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jaws (bonnie)

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○● Zara Mahdavi ●○
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MessageSujet: jaws (bonnie) Ven 23 Nov - 12:26

« Maitre Mahdavi, votre rendez-vous de 14h, Miss Cartwright, est arrivée. » Le regard de l’avocate se pose sur les différents dossiers de son armoire déjà bien garnie. Un sourire carnassier étire ses lèvres – elle ne s’en rend même pas compte. Zara se lève, referme les portes de son armoire et observe quelques secondes la sublime vue que lui offre la baie vitrée de son bureau. « Maitre Mahdavi ? » La voix de sa secrétaire la rappelle à l’ordre. Il va falloir répondre, accueillir Bonnie Cartwright dans son beau bureau ; décoration moderne, espace large, bureau de ministre, table de travail, le cadre est idéal – il le faut bien compte-tenu des heures qu’elle passe dedans, le nez fourré dans ses dossiers à la recherche de failles. Et des failles, il y en a beaucoup dans le dossier Cartwright. Qui ne sont pas vraiment positives pour son client mais peu importe : la jeune femme a choisi de se défendre seule. Une situation qui ne manque pas d’amuser chaque avocat y étant confronté avec tout le mépris dont la profession peut faire preuve. D’autant plus lorsqu’on a à faire à Zara Mahdavi, qui cherche un peu plus chaque jour à se dresser au sommet de la chaine alimentaire – une sorte d’automatisme contre lequel elle ne lutte évidemment pas : quel intérêt y aurait-il à ne pas être au plus haut, au-dessus du plus grand nombre ? Son index droit appuie sur une touche de son téléphone fixe : « Vous pouvez la faire monter. Merci. » Dire que les relations sont tendues entre l’avocate et la partie adverse est un euphémisme : aucun des arguments de l’une ou de l’autre ne sont entendus. Bonnie s’arrête sur ce que Zara lui oppose comme étant des détails insignifiants en même temps qu’elle lui rappelle avoir signé de son plein gré un contrat, ce qui signifie (ce qu’elle ne manque pas de lui répéter avec un calme frôlant – et frôlant seulement – le foutage de gueule méprisant) l'expression de son consentement éclairé. En réalité, la demoiselle ferait bien mieux de se faire conseiller. Sans doute se ferait-elle beaucoup moins embrouiller par les paroles d’une partie adverse clairement compétente et peu encline à transiger sur quoi que ce soit – dixit le client de Zara, et ce malgré ses nombreux conseils allant dans le sens inverse : la situation donne droit à Miss Cartwright ; encore faut-il qu’elle soulève les fondements juridiques adéquats. Autant jouer sur ce terrain-là. Si Bonnie n’a pas fait appel à un conseil, c’est qu’elle n’en a probablement pas les moyens. Mais le système est fait d’une telle manière que chacun peut trouver un conseil (bon ou mauvais) abordable (souvent mauvais dans ce cas). Peu importe : Zara saura toujours diminuer la casse au maximum – c’est son atout majeur, sa spécialité, une grande partie de ses clients étant dans l’illégalité la plus totale. On frappe à la porte. L’avocate prend tout de même la peine de se lever – il s’agit de rester professionnelle – pour accueillir la partie adverse dans un sourire suffisant. Pas la peine de jouer les fausses gentilles, elle ne trompera personne à ce jeu-là et leur relation est déjà suffisamment négative pour qu’elle s’en donne la peine. « Miss Cartwright, » l’accueille-t-elle, toujours chaleureuse, toujours avec son sourire de suffisance proprement insupportable. « Je vous en prie, installez-vous, » offre-t-elle en désignant l’un des confortables fauteuils face à elle. « Vous désirez quelque chose à boire ? Thé, café, eau ? » Les formules d’accueil étant enfin prononcées, les deux adversaires vont bientôt pouvoir passer à autre chose : le cœur du dossier. Et l’objectif de la venue de Miss Cartwright puisque jusqu’ici, ce dernier reste vague. Bien sûr, il s’agit de parler de leur affaire en cours. Mais ce rendez-vous a été pris seulement quelques jours avant, sans qu’un message particulier ne parvienne à Maitre Mahdavi qui campe naturellement sur ses positions : Miss Cartwright a signé un contrat synallagmatique parfaitement légal. Aucun juge ne remettrait en cause la validité des clauses de ce dernier – bien que ce ne soit pas tant les clauses en elles-mêmes qui soient mises en cause, mais leur exécution. « Pourriez-vous m’expliquer les raisons de votre visite ? » Parmi tous ses dossiers en cours, celui-ci fait certainement partie des moins faciles à remporter – encore que, comme signalé précédemment, Miss Cartwright n’est pas conseillée par un professionnel et n’a pas mis le doigt sur la plupart des éléments juridiques pouvant mettre en difficulté son adversaire – adversaire, oui, parce que chaque affaire est un combat et peut avoir une incidence sur la réputation des combattants. Zara Mahdavi reste donc dans l’expectative : quelle carte va sortir Bonnie Cartwright de sa manche ?
