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not today, satan. (r/hamilton)

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Cordelia Hayes
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MessageSujet: not today, satan. (r/hamilton) Mer 12 Déc - 22:04


◊ ◊ ◊
sometimes i have to tell myself
it's just not worth the jail.

Il y avait de ces habitudes que même les années n'auraient su empêcher, et si Cordelia Hayes ne se contentait jamais de la normalité de sa vie, elle ne dérogeait jamais à certaines traditions. Amoureuse de la magie de Noël – et plus que jamais consciente de la chance qu'elle avait eue d'être adoptée par une famille profondément bienveillante, où même les fêtes ne viraient pas systématiquement au pugilat – Cordelia prenait toujours plaisir à se rendre jusqu'à l'église où les sœurs l'avaient recueillie dès sa naissance avant de la confier à ses parents adoptifs. Les sœurs occupaient une place particulière dans sa vie, et elle continuait à les voir ne serait-ce que pour leur donner de ses nouvelles et leur offrir la possibilité de s'impliquer à leur façon dans son quotidien. Et chaque année, à l'approche des fêtes, Cordelia leur rendait visite pour contribuer à leur quête de fonds annuelle. Le principe était prodigieusement simple : appâter des potentiels donneurs qui ne se seraient pas arrêtés s'ils n'avaient pas été interpellés avec force – et enthousiasme par la guide – et les encourager à participer autant qu'ils le pouvaient. La plupart des habitants de Crescent Grove finissait par capituler, plus pour qu'elle les laisse tranquille que par réelle volonté, mais les raisons importaient peu : seul le résultat avait son importance, et quel résultat ! Des espèces, sonnantes et trébuchantes, que les sœurs mettraient à contribution dans les travaux de rénovation qu'elles menaient petit à petit, année après année. Cette année-ci, cependant, avait une saveur particulière compte tenu du fait qu'il s'agirait peut-être de la dernière. Si cet enfoiré de Brightside obtenait ce qu'il voulait, bientôt l'église serait rasée et remplacée par dieu seul savait quel complexe immobilier à la con. Et naturellement, il se figurait qu'il obtiendrait gain de cause, car qui irait donc se battre contre le grand, puissant Hamilton Brightside pour défendre les pauvres nonnes ? C'était mal connaître Cordelia, pas prête à abandonner sa deuxième famille pour enrichir les plus riches et priver les gens comme elle d'un endroit où se rendre et témoigner de sa gratitude, envers Dieu, ou envers qui bon leur semblerait. De fait, elle redoublait d'efforts pour la quête, tentant de distribuer également des tracts pour attirer l'attention des habitants sur ce qu'il se passait et obtenir leur soutien. Une signature, et un don, voilà tout ce qu'elle demandait. Au moment où sa pétition pour la sauvegarde du bâtiment atteindrait le nombre requis de signature, elle se ferait un plaisir d'aller la présenter au Maire en utilisant tous les moyens à sa disposition pour obtenir ce qu'elle désirait. Car Brightside l'ignorait sans doute encore, mais il venait de se faire une redoutable ennemie, une ennemie déterminée et prête à tout, peut-être plus encore que lui. Elle possédait un avantage : l'église Saint Andrews se trouvait sur l'avenue la plus fréquentée de Crescent Grove, et il n'y avait jamais autant foule qu'à l'approche de Noël. Sans parler du fait que sa réputation la précédait pour les quelques idiots la croyant encore capable de les maudire sur des générations d'un coup de poupée vaudou. Pour une fois, Cordelia était prête à jouer le trait à fond. Elle haranguait la foule avec ferveur, encouragée par les signes de tête et les sourires réconfortants de Soeur Agnès (sa préférée). Deux heures durant, elle récolta des signatures, parfois des paroles de soutien, bien que la plupart ne daignent pas s'arrêter sur leur chemin et prendre les quelques secondes nécessaires à la signature. Lancée dans une valse incessante de pas pour s'assurer d'approcher tout le monde, il lui fallut un moment pour réaliser qu'elle venait de tendre sa pétition et un stylo à nul autre que la personne l'obligeant précisément à faire tout ça. Hamilton Goddamn Brightside. Elle haussa un sourcil en le reconnaissant avant qu'un sourire malicieux ne traverse ses lèvres. « Une petite signature M. Brightside ? On tente de préserver l'église Saint Andrews, un enfoiré de promoteur immobilier a décidé qu'il allait raser le terrain pour construire un centre commercial à la place. » Elle poussa le vice jusqu'à lui tendre véritablement la pétition, où s'étalaient plus de cinquante signatures – un maigre butin, mais un butin tout de même. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Venu m'annoncer ta capitulation ? » C'était peu probable, mais elle ne désespérait pas le voir céder d'une façon ou d'une autre, quitte à employer des moyens... indignes d'elle. « Je te comprends. Après tout, même toi tu dois te rendre compte que c'est une tentative vouée à l'échec. David contre Goliath, tout ça... » Nouveau sourire moqueur. Elle se battrait jusqu'au bout, et même au-delà, ne serait-ce que pour effacer de son visage un peu trop parfaitement ciselé le rictus victorieux qu'il n'avait de cesse de lui servir chaque fois qu'ils se rencontraient.

