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tell me how to feel. (james)

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Dawn Bradford
if i die young, bury me in satin.
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MessageSujet: tell me how to feel. (james) tell me how to feel. (james) EmptyDim 7 Juil - 19:43

If you can just stop loving her then you never really loved her at all.
Love doesn't work that way. If you ever truly love someone, then it never goes away.
It can become something else. There are all different sorts of love.
It can even become hate- a thin line and all that- and, really, hate is just another kind of caring.

L'heure avait-elle enfin sonné ? Fallait-il faire son mea culpa ? Un qui soit susceptible d'être écouté, en tout cas ? Dawn y croyait, ou du moins voulait y croire. Elle estimait avoir suffisamment subi les foudres de James pour qu'elle ait droit à un peu d'indulgence maintenant que l'eau avait - un peu - coulé sous les ponts. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il l'accueille à bras ouverts : elle était peut-être naïve mais pas encore stupide, et elle connaissait trop bien James pour se bercer d'illusions sur un pardon qu'il ne lui accorderait probablement jamais. Pourtant elle avait choisi de prendre son courage à deux mains et de lui proposer de discuter, quand il en aurait le temps et l'envie - ou du moins dans un instant de quelconque paix intérieure durant laquelle il n'aurait pas envie de l'étriper. Il l'avait ignorée un temps. Elle avait accepté sans broncher, déterminée à ne pas laisser sa fierté prendre le dessus. Et elle avait attendu. Plusieurs jours, plusieurs semaines même après le mariage d'Ellie et Jace. A croire que le bon temps qu'il passait avec Elise avait effacé ses envie de représailles. Et tant mieux, puisque Dawn n'était plus franchement d'humeur à subir ses foudres ou ses réflexions dégradantes - méritées, oui, d'accord - mais qui devenaient clairement de trop, notamment lors de la soirée de Mardi Gras quand il avait eu le bon goût de se pointer avec Thalia. Heureusement, Dawn avait réussi sans peine à mettre de l'eau dans son vin et était prête à passer l'éponge sur certains comportements douteux de son ex fiancé pour le bien de ce qu'il restait de leur relation. Il était encore trop tôt pour qu'elle ne remette les pieds dans l'appartement - et de toute façon, James ne l'aurait pas laissée rentrer, de ce qu'elle imaginait - aussi proposa-t-elle un café sur Waterlily Square, un qu'ils avaient inévitablement déjà fréquenté quand ils étaient ensemble. Elle doutait cependant que James soit d'humeur à ressasser de vieux souvenirs. A vrai dire, Dawn doutait de beaucoup de choses sur ce rendez-vous. Elle ignorait dans quel état d'esprit il serait, ce qu'il accepterait bien de dire ou même d'entendre. Elle qui pouvait se vanter de le connaître par coeur - même aujourd'hui, pensait-elle - n'avait cependant qu'une vague et désagréable idée de ce que donnait un James qui ne portait plus d'amour pour elle mais seulement de la haine et peut-être même de l'indifférence, à présent. Elle arriva une vingtaine de minutes en avance au point de rendez-vous, se refusant le luxe de s'encombrer d'un bouquin de peur qu'il ne s'offusque du geste. A ce niveau là, c'est à peine si Dawn se permettrait de respirer trop fort une fois que James serait arrivé. Elle se commanda un cappuccino compliqué accompagné de caramel et d'une mousse chantilly / copeaux de nougatine ou que sais-je pour se donner du courage et entreprit de partir dans une examination détaillée de ses ongles vernis bleu pâle. Le temps passa bien plus vite qu'elle ne l'aurait cru - ses pensées eurent largement de quoi l'occuper, si bien que quand James arriva, Dawn pensa sincèrement avoir envisagé près de vingt-cinq façons dont pourrait se passer cette entrevue. L'avenir dirait si l'une d'elle se révélerait vraie ou non. – Merci de t'être déplacé. commença-t-elle avec un hochement de tête poli alors qu'il apparaissait dans son champ de vision d'une démarche solide. Son principal objectif ? Ne pas détourner le regard, rester digne et ne pas verser une larme. Elle craignait qu'un torrent de larmes n'agace un peu plus son interlocuteur. – J'imagine qu'on peut passer le small talk, ça ne doit pas t'intéresser plus que ça. Il ne doit plus y avoir grand chose qui l'intéresse chez elle, à l'heure actuelle. Et si elle fait de son mieux pour ne pas être trop blessée par l'évidence, ça ne lui fait pas moins tout drôle de s'en rendre compte. – Je te laisse peut-être commander quelque chose ? proposa-t-elle de son ton le plus aimable, sans pour autant avoir affiché de sourire sur ses lèvres depuis que James était entré dans le café. Elle estimait que ça serait déplacé ; après tout ce rendez-vous n'avait rien d'une visite de courtoisie. Elle lui laissa le temps d'attirer l'attention de la serveuse pour commander - ou non - quelque chose avant de reprendre. – Tu en as peut-être marre d'entendre ça, mais je tiens à te présenter mes excuses. Une fois de plus. Pas que ça change grand chose pour toi de l'entendre à nouveau mais j'estime que tu mérites largement que je me répète.  Elle espérait qu'il ne la noie pas sous des sarcasmes amers mais s'était à la fois suffisamment préparée à cette éventualité pour les accepter, au besoin. Une pensée pour Max lui vint à l'esprit et elle y trouva une bouffée d'espoir et de courage, quand bien même elle aurait préféré mourir que d'aborder le sujet Max avec James. Elle contempla ce dernier de son regard le plus sincère, les mains posées de part et d'autre de sa tasse de cappuccino, soudain tourmentée à l'idée que James trouve cette conversation bien inutile et que, en plus d'avoir gagné le titre d'infidèle à ses yeux, elle ne gagne aussi celui d'idiote.
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James Lancaster
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MessageSujet: Re: tell me how to feel. (james) tell me how to feel. (james) EmptyDim 11 Aoû - 22:15

