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› contexte : tales down the river.

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Dr. Facilier
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MessageSujet: › contexte : tales down the river. › contexte : tales down the river. EmptyMer 15 Aoû - 21:32

contexte de tales down the river
once upon a time

Grande enclave perdue au milieu de royaumes ennemis, il fut un temps où les terres prospères d'Erathia s'habillaient de sangs, où les cadavres jonchaient les rues, et où les hommes se livraient un combat sans merci dans l'espoir de conquérir un morceau de territoire. Des siècles d'une guerre fratricide, prenant pour origine deux frères désireux de s'emparer du trône et de son pouvoir après le décès brutal du Roi leur père. Les Guerres de Succession continuèrent bien après leur mort, et celle de leurs propres enfants. Erathia se scinda en territoires distincts, ennemis. Darkmoor, à l'Ouest, demeure aride des Dragonniers. Ravenshore, au Sud, baignée par les rives de l'Ardryll. Kriegspire, à l'Est, abritant l'ancienne cité des Nains. Caerwyn, au centre, enclave fragile soumise aux désirs de ses voisins. Frosgard, enfin, terres nordiques recouvertes d'un épais tapis blanc. Chaque région tenta d'obtenir le contrôle de la région voisine et de ses ressources en vain.

Personne n'a oublié les tragédies, familles décimées, amants séparés, enfants abandonnés, et lorsque le premier Traité de Paix fut signé, qu'Erathia naquit des cendres de la guerre, on se jura que plus jamais ne serait répandu le sang d'un autre. Des livres furent écrits, pour garder la mémoire collective, et les récits transmis de génération en génération. On instaura une royauté précaire, des régions vassales soumises au contrôle d'un Roi, Archibald, et on tua dans l'oeuf tout espoir de rébellion. Les Rois défilèrent les uns après les autres, fils, petits-fils, arrières-petits-fils, dominant la société patriarcale de leurs titres et pouvoirs. Erathia connut la prospérité comme jamais auparavant. On narra les exploits des Rois les plus célèbres, Roland, Gavin, Terrence, et l'on salua l'harmonie quasi parfaite d'Erathia. Mais la paix régnant sur le royaume connut une fin tragique lors de l'accession au pouvoir d'un usurpateur, Nicolai, dont la folie macabre lui valut le surnom de Roi Sanguinaire. Darkmoor et Kriegspire menacèrent de faire sécession et de prendre leur indépendance, tandis que les combats reprirent de plus belle. Seule la bravoure d'un homme, Vance, empêcha le royaume de sombrer à nouveau dans le chaos total. Unique héritier au trône dont on le priva avec violence, il mena une campagne militaire réussie et récupéra le pouvoir vaillamment, accompagné d'une armée entièrement dévouée à leur véritable roi et du soutien de la majorité de la population. L'éviction de Nicolai mit un terme définitif aux querelles entre territoires et Erathia retrouva son unité. Il régna plus longtemps que n'importe quel autre roi, cinquante-six longues années, et l'on loua sa sagesse et son intelligence stratégique. Le royaume s'épanouit largement, grâce à des traités de commerce entre chaque région, et il mit un terme à la hiérarchie patriarcale. Proche de la fin, il désigna comme successeur au trône sa fille aînée, Tiana, guerrière éduquée sur les terres de Patriona, plutôt que son fils benjamin. Très vite, la Reine montra qu'elle était digne descendante d'un père adoré du peuple, en usant de sa sagesse et de sa sagacité pour faire face aux quelques groupes dissidents. Elle accepta de sacrifier une partie de son pouvoir royal en offrant une forme d'autonomie aux régions, chacune gouvernée par des sujets loyaux.

Mais même son grand cœur et son intelligence ne purent rien face à la menace la plus cruelle qui se révéla par l'intermédiaire de son conseiller le plus précieux, Merlin, magicien capable de présager de l'avenir. Il la mit en garde contre le grand cataclysme, qui surviendrait inévitablement quelques mois plus tard, balayant tout son sur chemin pour ne plus laisser que des cendres. Une guerre qu'elle ne pouvait remporter, et qu'elle décida de ne même pas s'efforcer de mener. Au lieu de cela, elle fit un choix aux conséquences inimaginables : puisque Erathia était voué à disparaître, elle protégerait son peuple en les transportant par magie sur une autre terre créée selon son imagination. Elle fit appel aux magiciens les plus puissants, faisant fi de leur orientation mais mettant à profit leurs capacités pour imaginer un sort capable de tous les sauver. Quelques mois de préparation, à peine, pour un royaume tout entier. Lorsqu'enfin le grand jour arriva, à la veille d'une apocalypse annoncée, la Reine Tiana informa ses conseillers et amis les plus proches, les suppliant de garder le secret pour ne pas inquiéter son peuple. Merlin, Jafar, et bien d'autres unirent leur magie, prononçant les quelques mots qui les protègeraient définitivement de leur mort. Concentrée, mais incapable de calmer son inquiétude, la Reine ferma les yeux, murmurant elle aussi les mots magiques.

Elle sut, avant même d'ouvrir les yeux, qu'elle avait réussi. L'odeur chatouillant ses narines n'avait plus rien à voir avec celle de la Salle du Trône. Elle sentit la chaleur d'un rayon de soleil sur sa peau olivâtre, le son de l'agitation extérieure. Pourtant, lorsqu'elle ouvrit enfin les yeux, elle se confronta à une vision dépassant tout ce qu'elle avait vu dans sa vie : une ville futuriste, des chariots roulants sur des routes recouvertes d'une couche épaisse et grise. L'image hanta son esprit quelques secondes, tandis qu'elle tentait vaillamment de comprendre ce qu'il se passait. L'hésitation ne dura cependant pas longtemps. A peine une minute plus tard, elle oublia tout de son passé royal, sa mémoire comme magiquement effacée. La Reine Tiana disparut, pour renaître sous les traits d'une certaine Nola Rose.

