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the ones we love never truly leave us • (morgiane)

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MessageSujet: the ones we love never truly leave us • (morgiane) Sam 8 Déc - 14:57

- the ones we love never truly leave us -
feat. morgiane

Clopin était vraiment un drôle de numéro. Toujours enjoué, toujours taquin. Il ne pouvait s'empêcher de couvrir Esmeralda de mille flatteries et attentions, depuis que celle-ci avait rejoint sa troupe, voilà maintenant plusieurs mois déjà. Exilée loin de sa famille, la jeune fille était ravie de se voir accorder autant d'attention. Non pas qu'elle n'en ait pas l'habitude. Esmeralda possédait des traits raffinés qui attiraient aisément l’attention des hommes croisant son chemin. Cependant, Clopin semblait être le premier d'entre eux à s'intéresser à elle, sans nourrir d'arrières-pensées à son égard. Jusqu'ici, le saltimbanque n'avait jamais tenté de la séduire, ni de la soumettre. Il n'avait pas ce regard insistant, teinté d'un mélange d'admiration et luxure, que lui adressaient parfois les hommes en la regardant danser. Il ne la considérait pas comme un objet de convoitise, ni de désir. Esmeralda était souvent gênée par le comportement de certains individus de la gente masculine. Beaucoup se permettaient des familiarités et agissaient de manière discutable en sa présence. Certes, la belle savait danser. Lorsqu'elle tournait et se mouvait au son de la musique, tout son être envoutait les spectateurs aux alentours. Elle faisait s'arrêter les passants, stopper les commerçants au travail et bouleversait même les gens d'églises, lorgnant derrière leur cloitre. Mais cet aura scénique ne faisait pas d'elle une magicienne pour autant. Esmeralda n'était en rien comparable à une bête de foire que l'on pouvait tenter d'acheter ou de toucher à son gré, juste pour découvrir le mystère dissimulé sous ses habits de lumières. La jeune fille dansait d'abord pour son plaisir. Pour l'ivresse et le sentiment de liberté que lui offraient l'expression de cet art si dynamique. Satisfaire le public n'était que secondaire pour elle. Et pourtant, les dieux savaient qu'elle plaisait à l'assistance. Et Clopin le savait aussi. C'était pour cela qu'il la choyait autant. Avec Esmeralda sur le devant de la scène, la troupe récoltait plus qu'ils ne l'avaient jamais fait. Sa manière de danser était inédite pour les gens de Caerwyn. Sa façon de bouger les hanches au rythme du tambourin. D'onduler tout son corps, comme un serpent sortant du sable. Avec sa peau brune et ses grands yeux noirs, l'enfant de Darkmoor charmait par son exotisme et son talent.

Le spectacle venait de commencer. Sur la grand-place faisant face aux portes de la ville, les acrobates et musiciens se succédaient. La foule était intriguée, mais les spectateurs restaient discrets. Gratifiant les artistes de polis applaudissements à la fin des numéros. Puis vînt au tour d'Esmeralda de fouler les pavés émoussés de la place. D'une main, elle brandit son tambourin et de l'autre vînt frapper la surface lisse de celui-ci pour donner le rythme. Dès lors, le charme opéra autour d’elle. Les curieux se firent de plus en plus nombreux à s’arrêter pour la regarder danser. La belle se laissa envahir par les clameurs qui s’élevaient petit à petit. Des gens se mirent à frapper dans leurs mains pour l’accompagner, lui donner plus d’entrain et d’énergie. Esmeralda ne sentit bientôt plus le froid mordant son corps peu vêtu pour la saison. Le poids de ses jupons disparus, entraînés par la vitesse de ses pas. Elle tournait, se courbait, sautillait d’un pied sur l’autre, toujours avec le sourire aux lèvres. Elle se sentait vivante. Élégante. Rayonnante. Au moment du tourbillon final, là où Esmeralda exécutait une gracieuse roue à bout de bras, la faisant ressembler à une fleur en pleine éclosion ; la jeune femme se sentit soudain couper le souffle croyant reconnaître un visage familier dans l’assistance. Elle manqua de tomber en se réceptionnant sur le sol glissant, mais offrit une belle parade en achevant sa figure par une révérence basse. Les applaudissements grondèrent autour d’elle, tandis que des petits mains innocentes venaient tendre des chapeaux en tissus pour récolter quelques pièces. Comme à son habitude, Clopin vînt saluer à ses côtés, tout en à la félicitant au creux de l'oreille pour sa prestation. Mais Esmeralda ne l’écoutait pas. Elle cherchait désespérément du regard la personne qu’elle avait cru apercevoir, quelques instants plus tôt. Elle sondait chaque visage parmi la foule, pour tenter de reconnaître celle qui l’avait tant aidé par le passé. Sa grande-sœur de cœur, son amie : Morgiane.  
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MessageSujet: Re: the ones we love never truly leave us • (morgiane) Lun 10 Déc - 17:40

