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you should've taken the stairs (liam)

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way down the river we go
Alexis Majken
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MessageSujet: you should've taken the stairs (liam) you should've taken the stairs (liam) EmptyDim 25 Nov - 17:21

On se dit rarement qu’un ascenseur est un lieu de rencontre : les gens passent, s’arrêtent le temps de quelques étages, dans l’attente, suspendus dans le vide par une cage métallique dans laquelle, souvent, rien ne se passe. Les gens se regardent à peine, moins de la moitié salue ceux qui sont déjà dans la boite ; ceux qui étaient ensemble continuent leur conversation comme s’ils étaient seuls au monde et ceux qui n’avaient pas déjà de compagnie restent dans leur solitude. Aller dans un ascenseur, attendre et sortir une fois l’étage attendu atteint est une chose relativement simple, qu’on fait sans s’en rendre compte. Zara est d’ailleurs rentrée dans l’un des nombreux de son immeuble le nez dans un courrier ; ce n’est qu’après avoir appuyé sur le bouton de son étage qu’elle se rend compte de l’énorme gaffe qu’elle vient de faire. Trop tard pour revenir en arrière : les portes de l’ascenseur se referment sous son nez. Bien. Parfait. Sa journée avait un objectif. Un objectif consistant à ne pas croiser un client en particulier, et ce client n’est autre que celui qui se trouve à derrière son épaule droite dans l’ascenseur. L’avocate pousse un soupir las. Liam Abernathy n’est pas ce qu’on peut appeler un client comme les autres. Oh, son affaire n’est pas très complexe, ni même difficile à remporter. Il ne s’agit pas non plus d’un problème d’ordre moral ; on sait bien que de ce côté-là, on n’a rien n’a pas à s’inquiéter de Maitre Mahdavi. Il s’agit en réalité d’une sombre histoire de harcèlement sexuel où la victime (la plaignante) s’avère être en vérité la harceleuse. Pas d’élément suffisamment probant pour que la plainte soit prise au sérieux, mais ce con de procureur en fait une affaire d’état et le dossier prend une ampleur ridicule. Enfin rien de compliqué en soi tout de même. D’un autre côté, l’histoire entre Liam et Zara remonte à plusieurs années : celles où ils ont formé un couple parfait se sont envolées et ont laissé place à une rupture fracassante – à quoi pouvait-on s’attendre d’autre ? – et un souvenir particulièrement amer pour l’avocate qui, évidemment, n’oublie rien. Et depuis, zéro signal, rien du tout : Zara Mahdavi a rayé Liam Abernathy de sa vie et s’est jurée de lui faire vivre un enfer si jamais il recroisait sa route. Manque de chance : quatre ans après leur rupture, la voilà contrainte et forcée de le défendre dans cette affaire après que son avocat – un collègue absent pour raisons de santé – lui ai légué le bébé sans qu’elle n’ait son mot à dire. Dans quel monde on vit, tout de même… Professionnelle jusqu’au bout des ongles, Maitre Mahdavi a donc accepté non sans peine le cas Abernathy, comme elle l’appelle avec mépris. Elle sait qu’il vient déposer un document en mains propres à sa secrétaire et Zara n’a pas fait attention à l’heure – en même temps, avec le nombre d’ascenseurs dans cet immeuble, les chances de se croiser étaient infimes. Mais elle décide de le prendre avec philosophie, c’est-à-dire faire comme s’il n’existait simplement pas. La pilule serait passée et la journée continuerait son cours normal comme si ce moment désagréablement inattendu d’ascenseur partagé avec Liam Abernathy ne s’était jamais produit. Quelques secondes. Juste quelques secondes à se maudire d’avoir gâché autant de temps de sa vie avec lui et à réfréner ses envies de le dégommer sur place ; ça aussi, c’est facile. Plus qu’un étage. Bom. L’ascenseur s’arrête, les lumières s’éteignent, celles de secours s’allument aussitôt. La cage ne bouge plus. « C’est une blague ? » fulmine déjà Zara, pour qui les conditions de patience optimale ne sont clairement pas réunies. Bien évidemment, cette question n’est destinée à personne : que son ex ne se sente pas obligé d’y répondre – le seul mode de communication qu’ils adoptaient jusqu’alors (et probablement la seule chose au monde sur laquelle ils pourraient se mettre d’accords aujourd’hui) était essentiellement composé de textos et de mails. Pas de confrontation directe et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Bien entendu, Zara, au sommet de son impatience, appuie frénétiquement sur les boutons d’alarme et d’appel de secours. Mais rien ne fonctionne. L’avocate sort son téléphone de sa poche : pas de réseau. Evidemment. La voilà donc coincée avec Liam jusqu’à ce que quelqu’un s’en rende compte et vienne les sortir de là. Hors de question que ça dure : elle n’a pas de temps à partager avec lui. Alors elle se résigne, puisque frapper indéfiniment ces boutons ou les murs de l’ascenseur ne changera probablement rien – d’autant plus qu’ils ne doivent pas être les seuls concernés –, à lui adresser la parole, parée de tout son mépris : « Pas de réseau. Une idée ? » Cinq mots. Pas de phrase sujet verbe complément. Le ton est donné.
