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make mistakes and blame it on the alcohol. (bonnie)

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Tyler Anderson
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MessageSujet: make mistakes and blame it on the alcohol. (bonnie) Dim 9 Déc - 1:10

01h15, et la nuit ne faisait que débuter pour Tyler. Chirurgien de garde ce soir, il s’occupait à jeter sans ménagement les gants imbibés de sang qui recouvraient ses mains. Ses yeux d’ébène se posèrent un instant sur le petit garçon, encore endormi sous l’anesthésie, dont il venait d’épargner la vie. Un brin de fierté dans la lueur de son regard, Tyler esquissa un vague sourire avant de retrouver sa légendaire contenance. L’existence de ce bambin lui était bien égale. Ce qui le rendait aussi joyeux en revanche, c’était d’entrevoir les ovations dont il serait à l’honneur dès le lendemain. Si Gaston avait échoué à se procurer une réputation méritée au sein d’Erathia, l’héritier déchu savourait avec délectation les nouvelles cartes qu’on lui avait offertes dans cette nouvelle vie. Les parents du petit garçon n’avaient aucune valeur à ses yeux, certes. Néanmoins, sa réputation de chirurgien y verrait une belle publicité. Déléguant à ses internes le reste du travail, le médecin s’en alla annoncer la bonne nouvelle aux géniteurs du petit. Excellent acteur, Tyler resta de marbre face aux louanges de ses admirateurs. Intérieurement, il jouissait de ce vicieux plaisir. Et, ne manqua pas d’apostropher ses clients d’une note pour ses dépassements d’honoraires, il quitta les lieux de sa démarche de super héros. L’heure était désormais à la fête… Et si la plupart des bars restaient ouverts jusqu’au petit matin, c’est en un lieu bien précis que le jeune prince avait la ferme intention de passer le reste de sa nuit. Client depuis peu du Kiss and Tell, on lui avait vanter les mérites de ce club intimiste. Appartenant depuis peu à une nouvelle acquéreuse, cette dernière avait eu le mérite de piquer la curiosité du chirurgien. Bonnie Cartwright, heureuse propriétaire du bar, se dessinait comme la nouvelle énigme à résoudre pour Tyler. En effet, si le prince de Kriegspire avait gardé l’intégralité de sa mémoire, il lui était en revanche parfaitement impossible de poser une identité sur l’alter-égo de la barmaid. Un mystère qu’il avait l’intention de résoudre en gagnant les bonnes grâces de sa nouvelle muse. Tandis que la pluie et le vent frappait les ruelles du quartier, Tyler se dirigea jusqu’à la discrète allée qui renfermait l’entrée du club. Un horaire bien tardif, mais qui aurait au moins le mérite de ne plus accueillir grand monde. Les quelques privilégiés qui connaissaient les lieux se faisaient rares, et c’est bien grâce à sa clientèle que le jeune médecin avait entendu parler de cet endroit. L’intérieur, élégamment décoré, ne pouvait que plaire. Le parfum du tabac se mêlait à celui de l’alcool, et les quelques notes de jazz accordait au bar un cachet non négligeable. Trempé jusqu’aux os, le prince abandonna son parapluie pour accoster les environs. En dehors de quelques individus apparaissant forts alcoolisés, la foule n’était pas au rendez-vous. Ses pas firent grincer le plancher et le guidèrent jusqu’au comptoir. Sa mystérieuse barmaid, absente, devait bien avoir à s’occuper ailleurs. Il la chercha un instant du regard, avant de finalement s’attarder sur l’objet de ses convoitises. Un pur malt aux couleurs alléchantes. Qu’à cela ne tienne, prince un jour, prince toujours. Tyler attrapa machinalement ladite bouteille de whisky qui trônait sur le bar, et servit lui-même avec le plus grand des plaisirs. Le client n’est-il pas roi ? Pour une fois qu’il pouvait l’être… Et sans que ses lèvres n’eurent le temps de goûter son