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Dr. Facilier
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MessageSujet: Re: › contexte : tales down the river. › contexte : tales down the river. EmptyVen 23 Nov - 22:31

the chronicles of erathia (chapter 1.1) - the saviors
I am hope, I am light, and light can't destroy darkness, but it can create more light.
Trop occupé qu'il était à ruminer sur son triste sort, ce n'est pas le bruit qui interpella Finn, mais la lumière. Une porte entrouverte dans l'arrière-boutique qu'il n'avait jamais vraiment pris le temps de regarder, quand bien même elle fut-là depuis toujours, ce dont le magicien douta. Il questionna la propriétaire, qui envoya paitre le sale gosse, comme toujours et prétexta avoir plus urgent à traiter que le delirium grotesque d'un étudiant en manque – de substance, qu'elle croit, mais vérité étant que Merlin manquait cruellement de magie en ces terres ternes. Un manque qui incita le grand mage fait blanc-bec à s'extasier plus que de raison sur ce porte qui ressemblait à la moulure prêt à la porte du placard qui menait à Erathia. Ou plutôt, à sa penderie à Erathia. Elle avait toutes les allures d'un péage entre les mondes, et c'est animé d'un émoi certain que Merlin s'engouffra dans entrebâillement. Mais il ne pénétra pas dans l'armoire, ni quelconque passage dont il était maitre et particulièrement friand à l'époque. Erathia n'était plus là, et le réaliser de nouveau ne manqua pas de lui arracher un soupir plaintif. Pourtant, il fit connaissance avec ce qui serait peut-être le début d'un chapitre nouveau. La preuve que leurs histoires ne s'étaient pas arrêtées à ces alter-egos grotesques et que, malgré tout, la magie trouve toujours un chemin. Une bibliothèque, magnifique, grande, au-delà de tout ce que même Merlin pourrait imaginer. Il s'arrêta à la première étagère, et en tira un manuscrit où le nom « Cendrillon » figurait en lettres capitales peintes à l'encre dorée. Il feuilleta le manuscrit pour un découvrir l'histoire de Cendrillon racontée avec une justesse saisissante, jusqu'à mentionner Thalia Bradford, son quotidien, ses espoirs, ses petites désillusions et ses grands bonheurs. Sa découverte de la bibliothèque, surnommée la Celestial Library, dura bien des semaines. Chaque habitant y possédait un livre, et aucun n'avait l'air de manquer. Pourtant, une section bien particulièrement attira son œil. L'on y trouvait les ouvrages concernant certains habitants de passage, quelques voyageurs chanceux ayant brièvement séjourné à Erathia : Jacob Grimm, Wihelm Grimm, Robert Louis Stevenson, Arthur Conan Doyle, James Matthew Barrie, Clive Staples Lewis, Jules Verne et tant d'autres. Sur un large pupitre d'acajou reposait une série de livres, tous dans le même modèle que les autres, et une liste d'autres noms griffonnée à la va-vite y trônait. La liste des sauveurs. Maximilian, Greer, Laurel, August, Connor sont tant de noms qui figurent parmi le registre. Mais la bibliothèque refusa de livrer plus de clefs à Merlin et le laissa retourner à ses longues réflexions, heureuse de lui avoir donné de quoi nourrir un peu d'espoir. S'il avait consulté chaque libre, et vivait avec l'impression qu'il connaissait ces sauveurs au travers de leurs aventures, comme on connaissait les siennes au travers de roman de ce monde, quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur un nouvel habitant à Crescent Grove. Une première, puisque le quartier n'accueillait que les citoyens d'Erathia. Le type, plutôt grand, plutôt lunaire, lui sembla familier. On le lui présenta sous le prénom d'August. Puis vint Maximilian, Greer, Connor, et tous les autres...
Voilà de quoi perturber notre magicien, et le quotidien à Crescent Grove...

Higitus, Figitus...
Vous l'avez compris, si la présence des "humains" (que nous appellerons les sauveurs, puisqu'après tout, tout le monde est humain) a été suggérée dans les annexes, nous avons décidé de poser un cadre sur ces habitants particuliers.

Les sauveurs sont ces individus qui ne viennent pas du royaume Erathia, mais bel et bien du monde réel. Ils sont arrivés à Crescent Grove par la force du destin et certainement un petit élan magique qu'on ne saurait expliquer - ce qui ne signifie pas qu'il y a de la magie à Crescent Grove, attention !
Pour une raison ou une autre, chacun est animé par la ferme sensation d'avoir quelque chose à y accomplir, ou simplement par la conviction qu'une vie nouvelle les y attend. Certains sont parfaitement conscient d'où ils se trouvent, de la mission que les attend et surtout de qui les entourent. D'autres, au contraire, ne savent rien et l'apprendront, le coeur gonflé de scepticisme. Ce sont parfois des personnes lambdas, parfois peut-être un peu moins. Mais ce groupe de personnes est tout à fait aléatoire dans le sens où il n'y a aucune tranche d'âge, ni aucun background particulier.
Ils auront un rôle clef à jouer auprès de nos héros Erathien, mais ça, he bien, c'est un autre chapitre !

