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a dead for the raising (william)

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MessageSujet: a dead for the raising (william) Ven 16 Nov - 15:09

Vengeance is in my heart, death in my hand, blood and revenge are hammering in my head


Les derniers mots prononcés par son père venaient doucement scarifier la moindre petite parcelle d’espoir qui résidait en Gaston. Son timbre, rauque et sévère, ne laissait nullement place à une quelconque réponse. Il ne s’agissait pas ici d’un dialogue ou d’une banale discussion entre un père et son fils. Appuyé par son conseil, le seigneur de Camaaloth avait pris la décision d’élire un tout autre successeur pour la couronne. Gaston ne serait pas le prochain roi. Les motifs qui ont su appuyer cette décision, le jeune prince ne les discerna que partiellement. Arthur venait, en quelques mots, de bafouer l’intégralité de son héritage. Son image était une fois de plus humiliée aux yeux du peuple. Et, Arthur le savait, jamais son garçon ne pourrait accepter décemment une telle décision. C’est donc le regard à la fois vide et empreint d’animosité que Gaston releva le visage vers son géniteur. Il ne pouvait pas, il n’avait pas le droit. Et pourtant… C’est James, son jeune frère, qui endosserait cette responsabilité. Pour toute réponse, puisqu’il n’y en avait aucune à donner, l’héritier abusé courba ses lèvres en un rictus débordant d’amertume. En cet instant venait de naître de nouvelles flammes aux creux de ses yeux d’ébène. Aucun mot, aucune parole, aucun son ne s’échappa de sa bouche. Il n’eut d’ailleurs aucunement besoin de mettre fin à ce semblant de conversation, puisqu’Arthur fût le premier à tourner les talons et à s’échapper du corridor qu’ils occupaient. Abandonnant son fils à ces rudes paroles. Chacun des verdicts du roi était murement réfléchis cependant. Epaulé par ses fidèles chevaliers, il rassemblait régulièrement sa cour restreinte au sein de Camaaloth pour songer à l’avenir de son peuple et des terres qu’il gouvernait. Avait-il alors pris en compte le danger non négligeable et les conséquences désastreuses que pourrait provoquer un tel jugement ? Certes, Gaston devait bien admettre qu’il était de loin le plus ambitieux de sa fratrie, mais était-ce un pêché que de vouloir le meilleur pour ses terres ? Il n’avait pas l’étoffe de son père, bien sûr, mais il aurait pu apprendre. Faire de ses défauts de réelles qualités. Mais rien de tout cela ne verrait jamais le jour. Il continuerait de défiler dans les rues, affublé de son statut d’héritier déchu, marchant aux côtés de son frère, roi. C’est là le seul avenir qui l’attendait.

Ses pas résonnaient entre les couloirs froids de la forteresse. Les quelques visages qui croisèrent son chemin furent les victimes de sa mauvaise humeur du jour. La nouvelle allait se rependre dans le royaume telle la peste. Et il les voyaient déjà, ces misérables sujets, pointer du doigt l’aîné ridicule de la famille. Encore une fois. Le poing serré, il se faisait violence pour ne pas l’écraser contre les quelques regards (faussement) attristés des servantes qui croisaient son chemin. Des cafards qui seraient bientôt à ses pieds… Armé de son esprit vengeur, les idées fusaient déjà pour faire regretter à son géniteur l’affront qu’il venait de réaliser. Si Gaston ne pourrait obtenir la succession qui lui revenait de droit, alors personne ne l’obtiendrait… Regagnant ses appartements, le jeune prince ne manqua pas d’emporter avec lui la première carafe de vin qui lui tendit les bras. Il comptait bien passer la journée à boire jusqu’à en être ivre, et éventuellement laisser court à son imagination débordante en matière de cruauté. La porte boisée de sa chambre grinça lorsqu’il l’ouvrit tout en avalant une large gorgée de son nectar préféré. Son regard, teinté de surprise, se posa alors immédiatement sur le benjamin de la famille. « William… Que fais-tu ici ? » Ses intonations sonnaient davantage comme un reproche que comme un réel questionnement. C’était trop demandé que de pouvoir s’alcoolisé en paix ? S’il n’avait jamais porté ses frères dans son coeur, William demeurait peut-être le seul à qui il aspirait encore à adresser la parole. L’alcool commençant à faire son devoir dévastateur, les pas peu assurés du jeune prince le guidèrent jusqu’à son invité. Il le dévisagea un instant, soulevant ses yeux bourrés de rage vers le visage innocent du bâtard de la famille. « Va jouer dehors tu veux, et laisse-moi. » Sa voix siffla un ordre non négociable. A l’instar de son père qu’il ne fallait pas contredire, Gaston pouvait se montrer terriblement persuasif lorsqu’il imposait un ordre. Etait-il venu se moquer de la nouvelle ? Parce que bien sûr, Arthur n’avait certainement pas omis d’informer toute la famille de la petite tête blonde si parfaite et chérie qui le succèderait. Mais James aurait-il seulement l’occasion de pouvoir vivre assez longtemps pour assister à la cérémonie du couronnement ? Il serait naïf de penser que Gaston ne tenterait rien suite à la bombe que son père venait de lâcher. Cette idée folle ne manqua pas d’arracher un ricanement amusé à l’aîné, pensif. Il fit volte-face, ignorant royalement William qui demeurait à ses côtés, avant de s’abandonner dans l’une des chaises boisées qui ornait la pièce. Un soupir s’échappa de ses lèvres tandis qu’il relevait les yeux vers lui. Pourquoi diable était-il encore là ? Oust, dehors les bâtards. « Ou peut-être souhaites-tu réaliser une jolie courbette avant de rejoindre les corbeaux par la fenêtre ? » Sourcil arqué, Gaston ne plaisantait que rarement lorsqu’il professait des menaces de ce genre. Mais ce sourire empreint d’animosité semblait indéfectible ce jour. Fort bien, qu’il reste là. S’il ne pouvait passer ses nerfs sur l’héritier de Camaaloth, c’est son bien aimé demi-frère qui en ferait les frais.
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MessageSujet: Re: a dead for the raising (william) Ven 16 Nov - 20:30

