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everything that matters breaks in two.

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Max Hazelgrave
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MessageSujet: everything that matters breaks in two. everything that matters breaks in two.  EmptyJeu 9 Mai - 22:10


Unlove me,
I dare you.
- - - - - - - -
talk to me, I'm throwing myself in front of you
and this could be the last mistake that I would ever wanna do
@lina beckwith
 
calling : lina beckwith.
voicemail : hey ... listen, something happened with… hmm, well, nash’s sister and … yeah, I could use some best friend quality time, because… mmh... I just... fff... goddammit, I feel so awful, so useless. I don’t know what to do with myself right now so I was wondering if you could come over, or I can come if you want. Or we can... have a drink or whatever… I don’t know. call me asap, ok ?  


Max ne déteste pas grand chose, mais Il éprouve une aversion abyssale pour les répondeurs. Il déteste devoir s’y confronter. Y a rien de plus impersonnel, de plus froid et de plus angoissant qu’un répondeur. On cherche des réponses dans un appel, un répondeur ne donne que des questions et un semblant de déception que Max, habitué à rien de moins reluisant que l’excellence, ne supporte pas. Max veut tout, maintenant, tout de suite. Il ne supporte pas ces moments d’entre-deux, ces pauses et ces incertitudes ; ce moment-ci est d’autant plus lancinant qu’il souffre de cet orgueil, qu’il a de mal placé. Le docteur Maximilian Hazelgrave a déclaré le décès de Lucy Richardson à deux heures trente-trois, l’a annoncé à Nash Richardson à deux heures cinquante-six. L’horloge a depuis cessé sa course, s’est arrêtée sur la colère, la profonde indignation, l’incompréhension ; sur Max qui ne voit que Nash, toute la douleur qu’il aurait voulu lui épargner, et aurait pu. C’est trop tôt pour remiser la culpabilité, et comprendre qu’il ne pouvait déjà plus rien pour Lucy lorsqu’elle est arrivée sur le billard. C’est le propre du médecin que de retourner l’instant crucial dans tous les sens, essayer un angle nouveau, introduire une composante nouvelle, tenter une autre méthode et le faire dans le vide de ses pensées tourmentées. Max souffre de ces ‘et si’ qui le rendront fou pendant des semaines, peut-être même des mois, avant de se confronter à la seule vérité qui vaille : ce n’est pas de sa faute. Derrière son bureau, il s’enfonce dans sa chaise, se frotte énergiquement les paupières, la nuque, les joues, et lorsque c’en est trop, que le masque se fissure, son téléphone fait les frais de sa frustration et fait connaissance avec le carrelage de la salle de consultation.

Ce qui n’a rien de surprenant, c’est que Dawn est la première à se porter volontaire pour lui changer les idées, mais Dyani n’est pas loin et c’est finalement elle qui l’accompagne pour une balade innocente - qu’il croit, mais rien n’est jamais vraiment innocent avec Dya. Il n’a rien dit, est plus silencieux qu’il ne l’a jamais été, et lorsqu’elle le sollicite, Max ne trouve plus les mots et à peine la volonté de prétendre qu’il avait envie de sortir pour seulement sortir.  Pourquoi Dya plus que Dawn ? L’insouciance, certainement. Dya n’est pas pour les conversations à coeurs ouverts, se contente de ce qu’il consent à donner - encore que, donc trois fois rien puisqu’ils sont à ce stade où tout est prétexte à se toucher au corps plus qu’au coeur. Elle sait sourire lorsque tout en lui donne à pleurer, et la légèreté de son esprit (et de ses moeurs, même s’il n’en fera rien ce soir) sont parfaitement adaptées à la situation.  