alcool, c’est un visage familier qui se présenta rapidement devant lui. « Bonsoir Bonnie. » Annonça-t-il d’une voix suave, accordant un léger sourire en avalant une gorgée brûlante de son gain. En guise d’excuse pour le dérangement, sa main libre déposa une liasse de billets (bien plus qu’il n’en fallait) sur le comptoir. « J’espérais que tu puisses m’accompagner ce soir. » Siffla-t-il, gratifiant la barmaid d’une moue amusée. Bien que la jeune femme et lui ne se connaissent que depuis quelques semaines, il s’était en quelque sorte entiché de son caractère ô combien particulier. Bonnie Cartwright avait diverses réputations, et nombreux étaient les patients qui vantaient ses crises et pétages de plomb fréquents. Tyler n’y avait d’ailleurs pas échappé. Mais il se riait de ces situations, et il serait mentir que d’admettre qu’il ne faisait rien pour les provoquer… Un brin de malice dans le regard, il dévisageait la brunette tout en appréciant le parfum exquis de sa boisson. Les traits de son visage lui paraissaient tellement familier… La couleur de ses cheveux, ces yeux à la fois bourrés de rage et de douceur, le timbre de sa voix... Pourquoi diable lui était-il possible de mettre un nom sur cette femme ? De par son statut de chirurgien, Tyler avait pris goût à pouvoir absolument tout contrôler. Être incapable de se souvenir de cette femme le rendait fou. Ne décrochant pas son regard du sien, il sorti de ses songes pour se redresser et l’inviter à trinquer à ses côtés. « Un simple verre... ou deux. Et je promets d’être une oreille attentive pour les heures à venir. »  Et Dieu sait qu’il fallait être drôlement courageux pour oser affronter toute une soirée en compagnie de la rageuse du quartier. Le serpent tâchait de doucement faire sa place. Mais s'il avait bien appris quelque chose des erreurs commises par le passé, c'est qu'il ne fallait jamais brusquer la gente féminine...
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MessageSujet: Re: make mistakes and blame it on the alcohol. (bonnie) Mer 26 Déc - 12:07


◊ ◊ ◊
Push me back in, silent in sin. Fight in
water want it, want it. basic instinct.

On pouvait reprocher bien des choses à Bonnie Cartwright, mais il était une qualité que personne ne pouvait lui enlever : sa détermination. Si elle la mettait généralement dans des activités nettement moins glorieuses – détermination à être la plus belle, la plus désirée, la plus populaire – force était d'admettre que l'ouverture du Kiss and Tell avait marqué le point d'orgue d'une détermination enfin mise à bon escient. En dépit de débuts particulièrement chaotiques, notamment compte tenu de la malveillance de son vendeur qui osait l'accuser de ne pas le payer alors même qu'il était la raison pour laquelle ses finances faisaient grise mine, son speakeasy commençait à trouver un rythme de croisière. Bonnie avait été tentée d'en faire une promotion plus large, de le rendre accessible à un plus grand nombre, avant de se raviser. En plus d'aller à l'encontre du principe même du speakeasy typique de la Prohibition, cela aurait gâché le suspense, si bien que personne n'aurait plus parlé de ce lieu intemporel, tenu magistralement par la Reine des lieux – rien de moins. Bref, il n'y aurait plus eu de buzz, même si potentiellement plus de clients. De toute évidence, Bonnie maîtrisait la notion de priorités, quand bien même variaient-elles sûrement de celles d'autres propriétaires. Les clients se faisaient de plus en plus fidèles, revenant d'un soir à l'autre, d'une semaine à l'autre. Il y régnait une atmosphère feutrée, renforcée par les lourdes tentures sur les murs, la (fausse) fumée de cigarette qu'elle dispersait avec soin chaque heure – ce dont elle se serait défendue si on l'en avait accusée – et le son d'un orchestre de jazz aux