    Les nouvelles allaient vite dans le royaume. Certaines étaient vraies et d’autres fausses. Mais celle-ci était sans aucun doute vraie aux yeux de William. Même s’il ne vivait plus dans les appartements de Camaaloth, il avait toujours du monde prêt à lui donner des nouvelles. De plus, même s’il n’était pas le fils légitime d’Arthur, il se devait de remplir ses obligations royales. Elles étaient bien plus légères et beaucoup moins importantes que pour James, Philip et Gaston, mais quand même, il se devait d’être présent. Il avait donc entendu dire que le prochain roi ne serait pas Gaston, mais James. Evidemment William se doutait que tout cela avait été calculé par Arthur. Il savait que la relation de ce dernier avec James était tendue, surtout par rapport à sa relation avec Blanche-Neige. Cette dernière était pourtant une jeune femme tout à fait agréable. William ne l’avait rencontré qu’à quelques occasions, mais elle avait toujours été douce et gentille avec lui. Sa famille dans son ensemble était donc plutôt belle vue de l’extérieur. Mais de l’intérieur, elle était pourrie jusqu’à la moelle. Il en était lui-même un exemple en étant le fils de Guenièvre et Lancelot. Mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’il n’appréciait pas chaque membre de sa famille. Il y avait évidemment des exceptions comme pour Arthur et Gaston. Mais au vu de la nouvelle qui se répandait sur ce dernier, William devait avouer qu’il était triste pour lui.

    Allant donc dans les appartements de Gaston, il alla à la fenêtre en attendant ce dernier. Il savait que leur relation était tendue et même parfois agressive, mais il restait malgré tout son frère. Regardant donc par la fenêtre, le plus jeune devait avouer qu’il ne savait pas vraiment quoi dire à son aîné, mais il espérait que ce dernier ne serait pas trop violent verbalement avec lui. Evidemment, cela commença mal dès qu’il entra dans la pièce et qu’il le vit. Se tournant vers lui, William le laissa parler avant de se racler la gorge. Alors qu’il aurait aimé répondre, Gaston reprit la parole aussi vite et il le laissa faire, avant de baisser les yeux. Les intonations de son frère lui rappelaient souvent celles d’Arthur. Des souvenirs des coups et des mots utilisés par le roi actuel venaient donc lui glacer le sang. Enfonçant ses ongles dans ses mains, William tenta de se reprendre pour ne pas céder à la panique. Inspirant et expirant doucement, il tentait de reprendre une certaine contenance pour que son frère ne voit pas l’effet qu’il avait sur lui avec de telles paroles. Levant ensuite les yeux vers son frère, il l’écouta lui poser une question et Will secoua la tête, avant de se racler la gorge à nouveau et se donner une certaine contenance.

    J’ai appris la nouvelle et j’en suis désolé.

    William n’avait clairement jamais cherché à avoir le rôle du prochain roi. Ca n’était pas une idée qui lui avait traversé l’esprit par le passé non plus. Il aurait préféré être un chevalier, comme ceux de la table ronde. Malheureusement, ça ne pourrait jamais se faire.

    Il n’avait pas le droit de te faire une telle chose.

    Fixant son frère, il reprit un peu d’assurance.

    Tu veux … tu veux en parler ?