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MessageSujet: Re: jaws (bonnie) Jeu 6 Déc - 23:01

Bonnie avait revêtu sa tenue de guerrière la plus efficace : une robe flattant ses courbes, des talons bien trop hauts, un maquillage parfaitement dosé et un inévitable rouge carmin sur ses lèvres. Point de rencard à la clé, mais un rendez-vous tout de même. Chez l'avocate de la partie adverse, en l'occurrence. Si Bonnie la savait redoutable, sa dignité l'empêchait cependant de le dire à haute voix, voire même de trop le penser, et se figurait qu'elle formait une adversaire tout à fait à sa hauteur et cela, même sans avoir fait bien trop d'années d'études. Et quitte à ne pas pouvoir utiliser le même jargon juridique que l'avocate Mahdavi, Bonnie comptait bien sur l'assurance qu'elle plaçait dans son physique pour la tirer de son mauvais pas. De son air de working-woman le plus sérieux, elle fit une entrée remarquée dans le bâtiment abritant les bureaux de l'ennemie du jour et fut accueillie avec froideur par ce qu'elle supposa être la secrétaire juridique. Autrement dit : la fille ni assez mignonne, ni assez intelligente pour occuper un poste un peu plus intéressant. « J'ai rendez-vous avec Maître Mahdavi. Merci de lui annoncer mon arrivée » déclara-t-elle de son ton le plus ferme – et autoritaire. Ne laisser transparaître aucune faille, même devant l'incapable face à elle. Tout était question d'apparences, plus encore lorsque le fond n'était pas son fort. La secrétaire finit par s'exécuter de mauvaise grâce, et Bonnie vit sa patience mise à rude épreuve le temps que l'avocate daigne accepter de la recevoir. Les yeux roulant jusqu'au plafond, elle ignora copieusement le luxe de l'endroit dans lequel elle se trouvait, obnubilée qu'elle était par l'objet de sa venue : faire valoir ses droits et repousser l'ennemi derrière sa ligne. L'ennemi en question ? Un pauvre type, trop gros, trop gras, trop vieux, et avec bien trop de temps à gâcher à lui pourrir la vie. Zara l'accueillit trop chaleureusement pour être honnête et Bonnie ne répondit que d'une salutation glaciale avant de s'installer avec élégance dans l'un des fauteuils désignés. Un fauteuil qu'elle avait sans aucun doute payé avec l'argent du truand qu'elle représentait, en bonne avocate véreuse se respectant. « Ca dépend, comptez-vous l'empoisonner pour vous sortir de vos problèmes ? » répondit-elle, pleine d'arrogance et jouant à jeu égal la suffisance à laquelle elle avait le droit depuis qu'elle avait mis un pied dans le bâtiment. « Les raisons de ma visite ? » Elle s'étouffa à moitié, outrée de la voir minimiser à ce point la gravité de la situation au point de prétendre ignorer l'énorme dossier qui était en train de se construire dans l'affaire l'opposant au vendeur véreux – dont le nom lui échappait par ailleurs tant son mépris pour lui étant grand. « Vous pourriez commencer par expliquer à votre client ce que signifie un vice de consentement ou, pour parler dans votre langage pompeux, un dol. » Elle esquissa un sourire satisfait à la seule idée d'avoir réussi à caser un mot tiré du vocabulaire juridique sans avoir l'air d'une parfaite idiote. Certes, il aurait fallu être stupide pour ne pas voir qu'elle n'y connaissait absolument rien, mais une partie d'elle espérait que son interlocutrice soit trop arrogante pour s'en rendre compte. « Le contrat que j'ai signé est nul et vous le savez aussi bien que moi. Je n'ai pas été informée de tous les vices