En attendant, sachez que ces personnages peuvent être librement adaptés en scénarios, et qu'il n'y aura pas de prédéfinis de la part du staff. Aussi, vous pouvez très largement en faire des pnj (personnages non joueurs) à utiliser selon vos besoins. (les prénoms donnés dans le petit contexte sont là pour meubler l'histoire, vous pouvez donc les créer, ou en créer d'autres)

Aussi, sachez que la Celestial Library n'est pas accessible, à moins d'être Merlin, qui va jalousement garder le secret aussi longtemps que ça lui sera utile.
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MessageSujet: Re: › contexte : tales down the river. › contexte : tales down the river. EmptyVen 18 Jan - 14:20

the chronicles of erathia (chapter 2.1) - something wicked this way comes
trust the magic of new beginnings

Bien des milliers d'années plus tôt

Des millénaires avant l'âge d'or des hommes d'Erathia régnaient sur ces terres et sur la légendaire cité d'Erendieren, les Dieux anciens. Ces créatures aux pouvoirs infinis ou presque menaient une existence prospère, gouvernés par le plus puissant d'entre tous, Odin. Les Asgardiens, ainsi qu'ils se surnommaient, créèrent ce qui deviendraient les terres d'Erathia, de Myst, mais aussi ce qu'ils nommèrent Nighon – la Nuit Eternelle, pour toujours terre sacrée des Morts et des Ténèbres. Dix dieux, aux pouvoirs aussi différents que complémentaires. Odin, le roi d'entre tous. Mais aussi son fils Loki, dieu de la discorde et de la malice, que l'on bannit d'Erendieren pour préserver la pureté de leurs terres du chaos destructeur de cet homme, jusqu'à la lande désolée de Midgard – le Monde du Dessous, aujourd'hui Erathia, d'où la magie coulait à flot, pure, inépuisable. On crut là avoir terrassé la plus grande des menaces, sans savoir que celle-ci grondait en leur sein. Car leurs héritiers, filles et fils de Dieux, eux-mêmes immortels et aux pouvoirs défiant l'entendement, voyaient d'un mauvais œil la suprématie indiscutée de leurs aînés. Dans le plus grand des secrets, ils fomentèrent contre les Asgardiens, créant à l'aide d'une magie aussi ancienne que sacrée, les pierres visant à annihiler le lien les reliant à l'immortalité. Lancés dans une expédition punitive à leur égard, ils massacrèrent chaque Dieu, se gorgeant de leurs pouvoirs pour mieux les réduire au néant. Seul leur échappa Loki, bien trop habile, bien trop malin pour ne pas se soustraire à leur cruauté sans limite. Dans l'incapacité de l'anéantir, les Dieux bannirent Loki dans les terres les plus reculées de Nighon, l'y enfermèrent à l'aide d'une magie ancestrale et se jurèrent de ne jamais le laisser en sortir. On veilla à installer un nouveau maître sur ces terres, Hadès, qui baptisa d'un nouveau nom la cité de la Nuit Eternelle. Les Enfers virent leur plus précieux occupant se débattre avec l'idée d'avoir vu les siens exterminés et fomenter une vengeance visant à récupérer ce qui lui appartenait de droit : le pouvoir. La suprématie. Une vie loin des confins de ces terres désolées, dans laquelle il sèmerait le chaos et la destruction.

Erathia, de nos jours

Sa revanche sur les Dieux était plus proche que jamais. Loki, fraîchement revenu errer sur les terres des mortels, avait profité de l'absence du maître des lieux trop occupé à assouvir sa propre soif de pouvoir, pour s'extirper de la nuit éternelle des Enfers. Sa surprise fut immense à la découverte de ce qui était devenu un royaume fait de province, gouverné par un roi et à l'abri des désirs capricieux de dieux réfugiés sur Erendieren, à présent nommée Myst. Des millénaires passés à fomenter son propre plan pour leur faire payer leur trahison mis soudainement à profit sous une identité nouvelle, éloignée de la légende que l'on racontait encore de famille en famille, des Dieux Anciens, d'Asgard, de lui. Il devint Docteur, et sans aucun doute le plus terrifiant d'entre tous : Bellamy, Augustus, Facilier. Sa magie, unique et terriblement puissante, lui permit de se fondre dans la foule, d'endosser une nouvelle vie, un nouveau passé, une nouvelle personnalité. Sorcier des bayous de Ravenshore, il mit à profit l'ignorance des hommes pour se créer sa propre légende, qu'il n'eut de cesse de développer et d'enjoliver, jusqu'à ce que son nom soit aussi connu que craint de tous. Il mit ensuite tout son plan à exécution. Pour punir les nouveaux dieux et leur orgueil, il ferait ce que personne avant lui n'avait jamais été en mesure de faire : briser les règles existantes de la magie, ramener sa famille à la vie et massacrer ses héritiers comme ils l'avaient fait avec leurs prédécesseurs. Mais briser les lois magiques, immuables – en apparence – sa seule magie ne suffirait pas. Seule une source de magie pure, depuis longtemps enfouie par les nouveaux dieux protecteurs de leurs pouvoirs, parviendrait à lui donner la puissance requise pour jeter le sort. Pour l'atteindre, Facilier se devait de composer avec l'une des lois premières, dont lui et Odin avaient été à l'origine : joindre la magie des sept ensemble dans un sort aux ramifications complexes et aux conséquences potentiellement dévastatrices. Et, conscient qu'il n'obtiendrait jamais l'alliance requise pour y parvenir, ordonna au coven sous ses ordres de maudire Erathia sous la forme d'une prophétie sibylline. Celle-ci prit vie au moment où Tiana vit la couronne déposée sur sa tête pour la première fois, déclenchant les prémices d'un cataclysme capable d'apporter à Erathia un nouvel âge de mort et de désolation. Facilier se servit des peurs et des croyances mortelles pour insuffler une vague de terreur chez la Reine, et offrir une solution au magicien le plus célèbre du royaume, Merlin : un sort à la puissance jamais égalée, mêlant les sept magies de l'ancien monde et du nouveau afin de préserver l'humanité. Un vil mensonge, croyait-il dans sa folie meurtrière, dont il se servirait pour détruire leur monde et ériger sur les cendres brûlantes un nouveau royaume parmi les siens, sur lequel il règnerait enfin en maître.
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MessageSujet: Re: › contexte : tales down the river. › contexte : tales down the river. EmptyVen 18 Jan - 14:20

the chronicles of erathia (chapter 2.2) - something wicked this way comes
Be hole, be dust, be dream, be wind. Be night, be dark, be wish, be mind.
Now slip, now slide, now move unseen, above, beneath, betwixt, between.