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MessageSujet: Re: a dead for the raising (william) Mer 28 Nov - 14:50

L’esprit destructeur, à cette heure-ci Gaston aurait probablement été capable de commettre le plus beau, le plus horrifique, et le plus sanglant des meurtres. Son cadet venait gentiment lui tenir compagnie, mais réalisait-il seulement qu’en cet instant, un rien suffirait à faire exploser la bombe à retardement qu’il était en ce triste jour. Prenant une profonde inspiration, le prince déshonoré accorda un regard affamé de représailles à son interlocuteur. Poing serré, esprit ailleurs, il ne cessait de s’imaginer la réaction de James face à une pareille annonce. Sans nul doute que le bougre devait jouir d’une satisfaction peu commune. Son désir le plus cher venait littéralement de lui être arraché, à tel point qu’une larme de rage venait de perler au coin de son œil. La carafe de vin -vide- qu’il tenait s’écrasa violemment contre l’un des murs de sa chambre, répandant plusieurs morceaux de verre le long de la pièce.  « Qu’est-ce que tu veux en fin de compte William ? Me prendre le peu qu’il me reste ? » qu’il cracha à l’égard de son spectateur. Sa haine dépassait tout ce qu’il avait pu connaître jusqu’à présent. Son cadet, innocence incarnée, ne ferait qu’en subir les désastreuses conséquences. Le bon chéri était venu sagement consoler son demi-frère, mais le connaissait-il donc si peu pour croire que Gaston fondrait en larme dans ses bras ? Un ricanement fou s’échappa de ses lèvres tandis qu’il se levait d’un bond du trône fictif sur lequel il siégeait. Si ses j ambes parvenaient à soutenir son corps, ses bras virevoltants de droite à gauche, eux, trahissaient clairement l’abus d’alcool dont il avait été la victime aujourd’hui. Il dansait, gentiment, en réalisant les cents pas dans cette si grande pièce. Et il riait, ce prince fou. « Tu devrais te réjouir. Avec un peu de chance, tu hériteras de mes appartements. Puisque notre père a décidé que je n’étais digne de rien. » Il accorda un regard amusé à son cadet. Le pauvre ne savait plus comment se tenir. Et c’est justement ce dont Gaston allait pleinement abuser ce soir : la naïveté de son frère. Il allait entendre ses maux, il allait recevoir toute sa rancœur et devoir considérer ses folles idées. Mais il avait au moins le mérite d’être présent, contrairement au reste de sa famille. Se stoppant net au milieu de la chambre, il expia un long soupire, les yeux clos. Difficile pour un homme dont l’orgueil dépasse l’entendement de réaliser qu’il venait d’être devancer par un autre. Inacceptable. Intolérable. Gaston, de loin le plus méritant de sa fratrie, dont l’estime avait été sauvagement attaquée par son propre géniteur. « J’aurais dû être le prochain roi... Et je le serai » souffla-t-il calmement de dépit. Ses yeux noirs se relevèrent vers William qu’il considéra un instant. Certes, le bâtard de la famille ne possédait pas réellement de grande valeur à ses yeux, mais il était là. Docile, à l’écouter sans fuir. Un large sourire vint illuminer les traits du bourreau. Il s’avança, lentement, jusqu’à poser ses deux mains sur les épaules du benjamin de la famille. « Je peux t’assurer, mon cher frère, que jamais je ne laisserai se produire ce couronnement. Quoiqu'il puisse m'en coûter. »  Qu’il murmura à son oreille. Une promesse qu’il tiendrait, quoique cela puisse lui en coûter. Il obtiendrait ce qu’il avait tant espérer un jour remporter. Comment ? Il l’ignorait pour le moment, mais de toute évidence il semblerait qu’il puisse compter sur le soutien de William. Du moins… c’était ce dont il venait de se persuader. Auto-proclamé l’être le plus méritant de la planète, Gaston n’avait aucun doute concernant la perfection qui l’incarnait et qui définirait son règne. Son ambition sans faille lui permettrait de déverrouiller les portes qu’on lui à cruellement refermer au nez.  « J’ai toute les qualités qu’un souverain devrait posséder. Ce n’est pas Arthur ou James qui m’empêcheront d’obtenir ce qui me revient de droit. »  Les yeux rivés sur William, il l’affublât d’une tape amicale sur l’épaule avant de reculer d’un pas. Sans baisser le regard, il épiait son frère à la recherche de la moindre hésitation de sa part. Les bras écartés, l’invitant à une accolade fraternelle, il laissa voler en un chuchotement son ultime question : « Alors mon cher William, je te le demande : seras-tu à mes côtés lorsque le moment sera venu ? »   Un rictus se faufila le long de ses lèvres à la fin de ses paroles, laissant planer le doute quant à ces intentions bien plus que malhonnêtes.
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