Dawn aurait essayé de le faire parler et c’est déjà pas son truc au naturel, mais dans ces circonstances c’est hors de question. Lina n’a toujours pas rappelé, ce qui l’aurait gonflé et lui aurait été un motif suffisant  d’amertume s’il n’avait pas autre chose en tête. C’est pas de la faute de Lina. Ça le sera si elle lui préfère Santi, à nouveau. Santi, ou un autre, peu importe. À ce stade même Imelda n’a pas le droit de le priver de Lina. Dya marche devant lui, et il se rend compte qu’à penser Lina, Dya n’est pas ce dont il a besoin aujourd’hui, alors il prétexte vouloir rentrer ; ce qu’elle accepte sans poser de question. Parfaite, cette fille. Il la laisse prendre un autre chemin sur une bise qui le fera certainement rire de honte plus tard, et ça lui prend plusieurs rues et autant de détour pour tomber sur sa cure dans les bras de la pègre. C’est qu’il n’a pas fait attention, et se trouve à présent dans les rues où un gars respectable, propre comme lui ne va jamais. Ses poings se serrent dans ses poches lorsque ses yeux reluques ce à quoi il ne devrait jamais assister. Lina dans les bras de quelqu’un, admettons. Mais Lina est clairement soûl, dans les bras d’un type qui l’est moins qu’elle, et se régale de ses courbes, sa jolie petite gueule, mais surtout de son état. Il voudrait garder contenance, mais se voit poser une main sur l’épaule du type et lui arracher Lina des bras dans un superbe réflexe qui ne nécessite aucune sorte de réflexion. « Get your hands off her, you disgusting asshole shit for brains. » Le ton est menaçant. De celui qu’il utilise lorsqu’on cherche la merde, pas auprès de lui, mais auprès de ceux qui sont dans ses bonnes grâces. Le type lâche un ricanement, s’essuie la bouche de la manche, et dans son regard, on lit très bien qu’il médite un moment sur ce qui vaut vraiment le coup : casser la gueule au médecin et continuer son affaire avec Lina, ou rentrer dans le gourbi qui lui sert de quartier général, et se trouver une poule moins compliquée à peloter. Max aurait bien besoin de se faire péter la gueule maintenant ; pour se sentir un peu vivant et se remettre les idées en place. Mais y a que Nash qui aura le droit de lui en coller une, et c’est seulement parce qu’il a toutes les raisons pour le faire. Il fait le bon choix en se résignant, faudrait pas que Max s’en prenne une ce soir ; on veut pas de cerise sur ce gâteau catastrophique qu’à été cette journée. La porte claque sur eux, mais il garde son poignet dans sa main, et à la regarder, comprend qu’il lui en veut. Vraiment. Putain, il lui en veut. L’aigreur gronde dans son estomac, se mélange avec la rage qu’il éprouve de la voir se foutre en l’air comme ça, et putain, elle lui a pas répondu pour ce chien de type ? Mais merde!   C’est d’autant plus regrettable que Max n’est pas homme à se confier, qu’il était prêt à donner un peu de ce qui le hante parce qu’il a appris de Lina qu’on ne gagne rien à garder. « So that’s what you were doing. » plutôt who she was doing, mais vaut mieux pas emprunter ce genre détour et le confronter à ce seul terme technique ou y a moyen qu’il pète une durite sur le trottoir ; et ce serait pas le premier à le faire à cause de Lina, et tout le cirque qu’il trimballe volontairement. « I’m trying to understand, I really am, but… Yeah, no, this is wrong at every level. » Il trouve son calme formidable, compte tenu de ce qu’il aurait, dans d’autres circonstances, explosé. Mais elle la victime, le martyr. Celle pour qui il essaye de tout enrober, avec qui il fait attention malgré lui, même si elle lui a précisément de faire comme si. Mais elle s’est faite violer, dans ces mêmes circonstances, et le simple fait qu’elle n’apprenne pas couplé à ce qu’il a sur la conscience depuis ce soir, ça passe pas. Maintenant c’est chacun ses problèmes, chacun son fardeau. Elle doit voir qu’il donne tout pour ne pas s’énerver, et il fera tout pour persévérer, autant que faire ce peut.