L'idée du Dr Facilier, parvenue jusqu'à Tiana par le biais de Merlin, fit grand débat au sein de son conseil. Des jours durant, chacun apporta son point de vue sans jamais pouvoir trouver résolution satisfaisante. Face au cataclysme approchant Erathia, et dont les premières conséquences se faisaient ressentir dans les eaux tempétueuses de la pourtant calme Ravenshore, la Reine fut contrainte et forcée de trancher, ainsi qu'il le lui appartenait. La mort dans l'âme, elle approuva le projet de ce magicien à la réputation douteuse d'un sceau royal, scellant le destin de milliers d'habitants. Mais, ainsi qu'elle le réalisa rapidement, pouvoir sauver la majorité, il faudrait en sacrifier quelques uns, faire un pacte avec le diable (presque littéralement) et accepter de gouverner pour le plus grand bien, quoi qu'il leur en coutât. Chaque seigneur, chaque conseiller impliqué dans ce projet d'envergure fit la promesse solennelle de ne jamais révéler à ses loyaux sujets plus qu'il n'était nécessaire. Ils promirent également de soutenir toutes les décisions, même les plus dramatiques au nom de la devise du royaume, « aerch popali art clante » - pour le bien du peuple. Et dieu seul savait combien il était lourd à payer, ce prix. Pour réussir l'impossible, ils devraient accomplir trois étapes, chacune plus périlleuse que la précédente.

SEVEN MAGIC BOUND TOGETHER
La première étape faillit ruiner l'intégralité d'un projet ne faisant déjà pas l'unanimité. Réunir les représentants des sept magies d'Erathia. On retrouva un mélange détonnant des personnalités mais surtout d'hostilité. Les rivalités firent rage, ainsi que l'absence totale de confiance les uns dans les autres, faillirent mettre un terme brutal à l'alliance déjà fragile de magie blanche et de magie noire. La cohabitation se fit au prix de l'objectif final et de la volonté inébranlable de Tiana, épaulée par son plus fidèle conseiller en la matière : Merlin. Grand mage d'Erathia et exécuteur du sort, ses relations avec chaque membre de la communauté magique permirent de les réunir et d'accepter de coopérer le temps d'un sort.

SEVEN ARTEFACTS TO GROW POWER
La magie seule n'aurait pu suffire à un sort d'une telle envergure. En plus de l'union sacrée des plus puissants magiciens du royaume, il leur faudrait également canaliser le pouvoir de sept objets, sept artefacts difficiles à trouver et aux propriétés souvent bien mal maîtrisées. Chaque région contribua à la recherche des artefacts requis. Darkmoor offrit un œuf de dragon, vestige d'une ère depuis longtemps achevée. Myst apporta une lampe de génie, celle-là même qui avait un jour accueilli le plus puissant de tous. Ravenshore quant à elle remit l'une des écailles de la toute première sirène maudite de Neveryd. A contrecoeur, Arthur accepta de donner sa plus précieuse possession : son épée Excalibur. Hadès contribua à la collecte en ramenant le sable du Tartare, au cœur des ténèbres de l'Enfer. Frosgard, enfin, récolta l'eau de la fontaine de jouvence dans laquelle seraient immergés tous les artefacts.

SEVEN SACRIFICES TO TIE THE SPELL FOREVER
Mais aucune étape ne fut aussi controversée, aussi débattue, aussi difficilement acceptée que la dernière. Car en plus de la magie d'Erathia et des artefacts, le sort de Facilier nécessitait également sept sacrifices, tous différents mais tous plus tragiques les uns que les autres. L'amour le plus pur, l'âme la plus sombre, l'intention la plus noble, la vie la plus longue, la possession la plus puissante, l'esprit le plus fort. Peu de gens étaient prêts à participer à l'un de ces sacrifices, et pourtant ils finirent par le faire - ou par y être forcés. Car comment imaginer d'accepter d'offrir en pâture certains aspects les plus sacrés de leur vie, ou même de leur âme, quand bien même s'agissait-il de le faire pour une noble cause ? On vola à certains - beaucoup trop - toute notion de libre arbitre au nom 'du plus grand bien'.