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Liam Abernathy
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MessageSujet: Re: you should've taken the stairs (liam) you should've taken the stairs (liam) EmptyDim 30 Déc - 4:42

Liam ne pensait pas mériter que le karma s'acharne sur sa pauvre personne. Certes, il avait maintes fois fauté et n'était certainement pas la perfection faite homme -surtout sachant qu'il ne mettait pas beaucoup du sien pour accomplir cet objectif-. De là à mériter un quart d'heure dans la cage de l'enfer avec son ex qui lui en voulait à mort -et encore, c'était un doux euphémisme- ? Définitivement non. Le côté ex était déjà suffisamment difficile à supporter pour qu'il doive en plus de ça affronter Zara Mahdavi, créature féroce qui lui aurait sûrement arraché le coeur avec les dents s'il lui en avait donné l'occasion. Il s'en était pourtant bien sorti, jusque là. Si le destin ne lui avait pas vraiment rendu service en confiant son cas à Zara suite au départ de son avocat attitré, il avait pourtant réussi à ne pas lui parler une seule fois de vive voix depuis la passation du dossier. Un deal qui n'était certainement pas pour déplaire à Zara qui s'épargnait ainsi la vision d'un homme qu'elle avait tout simplement fait disparaître de sa vie, et à juste titre. Si sa fierté lui soufflait parfois que leur rupture pure et simple de contact avait été décidée d'un commun accord, force était de constater que Liam n'avait pas eu son mot à dire dans l'histoire une fois la vérité avouée à Zara, quatre ans plus tôt. Son infidélité physique et sentimentale avait fini d'enterrer leur histoire et ses chances de garder Zara dans sa vie de quelque façon que ce soit. Ca n'avait pas été facile, au début -et ça ne l'était d'ailleurs toujours pas- mais Liam avait au moins assez de respect pour ne pas laisser ses états d'âme aller à l'encontre de la ferme détermination de Zara : en ce qui la concernait, Liam Abernathy ne faisait plus partie de ce monde. Et pourtant le destin en avait donc décidé autrement, choisissant de réunir les anciens amants dans le pire des endroits, hantise des claustrophobes -et de Liam, à compter de ce jour-. Quand il vit la brune rentrer à son tour dans l'ascenseur qu'il occupait déjà, il se plia à son attitude en bon toutou docile désireux d'éviter un incident diplomatique : il accepta ce silence de mort, ravi d'avoir à affronter son dos plutôt que son regard. Tout se déroulait plutôt bien au vu des circonstances. Jusqu'à l'arrêt de l'appareil. Et le début de l'enfer. Liam aurait bien largement préféré une insupportable envie de pisser à la compagnie de Zara dans une pièce si étroite. Enfin, il était trop tard pour rêver à mille autres scénarios : le mal était fait, ou du moins ne tarderait pas à l'être. « Oui, Zara, c'est une blague. » Il aurait préféré. Il se garda bien de répondre, préférant repousser au maximum le moment où il ouvrirait la bouche, conscient qu'il s'agirait du début officiel des hostilités. Le moment ne tarda d'ailleurs pas à arriver, quand la brune daigna s'adresser à lui. « La patience ? Paraît-il que c'est plus efficace que l'hystérie. » Tripoter tous les boutons à la fois ne s'imposait en effet pas comme la meilleure des solutions et Liam ne pouvait décemment s'empêcher de le faire remarquer. Vu le regard qu'elle posa sur lui -le premier-, il estima cependant plus sûr de continuer. « Je dis ça, je dis rien... » Il aurait sûrement été plus judicieux de ne rien dire, en effet. Il avait baissé la voix et haussé les sourcils dans l'espoir de ne pas se faire égorger, quand bien même il ne pouvait s'empêcher de prendre un soupçon de plaisir à la torturer. Zara démarrait au quart de tour et il en avait souvent abusé, à une époque plus heureuse. « Tant qu'à faire on pourrait passer le temps. Tu veux m'expliquer comment tu vas me faire gagner mon affaire et prouver au monde mon évidente innocence ? » qu'il tenta en faisait la moue, pas encore assez fou pour tenter un sourire mais suffisamment téméraire pour une tentative de conversation. « J'espère que mon dossier ne va pas t'inspirer et que t'éviteras de porter plainte contre moi pour harcèlement en sortant de cet ascenseur. » Va pas lui donner de mauvaises idées, va.