Freehaven est une ville où l’agitation règne : la traversée de ses portes ramène Morgiane loin de la route ennuyeuse, bien que ponctuée par les nombreuses excentricités d’Ali Baba entrainant systématiquement Sinbad dans son sillage. Le trio s’est séparé comme d’accoutumée pour découvrir la ville – il n’y a en réalité pas besoin d’aller bien loin pour découvrir quoi que ce soit : étals en tous genres, saltimbanques, passants, la musique du spectacle se dressant devant elle lui donne l’impression qu’il n’est là que pour l’accueillir. Elle s’arrête de bonne grâce devant les cabrioles et promesses extravagantes des artistes qui offrent la venue des plus grands de tous les temps : c’est bientôt la plus belle et la plus envoûtante des danseuses exotiques qu’on annonce et Morgiane est piquée au vif ; on reconnait dans tout Darkmoor ses grands talents en la matière – n’a-t-elle pas elle-même envoûté le redoutable chef des voleurs ? – et elle est bien curieuse de voir cela. La plus belle ? La plus envoûtante ? Chez elle, les danseuses surpassent en grâce et en beauté toutes celles qu’il pourra y avoir dans Erathia toute entière. Mais ce n’est pas n’importe qui qui monte sur scène. « Esmeralda. » Le prénom lui échappe sans qu’elle s’en rende compte. Elle est surprise, bouleversée. Esme. Sa petite Esme, cette enfant qu’elle a vue grandir alors même que ses maîtres de l’époque recueillaient ce curieux bébé déposé devant leur porte. Elle l’avait vue enfant, grande fille, adolescente et jeune femme. Puis elle était partie en quête de ses origines. Evaporée. Disparue. Perdue. Et retrouvée. A dire vrai, la splendide danse que la belle jeune femme effectue sous les yeux ébahis et charmés de l’assemblée, Morgiane n’y prête pas attention. Elle ne prête pas attention aux cris d’allégresse devant sa magnifique prouesse. Elle ne prête pas attention à ceux qui clament le nom de la danseuse, qui l’applaudissent en rythme. Les musiciens sont invisibles. Le temps s’arrêtent lorsque leurs regards se croisent : c’est comme une décharge électrique, c’est elle, c’est bien elle. Elle l’a vue. Combien d’années ont passé depuis leurs adieux ? Presque dix et pourtant, vue d’ici, Esmeralda ressemble toujours à cette enfant qu’elle a vu grandir, qu’elle a chérie et protégée comme si elle était, presque, sa fille. La danse prend fin et Morgiane bouscule quelques personnes pour s’approcher de la scène, qu’elle puisse lui parler. Elle se demande qui est ce saltimbanque clinquant qui est venu saluer à ses côtés. « ESME ! » crie-t-elle, espérant que sa voix couvrira les applaudissements de la foule. Elle voit qu’elle la cherche, Morgiane crie plus fort pour attirer son regard ; son regard qui la trouve et qui se pose sur elle une fois encore. Elle s’avance un peu plus et se met sur le côté de la scène. Frustration : elle ne sait pas trop comment faire pour la rejoindre. Si elle monte de force sur scène, nul doute qu’on viendra la remettre à sa place sans lui demander son compte. Elle attendra donc que le spectacle prenne fin et que la foule se disperse.

Une demi-heure plus tard, il ne reste plus grand-chose du joyeux spectacle donné par les saltimbanques. Ces derniers s’affairent à retirer leurs installations pour se produire ailleurs : c’est le moment de leur montrer patte blanche et de retrouver Esmeralda. Alors Morgiane s’avance, le sourire large sur les lèvres, et rejoint la fourmilière d’artistes. On l’interpelle rapidement : « Le spectacle est terminé, c’est interdit aux passants. Tu vois pas qu’on bosse ? » La Darkmoorienne hausse les sourcils. « Quel accueil ! » s’exclame-t-elle, moqueuse, avant de lever les mains vers le ciel : elle ne leur veut rien de mal. « Je suis venue voir Esmeralda. » L’homme s’apprête à lui rétorquer qu’elle n’est pas son genre, mais la jolie brune fait son apparition, laissant ce dernier s’adresser au vent alors que Morgiane est déjà passée. « Esme ! » s’annonce-t-elle une nouvelle fois avant de prendre la femme (l’enfant) dans ses bras. Puis elle l’observe comme une mère observe sa fille ; de toute évidence, ce qu’elle découvre la ravit. « Par les dieux ma chérie, cela fait si longtemps ! » Ses yeux sont embués de larmes – oui, Morgiane est capable de pleurer – tandis que ses mains se posent sur les deux joues de sa protégée. « Tu as maigri, » constate-t-elle, toujours aussi souriante et chaleureuse : comme elle voudrait la garder serrée contre elle ! « Comment vas-tu ? » Ca y est, l’interrogatoire commence. « Qu’as-tu fait pendant toutes ces années ? Ces gens te traitent bien ? Tu as trouvé ce que tu cherchais ? » Elle lui a tellement manqué.
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MessageSujet: Re: the ones we love never truly leave us • (morgiane) Ven 14 Déc - 21:50