Et lorsque tous les ingrédients furent réunis, au septième jour du cycle lunaire, les magiciens et dieux unirent leurs pouvoirs pour assembler objets, magie et sacrifices et composer le sort le plus puissant jamais lancé pour l'unique bénéfice d'un homme désireux d'anéantir de façon permanente les lois les plus anciennes et les plus sacrées de la magie. Naturellement, une telle concentration de magie à un moment si particulier (la lune jouant le rôle de catalyseur) se devait d'avoir des conséquences imprévisibles et, en effet, plutôt que de rompre les lois magiques, transporta l'intégralité des habitants – Facilier compris – jusqu'à une terre où ils seraient en sécurité... mais privés de toute mémoire. Une conséquence a priori tragique, mais sans doute moins que celle des quelques personnes et dieux n'ayant pas eu la chance de voir leurs souvenirs effacés et qui vivent désormais avec la connaissance d'une autre vie, d'un autre monde.

and so it began...
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MessageSujet: Re: › contexte : tales down the river. › contexte : tales down the river. EmptyJeu 2 Mai - 19:24

the chronicles of erathia (chapter 3.1) - history repeat
the enchantment anniversary


crescent grove, may 9th 2019

« Je ne suis pas sûr de bien comprendre » déclara Merlin, sous les traits enfantins de son alter ego d'Erathia. « Il n'y a pas de magie ici, je ne vois pas comment ton idée pourrait fonctionner. » Il avala une gorgée brûlante de sa tasse de café, passablement agacé de devoir accorder un peu de son précieux temps pour un entretien avec le diable – presque littéralement. Face à lui, son interlocuteur se mit à rire, visiblement très satisfait de la réponse de Merlin. Facilier ne s'attendait pas à ce qu'il comprenne les subtilités, ramifications titanesques de la magie entreprise deux ans plus tôt pour les amener à la Nouvelle-Orléans, mais qu'il n'ait pas quitté le salon étouffant de Bellamy laissait entrevoir l'espoir d'une alliance dont il avait plus que jamais besoin. « C'est pourtant très simple. » Facilier se racla la gorge avant de se lancer dans son explication. « Il y a de la magie. Attends, laisse moi continuer » fit-il, en voyant Merlin prêt à l'interrompre pour protester. « Elle existe en quantité infinie, des particules qu'il est impossible de canaliser 364 jours par an. Mais il y a un jour en particulier où la concentration de particules magiques augmente brutalement. Vingt-quatre heures où, avec les bonnes connaissances, il est possible de la canaliser. Le jour anniversaire de notre arrivée. Vois-tu mon vieil ami, j'ai entrepris cette quête l'an dernier mais il était encore trop tôt pour atteindre mon objectif, il n'y avait pas encore assez de magie. Mais cette année... cette année... oh, tant de choses se sont passées... » Un éclair de malice traversa son regard, soudain enchanté. « La frontière commence à se réduire, pour certains habitants du moins... N'as-tu pas remarqué des rapprochements pour le moins étonnants ces derniers temps ? Ou bien des objets retrouvés ? Ou bien les rêves étranges d'il y a quelques mois... ? » Il acquiesça, très satisfait. « La barrière de leur mémoire existe encore bel et bien, mais quelque chose d'intéressant est en train de se produire : la quantité de particules magiques augmente exponentiellement. Ma théorie est que cette augmentation est directement liée à cette barrière qui s'affine... » Ce fut au tour de Merlin d'éclater de rire, incrédule. « Impossible. Quand bien même ta théorie serait avérée, aucun habitant n'a retrouvé sa mémoire depuis notre arrivée. » Facilier tapota son genou, goûtant à la satisfaction de détenir la connaissance, d'en être le maître incontesté, libre de la partager ou non avec cet ingrat magicien. « Rien n'est impossible, nous en sommes la preuve. Et j'ai le sentiment que les particules de magie seront encore plus nombreuses le jour anniversaire de notre arrivée. Avec un peu d'aide, je pourrais sans doute les canaliser et récupérer suffisamment de magie pour rendre leur mémoire à tout le monde. » Si Facilier et Merlin avaient toujours divergé, tant en matière de personnalité qu'en matière de valeurs, s'ils avaient été ennemis plus qu'ils n'avaient été autre chose au cours de leurs longues existences, ils partageaient cependant un intérêt commun depuis leur arrivée à Crescent Grove : une envie tenace de récupérer leur magie, leur puissance, leur royaume et tirer un trait sur cette vie misérable les réduisant à des mortels dénués de pouvoir, sans plus de talent que n'importe quelle autre personne. Un intérêt commun, pouvant faire d'eux des alliés improbables dans leur quête pour retrouver Erathia. C'était fort de cette idée que Merlin soupira finalement, partagé entre l'agacement de reconnaître que Facilier était le seul, en-dehors de lui, à pouvoir y parvenir, et l'excitation d'une tentative prometteuse. « Bien. Je reste sceptique, mais à défaut d'avoir une alternative à proposer... » Le sourire sur les lèvres du Docteur s'élargit, ravi de la tournure de leur discussion, nettement moins ardue que ce qu'il avait imaginé. Pour une (rare) fois, il n'avait pas détourné la vérité à son avantage, ne cherchait aucun but secret, aucune fin justifiant les moyens : leurs intérêts s'alignaient réellement et, forts de leur magie, il était persuadé qu'ils parviendraient à rendre leur mémoire aux habitants de Crescent Grove – suffisamment du moins pour permettre le retour en intégralité de la magie dans ce monde, et l'utiliser à ses propres fins. Mais ça... c'était une histoire pour une autre fois. Chaque chose en son temps.
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MessageSujet: Re: › contexte : tales down the river. › contexte : tales down the river. EmptyLun 2 Sep - 12:11

return to erathia - alternate reality
nothing was ever the same


Prologue

Au prix de bien des efforts, Facilier avait fini par trouver la clé miraculeuse tant attendue. Certes, l'aide de Merlin avait indéniablement facilité ses recherches de longue haleine mais le résultat serait le sien, et uniquement le sien. Après des mois en quête de suffisamment de magie à Crescent Grove pour ouvrir le portail permettant de retrouver Erathia, il était enfin parvenu à trouver une source de cette magie, même dans ce monde-ci : puisque certaines personnes avaient conservé des symptômes, voire des souvenirs de leurs vies à Erathia, ne restait qu'à concevoir le sort qui permettrait d'embouteiller chaque usage, conscient ou inconscient, des résidus de magie encore présents. Chaque mémoire retrouvée nécessitant la présence d'une magie, chaque enchantement encore actif sur ses habitants, chaque voeu prononcé par Tiana devenue Nola, il les embouteilla littéralement dans une fiole, la magie impalpable finalement condensée en un liquide sombre et n'attendant que l'utilisation de son maître incarné. Si Merlin se satisfit aussi de cette fantastique nouvelle, tant il était pressé de retrouver sa puissance mais aussi le respect inspiré aux autres, il mit de côté une méfiance dont il aurait pourtant eu fort besoin, accordant à Facilier une confiance dangereusement aveugle qui finit par le perdre.