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Alexis Majken
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MessageSujet: Re: you should've taken the stairs (liam) you should've taken the stairs (liam) EmptyJeu 3 Jan - 14:44

« Pardon ? » Piquée au vif, Zara verse à son ex un regard tout droit sorti de la bouche des enfers : s’il avait pu le carboniser sur place, Liam ne serait plus qu’un tas de cendres fumant. Il la connait pourtant. Il sait qu’elle pourrait lui tailler un costard digne des plus grands créateurs, histoire qu’il retourne sagement à sa place. Il en appelle à la patience : qu’il se la foute au cul. Evidemment, Abernathy ne manque pas de s’écraser. L’équivalent d’une caresse dans le sens du poil hérissé de la panthère, qui n’a besoin de rien pour lui sauter à la gorge. Sage décision. Je dis ça, je dis rien… Ridicule. Qu’est-ce qu’il y a, Liam ? On n’assume pas ce qu’on dit ? On a trop peur de faire de se faire ravager par l’ouragan Mahdavi ? C’est sur un ton sucré et d’autant plus menaçant que l’avocate répond enfin : « T’as pas envie que je devienne hystérique, alors sois gentil et tout se passera bien. » Pas de compris ? qui tienne, la leçon ne sera donnée qu’une fois. Si Liam ne la retient pas, qu’il se prépare immédiatement à passer l’un des pires moments de sa vie. Avec les compliments de Zara Mahdavi. L’avocate soupire : maltraiter ce pauvre (pardon, pauvre ?) Liam ne change rien à leur situation. Elle a, comme d’habitude, une tonne de choses à faire avant de pouvoir considérer sa journée comme étant terminée et n’a pas franchement de temps à perdre. Surtout pas avec lui. Lui qui commence à parler, et autant dire que le seul son de sa voix lui hérisse les poils. Pas envie d’échanger avec lui : sa demande précédente sur le fait d’avoir ou non une idée pour les sortir de là n’était en aucun cas une invitation à démarrer la conversation. Qu’il ne se méprenne pas. Zara hausse un sourcil tandis que ses yeux noirs trahissent le fait qu’elle soit presque offusquée que Liam lui adresse vraiment la parole. Un peu de professionnalisme ? Elle l’a été jusqu’ici et aux dernières nouvelles, les choses se passaient plus ou moins bien. Alors qu’ils conservent leur fonctionnement initial et qu’il ne lui parle simplement pas, pitié. « Pour le savoir, tu n’as qu’à lire mon dernier mail. » Difficile de faire plus clair tout en restant à-peu-près cordiale. La difficulté dans l’affaire réside plus dans le fait que Liam Abernathy soit son client qu’autre chose. Sur le fond du dossier, rien à signaler, et si tant est que ce fameux client soit intéressé par son propre cas, il n’a qu’à faire un peu plus attention à la correspondance qu’il entretient avec son avocate qui, il faut tout de même l’admettre, fait un excellent travail de fond. Sur la forme, on repassera avec Liam – disons qu’on ne peut pas tout avoir, et qu’il a déjà bien assez compte-tenu de la dernière fois où ils se sont vraiment vus, parlés. Etonnant que le pauvre type ne soit pas déjà cloué sur place ; il faut croire que la sagesse vient avec les années – d’un autre côté, c’est aussi la réputation du cabinet qui est en jeu, comme dans chaque affaire, et celle-ci est plutôt juteuse quand on sait tout le foin qu’en font la ’’’’victime’’’’ et le proc. Une excuse suffisante pour qu’elle accepte de s’occuper du cas. Pour le reste, Liam devra se contenter de ce qu’il a. Le pauvre type balance une vaine tentative d’humour. Double sourcils levés pour Zara : putain, il joue à quoi ? « La seule chose que j’aimerai te concernant une fois sorti de cet ascenseur, c’est que tu disparaisses. » La messe est dite ; la rancœur est tenace. L’avocate observe sa montre, visiblement agacée par le temps que prennent les dépanneurs pour refoutre ce maudit ascenseur en route. Incroyable. Vingt et unième siècle, bâtiment archi moderne, et pourtant l’être humain n’est toujours pas foutu de construire des machines qui tiennent un tant soit peu la route. Non, Zara n’est pas dans l’exagération. Soupir. « Tant qu’à faire, je veux bien que tu me donnes les documents que tu es venu déposer à ma secrétaire. » Liam n’aurait plus qu’à partir une fois qu’ils seraient libérés de la cage maudite. Moins Zara passe de temps avec lui, mieux elle se porte.
