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wheel of fortune. [morgiane]

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MessageSujet: wheel of fortune. [morgiane] Ven 7 Déc - 1:00

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this is my hell
i make the rules
glory and gore
go hand in hand
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Résultant d’une fantastique canonnade, un épais brouillard s’était levé, enveloppant le Jolly Roger et ce qui restait du Sanbao. Une fumée vicieuse, mordante s’était emparée des sens de l’équipage qui ne distinguait ni l’horizon de l’oeil, ni l’eau salée du nez. Le feu grouillait dans les gorges, les poumons, et consumait les coeurs, mais le succès était tel qu’on n’en fit rien, si ce n’est le célébrer. Le heurt avait été si brutal qu’il ne resta du navire de Sinbad le marin de pacotille qu’un voilage en lambeaux, quelques copeaux de bois, et un ramassis de cadavres que le Jolly Roger renvoyait à une mer affamée par bâbord et tribord. La Capitaine célébra cette victoire écrasante d’un long soupir de satisfaction. Sur une commissure : un rictus de suffisance, fade ébauche d’un sourire qu’on n’avait jamais vu à bord et qu’on ne verrait jamais. Viola n’était pas Capitaine à célébrer dans la liesse, et laissait volontiers à son équipage le soin de le faire pour elle. Emmaillottée dans une quiétude qui n’offusquait plus depuis longtemps, Viola cherchait la toile de fond derrière la brume, méditait d’ores et déjà sur ce qu’il y avait à venir, plutôt que de savourer ce triomphe qu’on embarquait à bord coffre par coffre. Le Sanbao avait été entièrement vidé pour avant qu’on y mette le feu. De ses vivres, ses armes. De ses occupants, tous fusillés afin de flatter un peu plus la mauvaise réputation de Viola, et des trésors au combien nombreux qu’on devinait aisément tous arrachés à la torride Darkmoor. Les pierreries y étaient d’un ostentatoire ridicule, d’un clinquant tel qu’elles ne pouvaient provenir que du ventre de Darkmoor. Avec les richesses récoltées, l’on fit monter à bord l'une des rares rescapées de l’abordage, mais les yeux de Viola ne regardait que les deux autres, capitaine et second, épargné pour colporter la légende, dérivant sur une embarcation de fortune, aussi lamentable qu’on puisse l’être après pareille dérouillée.

—  Vérifiez l’état du gréement, hissez la grand voile, cap vers le nord, et foutez-moi ce magot dans les cales avant la tombée de la nuit, ordonna-t-elle, intraitable comme toujours. —  et les prisonniers, mo-mon Capitaine ?  
—  Skyler et Nyus vont rester à terre avec les deux naufragés. Celle-ci nous accompagne. Elle désigna d’un regard sombre la clandestine. À croire qu’il y avait un trainement de faveur. Une curiosité que Mouche ne manqua pas d’adresser.
—  Vra-Vraiment ? Écrasé sous un regard impérieux, Mouche se mit à bafouiller.
—  Oh! Oui, Capitaine. Tr-très-très bien, Capitaine, à vos ordres, oui, à vos ordres, mon Capitaine. Le gaillard à la coiffe rouge s’en alla sous les moqueries, claudiquant dans son pantalon rapiécé et ses chaussures trop petites. Il sut que sa maladresse, devenue aussi légendaire que la Capitaine qu’il servait avec tant de dévotion, de vénération presque, venait de le priver de pain et d’eau potable pour des semaines. Il y avait à bord du Jolly Roger ces châtiments silencieux qu’on ne mentionnait plus par habitude. Viola avait instauré à bord un climat de crainte et de respect mêlés, tant et si bien que chacun et chacune s’infligeait soit même pénitence s’il ou elle en venait à contrarier la Capitaine. Les règles à bord étaient certes rares, mais ne souffrait d’aucune forme de marchandage.