L'appel est tombé comme un cheveu sur la soupe, tirant James de profondes considérations alors que son esprit tout entier n'était dédié qu'à une chose et une seule : Blanche. Là où tout le monde semble avoir à nouveau perdu sa mémoire, lui vivait avec l'absurdité de cette réalité pour fardeau. Dans ce monde-ci, il n'était qu'un type trompé par sa fiancée avec son meilleur ami, un fils à papa qui peinait à se rebeller – tout engoncé qu'il était dans la bienséance, les bons mots, les bons gestes, la politesse et la noblesse, timide même lorsque la vie mettait sur son chemin une autre version de Blanche. Elise, qu'il évite malgré lui, conscient et à la fois désemparé face à la constatation que là où Elise occupait toutes les pensées de James Lancaster, James Pendragon – ou bien ce qu'il en reste – ne saurait se contenter de ce modèle-là, partageant quelques traits communs avec sa femme mais ayant perdu l'essentiel de ce qui fait d'elle une femme admirable à tous points de vue. L'aberration de cette vie, la douleur de sa mémoire revenue brutalement, le manque viscéral de Blanche, ont fait de ses journées un enfer dont il ne sait comment se tirer. Dans d'autres circonstances, sans doute aurait-il cédé à la tentation de l'alcool, mais James, dans un monde comme dans l'autre, ne met jamais son esprit à la portée de l'ivresse de peur de perdre le précieux contrôle qu'il exerce sur lui-même le reste du temps. Sa seule compagnie est la colère, parfois dévorante au point de vouloir détruire tout ce qui passe à sa portée, souvent latente, à peine perceptible dans les battements de son cœur. Dawn a fait un retour inattendu dans sa vie, dont James l'a si péniblement sortie et cela, uniquement pour avoir rencontré une autre femme – l'ironie est frappante, possède des relents d'amertume qui lui donnent envie de rire, d'un de ces rires nerveux et glaçants. S'il a accepté de la revoir, c'est avant tout pour se changer les idées : il n'aurait jamais pensé que voir Dawn puisse être une distraction préférable à son quotidien où les nuances de gris dominent ses pensées à chaque seconde éveillée. Elle est déjà installée à une table lorsqu'il pénètre dans un café qui lui rappelle que de l'autre côté de la rue, Elise est probablement en train de servir des tables semblables à la leur. La pensée lui noue l'estomac, et il s'efforce péniblement de la chasser lorsqu'il s'installe face à Dawn qui ignore tout de ce qu'il est – et plus important encore, de qui elle est. « Je t'en prie » parvient-il à répondre, sans la moindre émotion. Qu'éprouverait James s'il était encore dépourvu de ses souvenirs ? Quelle émotion dominerait sa voix ? De la froideur, probablement – et il n'a pas à forcer le trait pour donner l'illusion tant elle lui vient naturellement. Peut-être des regrets, bercés par la mémoire falsifiée d'une relation qui n'a jamais existé que dans leurs esprits. Ensemble, ils l'ont été – si l'essentiel de leur histoire est artificiel, il sait pourtant que les souvenirs qu'ils ont créé ensemble, dans l'intimité de leur couple, sont aussi réels que son histoire avec Blanche et la comparaison le perturbe. « Pas vraiment non. » Le small talk, encore un point qui le différencie de son alter ego. Le noble prince de Kriegspire ne se répand pas en discussions futiles, tout juste manie-t-il avec un semblant d'habileté la diplomatie. Lancaster, en revanche... James inspire, son être tout entier perturbé, et s'efforce de se concentrer. « Un café. Noir, sans sucre, s'il vous plaît » commande-t-il poliment à la serveuse qui acquiesce et disparaît. Il reporte son attention sur Dawn, qui se lance presque aussitôt dans des excuses qui ne l'atteignent pas. Ce n'est pas parce qu'il lui en veut – même James a dépassé ce stade voilà des semaines, trop occupé qu'il était à se rapprocher d'Elise – que son visage reste impassible. C'est parce que les émotions qu'elle tente d'évoquer chez lui n'existent pas, ou plus, et qu'il ne sait comment réagir face à la confidence. Partagé entre l'envie de se comporter comme James l'aurait fait, et celle de se comporter comme il le ferait en temps normal, il oscille entre deux attitudes et accueille avec un rien de soulagement l'arrivée de son café qui a le mérite de lui occuper les mains à défaut d'occuper son esprit. « Je n'en aurai jamais marre, à partir du moment où les excuses sont sincères. Elles sont justifiées, en tout cas. » Si ses paroles laissent entendre l'inverse, il n'y a pourtant aucune aigreur dans le son de sa voix. Il parle comme il parlerait d'un inconnu, d'une histoire d'amour qu'il n'a pas vécue. « Mais dans le fond, ce ne sont pas des excuses dont j'ai besoin et tu le sais aussi bien que moi. » Les mots lui viennent plus facilement qu'il ne l'aurait imaginé, signe sans doute que pour tous ses efforts à dominer son esprit, James Lancaster conserve encore une belle part de celui-ci, au moins face à Dawn. « Je veux seulement comprendre pourquoi. Je mérite des explications, et si ce n'est pas la raison pour laquelle tu as demandé à me voir, mieux vaut ne pas perdre notre temps et en rester là. »
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