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To die hating them, that was freedom.

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Noor Riveira
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MessageSujet: To die hating them, that was freedom. To die hating them, that was freedom. EmptyMer 24 Juil - 1:35


≈ ≈ ≈
{ “Hate is... It's too easy. Love. Love takes courage” }
✰ w/ @levi winthrop


Pourquoi a-t-elle accepté cette proposition de la mairie de la Nouvelle Orléans? Quelle connerie, quelle conne ! Elle aurait dû refuser quand son nom était apparu sur l’invitation. La simple mention de ‘’levi winthrop’’ aurait dû la faire fuir à des kilomètres à la ronde. D’autant que légalement, noor n’est pas franchement sûr d’avoir le droit d’être encore dans la même pièce que lui. L’injonction qu’il avait demandée à son encontre n’avait pas de date d’expiration. Ou du moins, Noor ne s’en souvient pas, ou ne souhaite pas s’en souvenir. Cette période bien trop floue de sa vie reste encore un mystère. Pourquoi avait-elle pété un plomb à l’époque, à le suivre partout, à épier le moindre de ses faits et gestes, fouiller son téléphone ? Même elle ne saurait le dire. L’amour pourrait être une explication plausible. Parce qu’après tout, l’amour est la plus grande folie que l’humain ait jamais connue. Mais même là, cette explication ne semblait pas justifier la folie dont elle avait fait preuve à l’époque. Pourtant, à la réception de cette invitation, sa curiosité l’a emporté sur la raison. Pourquoi Levi aurait-il accepté de se rendre dans l’atelier de Noor en compagnie des autres membres du conseil de la ville ? Il aurait pu suggérer d’autres lieux majeurs en matière d’arts et de réussite artistique. Evelyne aurait pu être l’exemple parfait de la success story en matière d’art. Et pourtant, c’est la petite noor, la petite riveira qu’ils ont sélectionné comme exemple pour la jeunesse. Cela la rend pour le coup très perplexe sur sa présence. Elle jette un œil à l’heure, et se rend compte qu’elle a encore deux heures devant elle, avant de recevoir ce petit comité. C’est amplement suffisant pour continuer cette table base sur laquelle elle travaille depuis maintenant quatre jours. C’est une grosse commande, importante pour son salaire du mois. A elle seule, cette commande pourrait payer son loyer, particulièrement exorbitant sur evangeline road. Non pas qu’elle se plaigne, car l’endroit est absolument parfait pour son inspiration. Mais la réalité est que noor est son propre patron et que son rythme de vie dépend entièrement de son succès et de l’argent que cela lui rapporte. Elle ne peut pas se permettre de foirer un meuble, ni de foirer la matière première, le bois qu’elle se fournit à un prix parfois un brin trop cher. Elle met donc la musique à fond pour se concentrer, et commence à travailler les pieds de cette table basse, maintenant que le plan de travail est pratiquement terminé. Le temps passe et sans qu’elle ne s’aperçoive de rien, une petite dizaine de personnes se présente devant elle. Elle est pleine de sciures dans les cheveux, encore dans sa salopette de travail. En somme, absolument pas présentable pour faire face aux conseillers de la ville de la Nouvelle Orléans. Elle retient le « merde » qui brûle ses lèvres face à cette situation. La vulgarité est un trait de caractère particulièrement présent chez la jeune femme et c’est particulièrement compliqué pour elle de ne pas laisser le naturel prendre le dessus. Elle se hâte à couper la musique un peu trop assourdissante pour une entrevue telle que celle-ci avant d’essuyer ses mains du mieux qu’elle peut. « Je suis vraiment désolée, je me suis laissée emporter par le travail et je n’ai pas vu le temps passer. » Elle file laver ses mains et jette un œil à son reflet dans le miroir. Pas franchement présentable, mais qu’importe. Son visage se pare de son plus beau sourire, et la jeune femme fait à nouveau face à ce petit groupe en costard, un brin décalé dans un atelier d’ébéniste. Son regard erre vers Levi qu’elle a jusqu’à présent pris soin d’éviter, ce qu’il semble avoir fait lui aussi. Elle s'avance et sert la main de chacun de ces hommes, passant très rapidement Levi, après un brève instant d'hésitation. C’est indéniable, il est encore plus beau que dans ses souvenirs. Et le fait de porter un costume n’arrange absolument rien à la situation tant cela augmente son degré de sexytude, si tant est qu’une chose pareille existe. Mais noor est désormais devenue maître en matière de mensonges et camoufle sans aucun problème le léger trouble qu’elle ressent face à lui. « Je n’ai encore jamais eu à faire ce genre de réunion, alors je ne sais pas trop ce que vous attendez de moi. Souhaitez-vous que je vous parle de mon parcours, des meubles que je fais ? Dites-moi. » Et surtout, distrayez-la de Levi qui la perturbe un peu trop à son goût. Qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour être exemptée de l’effet que lui font les hommes … Elle aimerait être immunisé, ne plus rien ressentir à leur égard, parce qu’ils font ressortir ses pires travers, sa folie qu’elle cherche à enfouir au plus profond d’elle-même et qui n’attend qu’une chose, refaire surface au moment le plus opportun.