arrangements délicats et sensuels. Un chef d'oeuvre, ni plus, ni moins. En l'occurence, un chef d'oeuvre peu rempli à cette heure de la nuit, où la bêtise humaine se mêlait à la grâce du lieu par péché d'alcool. Bonnie avait passé les cinq dernières minutes à jeter un regard peu amène au soulard du coin qui avait eu accès au KAT par un miracle qu'elle ne s'expliquait pas, et qui depuis cuvait son alcool sur un côté du bar, regard vitreux et bave au coin de la bouche en prime. S'il osait ne serait-ce qu'envisager de régurgiter l'intégralité de sa cuite dans ce bar, Bonnie le pourrirait jusqu'à ce que mort s'en suive – celle de son client, pas la sienne, naturellement. La propriétaire avait laissé filer Thalia, la bonne à rien lui servant de barmaid dont l'atout principal résidait dans un physique assez attrayant pour charmer les hommes, et assez terne pour ne pas lui faire d'ombre. C'était un équilibre subtil qu'elle pensait avoir trouvé. Désormais seule pour finir la soirée, elle voyait les minutes s’égrainer avec une lenteur insupportable. Elle adorait cet endroit, sauf à la fin de la soirée, lorsque les derniers clients peinaient à comprendre le message qu'il était temps de partir et que le charme des roaring twenties disparaissait pour laisser place à la trivialité de leur époque. Occupée à entamer le ménage dans une partie de la salle pour avancer sur ses projets (qui incluaient de partir assez vite pour se plonger au plus vite dans un bain brûlant), elle mit un moment avant de voir quelqu'un se servir tranquillement un verre au bar. Les yeux écarquillés, et choqués par l'audace du client, elle reposa le balai et se dirigea rapidement vers le bar, poings posés sur les hanches. « Faut pas te gêner surtout » entama-t-elle, avant de reconnaître Tyler mais surtout, la liasse de billets posée sur le comptoir en bas. « J'ai rien dit. » Sa main attrapa d'un geste précis l'argent qu'elle rangea dans une jarre en verre. Elle se retourna vers Tyler, et haussa un sourcil avant de lui désigner l'horloge du doigt. « Comme tu peux le voir, mon service n'est pas terminé Anderson. Et quand bien même il le serait, t'es pas franchement la personne que j'avais en tête pour prendre un verre. » Il aurait pu, pourtant. Sur le papier, Tyler Anderson cochait absolument toutes les cases qui plaisaient à Bonnie. Séduisant, riche, avec un excellent statut social. Mais elle se heurtait à un problème de taille, le genre qu'elle n'avait jamais rencontré auparavant : il s'intéressait à elle. Plus qu'elle ne s'intéressait à lui et précisément pour cette raison. Bonnie ne s'en rendait naturellement pas compte, mais elle confondait régulièrement attraction, obsession et sentiments. Le fait de devoir monter des plans rocambolesques pour séduire un homme la rendait obsessionnelle au point de penser être amoureuse. C'était là la seule façon de captiver son attention plus d'une demi-seconde et Tyler la privait de pouvoir jouer dans le film de sa propre vie où la femme séduisait l'homme inaccessible en se rendant... et bien parfaitement accessible. Cela avait également le mérite d'attirer sa suspicion – aucun homme de son calibre et sain d'esprit ne se serait spontanément intéressé à elle, elle le savait fort bien – si bien qu'elle se méfiait de lui comme de la peste chaque fois que leurs chemins se croisaient. Et ils se croisaient un peu trop souvent ces derniers temps. « Les heures à venir vont se dérouler de la façon suivante : je vais fermer ce bar, rentrer chez moi et me délasser dans un bain. C'est une perspective nettement plus excitante que ta compagnie, j'en ai bien peur. » Sourire hypocrite aux lèvres, elle poursuivit. « Mais prends ton temps pour finir ton verre, je t'en prie. Le client est roi. » Et Bonnie Cartwright ne croyait pas si bien dire.