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Hamilton Brightside
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MessageSujet: Re: not today, satan. (r/hamilton) Mer 26 Déc - 22:31


C'était le pas léger et un semblant de sourire accroché au visage qu'il avait débarqué sur Desroses Street. Aujourd'hui était un jour particulièrement important pour son entreprise car il avait rendez-vous avec un investisseur potentiel concernant le projet de « l'église des pauvres » comme il se plaisait à l'appeler. Il avait croisé les doigts si fort pour la réussite de ce nouveau bébé qu'il est était encore plus irritable. Des centaines de milliers de dollars étaient en jeu et il suffisait d'un unique grain de sable dans le rouage pour que tout s'effondre. Comme un château de cartes. Les bonnes sœurs, il en faisait son affaire. Après tout, il y avait bien d'autres couvents à la Nouvelle-Orléans qui seraient prêts à les accueillir les bras ouverts. Qu'elles prient ici ou quelques kilomètres plus loin n'avait que peu d'importance. Pour lui en tout cas. Hamilton avait expliqué à ce monsieur Baker qu'elles ne poseraient pas de problème majeur. Un coup de fil à gauche et un autre à droite, accompagné d'un don généreux et elle s'en iraient prêcher la bonne parole de leur dieu ailleurs en Louisiane. Pour être honnête, ce n'étaient pas les nonnes qui lui causaient des maux de tête atroces. Non, ces migraines étaient dû à Cordelia Hayes. Sur terre dans le seul but de lui pourrir la vie à chaque instant, elle ne cessait de mettre ses nerfs à rude épreuve. Il ne l'avait pas encore jeté dans le Mississippi mais ce n'était franchement pas l'envie qui lui manquait à chaque fois qu'il la voyait débarquer dans son champ de vision. Aujourd'hui ne dérogea pas à la règle : Alors qu'ils sortaient tous les deux de l'église Saint Andrews, il aperçut cette furie en train de faire des siennes. A grands coups d'exclamations, elle ne cessait de déranger la populace qui souhaitait juste se promener tranquillement sur Desroses Avenue. Hamilton leva les yeux au ciel et soupira fortement, prêt à en découdre. Monsieur Baker lui jeta un regard suspicieux qu'il pris grand soin de dissiper très rapidement. « Une illuminée, ne vous inquiétez pas. » Qu'il affirma sur un ton qui se voulait rassurant. Après lui avoir fourré entre les mains les plans des futures constructions et un appareil photo histoire de l'occuper pendant une bonne dizaine de minutes, Hamilton prit la direction de l'illuminée en question. Il lui donnait deux minutes pour déguerpir avant qu'il ne foute sur son épaule comme une malpropre pour la jeter quelques rues plus bas. Quitte à détruire son beau costume, autant frapper fort. Il s'avança déterminé à la faire battre en retraite quand il eut la surprise de se faire arrêter par Cordelia elle-même. Elle ne manquait pas de toupet à lui tendre la pétition. Comme s'il allait la signer ! Impassible, les bras le long du corps, il la dévisagea d'un air glacial de toute sa hauteur en la jugeant avec arrogance. Il renifla sèchement à l'entente de cette insulte à peine voilée. Que les nonnes le traitent d'enfoiré à la limite, il pouvait le concevoir. Que ce soit cette fille, c'était une toute autre affaire. Il tira brusquement le socle cartonné qui maintenait les feuilles et parcourut rapidement les signatures qui ornaient le papier. Un ricanement moqueur s'échappa de ses lèvres. « C'est tout ? » Qu'il quémanda de sa voix grave. Il n'était franchement pas impressionné. « A croire que les gens comprennent qu'un centre commercial dans le coin ne serait pas du luxe … Notamment pour toi. » Certifia avec condescendance Hamilton en la détaillant de la tête aux pieds. Les choix vestimentaires de Cordelia manquaient cruellement de classe. Elle n'avait rien à voir avec les femmes qu'il fréquentait habituellement. C'était peut-être cette différence qui l'avait séduit le temps d'une