cachés du local, votre client a opéré en toute mauvaise foi, autrement dit : ce contrat ne vaut rien. » Elle s'enfonça dans son siège, regard victorieux en prime, attendant le moment où Zara ne manquerait pas de surenchérir dans son langage barbare pour prouver un point et faire passer Bonnie pour plus stupide qu'elle ne l'était. Qu'importe. Elle, elle n'avait pas besoin d'utiliser des mots à plus de six syllabes pour obtenir gain de cause, plus encore compte tenu du fait qu'elle était parfaitement dans son droit. Son égo l'avait poussée à croire qu'elle pourrait tenir tête à une avocate et en plus obtenir ce qu'elle méritait, aussi comptait-elle sur ce même égo pour effectivement y parvenir. « Je refuse de verser le moindre centime jusqu'à ce que le contrat ait été revu et corrigé. Et tant que vous y êtes, je vous recommande de discuter avec votre client et le convaincre de baisser son prix de vente... dans son propre intérêt. Je suis encore courtoise, et persuadée que l'on peut trouver un terrain d'entente. Ce serait dommage de devoir en venir à des poursuites, je suis sûre que vous en conviendrez. » A l'entendre, on en aurait presque oublié que Bonnie Cartwright était comme un poisson hors de l'eau à cet instant précis, qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce dont elle parlait, mais qu'elle était encore persuadée d'obtenir ce qu'elle désirait. Non, à l'entendre, Bonnie était l'équivalent d'une femme d'affaire retorse, presque autant que celle assise face à elle.

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MessageSujet: Re: jaws (bonnie) Sam 8 Déc - 13:06

On peut faire passer beaucoup de choses avec le sourire. Tout un panel d’émotions allant de la joie à la tristesse – sans oublier le mépris et l’amusement –, toute une palette de sous-entendus ; on y fait passer ce qu’on ne dit pas tant le sourire sait faire naitre l’évidence. Le sourire de Zara Mahdavi à l’évocation d’un potentiel empoisonnement laisse transparaitre un amusement moqueur. Miss Cartwright est ce qu’on appelle communément une drama queen : tout est sujet à être exagéré à l’extrême et il faut bien reconnaitre qu’elle l’incarne à merveille, perchée sur ses talons hauts, dans sa robe de midinette, parée de ses airs glacials et de sa moue insatisfaite – tout laisse à penser que la pauvre partie adverse est bien partie en croisade contre son client. Elle a bien entendu raison de ne pas se laisser faire ; le système est ainsi fait et si tel n’était pas le cas (et s’il n’était pas si gratifiant), on n’appellerait pas Zara Mahdavi maitre. Elle sait, bien entendu, qu’aucune réponse ne devrait être apportée à la provocation de la jeune femme. Mais l’avocate préfère pousser son agacement plus loin et s’adresse à elle comme à une enfant : « Bien sûr que non Miss Cartwright, vous pouvez choisir votre boisson en toute sécurité. Je prendrai un thé, pour ma part. » Le ton se veut exagérément patient et rassurant. Dans ce genre d’histoires, il s’agit avant tout de prendre et conserver l’ascendant sur la partie adverse. Zara lui verse un regard interrogatif, prête à commander à sa secrétaire les boissons à leur apporter. « Quant aux problèmes que vous partagez avec mon client, je suis certaine que vous saurez vous montrer raisonnable. » Bonnie ne manquera pas de s’offusquer de cette provocation presque gratuite, d’autant plus face au sourire quasi maternel (et complètement carnassier) de l’avocate. Et ça y est. On part sur le