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MessageSujet: Re: make mistakes and blame it on the alcohol. (bonnie) Ven 11 Jan - 20:39

Bonnie Cartwright est une jolie femme. Son mauvais caractère et sa réputation de contestataire invétérée ne suffisaient pas à entamer l’image que le jeune chirurgien avait de sa nouvelle proie. Son regard flamboyant se baladait de part et d’autre de sa silhouette, sans aucune gêne. Son éternel rictus accroché sur ses lèvres qu’il venait de tremper dans l’alcool. Si l’image de Tyler dans ce monde excellait la perfection, il n’en restait pas moins aussi sournois que son alter-ego d’Erathia. Ses ennemis d’autrefois recevaient avec distinction toute la merde qu’ils avaient pu autrefois mériter. Elise. Piper. La première s’étant fait sauvagement broyer le cœur, la seconde servant à ce jour de pantin dans le seul but de garder en vie son papa chéri. Il n’y a que James qui semblait encore pouvoir jouir de la vie à ce jour. Plus pour très longtemps, certes. Passer maître dans l’art de la manipulation, Anderson se délectait de cette nouvelle chance qui lui avait été offerte. Chaque visage à Crescent Grove lui était familier… Ou presque. Bonnie était en quelque sorte la page arrachée de son journal intime. Impossible de remettre un nom sur ce visage. Était-elle seulement originaire d’Erathia ? Quoiqu’il en soit, Tyler ne parvenait à expliquer cette étrange obsession à son égard. « J’avais oublié à quel point tu pouvais être irascible. » Qu’il murmura, son verre accroché aux lèvres. Il ne la connaissait que depuis quelques semaines, peut-être moins. Mais il avait appris sans trop de mal le côté très… sauvage de la patronne du bar. « Mais ça me plait. » Il la gratifia d’un sourire tout en levant son verre… Avant de le terminer. Elle ne souhaitait pas de sa compagnie pour ce soir ? Vraiment ? Il étouffa un ricanement lorsqu’elle lui exposa les plans prévus pour la soirée à venir. Malheureusement pour elle, Bonnie n’avait aucune idée du client qu’elle venait d’accueillir.  « A mon tour de t’expliquer la façon dont je vois les choses… » Pour toute ponctuation, ses deux mains trouvèrent le chemin du comptoir pour venir s’y déposer brutalement lorsqu’il se releva. Tyler Anderson n’était pas le genre d’homme à qui l’on donnait des ordres. C’est lui qui dictait ses lois, et non plus l’inverse à présent. Chef de la cardiologie, il avait pris l’habitude que les infirmières, internes et patients soient à ses pieds. Et, ô comme c’était existant. « Primo : je vais te donner un coup de main pour fermer ce bar. » Qu’il clama, se promenant à travers le bar jusqu’à venir trouver le seul homme encore présent. Un vieillard, la tête posée contre la table, ivre mort sans doute. D’une poigne ferme, il l’attrapa, le jetant tel un vulgaire sans abri à l’extérieur de la bâtisse. Le cliquetis d’une serrure se fit entendre lorsqu’il referma la porte à clé. « Deuxio : tu ne rentreras pas chez toi. » Sa voix monocorde ne laissa rien transparaître. Ni amabilité, ni menace. Et il laissa échapper un ricanement avant de reporter son attention sur sa muse. « Du moins, pas tout de suite... Rassure-toi chérie, je ne suis pas un psychopathe. » Du moins, pas officiellement. En quelques pas, il était de retour au comptoir, les coudes posés contre, sans manquer de chopper l’une des bouteilles de whisky qui traînait à proximité. « Et tertio… Eh bien… J’ai pas encore trouvé. » Et plus si affinité ? Les attentions du chirurgien étaient tout sauf clair. Ce qu’il souhaitait, simplement, c’était d’apprendre à la connaître. Cartwright et ses sombres secrets. Dommage qu’elle ne puisse partager son enthousiasme actuel. Mais une petite voix lui soufflait qu’elle était aussi le genre de petite souris qu’un prédateur tel que lui s’amuserait à faire danser entre ses griffes. Exactement de la même manière qu’il avait fait danser Elise Steadworth. « Mais saches, pour ta gouverne, que je ne suis pas le genre d’homme que l’on peut envoyer balader comme ça, Bonnie Cartwright. » Siffla-t-il d’une voix nettement plus rude. Une mise en garde qu’elle devait à tout prix prendre en considération… Au risque d’y laisser quelques plumes. « Tu n’as pas idée de la merde dans laquelle tu t’es foutue en me tapant dans l’œil. » Deux verres devant lui, il les servi généreusement avant d’en proposer (ou plutôt imposer) un à sa compagne du soir. Elle était belle Bonnie. Beaucoup trop belle pour être parfaite. Mais il crevait d’envie de découvrir ses imperfections… Et si pour cela il fallait qu’il lui montre son véritable visage, ainsi soit-il. Personne ne croirait le gentil et talentueux docteur Anderson capable de tels affronts. En revanche, que Bonnie Cartwright soit alcoolisée au point de raconter de la merde en boîte… Voilà une échappatoire que quiconque croirait bien plus simplement. « Alors, tout ce que je te demande ce soir, c’est d’accepter un simple petit verre en ma compagnie. Je veux juste savoir qui tu es. » Une moue presque amicale venait d’effacer les traits moqueurs du prince. A quoi bon contrarier un éternel insatisfait. Il lui suffisait simplement d’obéir… Et peut-être serait-elle encore en vie au petit matin. Ô oui Bonnie, le client est roi.