soirée. Maintenant qu'il avait retrouvé ses esprits, elle n'était qu'un parasite qu'il fallait écraser à tout prix. « Ceci étant, je suis étonné. Avec ta bouille de poupée fragile auréolée d'un anneau dans le nez, j'aurais cru que les habitants du quartier te prendraient en pitié. » Ironisa-t-il sans lui cacher qu'elle lui faisait penser à une pouilleuse tout en arrachant les feuilles pour les plier et les ranger soigneusement dans la poche intérieure de sa veste. Elle n'aurait pas dû lui tendre sa pétition. Il suspendit son geste une fraction de seconde. Une capitulation ? De sa part ? Qu'elle était mignonne d'imaginer qu'Hamilton Brightside s'avouerait vaincu à cause de trois gribouillis qui se battaient en duel. Il secoua la tête pour la détromper. « Ta naïveté t'honore. Elle te fait paraître stupide mais passons. » Il tourna sa tête sur le côté et constata que son client continuait de prendre des photos tel un paparazzi. Un rictus de vainqueur naquit sur ses lèvres pleines et il contourna Cordelia pour se placer derrière elle. Du bout de l'index, il orienta le menton de la jeune femme vers monsieur Baker. Sa bouche tout contre oreille, il était prêt à porter l'estocade. « Regarde bien cet homme. Il vaut des millions et dans moins de six semaines il aura rasé ta paroisse et tout ce qu'elle représente. Ça en sera fini pour toi et tes grenouilles de bénitier. » Hamilton lui souffla ces mots vicieusement. C'était sa tentative à elle qui était voué à l'échec. Elle ne gagnerait jamais contre lui et il emploierait tous les moyens légaux (ou non) pour lui démontrer qu'elle n'était rien face à un homme tel que lui. Du bout de son nez, il donna un léger coup contre le lobe de son oreille « Toujours un plaisir de te revoir Cordelia » avant de rompre ce minuscule contact physique. Elle avait déclenché une guerre sans merci et tous les coups étaient permis.

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MessageSujet: Re: not today, satan. (r/hamilton) Ven 28 Déc - 19:46

Cordelia resta de marbre face à la tentative pathétique d'Hamilton de démonter ses efforts. C'est tout, oui. Et elle l'emmerdait. La plupart des habitants ne prenaient pas le temps de signer parce qu'ils ne comprenaient pas les enjeux. Sans même parler de son propre intérêt à ce que l'église reste en l'état, amener un centre commercial en plein cœur de la rue la plus animée de Crescent Grove ruinerait pour toujours son côté familial, fun et typique. Desroses Avenue, comme beaucoup d'artères majeures de la Nouvelle-Orléans, possédait encore un charme que le capitalisme n'était pas parvenu à détruire à coup de chaînes de magasins. Certes, elle ne se serait sans doute pas battue contre si elle n'avait pris à cœur le sauvetage de Saint Andrews, mais elle aurait vu d'un mauvais œil l'arrivée d'un tel géant au milieu de leur petit monde. Et ça, sans parler du promoteur immobilier se trouvant derrière un tel projet. Hamilton Brightside était un concentré d'arrogance et de fric incapable de côtoyer ce qu'il considérait sans doute comme la plèbe. En somme, à peu près tout ce que Cordelia détestait. Elle, elle préférait les types tranquilles, qui évitaient de se croire mieux que la terre entière et dont les conversations ne tournaient pas systématiquement autour d'argent, de ce que l'argent pouvait acheter, et de sa petite personne. « Alright Georgio Armani. En attendant, si tu jettes un coup d'oeil autour de toi, tu remarqueras que la majorité des habitants dans cette rue se baladent pas avec un costume qui coûte dix fois le PIB de la Somalie. » Autant dire qu'ils n'étaient pas le genre à aller claquer des sommes folles dans les futures boutiques – qui ne verraient jamais le jour tant que Cordelia vivrait. Ce qu'elle ne précisa pas, car Hamilton aurait été capable de la prendre au mot et de la tuer pour ne plus avoir d'adversaire à sa taille. Elle haussa cependant les épaules, réprimant