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Lina Beckwith
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MessageSujet: Re: everything that matters breaks in two. everything that matters breaks in two.  EmptyVen 17 Mai - 0:08

— Hey, have you seen- La réponse lui est délivrée avant même qu'elle ne puisse terminer de formuler sa question. I threw them all away. Réserve personnelle qu'elle conservait dans l'appartement, emplacements qu'elle pensait stratégiques mais faut croire qu'elle s'est fourvoyée quant à l'efficacité de ses planques et la passivité de son propriétaire-slash-colocataire. — You did what? Erreur de communication, mauvaise blague. Il se joue d'elle, se paie sa tête. Seule explication plausible qui la pousse à garder son calme. Listen, you have a problem, I was just doing you a favor. Ils sont nombreux, ces derniers temps, à vouloir lui rendre service et ça la rend folle. Ils ne gagnent rien à la traiter différemment, ce qu'elle s'efforce vainement de leur rappeler. Alors elle s'isole, filtre les appels de cet entourage dont l'inquiétude l'accable, se terre dans son appartement. Comme ce soir. Elle avait pas dans l'idée de sortir mais un changement de plan semble s'imposer. Il n'y a rien qui la retient ici désormais. Where are you going? — I need a drink. Voire plusieurs. If you leave here, don't come back. Elle considère l'ultimatum un instant avant d'éclater de rire. Un rire franc et sincère, volume exagérément élevé, de ceux destinés à narguer son destinataire. — Ok sure, see you around. Au détour d'une rue, elle se demande si elle a pas fait une grosse connerie. Ses mains tremblent de sa bêtise perpétuelle ou de la privation passagère. Elle mise sur le manque, la facilité. Autrement serait admettre sa faiblesse, admettre qu'elle traîne encore les séquelles de son agression, qu'elle a un problème et pas des moindres. You're fine, nothing a little alcohol cannot fix, c'est ce qu'elle se dit alors qu'elle pousse la porte du premier bar sur Wooley Street. Les verres se multiplient et s'enchaînent, les recommandations du barman également - maybe slow down a bit? Ses ennuis disparaissent sous un épais brouillard, entraînant à leur suite toute preuve de discernement. Il y a ce type qui s'invite auprès d'elle et lui fait la conversation dans cette langue qui est aussi la sienne mais qu'elle observe, penaude, peinant à soutirer un sens à ses propos. Il ne fait aucun doute qu'elle aurait quitté l'établissement en trombe si le poison n'avait pas déjà fait son bout de chemin, lui ôtant tout bon sens, bâillonnant cette paranoïa qui la paralyse au quotidien. Accoudée au bar, tête posée contre sa paume, elle somnole. Tonalité qui la tire de ses rêveries, remède à son inertie, alors qu'elle repêche l'appareil de son sac avant de le relâcher aussitôt sur le comptoir. Max. Décrocher est synonyme de retour à la réalité. Une réalité qu'elle cherche désespérément à fuir. Hésitation qui se fait sentir tandis que sa main survole l'écran du téléphone, incertaine. 'That the boyfriend? Elle se tourne vers cette âme curieuse qui profite de sa léthargie pour lui subtiliser l'appareil. — What? No, he's just- Don't, le prévient-elle des fois qu'il ait dans l'idée de décrocher. Elle quitte son tabouret, tend le bras pour récupérer son bien mais il retire sa main, désormais hors de portée, et elle manque de s'étaler au sol. Un bien beau tableau. Alright fine. You need some fresh air, let's walk you home, capitule-t-il, lui rendant son téléphone tout en l'agrippant par le bras pour l'aider à se relever. Elle attrape son sac de sa main libre, entraînée jusqu'à la sortie par un mec dont elle ne sait rien, pas même son prénom. Une faible voix lui intime que c'est une très mauvaise idée, conscience noyée sous la large quantité d'alcool ingurgité. — Oh wait, I just realized... I don't have a home anymore. I'm homeless. Et ça lui arrache un rire. Communicatif, semblerait-t-il, parce que le rire du type se mêle bientôt au sien. Elle est dans un état pitoyable. Mèches rebelles qu'il replace spontanément derrière l'oreille de la jeune femme, emprise qui se resserre autour de sa taille parce qu'elle tient difficilement sur ses jambes. What a fucking gentleman. Un rapprochement puis une séparation brutale. Ses prunelles remontent le long du bras, de cette main qui entoure son poignet, et son visage se décompose. Il n'est pas censé être là, n'est pas censé la voir dans cet état, mais