Car, tout alliés qu'ils furent le temps de trouver une solution à leurs problèmes, Facilier avait un plan qui n'incluait certainement pas le magicien, moins encore à présent qu'ils rentraient chez eux et que les alliances se déferaient sitôt leurs pieds foulant le territoire d'Erathia. Pas assez stupide pour imaginer une seule seconde qu'on lui accorde le moindre pardon, il avait de son côté fomenté ses propres projets avec pour ambition la même que celle à l'origine de la malédiction les ayant transporté à Crescent Grove : reprendre le pouvoir sur un royaume dont il était autrefois le plus grand des maîtres, asservir les nouveaux dieux, laisser le règne de la terreur et des méchants s'installer à Erathia tout en s'assurant que rien, ni personne, ne soit en mesure de le renverser...


Chapter I.

L'avènement du mal


Erathia est devenue une terre méconnaissable. Des décennies se sont écoulées (là-bas) depuis le cataclysme alors que le temps passe si lentement à Crescent Grove. La nature a repris ses droits sur l'homme, rendant les terres souvent sauvages, parfois hostiles. C'est une vision chaotique qui est offerte au regard arrogant de Bellamy Facilier à la seconde où ses pas foulent la terre promise. Un sourire moqueur traverse ses lèvres, et lorsqu'il aperçoit des dizaines d'autres personnes, toutes plus confuses les unes que les autres, partagées entre la mémoire d'une autre vie et un brutal retour à la réalité.

Les émotions se mélangent, s'entrechoquent, les amis sont devenus des ennemis, parfois des inconnus, et l'ajustement ne se fait qu'au prix de nombreuses semaines à accepter la réalité d'une vie qu'ils ne savaient même pas avoir un jour perdue. Pendant ce temps, Facilier, qui n'a aucunement besoin de s'adapter à cette vie qu'il a si ardemment souhaité retrouver, mène ses sombres desseins à exécution. En l'absence de la Reine Tiana, dont la rumeur veut qu'elle ait volontairement échappé à son devoir pour se cacher dans les contrées humides de Ravenshore, Facilier use et abuse de sa magie pour faire enfermer Merlin dans la seule prison dont il sait qu'il ne s'échappera pas, là où ses pouvoirs ne servent plus à rien. Il ne lui faut que quelques mois pour se proclamer Roi et prendre le pouvoir sur Erathia. Mais pas à Caerwyn, à Myst, où la magie coule dans chacune des sources de ces terres divines. Ah, l'ironie, de prendre à ceux qui ont un jour tenté de le détruire, l'endroit même où ils se pensaient en sécurité. Car la magie est capricieuse, imprévisible, et les dieux n'ont retrouvé qu'une infime, minuscule partie de leur puissance divine.


Chapter II.

Le nouvel ordre.


Une alliance se forme au prix d'ardentes négociations et en retour pour un semblant de loyauté, Facilier octroie à Jafar les terres de Darkmoor, au Seigneur Arthur Kriegspire, et à la nouvellement créée Maison Beckwith, seigneurie de la piraterie, les îles de Ravenshore. Toute personne opposée à cette domination du mal se voit emprisonnée (dans le meilleur des cas) ou bien exécutée (le plus souvent). C'est une ère de terreur qui prend place, une ère où l'on ne sait à qui se fier, ni des autres, ni de soi-même. Le Roi Facilier décrète que ce royaume sous sa coupe se nommera Blackspire plutôt qu'Erathia, illustre nom de temps immémoriaux où, comme maintenant, il était encore tout puissant. Un chaos sans précédent règne sur les terres autrefois – relativement – paisibles à présent que le mal domine si visiblement. Il n'existe plus de place pour la pitié, ni pour la compassion, et ceux brimés, bridés si longtemps pour leurs tendances à la noirceur peuvent enfin faire montre de l'ampleur de leur magie et se réjouir de la terreur qu'ils inspirent à ceux laissés sans défense.

Mais dans l'ombre, les premiers balbutiements d'une résistance se font entendre, dirigée par nul autre que Peter Pevensie, autrefois chancelier de Caerwyn, cette ancienne capitale désormais ravagée par la magie noire, les meurtres, les incendies, la famine. Il n'en est qu'à ses débuts, ne sait toujours pas à qui se fier, mais commence à s'entourer de ceux dont il pense pouvoir obtenir le support dans une révolte.


Chapter III.

La résistance contre attaque.