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MessageSujet: Re: make mistakes and blame it on the alcohol. (bonnie) Mar 22 Jan - 11:31

Irascible, elle ? C'était bien mal connaître Bonnie Cartwright. Elle ne s'énervait jamais sans bonne raison, et n'y pouvait rien si tant de bonnes raisons se présentaient à elle plus qu'aux autres. La suite de sa phrase l'obligea à se couper net dans l'élan qu'elle venait de prendre pour lui répondre. Oh. Quel type censé aimait une nana irascible – ou non-irascible, donc, dans son cas ? Bonnie aurait aimé pouvoir dire que voir un homme ignorer ses pires défauts ou même les trouver charmants la ferait se sentir valorisée et donc l'attirerait vers lui, mais ses signaux d'alarme ne résonnaient jamais aussi fort que lorsque Tyler se trouvait face à elle. Elle n'aurait su dire pourquoi, compte tenu du fait qu'il cochait de nombreuses cases sur l'interminable liste du prince charmant qu'elle cherchait désespérément, mais sa présence et son insistance la mettaient mal à l'aise. « Je ne fais rien pour, pourtant » nota-t-elle, blasée. Que pouvait-elle faire, en revanche, pour qu'il lui foute une paix royale et s'en retourne à ses activités de médecin, de chirurgien, ou peu importe ce qu'il faisait ? Elle se servit un verre pour la forme et surtout pour lui donner une bonne raison de s'étouffer dedans lorsqu'il lui expliqua d'un ton parfaitement calme – quoiqu'un rien menaçant – comment il imaginait le programme de sa soirée. Elle s'étouffa pour de bon lorsqu'il mentionna le fait de ne pas être un psychopathe. « Said every psycho ever » qu'elle répondit, désormais franchement inquiète pour sa propre sécurité. Tyler avait viré le dernier ivrogne du Kiss and Tell, ne laissant plus que lui, elle, et une distance incroyablement longue entre son comptoir et la porte de sortie. Pas mieux pour l'issue de secours. Au moins pouvait-elle espérer utiliser l'un des couteaux dont elle se servait pour couper des fruits si le besoin se faisait ressentir. Bonnie tentait de ne pas céder à la panique et, une fois n'est pas coutume, de ne pas se faire plus drama queen qu'elle ne l'était déjà. Aussi se contenta-t-elle de le regarder dans un mélange de fascination et de pitié tout en préservant son assurance. Les prédateurs sentent la peur, se rappela-t-elle d'un documentaire animalier devant lequel elle avait trouvé Seth deux jours plus tôt au beau milieu de la nuit. Elle songea qu'elle pourrait toujours essayer d'appeler son colocataire si les choses tournaient mal, mais ignora bien vite cette idée : à tous les coups il trouverait l'idée qu'elle se fasse attaquer dans son propre bar hilarante et croirait à une mauvaise blague. Comme si Bonnie Cartwright faisait des blagues – bonnes ou mauvaises. Please. La mise en garde de Tyler ne fit rien pour la rassurer, bien au contraire. Incapable de s'en empêcher, elle lui lança un regard perplexe. « Je ne te le fais pas dire » commenta-t-elle pour elle-même. N'était-ce pas absolument tragique d'échouer à séduire les hommes qui l'intéressaient vraiment mais taper dans l'oeil d'un type qui aurait du figurer sur la liste de ces hommes l'intéressant et ressentir un doux vent de panique à cette idée ? « Mais j'ai jamais demandé à te taper dans l'oeil, Tyler. A choisir, je préfèrerais te dé-taper dans l'oeil et que tu me laisses tranquille. » Mais quelque chose en elle – le bon sens, sans doute – lui souffla que ce n'était pas prêt d'arriver et que ses meilleures chances de survie consistaient probablement à accepter sa requête. Un verre. Peut-être deux. Et une