dol, le vice de consentement, les vices cachés. Rien de nouveau sous le soleil : des paroles balancées dans les airs sans que la drama queen de Crescent Grove ne prenne la peine d’apporter des preuves tangibles – des rapports, des expertises : c’est que ça coûte cher, et que ces frais vont se rajouter à l’achat du local transfiguré en Kiss and Tell. Jusqu’ici, le dossier est vide, et ce n’est certainement pas Zara qui va lui donner le tuyau : que Bonnie Cartwright fasse ses armes seule, puisqu’elle n’est pas conseillée. Quoique le vocabulaire juridique sortant de la bouche de la demoiselle l’étonne un peu : on n’imagine pas vraiment une nana comme elle balancer dol, vice de consentement, vice caché sans avoir quelqu’un derrière elle. Zara ne change pas de position : elle est ouverte, droite, le cul confortablement installé au fond de son siège de ministre en cuir noir. Elle ne sera pas déstabilisée par trois mots probablement pas sortis de la caboche de la brunette mais si son intuition est bonne, il serait temps d’arrêter de s’amuser (se foutre de la partie adverse lui a toujours donné la sensation de jouer avec la nourriture) et de bien faire comprendre à son client que, comme déjà indiqué, son dossier est loin d’être aussi solide que ce qu’il se force à croire. « Miss Cartwright, » commence Zara. Pause – qui ne manquera pas d’agacer une fois de plus la jeune femme, qui devrait pourtant être amatrice des effets dramatiques : « Si vous avez de nouveaux éléments à verser au dossier, vous devez m’en informer afin que nous puissions avancer. » Et si tel n’est pas le cas, merci pour la visite de courtoisie.   « Comme vous l’évoquez très justement, vous n’avez toujours pas versé à mon client la somme due au titre du contrat – parfaitement légal de surcroît – que vous avez signé. » Pause encore : non, Maitre Mahdavi ne sait pas s’arrêter. Le silence s’installe quelques secondes de plus, alimente le gouffre qui les sépare. « Sauf erreur de ma part, » expression ô combien agaçante : « le Kiss and Tell, votre petit club, a déjà ouvert et mon client, malgré les difficultés qu’il rencontre avec vous, ne s’est pas opposé à cette ouverture. Avez-vous conscience que l’utilisation de ce local, alors même que vous considérez la vente comme étant nulle, est à ce jour parfaitement illégale ? » Nouveau sourire faussement bienveillant de Zara Mahdavi à destination de Bonnie Cartwright, qui signifie plus je vais te dévorer jusqu’à la moëlle que tout va bien se passer. Le fait est que la jeune femme ne peut légalement pas refuser l’exécution de ses obligations de paiement auprès de son client sous prétexte qu’il y aurait un dol (allons, supposons que le vendeur ait réellement eu l’intention de lui nuire), ou un vice de consentement ou n’importe quelle autre connerie : deux choses différentes. Dommage. A ce jour, Bonnie Cartwright n’est pas en droit de réclamer quoi que ce soit – le seul atout de Zara Mahdavi dans ce dossier, dans lequel elle est arrivée tardivement. C’est-à-dire au moment où on apprécie l’étendue des dégâts. « Il s’agirait donc avant toute chose de régler la somme due à mon client, sans quoi j’ai peur que nous soyons dans une impasse et nous devrions, à notre tour, engager des poursuites contre vous. » Zara se rapproche de son bureau, comme prête à confier une confidence rassurante à Bonnie : « Mais je suis certaine que nous n’avons pas besoin d’aller jusque-là. »
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