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Liam Abernathy
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MessageSujet: Re: you should've taken the stairs (liam) you should've taken the stairs (liam) EmptyLun 4 Mar - 14:57

Se cacher derrière l'humour noir et une légèreté feinte s'était toujours présenté comme une parade confortable pour Liam. Il aurait pourtant du savoir que son charme ne suffirait pas à tempérer Zara qui risquait bien de ne pas le laisser sortir vivant de cet ascenseur. « Gentil. D'accord. » tenta un Liam déterminé à alterner provocation suicidaire et silence respectueux pour ne pas épuiser trop vite la patience de la brune -bien qu'elle n'ait pas eu l'air d'en avoir apporté beaucoup avec elle aujourd'hui-. S'il n'avait aucun doute sur la haine qu'elle lui portait, un côté typiquement masculin -idiot- de Liam se rassurait en justifiant sa rage par l'amour tout aussi virulent qu'elle devait avoir eu pour lui, fut un temps. Ne disait-on pas que l'opposé de l'amour n'était pas la haine mais l'indifférence ? « Gentil, gentil, gentil... » répéta-t-il dans sa barbe pour ne pas dire à voix haute ce qu'il pensait tout bas. Il commençait à croire que sa bonne volonté importait peu et que Zara resterait tendue comme un string jusqu'à ce que l'ascenseur défectueux les libère. Si c'était le cas, peut-être qu'il n'y avait rien de bon à continuer de la ménager alors qu'il pouvait simplement s'adonner à ce qu'il savait faire de mieux. « Et je dois faire ça avant ou après t'avoir retirée de mes contacts indésirables ? » La provoquer. En vérité il n'avait pas encore eu le loisir de lire son mail bien qu'il ait eu l'intention de s'en charger dans les jours à venir. Malgré la lourdeur de leur historique relationnel, il avait une entière confiance en elle et ses capacités à lui faire gagner cette affaire. Il n'avait qu'à se taire et laisser sa magie opérer, se contentant de donner une image décente -et silencieuse- de sa propre personne. S'il tentait de prendre la situation avec humour, Liam ne restait pas indifférent pour autant face à la rancune acide de Zara. S'il n'avait jamais songé à se plaindre de son sort, la transition entre un amour profond et une haine toxique en une poignée de semaines l'avait suffisamment déstabilisé pour qu'il ne tourne pas facilement la page Mahdavi. S'était-il suffisamment excusé d'avoir balancé un amour de trois ans, fort et passionnel, pour un coup de coeur qu'il ne s'expliquait toujours pas ? Probablement pas. Il doutait pourtant que Zara ait vraiment eu envie de l'entendre : le mal avait été fait et aucune excuse n'aurait sûrement trouvé grâce à ses yeux. « Je comprends. » répondit-il sobrement avec ce qui ressemblait à une once de respect quand elle annonça ne plus vouloir entendre parler de lui passé aujourd'hui. « Malheureusement, on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie » Le naturel revint rapidement au galop et il haussa les épaules, ignorant les foudres qui ne tarderaient pas à lui tomber dessus. Il se plia malgré tout à sa demande, tendant à la brune la pochette de documents sans un mot. S'en suivit un silence un peu plus long, presque respectueux, durant lequel Liam se garda bien de commenter quoi que ce soit sur la colère palpable de Zara. « Je suis désolé, tu sais. » Aveu lâché de nul part qu'il confessa sans croiser son regard, prenant soin de ne pas surenchérir par un nouveau pic histoire d'être pris au sérieux au moins une fois dans la journée. La vérité, c'est que Liam n'avait pas envie de laisser Zara quitter complètement sa vie. Les quatre dernières années avaient été une réelle coupure dans leur relation, pourtant Liam n'avait jamais totalement fait sortir Zara de son histoire ou de ses pensées. Et s'il n'était pas particulièrement enchanté de cette panne impromptue d'ascenseur, il voyait ce désagrément comme une occasion de faire enfin les choses bien -ou du moins d'essayer-.