Jetée à ses pieds comme on balance une pièce dans la bourse d’un pauvre, la femme avait l’air de souffrir de la fatigue, la faim, et certainement dans sa dignité. Elle suintait d’un tas d’émotions, souvent contradictoires, dont Hook ne tarderait pas à se repaitre, planquée derrière un masque d’apathie finement ciselé. —  Relevez la, et trouvez-lui des vêtements convenables. L’on s’empressa de remettre la prisonnière sur ses deux jambes, et de se mettre en quête de haillons en assez bon état pour être portés. Viola fit un pas dans sa direction, un bras dans le dos, le second sur le pommeau de son pistolet prêt à être dégainé. Elle inspecta longuement le teint halé de sa nouvelle prisonnière, dardant sur ses courbes un regard plus affuté que le plus tranchant des poignards. — Ton traitement à bord dépendra de ta conduite envers mon équipage, et moi-même ; ta destinée et celle de tes deux comparses, de ma satisfaction quant à tes services. Viola avait cette voix grave, un rien doucereuse, et l’accent facilement sournois. L’on devinait aisément qu’un mot exprimait mille desseins, l’un plus fourbe que le précédent. Elle articulait chaque mot, chacun était saisi devant-derrière par un intervalle percutant, si ce n’est oppressant.  Il n’y avait rien d’innocent dans ses intonations, rien d’indulgent dans son tempo. —  Tu vas nous conduire dans Deyja, souffla-t-elle, un rictus mauvais sur les lèvres. —  Désobéis, tente de me duper, de fuir, conteste mon autorité, et ... Il fallut plus de temps à l’équipage pour voir que pour entendre. Le coup de feu était parti, ce sans qu’elle ne quitte Morgiane du regard. La balle de plomb pénétra Sinbad, malmené par les flots, plus pitoyable que jamais sur son embarcation, droit dans l’épaule. L'homme échappa un hurlement à transpercer les flots. Oui, Viola était  talentueuse à ce point que ses balles trouvaient systématiquement leurs cibles. —  Mes filles veilleront et abuseront d'eux jusqu'à nouvel ordre. Nyus, missionnée avec Skyler, laissa échapper un rire de dément à glacer le sang. Skyler et elle s’empressèrent de rassembler leurs affaires, comprenant une formidable collection de couteaux dont l’utilisation serait à leur entière discrétion.  —  Cruelty, juste ici, partagera sa couche avec toi. Fais attention, elle est un peu... eh bien, disons qu'elle est un peu engageante, et porte divinement son surnom si on la contrarie. C’est cette fois au tour de l’équipage de ricaner à l’unisson. Faut dire que Cruelty Swaynes s’avérait être la plus grande saloperie de tous les temps, dans ses mauvais comme dans ses bons jours. Cruelty, à qui Viola accorda un regard de biais, régalait ses comparses de bien des regards lascifs. —  Bienvenue à bord du Jolly Roger, déclara-t-elle, plus fort, plus hautaine, plus méprisante.

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MessageSujet: Re: wheel of fortune. [morgiane] Dim 9 Déc - 16:55