Le spectacle se termina sous un torrent d'applaudissements. Toujours perturbée par le visage qu'elle venait d'apercevoir dans la foule, Esmeralda resta absente, lorsque Clopin la tira dans les coulisses. Le saltimbanque lui offrit son baratin habituel, entre louanges et petites remarques d'ordre artistique. Il aimait que tout soit parfait, or Esmeralda n'était que plus éblouissante lorsqu'elle se laissait aller à sa danse, sans rien prévoir d'avance. A chaque représentation, elle offrait une prestation différente. Ce qui permettait aux habitués de ne pas s'ennuyer en venant voir le spectacle. Comme toujours, elle écoutait son impresario parler, en répondant parfois d'un petit "hmm-hmm" en acquiesçant de la tête. Elle ferait bien comme bon lui semblait, peu importe ses conseils. Après plusieurs minutes passées à l’écouter, Esmeralda décida de se soustraire à la compagnie de Clopin qui, de toute manière, parlait davantage pour lui-même. La danseuse avait eu le temps de retirer ses jupons colorés, ses bijoux fantaisies et de renouée ses cheveux en une longue natte. Elle s'éclipsa sans faire un bruit et se faufila à l'arrière de la scène, parmi ses camarades qui rangeaient l'estrade amovible. Puis soudain, elle entendit crier son nom. Le sourire qui s'allongea sur ses lèvres lorsqu'elle revit le visage de son amie, était plus brillant que le soleil du matin. « Morgiane ! » cria-t-elle, le cœur soulevé par la joie. Les deux jeunes femmes se jetèrent dans les bras l'une de l'autre, s’étreignant avec l'ardeur de proches séparés depuis trop longtemps. Combien de temps avait passé depuis leur dernière entrevue ? Esmeralda elle-même en avait perdu la notion. « J’avais peur que ce soit un mirage, je n’arrive pas à croire que tu sois là » se réjouit la danseuse en relâchant l'étreinte autour de son amie retrouvée. Instantanément, Morgiane lui attrapa le menton pour inspecter son visage de jeune femme. L'une et l'autre avaient beaucoup changer depuis la dernière fois où elles s'étaient vues. Son amie avait mûri, sans pour autant vieillir, seules quelques rides d'expression froissaient davantage la surface de sa peau. De son côté, Esmeralda avait perdu les traits poupins de l'enfance, pour s'affiner élégamment. « Non, j’ai grandi » corrigea-t-elle, en baissant les yeux, d’un air gêné. Et oui, l'enfant de Darkmoor n'était plus une petite fille, aujourd'hui.

Cette affirmation ne sembla pas apaiser l'instinct maternelle de Morgiane, qui revînt au galop, assaillant Esmeralda de questions. « Oui, oui. Ils me traitent bien. A défaut d’avoir trouvé ma vraie famille...je les ai trouvé eux » expliqua-t-elle, avec une pointe d’émotion dans la voix. Non, Esmeralda avait échoué dans ses recherches. En venant à Caerwyn, pleine d’espoirs et d’entrain, elle avait pensé trouver les réponses à toutes les questions qu’elle se posait sur l'identité de ses véritables parents. Malheureusement, personne n’avait été en mesure de lui fournir le moindre indice sur eux. Elle avait pourtant chercher longtemps. Visiter tous les orphelinats, les hospices et refuges du royaume. Elle avait consulté marchants et joailliers, à qui elle avait montré le fameux collier hérité de ses parents biologiques. Mais aucuns d’entre eux n'avaient été en mesure de l'aiguiller sur son possible propriétaire. « Ne fait pas attention à Sebastien, il est toujours méfiant avec les étrangers » déclara Esmeralda d’un ton sarcastique, en lançant un regard en coin à l’intéressé. Le garçon était du genre bougon, mais pas mauvais bougre pour autant. Lorsqu'il travaillait, il ne fallait pas être dans ses pattes. La danseuse était gênée que son ami ait été aussi brusque avec Morgiane. « Veux-tu que je te fasse faire le tour de la ville ? Je veux entendre toutes histoires ! » s'exclama-t-elle alors, pour changer de sujets. Les deux jeunes femmes avaient des milliers de choses à se dire. Esmeralda rêvait d'entendre les multiples aventures, ô combien fantastiques – elle en était sûre – de sa sœur de cœur. Elle se demandait où était Ali ?  Et puis Sinbad ? Avaient-ils découvert de nouvelles richesses ? Terrassés de nouveaux monstres ?
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