Les semaines, puis les mois, s'écoulent, laissant aux feuilles délicates du printemps la froideur d'un hiver particulièrement rude. La famine fait rage dans plusieurs endroits de Blackspire, et notamment à Kriegspire où l'on murmure que le Seigneur Arthur est devenu complètement fou au point de s'aliéner le soutien déjà précaire de ses fils. A Caerwyn, la résistance prend de l'ampleur et s'octroie le nom de Whitespire, en évident parallèle à l'ordre actuellement établi. Au sein de cette résistance, l'on trouve les figures emblématiques d'Erathia pré-cataclysme : Peter Pevensie et ses plus fidèles partisans dont ses propres filles. Les frères Pendragon, à l'exception d'un Gaston ravi de prendre sa revanche morbide sur tous ceux qui l'ont humilié par le passé : James, désormais héritier de la lignée, Philip, et William en dépit d'un statut de bâtard. Lancelot, naturellement, s'est joint à la cause, en noble chevalier qu'il est. Le prince Eric et la princesse Ariel, désormais parents, ont également fait part de leur soutien depuis Ravenshore où ils luttent contre la domination pirate. De Darkmoor, enfin, Aladdin et Jasmine se sont rendus jusqu'à l'ancienne capitale pour prêter main forte. Chaque région représentée (à l'exception d'une Frosgard ne prenant, comme toujours, aucun parti), ne resta plus qu'à convaincre les dieux en piteux état de soutenir une cause, sur le papier, vouée à l'échec. Contre toute attente, ceux-ci acceptèrent pour la plupart d'aider, et c'est unis que la résistance de Whitespire s'attela à préparer le futur.


Chapter IV.

L'attentat de Cair Paravel


Si Blackspire continue de sombrer dans la noirceur, à l'image de son néfaste Roi, la Résistance œuvre dans l'ombre par des actions coup de poings. Mais l'heure d'une véritable révolte a enfin sonné, et c'est une attaque d'envergure qui se prépare au cœur de Cair Paravel, fief de la résistance occupée à en planifier les moindres détails. Une première attaque, sous forme de leurre, obligeant les armées de Facilier à se défendre par les armes au cœur de Kriegspire, suivie de la véritable offensive avec le cœur de la Résistance, en nombre, en puissance, en résignation teintée d'espoir et la certitude de périr pour la cause noble et juste. Les derniers préparatifs sont en cours de finalisation quand les cloches donnent l'alerte, quelques secondes à peine avant un bruit assourdissant suivi de l'effondrement d'une partie du palais. Les murs sont éventrés par la violence d'une magie terriblement puissante et destructrice, mais la poussière et les gravats ne laissent même pas entrevoir un morceau de ciel. Sous le regard des quelques survivants, c'est un monde monochrome d'un blanc gris qui se dessine : la seule vision qui les entoure alors, celle de leur fief ravagé et des vies perdues avant même d'avoir fait quoi que ce soit.

Les pertes sont terribles pour la Résistance : la moitié de ses membres sont morts, ou rendus infirmes, et la foi qui les avait jusqu'alors portés a disparu au profit de la certitude que rien, ni personne, ne triomphera de Facilier et de ses alliés. La confiance s'évapore, d'autant plus que la Résistance a perdu son leader de facto. Peter Pevensie, Seigneur de Caerwyn, s'est éteint en tentant de protéger l'une de ses filles de la chute d'un mur sur elle. Abattus et privés du moindre espoir, les membres se divisent, puis se séparent : certains prennent la direction de Frosgard, où ils pensent pouvoir trouver un semblant de refuge, tandis que d'autres se rendent au cœur de Murmurwoods.


Chapter V.

Les anciens dieux et les nouveaux dieux.


Les mois qui suivent marquent l'apogée de la terreur à Blackspire. Partout, l'on voit des hommes, des femmes et des enfants périr, lorsqu'ils ne sont pas placés sous le joug de maîtres à l'âme noire. Les plus chanceux meurent les premiers, quasiment sans douleur, tandis que les vivants, eux, doivent tenter de trouver dans leur quotidien des parcelles d'espoir auxquelles se raccrocher. C'est l'âge d'or des monstres au pouvoir et l'on dit que la Résistance est belle et bien finie. C'est pourtant mal connaître les plus acharnés de justice et de noblesse. Dans l'ombre, celle-ci se reforme et développe un nouveau plan, presque plus fou que le premier. Puisqu'aucun d'eux ne possède la puissance nécessaire à défaire Facilier, il faut trouver celui qui pourra le faire. Merlin est emprisonné depuis de nombreux mois dans la prison la mieux gardée du royaume, mais en dépit de certaines tensions internes (dont Zeus, agacé par cette compétition lui qui était autrefois le plus puissant de tous les Dieux), un plan est mis en place pour délivrer des entrailles d'Olsâny le magicien Merlin. Non sans mal, et au prix de nouvelles pertes dans leurs rangs, la Résistance parvient à son objectif après plusieurs jours de quête. C'est triomphants qu'ils quittent Caerwyn pour retrouver leur quartier général à Murmurwoods, leurs rangs agrandis d'un membre, et un membre particulièrement important : Merlin. Affaibli, mais désireux de prendre sa revanche sur l'homme qui l'a trahi, c'est sur lui que l'on compte pour rééquilibrer la balance. L'espoir renaît pour la première fois depuis très longtemps, et il est temps de se battre pour retrouver la paix dans leur royaume.


Chapter VI.

La bataille du Mont Olympe, Part I.