un ricanement lorsqu'il mentionna une poupée fragile. Cordelia pouvait être qualifiée de beaucoup, beaucoup de choses, mais poupée fragile n'apparaissait même pas dans la liste. Cordelia, au contraire, était un ouragan dévastateur, une boule d'énergie hyperactive ne sachant ni quand, ni comment s'arrêter. Chaque idée qu'elle se mettait en tête était menée à bout sans jamais rien lâcher. De toute évidence, Brightside la connaissait aussi bien qu'il connaissait le quartier : pas du tout, donc. « Peut-être que les gens du coin sont moins pompeux que toi ? » suggéra-t-elle. « Ils n'ont pas besoin de prendre les autres en pitié parce qu'ils ont un peu d'humanité ? » Bien sûr, elle ne voulait pas parler au nom des centaines d'habitants de Desroses, mais de toute évidence Cordelia les côtoyait bien plus que lui qui devait probablement vivre dans une baraque indécente, bien trop grande et bien trop chère pour une seule personne. Elle préféra répondre d'un sourire à son commentaire – talks sense to the fool and he calls you foolish. En somme, Hamilton était le plus stupide des deux, mais elle sentit que le lui indiquer ferait perdre de sa force à sa pensée. Le bleu perçant de ses yeux posés sur elle n'aidait pas non plus à vouloir se montrer farouchement mesquine. Pas comme lui, donc. Elle suivit cependant son regard lorsqu'il lui indiqua le malheureux élu, celui dont Cordelia allait rendre la vie impossible. Pauvre homme, il n'avait aucune idée des problèmes qu'Hamilton venait de lui créer. Mais une chose l'interpella plus encore que ses futurs projets de destruction : pourquoi Brightside avait-il à ce point besoin de tout ramener à l'argent ? « Woh, tout tourne vraiment autour du fric chez toi... C'est pour compenser la taille de ton pénis ? » Elle ajouta à sa question un sourire malicieux, laissant planer le doute sur son propre avis sur la question. Pour l'avoir expérimenté de sa propre main – pun intended – Hamilton était correctement doté. Pas le plus impressionnant de ses coups d'un soir, mais sa condescendance couplée à son arrogance ne jouaient définitivement pas en sa faveur et le ramenaient probablement en bas de sa liste. Dieu qu'elle avait été bourrée ce soir-là, elle ne voyait pas de quelle façon elle aurait pu terminer dans le même lit que lui autrement compte tenu du fait qu'il représentait tout ce qui pouvait l'exaspérer chez un homme. Or, you know, a human being. « Wish I could say the same... » répondit-elle en haussant les épaules avant de soupirer, pour le côté dramatique. « Quoi que le jour où ton projet de riche pédant tombera à l'eau, je serai particulièrement ravie de te voir. Pour célébrer. Avec une bouteille de champagne. Je te laisse choisir la marque, en guise de remerciements. » Et pour jouer à jeu égal, elle approcha ses lèvres de l'oreille d'Hamilton comme il venait de le faire et d'un souffle aguicheur ajouta « et sans vêtements. » Elle s'éloigna de lui au moment même où sa Sœur préférée faisait son apparition. Elle s'approcha du duo avec un sourire empli de tendresse aux lèvres. « Oh Cordelia, qui est ce beau jeune homme ? Tu le connais ? » Elle lui adressa un regard malicieux. « … Tu le fréquentes ? » ajouta-t-elle sans rien pouvoir cacher de son large sourire. Agnès était aussi maligne qu'elle n'était amusante, raisons pour lesquelles elle avait gagné l'affection de Cordelia d'aussi loin qu'elle s'en souvienne. « Honnêtement je préfèrerais me faire arracher les deux jambes et les deux bras que de le fréquenter, mais oui, je le connais. C'est le beau jeune homme qui veut détruire ton église. Celui qui m'oblige à aller quémander la pitié des passants pour signer la pétition. » Elle insista sur le mot pitié, pour rappeler à Hamilton son accusation précédente. Il pouvait jouer les connards condescendants face à elle, mais Cordelia était particulièrement curieuse de savoir comment il réagirait face à Soeur Agnès.