Spoiler:
 
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Levi Winthrop
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MessageSujet: Re: To die hating them, that was freedom. To die hating them, that was freedom. EmptyLun 19 Aoû - 21:42

One big fat joke. Ou quelque chose s'en approchant de très près, songe Levi à la seconde où il pénètre dans ce qu'il suppose être l'atelier de Noor accompagné du gratin de la politique à la Nouvelle-Orléans. La demande qu'il a faite de ne pas choisir une tarée comme modèle pour la jeunesse n'a de toute évidence pas été écoutée, tant tous se repaissent d'un choix politique jusqu'à la moelle : une femme, jeune, vaguement issue d'une minorité et dont le travail est généralement associé aux hommes. Ils n'auraient pas pu être moins subtils même s'ils avaient essayé, qu'il constate avec un rien d'amertume, gêné par son propre costume et ce qu'il laisse entrevoir de son statut de privileged white boy comme on n'en fait plus (ou du moins, comme on ne l'assume plus puisque la minorité fait vendre). Pas qu'il soit contre le concept, c'est même tout le contraire, seulement qu'il a du mal avec la fausse sympathie qui ressemble à la pitié que ne possèdent que ceux qui ont tout face à ceux moins bien lotis, à tout point de vue. Mais sa compassion est limitée par le simple fait qu'il s'agisse de Noor et que, les années n'aidant pas, il reste aussi traumatisé par cette psychopathe qu'il ne l'était il y a quelques années, entre crises d'hystérie, jalousie maladive et tentatives de s'immiscer dans toute son intimité, y compris celle contenue dans son téléphone – sait-on jamais qu'il ait eu l'audace de s'adresser à un individu de sexe féminin sans l'avoir mentionné au préalable. L'a-t-il seulement aimée un jour ? Il sait pas, trop obnubilé par son aversion profonde pour elle quand bien même essaie-t-elle de faire bonne figure face à son audience en s'essuyant les mains avant de serrer la sienne. Elle fait le tour de tous les hommes (blancs, et aussi grands que gras mis à part lui) pour les saluer avec politesse et s'il n'ouvre pas la bouche pour faire le moindre commentaire, c'est uniquement parce qu'il ne peut pas se le permettre. Qu'elle n'en vaille pas la peine ? Non, aucune importance, car il ne se serait pas privé d'un commentaire pour cette seule raison, et c'est avec une hésitation flagrante pour quiconque connait leur historique qu'il serre à son tour sa main, quoique brièvement, comme s'il craignait de la brûler au contact prolongé avec celle de Noor. La question qu'elle pose est accueillie par des sourires compréhensifs – dont il s'épargne la peine, de peur que le sourire hypocrite reste collé sur sa gueule à devoir le forcer – et des commentaires faussement bienveillants de la part de son mentor, Gibbins. Lawrence Gibbins, plus exactement, à qui l'on doit cette petite entrevue sur Evangeline et qui n'a de toute évidence pas correctement fait son travail – ou paie une secrétaire bien trop cher pour le retour sur investissement – sans quoi il aurait épargné à son poulain la peine de se déplacer. « Racontez-nous... et bien tout ! » Le ton est désespérément enjoué, tandis que Levi lève les yeux au ciel sans la moindre discrétion. C'est tout juste s'il retient le ricanement qui menace dangereusement de s'échapper d'entre ses lèvres, pour l'heure scellées jusqu'à ce qu'elle dise la mauvaise phrase, prononce le mauvais mot. « Pourquoi pas ce qui vous a poussé dans cette voie ? C'est un métier rare, plus encore pratiqué par une femme et je suis certain que pourriez inspirer plein de jeunes adolescentes à la recherche de leur voie. » Le discours est évidemment rodé, préparé à l'avance, et Gibbins se fout comme de l'an quarante d'inspirer les jeunes adolescentes, sans quoi il aurait cherché du côté des meilleures gymnastes, ou n'importe quoi d'autre plutôt qu'une ébéniste dont tout le monde se contrefout. « Mlle Riveira cherchait peut-être une façon de faire passer ses... humeurs ? » suggère Levi, qui n'a finalement pas pu s'en empêcher malgré toute sa (fausse) bonne volonté. Il adresse à tout le monde un sourire qu'elle seule saura interpréter pour ce qu'il est : un rictus mesquin. L'adage voudrait que l'eau soit passée sous les ponts et ait eu raison de son animosité envers elle, mais le fait est que la revoir lui rappelle surtout les mauvais souvenirs et qu'il peine à retrouver les quelques bons qu'ils ont pu partager. A-t-elle un jour été autre chose qu'une hystérique, maladivement jalouse et sans aucune confiance en elle ? Le contraste avec Ophelia n'en est que d'autant plus saisissant. « La rumeur veut que vous soyez dotée d'un fort tempérament » ajoute-t-il finalement sur le ton de la plaisanterie et cela, tandis qu'il s'est enfin risqué à planter son regard dans le sien avec la menace au bout des lèvres : ne serait-il pas dommage de raconter ses penchants pour l'exagération au risque de perdre toute chance d'être mise en avant par la Mairie auprès de la communauté néo-orléanaise ?
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Noor Riveira
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MessageSujet: Re: To die hating them, that was freedom. To die hating them, that was freedom. EmptyJeu 5 Sep - 20:21