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MessageSujet: Re: you should've taken the stairs (liam) you should've taken the stairs (liam) EmptyVen 29 Mar - 14:20

Quoi qu’il fasse, il semble que rien ne saura parvenir à calmer ses nerfs. Son humour ne réussira plus à lui arracher un sourire, pas même une ombre. Ses provocations n’obtiendront en réponse qu’un regard noir et le silence : si Liam ne veut pas se taire, c’est elle qui restera muette et tant mieux. Parce qu’elle n’a rien d’agréable à lui dire et s’agissant d’un client, elle ne peut pas se permettre de dépasser certaines limites. Vraiment ? On sait bien que Zara Mahdavi ne passe jamais outre une provocation. Jamais. Ses yeux montent vers le plafond de la cage en suspension dans laquelle ils sont emprisonnés pour une durée encore indéterminée. Putain mais que foutent les mecs de la maintenance du bâtiment ? Puisqu’elle ne peut de toute évidence rien faire, qu’on vienne les – la – tirer d’ici. Soyons clairs : aucun d’entre eux n’avait l’envie de se retrouver coincé avec l’autre. Elle n’a jamais souhaité croiser Liam depuis leur rupture, pas même pour des explications. Elle n’a pas voulu comprendre, ne s’est pas donnée la peine de chercher à. Probablement trop fière. Certainement trop fière. Mais pas que. « Peu importe. Dès maintenant, » répond-elle, sèche, à sa question. Et de la manière la plus concise possible, toujours peu désireuse de se lancer dans une véritable conversation. Elle s’en fout de rester dans ses contacts indésirables. Elle s’en fout d’y être, qu’il l’y laisse ou qu’il l’en retire. Pour sa part, l’homme fait partie depuis belle lurette de ces âmes dont elle ne veut plus entendre parler, preuve en est qu’elle n’a jamais accepté ou cherché à renouer contact avec ce fantôme du passé. Et tout allait très bien jusqu’à cette foutue affaire, qu’elle gère comme elle gère toutes les autres : professionnalisme avant tout. Alors oui, elle reconnait : on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. La preuve. « De toute évidence. » Elle ne lui adresse pas même un regard en récupérant les documents qu’il lui tend, les yeux plongeant dans ces derniers pour mieux ignorer sa présence dès maintenant. Alors maintenant, Liam, silence. Parce qu’elle n’a pas envie de parler. Ou d’entendre qu’il est désolé, tu sais. Oui, elle sait. Bien sûr qu’il est désolé. C’est pas elle qui a foutu en l’air une belle relation de trois ans – sa plus belle et sa dernière qui ait compté. Peut-être d’ailleurs la seule qui ait compté à ce point. Sa colère a contraint sa peine au mutisme, sa tête a forcé son cœur au silence : elle aurait pu pleurer de tristesse, elle a préféré verser des larmes de rage et de frustration. Pas de comment a-t-on pu en arriver là ? Pas de remise en question. Un ego crevé et un cœur en lambeaux l’espace d’un dixième de seconde, étouffés par le sursaut violent d’une fierté refusant d’être brisée. « Oui, je sais. » Et maintenant ? Ca change quoi ? Rien. Les yeux toujours plongés dans les documents qu’il lui a donnés, ses sourcils se sont froncés – non pas parce qu’elle a découvert un élément qui gênerait l’affaire en cours : elle est agacée. Elle n’a pas envie d’avoir une conversation qui ne les mènerait nulle part. Pas de pardon pour Liam qui s’est engagé sur une pente glissante. Et ça l’énerve, parce qu’après quatre années passées, il ne devrait justement pas être question de pente glissante. Elle devrait s’en foutre, et pas se sentir presque insultée par trois mots – je suis désolé – qu’elle a toujours refusé d’entendre. Quand on est désolé, c’est qu’il est déjà trop tard. « Epargne-toi de nouvelles excuses : elles ne servent à rien. » Toujours pas de regard en direction de Liam : ses yeux suivent les lignes des messages que la plaignante – la « victime » - a envoyé à son client, dont la teneur ne laisse pas vraiment place au doute. La pochette est refermée d’un coup sec : « Merci pour ces éléments. Ton affaire ne devrait plus trainer très longtemps. » Et ils n’auront plus à s’obliger de se parler, de se supporter. Il n’aura plus à présenter des excuses vaines et elle ne fera plus face à une colère qui n’a plus lieu d’être. Faut croire qu’en affaires de cœur, il n’y a pas de prescription.