« Pirates en vue ! » Le calme devient immédiatement tempête sur le Sanbao : le capitaine déjà sur le pont se munit de sa longue-vue et vise en direction du navire en approche, qui s’avance vers eux à une vitesse surnaturelle. Morgiane, toute affairée à réaliser l’inventaire des trésors qu’ils ont découvert au cours de leur expédition – on la savait apprécier particulièrement ce genre de tâches – apparait immédiatement sur le pont et se poste aux côtés de Sinbad. « Le Jolly Roger, » souffle-t-il. Ceux qui l’ont entendu et qui le connaissent de réputation ont déjà le ventre noué. Trop rapide pour être évité. Solide. Equipage sans pitié. Ali Baba rejoint enfin le duo, à moitié réveillé au milieu d’un chaos organisé. Chacun s’affaire autour d’eux sans que le capitaine ait besoin de donner d’ordre : on sort la grand-voile pour tenter de gagner un peu de temps, pour que d’autres puissent regrouper armes et protections à disposition. Les canons sont préparés mais rien n’empêchera l’inévitable : le Sanbao coulera. Assourdie par les nombreux coups de canons lancés au cours de la bataille. Aveuglée par l’épais brouillard dans lequel ils sont plongés. Etouffée par la fumée brûlante des restes du Sanbao en flammes, condamnés aux fonds marins par un glou glou définitif. Écœurée par une énième issue catastrophique d’une énième aventure jusqu’ici trop simple pour ne pas avoir l’air louche. Rappelée par les cris d’un équipage mort, simples marins et aventuriers massacrés, en quête de richesses et de gloire auprès des grands Sinbad, Ali Baba et Morgiane. Angoissée par la peur de mourir, de voir sa vie, leur vie, disparaitre, que tout s’arrête et que la mort l’emporte – n’a-t-elle pas tué ? n’a-t-elle pas menti, joué, arnaqué ? Révoltée par l’idée que la fin puisse venir. Animée par celle qui dévore inlassablement son âme : plus, plus. Enragée par le fait qu’ils aient été vaincus, qu’ils aient tout perdu : ces amis, ces trésors, cette fierté qu’on lui arrache. Sonnée par la violence des événements, d’avoir été complètement écrasée, d’avoir vu la mort en face. Haine. Solidement entourés, ils ne sont plus que trois : Sinbad, Ali Baba, et elle. Elle qui observe, le regard noir mais pas éteint, jusqu’à ce que ses yeux s’arrêtent enfin sur la capitaine. Celle-ci nous accompagne. Morgiane relève un peu plus la tête et jette un dernier regard à mari et meilleur ami, cherche à se débattre dans la mesure du possible, épuisée, affaiblie. « Lâchez-moi ! » rugit-elle, incarnation d’un dernier élan d’énergie. Le dernier, oui. On la jette aux pieds du capitaine comme une vulgaire marchandise : ça a un goût familier, ça la fait remonter des années en arrière sur les marchés – c’était elle qu’on vendait alors. Elle et beaucoup d’autres, au milieu de la poussière et de la sueur, des cris, des enchères, des pleurs. Tu es sonnée, Morgiane. Ressaisis-toi. On la remet sur ses deux jambes sans qu’elle n’ait rien à faire et c’est un regard de lionne enragée qu’elle verse au capitaine du Jolly Roger. Les ricanements de l’équipage sont aussi aiguisés qu’un poignard et fondent dans son ego – elle en a bien assez pour le supporter. Pas besoin de lui faire un dessin : l’objectif est clair. Elle les emmène dans Deyja et les deux hommes de sa vie demeureront sains. On peut certes discuter de la bonne foi d’un pirate, mais il ne faut clairement pas être un géni pour comprendre que non, elle n’a pas le choix. Coup de feu. Un cri déchire le silence. « SINBAD ! » hurle-t-elle ; on craint toujours la mort, même celle de ceux qu’on aime. Mais Sinbad ne mourra pas aujourd’hui, tout du moins pas si Morgiane respecte les quatre règles édictées par la capitaine : ne pas fuir, ne pas désobéir, ne pas duper, ne pas contester son autorité. Et garder pour elle sa colère ? Son mépris ? Sa haine ? Elle pourrait les perdre dans le labyrinthe de Darkmoor, les entrainer dans Dragonsand et les promettre à une mort certaine. Elle pourrait les condamner à la damnation. Sort bien mérité compte-tenu du nombre de tarées présentes sur le navire. La Darkmoorienne soupire au son des nouveaux ricanements de l’équipage. La voilà contrainte et forcée de jouer les guides pour une pirate sanguinaire sans la moindre garantie que cette dernière tiendra parole à la fin de l’histoire. Pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Pas le temps de se concentrer sur son ventre noué, ses jambes tremblantes de fatigue, ses nerfs à rude épreuve, son épuisement. Il faut qu’elle sache où Ali Baba et Sinbad sont emmenés. Sur les mers, elle est coincée. Mais sur les terres, elle aura peut-être quelques avantages. Elle ne cherche à dissimuler ni sa haine, ni son dégoût. Ni son mépris, ni la peur qui l’anime. Elle ne peut pas faire autre chose que coopérer. Alors coopérons. Pour le moment. Morgiane n’a peut-être encore aucune carte en mains, mais elle saura faire tourner la chance. Elle n’a pas le choix. « Merci, capitaine, » répond-elle froidement, signe de rémission. Elle n’a de toute façon pas d’arme à baisser. Morgiane en profite pour se dégager des mains qui la tiennent encore mais ne bouge pas – la leçon est comprise (il le faut bien), mais la partie n’est pas gagnée. « La capitaine aurait-elle l’obligeance d’informer son nouveau guide de ce qu’elle cherche, à Deyja ? » Sa politesse exagérée ne passera pas et tant pis : sa fierté a toujours été immesurable et la question n’est pas bête : ok, Deyja. Mais quoi à Deyja ? Où à Deyja ? Qui à Deyja ? Là-bas, Morgiane a les connaissances qui ouvrent toutes – toutes – les portes. Mais pour quoi faire ? Et pour voir qui ? Pour une simple visite touristique, la capitaine et ses copines auraient simplement à prendre une carte. Pas besoin d’attaquer un navire et de prendre un membre de l’équipage. A moins d’avoir besoin d’un guide darkmoorien. Pour trouver quelque chose. Pour ce qui est du choix, du fait que ce soit elle, probable que son sexe en ait fait d’office la favorite de la loterie compte tenu du nombre de femmes sur le navire. Reste encore une hypothèse : celle où le Jolly Roger ne tombait pas par hasard sur le Sanbao ; celle où l’enlèvement du trio n’était pas qu’un simple coup du destin. Aucune idée. Qu’une seule option pour le savoir pour le moment : « Et pourquoi moi ? » Le hasard ou autre chose, qu’importe. De toute façon, Hook n’aura probablement pas la gentillesse de répondre à toutes ses questions. Les réponses viendront avec le temps. Mais du temps, elle n’en a pas vraiment. Parce qu’elle a vu la démence dans les yeux des deux femmes chargées de s’occuper de Sinbad et Ali Baba. Elle les a vues excitées comme des gamines à leur anniversaire et ça lui a vraiment foutu les jetons.
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