arme de défense qui fonctionnait généralement à merveille : parler d'elle pour ne rien dire et l'ennuyer au point qu'il prenne la fuite. Qui aurait cru qu'elle puisse tourner sa propre personnalité en dérision ? « Très bien. Un verre, pas un de plus. Et après ça, tu me laisses tranquille, tu ne remets jamais les pieds dans mon speakeasy et tu ne me menaces plus jamais. C'est le 21ème siècle Tyler, les femmes ont le pouvoir, il serait peut-être temps de te mettre à jour » siffla-t-elle, railleuse. Certes, c'était en théorie. Dans la pratique, Tyler avait sans doute plus le pouvoir qu'elle et un mot de travers lui vaudrait peut-être une mort tragique dans son propre speakeasy. Au faît de sa beauté, certes, mais privant le reste du monde de celle-ci. Une tragédie indeed. Elle avala une gorgée de l'alcool qu'il venait de lui servir et grimaça. Etrangement – ou pas – elle préférait les cocktails girly et sucrés, roses de préférence, et si l'idée lui traversa l'esprit de le demander à Tyler, elle préféra finalement s'abstenir. « Qu'est-ce que tu veux savoir? » Par où aurait-elle pu commencer pour résumer le film de sa vie ? Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle ne devrait rien dire de compromettant sur elle – et surtout rien qui donne à Tyler l'envie de revenir. Exit, donc, les tentatives de jouer la carte du mystère, une technique qu'elle affectionnait pourtant en matière de séduction. Mais Bonnie ne voulait surtout, surtout pas séduire ce psychopathe. S'il existait une recette magique pour la rendre indésirable auprès du chirurgien, elle la trouverait. Quitte à devoir, à son plus grand regret, s'enlaidir et prétendre être inintéressante. Deux défauts que Bonnie Cartwright ne possédait évidemment pas.
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MessageSujet: Re: make mistakes and blame it on the alcohol. (bonnie) Mer 6 Fév - 13:53

Exaspérer le monde, il était né pour cela. Passé maître dans l’art de charmer, manipuler, puis anéantir, le petit Gaston était devenu grand. Même une vipère se montrerait inoffensive face aux crocs acérés d’un pareil animal. Tyler était un chasseur de tête, un ange aux armes redoutables et qui n’aspirait qu’à anéantir son prochain. Les motifs pour avoir toujours souhaité la mort de son géniteur étaient justifiés et nombreux. Mais le jeune démon peinait à admettre qu’il avait tout appris de sa rancœur, de sa haine, et de sa violence. Le vilain petit canard avait fait sa place dans l’ombre de sa famille, pour revenir plus grand, plus fort, et dénué de toute émotion. En cela, l’enchantement l’avait bonifié. L’intégralité de ses souvenirs avaient été conservé, le peu d’émotions qu’il possédait à Erathia en revanche…. L’ironie du sort avait voulu qu’il soit chirurgien cardio-thoracique, bienfaiteur de ces palpitants à l’agonie, mais lui-même sans le moindre organe pour rythmer sa poitrine. Bonnie n’avait aucune idée de la dangerosité de leur petit entretien. Pourtant, il pouvait entendre sa respiration se saccader doucement, trahissant la méfiance chez sa proie. Un fait qui lui arracha un ricanement de satisfaction. Ô oui, il se délectait de cet instant. Parce qu’il est tout bonnement unique, ce plaisir interdit que l’on éprouve juste avant de commettre l’irréparable. C’est l’adrénaline qui envahi le système nerveux, qui s’infiltre le long des veines pour faire grimper l’excitation. L’alcool renforçait ce délicieux sentiment. Tyler releva finalement les yeux vers elle, inclinant légèrement la tête de perplexité face à sa phrase. Son éternel sourire accroché au