le voilà spectateur privilégié de sa chute, prémices de sa descente aux enfers. Elle assiste à cet affrontement silencieux mais ne s'interpose pas, nul besoin de prendre des risques inutiles et s'attirer davantage d'ennuis, baisse la tête alors que le type lui offre une dernière œillade avant de l'abandonner à son protecteur. And then there were two. Ses opales se posent sur son poignet dans la main de Max, se farde d'un voile sombre. « God, let go! What's your deal? » s'indigne-t-elle, libérant ce poignet qu'il retient prisonnier. Le mouvement est trop brusque et lui fait perdre l'équilibre, mais l'accident est évité de justesse. Son regard se perd dans celui de Max mais Lina n'aime pas ce qu'elle y lit. Reproches perceptibles dans le ton employé, même si elle sait qu'il se fait violence pour ne pas laisser exploser toute sa colère, déjà si évidente dans son silence. Même dans cet état, elle sait. Elle sait aussi qu'elle aurait dû le rappeler. Que l'ignorer n'est jamais la bonne solution. Et pourtant. « No lecture, please. There's nothing to understand, so don't bother. This is how I cope. Alcohol works. Talking about it, crying about it, all that shit? Fucking useless. This...this helps. » tente-t-elle de se justifier, désignant la façade de l'établissement qu'elle a quitté quelques instants plus tôt. Il n'y a rien à comprendre, vraiment. Elle a parlé, a versé toutes les larmes de son corps, a cogné jusqu'à l'épuisement, elle a tout essayé. Rien n'a fonctionné. Et puis elle s'est égarée dans les eaux-de-vie et tous ses soucis se sont envolés comme ça, comme par magie. Putain d'illusion dont elle s'accommode volontiers. Et puis elle regarde Max, le regarde vraiment. Et elle sait qu'elle a merdé, salement merdé. Il y a quelque chose de différent, un changement dans sa façon de se tenir, de la regarder, mais elle est incapable de deviner la source de ce changement. « What's wrong? »
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MessageSujet: Re: everything that matters breaks in two. everything that matters breaks in two.  EmptyLun 17 Juin - 0:14

« What’s my deal ? » reprend-t-il, plus offensé qu’il ne devrait par sa question, et davantage qu’elle lui reprenne son poignet avec l’insolence d’une gamine qui dédaigne un père trop sévère. Mais s’il y a quelqu’un avec qui Max n’a jamais été trop sévère, voire ne l’a jamais été assez, c’est bien elle. Et il regrette d’avoir laissé passer les signes, les avertissements et les murmures qu’il refusait d’écouter sous prétexte que cette fille à un piédestal avec son nom gravé dessus dans son estime, et qu’elle ne peut donc pas faire d’erreur. Sa marge de manoeuvre, parce qu’elle est dans son cercle restreint, de privilégiés, est nulle. L’erreur n’est pas permise lorsque l’on peut se targuer d’avoir Max dans ses proches ; d’autant plus, comme c’est le cas de Lina, dans sa poche. Et des erreurs, elle en a déjà trop au compteur.  Il trouve que sa clémence a été à chaque fois exemplaire. Il lui a fait l’honneur de dédaigner les racontars, les rapports odieux et pourtant authentiques, de balayer les incartades déraisonnables et son entêtement à vouloir tout garder pour elle - un comble de sa part. Sa limite est ici, pour ce que sa journée a été proprement horrible, qu’elle le déçoit dans toutes les largeurs et particulièrement pour ce qu’elle lui préfère une compagnie abject. Son ultime erreur aura été de n’avoir pas répondu au téléphone, pour un abruti qui se tire sans demander son reste, et d’avoir l’audace de se la jouer ; mais que faut-il attendre de Lina, vraiment ?  Max n’est pas capable d’encaisser plus. Pas aujourd'hui. Il soutient le regard d’une Lina ivre, celle qu’il adore le moins, pour ne pas dire pas du tout,  et se prend d’envie de la blâmer pour tout ce qui va mal entre eux, cela même s’il est autant responsable qu’elle -  ses exigences délirantes, ses réflexions parfois tendancieuses, ce qu’il fait passer pour du dédain et est en réalité de la jalousie mal maitrisée, ses regards lubriques depuis, … depuis.   « Don’t bother ?  » Comment pouvait-elle attendre de lui qu’il ne se préoccupe pas ? Alors quoi ? Il est supposé s’en foutre, et faire comme si ? Max est capable de bien des choses, s’en foutre en tête de liste, mais il y a des choses que Lina ne peut pas lui demander : arrêter de s’inquiéter pour elle, notamment en ces circonstances, est un incontournable. « You’ve got to be kidding me. » Il serre les dents, et les poings qu’il a remisé au fond de ses poches, avec tout ce qu’il a de résolution de ne pas la balancer sans cérémonie dans sa voiture et encore chez sa mère avec la certitude d’une punition et pénitence digne du nom. Pourtant il a un mouvement de recul lorsqu’elle lui demande ce qui ne va pas, et cherche dans la nébuleuse de ses yeux ce qu’elle est en train de lire en lui : la vérité, ce qui ne va pas ou plus, ce qui a changé, cette assurance qu’il a d’abondante et qui a en parti foutu le camp avec Lucy Richardson. Il hésite un temps à lui rétorquer qu’il n’a rien, ne voit pas de quoi elle parle, quitte à enfoncer un peu plus tout ce qui ne va pas et ne tourne pas rond entre eux ; comme toujours, il ne trouve pas les mots, ne ressent pas bien les émotions, refuse de les livrer, et il se doute qu’elle peut voir tout ce qui le traverse, mais prend sa question à revers et la retourne contre elle ; il est bon au jeu des apparences à ce point. « What’s wrong ? What’s wro— goddamnit! Don’t you see ? Don’t you know ? Do you fuckin’ care ? What’s wrong is my best friend is drunk flirting with dodgy men in crapy places !» Le ton n’a pas l’air d’être monté, pourtant il parle vite, sans cafouiller, sans se laisser la chance d’enrober, d’arrondir, et cette cadence lui donne tout l’air de s’énerver, là aussi, vite. Ne voyait-elle pas dans quel état il parvenait à se mettre ? Pour elle ? Etait-ci si compliqué pour elle de seulement faire attention à elle ? ou bien fallait-il qu’il passe ses jours et ses nuits sur ses talons ; mieux, sa putain de main dans la sienne ? Probablement que oui, mais ce n’est pas une solution que Max envisage ; pas assez pour l’admettre ouvertement, et ni pour elle, ni pour une autre. Mais Lina lui fait tout l’effet d’une enfant prompt à toutes les bêtises, dont les pires, et Max exècre qu’elle fasse de lui un autre père dans sa vie. « A-gain, » ajoute-t-il immédiatement, déterminé qu’il est à la bouleverser, si c’est ce dont elle a besoin pour se ressaisir une bonne fois pour toute.   « What if someone rapes you again, Li’ ?  »  Il ancre un regard intraitable dans le sien ; non, il ne regrettera pas d’être aussi abrupte. Elle a clairement besoin de cette conversation, et surtout que quelqu’un lui dise une bonne fois pour toute qu’elle est complètement à la dérive, et que non, cette vie n’en est pas une digne d’elle. « Will you ever learn ? » Un grognement s’échappe d’entre ses lèvres, immédiatement chassé par un soupir las. Il détourne le regard pour le seul motif qu’il ne supporte pas de la voir dans un état si lamentable, et se frotte les yeux un moment tout en se demandant ce qu’il fout là, à une heure pareille ; simple, une partie de lui refusait dawn, et toutes les autres ce soir, l’instinct s’était chargé de l’amener à celle qu’il voulait, et la voilà, décadente, insolente, paumée mais certaine de sa direction. « This will never help. If anything, it makes it way worse. Lina, no liquid bottled up fake cure can ever erase what you’ve been through. I’m sorry, I really am. I wish there was a cure, or at least an easy way out, but you can’t forget. Never. I’m sorry, you’re gonna have to live with it,  and I know it’s easy to say, but please, for god’s sake, let me help you. If not me, then, someone else. I don’t know. Let us help you, alright ? You don’t have to cry, or talk even, just… not like this. » Le ton à un quelque chose de tendre que seul Lina peut lui tirer, mais Max est homme à juger, et ça se voit. Il montre le trou à gnôle qu’elle clame être sa thérapie, et lève les yeux au ciel ; on a pas idée de se trimballer dans un taudis pareil ; Nash y a surement un tabouret à son nom, l’idée le rend d’autant plus amer qu’il en a assez d’essayer de sauver tout le monde ; le comble du médecin.   « You can party, ok ? I mean, please, party all you want, have fun, you deserve it. But not here, not alone, and not like that. »  Si ce n’était pas si grave, il exploserait de rire d’être celui qui doit revêtir la chemise du moralisateur. « Pick up your stuff, I’m driving you home. »  achève-t-il, éreinté ; par cette journée, semaine, mois qui n’en finit plus. Encore une fois, il en revient à la conclusion qu’il devrait être dans les bras de Dawn plutôt que nager à contre-courant dans le sillage de Lina sous prétexte d’amitié, d’un envers et contre tout qu’il trouve de plus en plus désuet, absurde, crevant.
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