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MessageSujet: Re: not today, satan. (r/hamilton) Dim 30 Déc - 22:43

« Je remarque surtout que la plupart des habitants n'en ont rien à cirer de tes cris de femme éplorée. Rentre chez toi et passe à autre chose, cela t'évitera d'être la bête de foire que l'on esquive en changeant de trottoir. » Répliqua-t-il de façon cinglante. Débattre avec elle relevait de l'inutile. Cette fille ne voyait pas plus loin que le bout de son nez et Hamilton avait d'autres chats à fouetter. Le monde tout entier changeait et se développait. Crescent Grove et plus précisément Desroses Avenue dans ce cas précis, n'échapperait pas à la règle. Elle ne s'était même pas renseignée sur le fond exact du projet. Il avait eu le malheur de lui parler d'un centre commercial et la voilà partie en croisade, prête à lui arracher les yeux si elle le pouvait. Certes, des magasins de luxe, il y en aurait. Plusieurs même. Hamilton Brightside ne s'engageait pas dans plans miteux qui lui feraient gagner quelques clopinettes. En revanche, son associé avait insisté pour que des boutiques plus accessibles voient le jour. Ce qu'il avait finalement accepté, après moultes discussions enragées. Cette partie-là n'était pas dévoilée et il n'était pas question qu'il le lui indique. Sinon toute cette bagarre perdrait son charme. « Si l'humanité existait en ce bas monde, tu ne serais pas seule à te battre pour cette cause perdue d'avance. » Elle pouvait la rabattre les oreilles des dizaines et des dizaines de fois : Lui était soutenu tandis qu'elle bataillait seule comme une pauvresse. Si les habitants de son quartier partageaient son opinion, ils se gardaient bien de le formuler à voix haute. Cette simple indication le plaçait au sommet. En pôle position pour que la destruction de ce lieu spirituel démarre en un claquement de doigts. Trop fière, elle ne l'avouera jamais mais la fin était proche. Son comportement de garce le fit grogner. Néanmoins, il étouffa bien vite son irritation pour ne pas lui montrer que son ego venait d'en prendre un coup. « Oh Cordelia toujours à ouvrir ta grande bouche ... » Susurra avec perfidie Hamilton en osant caresser du bout de l'index sa lèvre inférieure. « Je l'ai connu plus douce et accueillante … Notamment avec mon pénis. » Affirma-t-il avec un clin d’œil à l'appui. Preuve qu'il n'avait pas oublié certains éléments d'une certaine soirée/nuit. Tout n'était pas d'une clarté précise, la faute à ces trop nombreux verres, mais quelques détails subsistaient dans son esprit. Nouveau soupir de sa part. Se bercer d'illusions, c'était bien mignon les cinq premières minutes mais après, cela devient vite redondant. L'idée de la revoir nue dans un lit (ou ailleurs) ne serait pas pour lui déplaire mais il ne fallait pas rêver non plus. « J'en connais une qui va garder ses vieilles fripes sur le dos. » Rétorqua Hamilton avec un faux sourire cajoleur étirant ses lèvres de part et d'autre. Le jour où elle parviendrait à lui gâcher la signature de ce juteux contrat n'était pas encore arrivé. Même si elle pensait le contraire. Alors sa bouteille de champagne, elle pouvait se la garder. Tout comme sa nudité. Alors qu'ils se scrutaient en chien de faïence, une nonne se greffa à leur duo. Hamilton n'avait franchement pas besoin d'une nouvelle spectatrice dans le combat qu'il menait contre Cordelia. Après une rapide évaluation de la situation, il comprit que les deux femmes étaient bien plus proches qu'il ne l'avait cru de prime abord. Il se retint à grand peine de ricaner ouvertement. Lui et Cordelia se fréquenter ? Cette bonne sœur ne sortait pas assez de son couvent pour croire en une telle ignominie. Comme il s'en doutait, son adversaire le dépeignit comme le grand méchant de l'histoire. A lui de renverser la vapeur. Il s'approcha de la croyante. « Hamilton Brightside. » Se présenta-t-il sobrement en lui tendant une poignée de main ferme. Si Cordelia espérait lui rabattre son caquet et le forcer à battre en retraite en déversant tout sa bile, c'était le sous-estimer. Elle allait bien vite se mordre les doigts pour cette erreur. Il ne reculerait pas parce qu'une femme portait une tenue sainte et un chapelet autour du cou. Le monologue de Cordelia lui fit lever les yeux eu ciel et il haussa mollement les épaules. « Business is business. Je n'ai rien de personnel contre vous. Il va juste falloir partir … Bientôt. » L'échéance approchait à grands pas. Bien plus vite que le remplissage de la pétition qu'elle s'acharnait à vendre aux passants. Il ne marquait pas des points auprès de la sœur mais à proprement parler, il s'en fichait royalement. Seul le chèque qu'il recevrait à la fin de cette mission comptait à ses yeux. Avant cette exaltation, il comptait bien faire descendre en flèche le côte de popularité de sa rivale auprès de sa très grande amie. Armé d'un rictus machiavélique, Hamilton leva sa main dans le but de reprendre la parole en ayant l'attention qu'il souhaitait. « Si vous me le permettez, je vais apporter une très légère nuance aux propos de Cordelia qui sont proche du mensonge. Et nous savons tous que mentir, c'est pécher. » Elle pouvait raidir tous les membres de son corps et crisper la mâchoire en attendant l'assaut, rien ne changerait. Il redonnait tous les coups qu'elle lui avait administré précédemment. Puissance dix bien évidemment. Elle serait bien bête de croire qu'il se contenterait d'opiner de la tête sans se défendre. « Nous nous fréquentons. » Cette bombe lancée, il laissa passer trois longues (très longues) secondes avant de rectifier le tir. « Fréquentions si on compte le fait que j'ai effacé son numéro après notre nuit passé ensemble. » Oops, c'était sorti tout seul. Il ne se rappelait plus très bien les circonstances de la soirée, le ni pourquoi du comment, il avait sorti son téléphone de sa poche. Toujours était que le numéro de la demoiselle figurait dans son répertoire. Il revint au plus près de Cordelia et apposa sa main contre sa nuque. Sans pression ni force. Juste de quoi lui faire ressentir sa chaleur corporelle contre sa peau afin qu'elle comprenne qu'il n'en avait pas encore terminé avec elle. « Entre nous, Cordelia a beau donner de son temps et de son énergie, elle est loin d'être l'agneau de Dieu. Croyez-moi sur parole : Un bon resto, une tape sur les fesses et elle glousse jusqu'au lit en arrachant les draps. » Énonça dans sa grande délicatesse Hamilton. Il gardait les yeux rivés sur la sœur pour ne pas voir la réaction de Cordelia. Non pas qu'il ait peur, non. Il était tellement plus risible de confronter cette mère supérieure de l'église aux faits et gestes peu chrétien de sa protégée. Il ne voulait rien manque du spectacle. Et il se régalait. Certes, elle se doutait que Cordelia n'avait pas embrassé un carrière ecclésiastique mais il y avait une différence notoire entre le savoir théorique et les détails pratiques dont il l'abreuvait. « Je me demande bien ce qu'en dirait les évangiles. » Ton volontairement railleur, ses prunelles luisantes de malice, il se tourna vers celle qu'il affrontait avec un plaisir non dissimulé. Chérie, tu avais voulu berner un suppôt de Satan, l'heure de la vengeance sonnait.