visage. Vraiment ? La pauvre… Elle pensait sans doute qu’il ne s’agirait que d’une mauvaise soirée à passer (ou à survivre). Qu’une fois ses réponses obtenues, il s’en irait sagement verser le sang ailleurs, comme le brave petit sociopathe qu’il était. Si elle savait… — Ca, c’est pas gagné malheureusement, qu’il siffla d’une voix si mielleuse qu’on pouvait en sentir les menaces silencieuses fuser. Elle avait connu la paix avant de croiser son chemin. Elle connaîtrait l’enfer à ses côtés. — Montre-toi voir un peu plus convaincante en me disant ça. Tu viens d’obéir gentiment à mes demandes, et tu voudrais me faire croire que c’est les femmes qui commandent aujourd’hui ? C’est pitoyable, même venant de ta part. Une moue déçue gravée le long de ses traits, il fit glisser son verre dans sa direction. Une façon de lui commander encore un peu de son délicieux nectar. Encore une fois. Jusqu’à ce que crime s’en suive. Le jeu n’était pas encore à son apogée qu’elle se livrait déjà bien trop facilement. Une marionnette dont les ficelles auraient pu être tirées même par un enfant. Qu’à cela ne tienne, le jeu deviendrait intéressant une fois qu’elle aurait fini par craquer. Et Bonnie Cartwright était reconnue pour être LA drama queen de Crescent Grove, la fille dont la voix pincharde se mettait à résonner quand elle n’était pas occupée à grimper les rideaux sous les coups de hanche de son colocataire. Et c’est justement cette facette-là de sa personnalité qu’il s’attendait à rencontrer ce soir. — Je veux tout savoir, qu’il entama avec une avide curiosité. Et, à ne pas en douter, elle lui livrerait absolument tout ce qu’il souhaite connaître. — Tes passions. Tes hobbies. Ton genre de mec idéal… J’irai pas jusqu’à demander tes positions préférées, mais hé, je suis tout ouïe. Et il ne lui demanderait pas non plus de quelle manière elle avait prévu de mourir ce soir. Bien que la question puisse lui brûler les lèvres. Se redressant, Tyler se chargea de contourner le bar qui les séparait pour venir se joindre à ses côtés. Puisque de toute évidence, son foutu verre n’était pas près d’arriver et qu’il serait sans doute mort de soif une fois qu’elle aurait terminer de râler après lui. Un petit coup d’œil en coin et il s’empara d’une nouvelle bouteille qui ornait le meuble boisé. — Bref, t’as compris. Le genre de chose que tu ne confierais jamais à un inconnu en somme, murmura-t-il en se penchant par-dessus son épaule, sourire carnassier relevant sa commissure. Des shooters. C’était ce qu’il venait de se servir, gentiment, comme s’il s’agissait de son propre speakeasy. Un prince reste un prince. Tout lui appartenait. Il en fit glisser un dans sa direction, en prit un autre entre ses doigts, puis se retourna nonchalamment vers elle. — Tu sais quoi, on va jouer à un petit jeu toi et moi. Je te pose une question. Soit tu réponds, soit tu bois. Et ensuite c’est à ton tour. Une mystérieuse lueur brillait dans son regard. Au fond, peut-être valait-il mieux qu’elle ne lui réponde pas, s’alcoolise à ne plus pouvoir tenir debout, et qu’il la raccompagne sagement jusque chez elle…. Ou pas. — Ta plus grosse phobie ? Qu’il débuta, attendant avec impatience sa réponse (si elle devait venir). Une petite voix devrait sans doute lui souffler que sa plus grande peur se trouvait juste là, sous ses yeux, un verre à la main. Si tant est qu’elle soit encore dotée d’un minimum de raison… Ce qui, jusqu’à présent, ne semblait malheureusement (ou heureusement) pas être le cas. Une chance pour le prédateur.
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