Des mois se sont écoulés depuis que Merlin a été libéré de sa prison, et s'il n'est pas encore revenu à sa gloire d'antan, sa magie, elle, a recouvré toute sa puissance. Rien n'a été laissé au hasard dans tout ce qui a mené à cet instant précis, sur le Mont Olympe, où deux armées se font face. Celle de Facilier, gonflée dans ses rangs de magiciens et autres pirates. Face à elle, celle de la Résistance, de Merlin, dont le retour a insufflé l'espoir nécessaire pour convaincre bien des gens de les rejoindre. Dieux et mortels, magiciens et humains, tous se liguent pour faire barrage au mal qui menace de tout détruire sur son chemin. Entre la libération de Merlin et cette bataille finale, bien des plans ont été déjoués, bien des guerres ont été menées, certaines plus fatidiques, plus périlleuses que d'autres. Lorsque la bataille commence, sans Merlin dans un premier temps, c'est dans un chaos sans nom, de fers, d'armes de jet, mais aussi de magie. La lutte fait rage des deux côtés, sans qu'aucun ne soit prêt à céder. Des heures durant, des hommes s'affrontent pour le contrôle d'un même territoire, mais surtout pour ce qu'il y a de plus trivial : le bien, contre le mal. Jusqu'alors tous enfoncés dans leurs certitudes, dans ce combat manichéen des bons contre les mauvais, le choc est d'autant plus brutal lorsque la Résistance est trahie par l'un de ses membres les plus proéminents : James Pendragon, qui a fomenté une alliance en secret avec l'ennemi, prêt pour retrouver son épouse à trahir tous les codes, tout l'honneur, toute la noblesse qui le caractérisaient. L'ampleur de la trahison plonge la Résistance dans une douloureuse anesthésie, dont profite le camp ennemi pour détruire, encore et encore. Les corps jonchent cette terre divine, quasi-sacrée, sans qu'on ne soit réellement en mesure de savoir à quel côté ils appartiennent.

Tandis que l'on pensait l'espoir mort avec la trahison de l'un des leurs et la puissance indiscutable de Facilier et de ses sbires, celui-ci renait avec l'apparition miraculeuse et tant espérée de Merlin sur le champ de bataille. Dans ses yeux brille une lueur familière à quiconque le connait : celle de l'avidité, du pouvoir, et toute trace de fatigue s'est envolée. Par le biais d'un sort de connexion, travaillé par le magicien dans le plus grand des secrets, il parvient à canaliser la magie de tous ses alliés, lui offrant la puissance de dizaines de personnes douées de magie, ainsi que celle de dieux prêts à mettre leur égo de côté pour l'espoir d'un lendemain plus heureux. L'équilibre est retrouvé dans les forces qui s'affrontent, et se prépare alors la bataille la plus spectaculaire de tous les temps.


Chapter VII.

La bataille du Mont Olympe, Part II


Si les combats continuent, plus ardents que jamais, ce n'est rien comparé aux deux pouvoirs qui s'affrontent et se rendent coup pour coup, chaque sort lancé plus dévastateur que le précédent. Leur terrain d'affrontement est en piteux état, et menace même de s'effondrer. C'est que le Mont Olympe n'a jamais été créé pour soutenir une bataille d'une telle envergure, et ce sont ses fondations divines elles-mêmes qui sont à risque. Facilier et Merlin se livrent un duel sans merci, et c'est avec la plus grande des surprises que les combattants découvrent que Facilier, tout immortel semble-t-il être, s'affaiblit à mesure que le combat avance. Il en va de même pour Merlin, quoi que cela ne choque personne : tant de magie concentrée dans une seule personne est beaucoup trop intense, beaucoup trop grand pour être soutenable si longtemps. Des heures, des jours durant, le combat continue jusqu'à ce que l'impensable se produise. Là, au beau milieu du jour qui se lève, et après un coup qu'il pensait victorieux contre Merlin, Facilier s'effondre, consumé par l'abus de sa propre magie. Lorsqu'ils se relèvent l'un et l'autre, ils ne sont plus que des humains, mortels, sans pouvoir, sans rien d'autre qu'une enveloppe corporelle.

Les combats continuent pourtant, même sans leurs leaders, aucun camp prêt à céder à l'autre tandis que les enjeux sont si élevés. Il faut l'intervention de Zeus et un soupçon de diplomatie dont personne ne l'aurait pensé capable pour enfin faire cesser l'affrontement et mettre fin à la bataille du Mont Olympe : en faisant appel à leur lien fraternel, en rappelant à Poséidon et Hadès qu'ils sont les dieux originels, les créatures les plus puissantes d'Erathia avec ou sans toute leur magie, il parvient à provoquer l'électro-choc nécessaire chez eux pour arrêter de chercher à s'entretuer. Lorsque Jafar cesse le combat, l'essentiel du camp de Blackspire fait de même, épuisés, à bout, conscients que sans la magie de Facilier, ils sont à la merci du camp adverse. C'est dans un dernier combat, épée contre glaive, que la trève est enfin signée – ou plutôt, que le mal est enfin repoussé pour faire sortir victorieux de cette guerre Whitespire. Jafar, qui ne fait rien sans rien, n'a accepté qu'à la condition qu'il n'y ait aucune répercussion sur lui, ce à quoi son frère Zeus s'engagea. La fin de la guerre est enfin déclarée.


Épilogue


Si le calme est revenu en apparence, que Blackspire a rendu à Erathia son nom et que la Résistance est officiellement victorieuse, les blessures et les conséquences de la guerre sont terribles pour tout le monde : chacun a perdu quelqu'un qu'il connaissait, ou doit assumer les conséquences de leurs actes et de leurs choix. Et pour ne plus jamais revivre ce qu'ils ont vécu, certains membres clés de Whitespire a pris une décision aussi irrévocable qu'inédite : dissoudre le royaume, et ne plus garder que des régions indépendantes les unes des autres. Chacune possèdera son autonomie, son pouvoir de décision mais aussi toutes les difficultés que leur indépendance peut engendrer, puisqu'il n'est désormais plus possible de profiter aussi facilement des ressources d'autres régions. La décision fait grand débat, quoique beaucoup saluent la fin d'un royaume et l'avènement de dynasties aux relents vaguement démocratiques. Mais le calme n'est qu'un subterfuge, la victoire de la Résistance, un prélude à la revanche de Blackspire qui n'a certainement pas dit son dernier mot...
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