanglant pour seule famille, une destinée extraordinaire pour une guerrière qui revendiquait avec ardeur l'être tout autant. Le réveil de Naya fut puissant, enivrant. Le retour de ses souvenirs lui procurèrent l'excitation brûlante qu'elle accueillit avec la passion de ceux qu'on déclare finalement vainqueurs après un combat de longue haleine. Ophelia, elle, fut confrontée avec violence à une mémoire qu'elle tâcha d'abord de rejeter, laissant le bénéfice du doute au réveil peut-être un peu brusque d'une nuit agitée. Naya et son alter-ego auraient pu se battre longtemps pour savoir à qui ce monde finirait par donner raison. La balance fut cependant complètement chamboulée dès que le prénom d'Aran s'imposa dans son esprit. Peu importe son nom ici-bas, il restait son tout, son indispensable. Et ce ne fut pas Ophelia mais bien Naya qui se chargea d'enfiler les premiers habits qui traînaient dans son appartement de Wooley Street. Comment le retrouver ? L'effervescence de ses émotions la rendaient incapable de réfléchir trop clairement mais s'il y avait bien quelque chose que son amnésie n'avait pas su effacer, c'était sa détermination et son ingéniosité. Elle savait, croyait au plus profond de son être qu'Aran n'aurait de cesse de la chercher, s'il avait lui aussi retrouvé ses souvenirs. Et s'il aurait pu finir par mettre la main sur elle, Naya avait un avantage de taille dans ses recherches : Reidar, l'homme qu'il était devenu, jouissait d'une notoriété particulière à Crescent Grove. Elle ne le connaissait que de nom, consciente qu'une célébrité des sports de combat - elle n'avait jamais réussi à comprendre lequel et n'avait pas non plus cherché à en savoir davantage, son attrait pour la violence étant particulièrement limité - vivait parmi eux, à la Nouvelle Orléans. La Princesse Mononoké d'Erathia avait beau sembler toute puissante, elle ne pouvait que s'incliner face à la supériorité incontestée d'internet qui lui offrit sa réponse. N'était-ce pas là un énième signe du destin ? Aran vivait à Wooley Street. A sa portée, à quelques rues seulement de chez elle. Naya quitta l'appartement qui lui était à la foi étranger et curieusement familier pour s'élancer en courant dans les rues, rejoignant l'immeuble en question en deux fois moins de temps qu'Ophelia ne l'aurait fait. Si le jean et le sweat large à capuche qu'elle portait lui semblaient affreusement impersonnels, Naya retrouvait le contrôle de son corps et de ses infimes possibilités qu'Ophelia n'a fait qu'effleurer - et Dieu que c'était bon. Un sourire dément dévorait ses lèvres alors qu'elle entreprit de sonner à tous les interphones pour qu'on daigne lui ouvrir. Elle ne tomba à aucun moment sur la voix d'Aran et si elle en éprouva une évidente frustration, Naya ne s'était jamais découragée pour si peu. Elle s'assit sur les marches, peinant à récupérer son souffle mais ivre de ce sursaut d'adrénaline, et décida de l'attendre. Elle ne compta pas les minutes, prête à rester des heures, des jours s'il le fallait. La patience avait beau ne pas être la qualité première de Naya, elle était tellement certaine qu'il s'agissait de la bonne solution qu'elle ne ressentait pas les méfaits de l'attente. Sa seule crainte, c'était de voir sa mémoire disparaître aussi vite qu'elle était revenue, ou simplement de réaliser qu'elle n'était qu'une folle souffrant d'un dédoublement de personnalité et d'une schizophrénie certaine. Mais elle sentait que sa réalité ici n'était pas la bonne. Qu'un monde sans Aran dedans ne pouvait être totalement réel. Une pensée soudaine pour Levi la frappa et c'est toute la sensibilité d'Ophelia qui vint gonfler le coeur de Naya. Mais San n'avait pas la place pour autre chose qu'Aran dans son coeur, en cet instant. Et le voilà qui arrivait, après ce qui ressemblait à des heures d'attente. Il manqua de lui marcher dessus et si elle n'avait pas été aussi extatique de le voir, elle lui aurait fait payer sa maladresse. Mais Naya n'avait aucune haine en elle dans l'immédiat. Pas la moindre. – Ca me paraît évident. répliqua-t-elle avec malice en se levant, ne payant pas de mine avec ses baskets et son sweat trop ample pour elle. Ses cheveux noués en une tresse sur sa nuque, eux par contre, ne sont que trop familiers à Naya qui ne porte quasiment jamais sa tignasse détachée. – Qu'est-ce que tu attends ? demanda-t-elle alors brusquement, le voyant paralysé par la torpeur et visiblement trop interloqué pour faire quoi que ce soit. Sans attendre de réponse, Naya fonça contre son torse, entourant sa nuque de ses bras, étouffant sa tête dans son cou. Elle le sert trop fort, une familiarité qu'Ophelia ne se serait jamais permise. Mais Naya se fiche de faire mal, d'être trop forte, trop tactile, trop excessive. Naya ne demande pas la permission et ne regrette rien, surtout pas avec Aran. – Me lâche pas. souffla-t-elle, sa supplique s'écrasant contre son cou, étouffée par la puissance de son étreinte. Quand bien même Naya avait grandi trop vite pour se permettre la caprices d'une enfant en détresse, elle craignait qu'il ne la lâche et que leurs souvenirs ne s'estompent. – Il faut qu'on parte d'ici. Ce monde n'est pas le nôtre. Et la vérité, c'est que si sa demande est pleinement impulsive, Naya a peur. Peur que les attaches nouées par le Reidar de cette réalité puissent le retenir ici, au lieu de s'en aller retrouver Caerwyn avec elle. Pire encore, elle craint que le Caerwyn qu'ils avaient connu n'existe plus et ne soit à jamais disparu.
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