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Liam Abernathy
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MessageSujet: Re: you should've taken the stairs (liam) you should've taken the stairs (liam) EmptyLun 22 Avr - 16:02

Liam ne savait pas jusqu'où il serait capable de s'enfoncer, mais il en devenait un peu plus curieux chaque seconde. S'il croyait parfois pouvoir tempérer l'agacement de Zara -sans jamais s'empêcher pour autant de jeter de l'huile sur le feu de temps à autre- il réalisait qu'il ne la comprenait plus et que la complicité -et l'amour- qui les avait un jour unis n'étaient plus. Il garderait sa nostalgie pour lui, cela allait de soit, ses états d'âme n'ayant pas la moindre place dans une conversation avec elle depuis qu'il avait franchi les limites de leur relation, bien qu'intimement persuadé que sa trahison s'était basée sur des sentiments plus purs et, d'une certaine façon, en partie justifiables. Le destin s'était cela dit chargé de le ramener à la réalité : non Liam, la tromperie n'était pas pardonnable, quelles que soient les circonstances. Le brun encaissa bon nombre de réponses glaciales auxquelles il ne trouva pas même une remarque cocasse à ajouter. Zara faisait blocus, et elle le faisait à la perfection. Il se contenta d'un profond soupir suintant l'épuisement, qu'il n'avait plus le coeur de retenir. Il n'était plus amusé par ses propres conneries et devait à présent faire face à ses remords qui semblaient soudain trop grand pour cet ascenseur confiné. Presque pris d'une claustrophobie à laquelle il n'était pourtant pas sujet, Liam s'agaça de la remarque de Zara sur l'inutilité de ses excuses. « Comment ça, mes excuses ne servent à rien ? Ca ne fait donc aucune différence pour toi, que je sois désolé ? » demanda-t-il brusquement, conscient qu'il n'avait aucun droit de céder à la colère mais incapable de la réprimer face au ton glacial qu'elle ne lâchait pas. « Tu as beau penser ce que tu veux, je ne suis pas l'archétype du parfait connard. J'ai fait une erreur -une grosse erreur, je sais- mais je m'en suis voulu, Zara, et je la regrette. » souffla-t-il en tâchant de retrouver son calme, son impulsion passée. Il avait du mal à comprendre qu'après des années de couples -et pas deux ou trois mois sans importance- elle pouvait avoir si brusquement changé d'avis sur lui. Aucun couple n'était parfait. Et si Liam n'avait jamais prétendu l'être, il savait pourtant qu'il avait suffisamment donné dans son couple pour l'avoir un jour rendue heureuse. « Je sais que tu me hais. Mais ne joue pas les indifférentes, parce que je te crois pas. » conclut-il sans la lâcher du regard alors qu'elle s'évertuait à éviter le sien. Lassé par ce combat qu'il menait par obligation, Liam laissa le silence retomber, quelque peu apaisé d'avoir opté pour la franchise et d'avoir abandonné sa provocation le temps de quelques instants. Sa confession l'avait soulagé, quand bien même il appréhendait la réaction de Zara, qui ne trouverait probablement rien d'apaisant à ses aveux. « Encore un peu de patience, les techniciens ne vont pas tarder à intervenir. » annonça une voix dans les hauts parleurs. Timing parfait, de quoi soulager une Zara sûrement prête à imploser. « Allez, courage, plus que quelques minutes et ta torture prend fin. » ironisa-t-il, un rien amer, bien qu'il n'ait pas les moyens de se plaindre. Loin de lui l'envie de jouer les innocents ou les incompris, ni même de forcer Zara à voir les choses de son point de vue -il n'aurait pas été juste de le lui demander-. Mais cette entrevue, aussi brève et désagréable fut-elle, avait au moins permis à Liam de dire ce qu'il n'avait jamais dit, ou du moins pas aussi bien. Il pensait que les quatre années qui s'étaient écoulées étaient suffisantes pour parler du passé avec un peu plus de recul. Après tout, on ne parle bien de la souffrance que quand on l'a dépassée. Mais, après leur discussion d'aujourd'hui, il n'était pas certain que ce soit le cas.
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