La situation la met mal à l’aise, au point de plus savoir quoi dire, ni même quoi penser. Elle n’a pas franchement pris le temps de réfléchir à ce qu’elle allait dire à ces messieurs. Parce que noor est plutôt du genre à agir qu’à réfléchir. C’est d’ailleurs pour cette raison que les emmerdes lui collent au train. Elle agit, elle merde puis elle prend du recul, réfléchit et s’excuse. Mais bien souvent, les excuses arrivent trop tard et ne servent à rien. Preuve en est, l’attitude qu’elle a eu à l’égard de Levi. Bien sur qu’elle a conscience de ce qu’elle lui a fait subir. Evidemment qu’elle se rend compte qu’elle était complètement folle à l’époque. Mais sur l’instant, tous ses actes lui semblaient normaux, légitimes. Et rien n’y personne ne pouvait la faire changer d’avis. Alors face à ces hommes vêtus de leur costume de travail, noor fait la nunuche, l’idiote qui ne sait pas quoi dire. De toute façon, c’est déjà l’image qu’ont ses gros porcs d’elle non ? « Je n’ai nullement la prétention de me présenter en temps que modèle. Mais si je peux aider des jeunes filles à sortir des sentiers battus et du chemin tout tracé qu’on leur impose, je suis ouverte à ça. » C’est une petite pique, lancée l’air de rien. Aux dernières nouvelles, l’homme qui lui fait face, impose un mariage de convenance à sa fille, ce qui a le don de choquer noor. C’est pourquoi elle ne se gêne pas un instant pour le piquer là où potentiellement ça peut faire mal.  « Je suis tombée par hasard sur un atelier du côté de crescent grove il y a quelques années de ça. A force de revenir voir le maître d’œuvre travailler, il m’a proposé de m’apprendre, voyant en moi quelqu’un de passionné et non pas juste une fille. De fil en aiguille, j’ai appris le métier et ai fini par reprendre l’atelier de Mr. Carlson. Mes œuvres marchent suffisamment bien pour que j’établisse mon atelier ici, et voilà. » Qu’elle conclut, peu sur d’elle et incertaine d’avoir vraiment convaincue ses interlocuteurs. Elle doit tout à Carlson, son apprentissage, son émancipation des riveira, l’obtention de son entreprise, tout. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle continue de lui rendre visite une fois par semaine, n’oubliant pas d’où elle vient. La confiance revient peu à peu en elle, à mesure qu’elle mentionne Carlson, et l’espace d’un instant, Noor entrevoit une lueur d’espoir sur cette entrevue. Peut-être que finalement, les choses se dérouleront bien, peut-être que levi restera en retrait, préférant ne pas se mêler à ses histoires. Mais son optimiste est de courte durée lorsque la voix de son ex retentit dans l’atelier. Elle en a presque des frissons tant elle ne s’attendait pas aux paroles prononcées. Son ricanement est à peine voilé. Bien sur, personne d’autre que noor ne perçoit le vrai sens de la question, c’est pourquoi elle tente à son tour de répondre de la manière la plus neutre qui soit. « On peut dire les choses de cette manière. Cela m’aide à canaliser mon énergie. » Sobre, simple et concis. Pas besoin de s’étaler et de prendre le risque de déborder sur un sujet qui n’aurait rien à faire là. Dans le fond, être mise en avant par la mairie n’importe que peu à noor, car sa réputation est déjà faite auprès de bon nombre d’habitants de la louisiane. Cependant, si d’autres informations venaient à fuiter et à aller aux oreilles de ses clients, la situation serait bien plus cocasse. Mais voilà que levi n’en reste pas là et cherche à la piquer une nouvelle fois. Peut-être espère-t-il la faire sortir de ses gonds, montrer ce qu’il pense être son vrai visage aux yeux de tous ? Mais noor ne lui donnera pas satisfaction. « La banalité n’est pas mon genre. N’avoir aucun caractère, c’est s’effacer dans un monde où tout le monde crie plus fort que l’autre pour se faire entendre. Alors c’est certainement vrai, j’ai un fort tempérament. » concède-t-elle. Ses ongles s’enfoncent durement dans la paume de sa main, cherchant vainement à canaliser l’agacement qui pointe son nez. « Mais j’ai appris à canaliser ce tempérament, justement grâce à mon métier. Quand je m’apprête à faire une connerie, à être trop en colère, je me réfugie dans mon atelier. Je travaille jusqu’à ce que je sois calmée. Cela m’aide à me remettre les idées en place. » Un sourire se dessine sur son visage, de satisfaction d’elle-même, du chemin parcouru depuis toutes ces années. Que levi n’y voit pas la moindre moquerie, parce que ce sourire ne s’adresse qu’à elle-même, et à personne d’autre. « L’ébénisterie m’a aidé à changer. Je suis une autre personne aujourd’hui. » Ce message s’adresse à levi bien sur, lui seul peut comprendre le vrai sens de ses paroles. Pas sur qu’il la croit après ce qu’elle lui a fait endurer. De l’eau a coulé sous les ponts mais on n’efface pas de tels actes en un claquement de doigts, c’est une chose que noor a bien compris. Ses yeux se portent alors sur une petite boule de neige qui trône sur une étagère en hauteur et ses yeux s’écarquillent très brièvement d’inquiétude. Elle retient ce ‘’merde’’ qui lui brûle les lèvres. C’est un cadeau de levi, qu’elle pensait avoir jeter des années auparavant. Il ne manquerait plus que ce dernier tombe dessus pour s’imaginer que noor a toujours des sentiments pour lui. « Si vous avez d'autres questions, je serai ravie d'y répondre. » propose-t-elle, cherchant à camoufler cette gêne qui monte en elle.
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