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MessageSujet: Re: not today, satan. (r/hamilton) Jeu 3 Jan - 22:08

« Et pourtant, toi tu n'as pas esquivé la bête de foire que je sache ? » ne put-elle s'empêcher de noter, non sans un sourire moqueur. Pas plus que les cinquante autres personnes qui avaient accepté de signer sa pétition. Pour les autres... ? Et bien c'était leur problème, s'ils étaient prêts à laisser la consommation de masse engloutir tout espoir de conserver un quartier traditionnel. Etrangement compte tenu de sa personnalité flamboyante, Cordelia pouvait se montrer vieux jeu sous de nombreux aspects, à commencer par son attachement à certaines valeurs lui tenant à cœur. Protéger des personnes plus faibles qu'elle faisaient partie de celles enseignées par ses parents et elle leur était éternellement reconnaissante de lui avoir appris à avoir une conscience. De toute évidence, Hamilton ne pouvait pas en dire autant, pas plus qu'il ne semblait s'en émouvoir. Sans doute lui aurait-il dit qu'une conscience ne vous rendait pas riche – ce à quoi elle aurait été obligée de reconnaître contre son gré qu'il marquait un point – et ils se seraient encore écharpés dans un débat aussi inutile qu'interminable sur ce qu'était la richesse. Raison pour laquelle elle préféra hausser les épaules, ses traits profondément navrés pour le peu de foi d'Hamilton en l'humanité. Elle soupçonnait un traumatisme d'enfance pour être aussi indifférent au sort des gens. Encore une chose qui les différenciait l'un de l'autre, pour son plus grand plaisir. Rien ne l'angoissait plus que de devenir quelqu'un comme lui, avide d'argent, avide de pouvoir, mais si dénué d'intérêt pour les autres. Son égocentrisme l'écoeurait profondément et Cordelia songeait qu'elle aurait préféré dix personnes comme elle plutôt qu'une seule comme lui. Un triste rebut de l'humanité, en somme. « C'est précisément parce qu'elle existe que quelqu'un comme moi peut espérer sauver cette église » corrigea-t-elle calmement (un fait assez rare pour être signalé). Tant pis s'il n'y croyait pas, ou qu'il la jugeait stupide, ridicule ou n'importe quel autre qualificatif dégradant. Et tant pis si elle ne montrait pas autant de verve à se défendre que d'ordinaire. Lui se fichait de toute évidence du sort de cet endroit, mais Cordelia ne plaisantait jamais avec les choses lui tenant à cœur. Elle réprima une moue dégoûtée à l'évocation d'un souvenir dieu merci terriblement brumeux dans son esprit. Savoir qu'elle avait couché avec lui après bien trop d'alcool était une chose, savoir ce qu'elle avait précisément fait en était une autre. Et s'il pouvait très bien s'agir d'un mensonge, Cordelia se connaissait bien assez pour savoir que c'était parfaitement (in)digne d'elle. L'alcool et ses ravages... « Ew, gross. Je crois que je viens de vomir dans ma bouche » répliqua-t-elle. Elle remercia les dix verres de trop de lui avoir permis de gommer ce souvenir de son esprit, sans parler du fait qu'il aurait été plus compliqué de soutenir son regard en sachant ce qu'elle avait fait. Rien ne l'embarrassait vraiment, mais se concentrer aurait été nettement moins facile. « Rappelle-moi de me laver la bouche à la javel. » Ou à l'acide. Quoiqu'il aurait été dommage de ne pas faire profiter d'autres hommes de ses talents. Hamilton pouvait prétendre ne pas être intéressé tout ce qu'il voulait, elle avait suffisamment d'expérience en la matière pour savoir comment s'y prendre. Les mecs étaient suprêmement basiques (au point d'en devenir un rien pathétiques) : il suffisait de connaître le poids faible, celui qui les rendait sensibles à une femme, et d'appuyer dessus. Pour Hamilton, facile : souffler le chaud et le froid, laisser s'installer la tension entre eux en l'alimentant d'un flirt à peine dissimulé par des piques. Elle était prête à parier toute sa maigre fortune et sa reddition face à l'église qu'elle serait capable de le faire céder encore, et encore, si elle le désirait. « Oh vraiment ? En es-tu bien sûr ? » s'enquit-elle, ses lèvres à quelques millimètres des siennes, assez pour sentir leur frôlement mais pas assez pour les toucher vraiment. « Parce que je suis certaine que je pourrais te faire craquer dans la seconde... » Ses lèvres se dirigèrent lentement vers son oreille. « Si l'idée ne me donnait pas envie de vomir. » Elle se recula et laissa échapper un rire moqueur. Simple. Trop simple. L'intervention de Soeur Agnès leur offrit cependant une pause bienvenue dans leur échange. Il était surtout particulièrement amusant de voir Hamilton tenter de peindre une image absolument dépravée de Cordelia. Elle le regarda faire, un sourire de plus en plus large s'étalant sur ses lèvres. Sœur Agnès l'écoutait très attentivement, le visage concentré au point d'en laisser apparaître la fameuse ride d'un front qu'elle plissait. Elle devait le lui reconnaître : Soeur Agnès était une excellente comédienne lorsqu'il s'agissait de jouer les mécontentes, c'était d'ailleurs son arme la plus efficace pour obtenir les faveurs de Cordelia. Lorsqu'elle était gosse et qu'elle refusait de s'exécuter, Soeur Agnès lui faisait toujours les gros yeux jusqu'à la faire céder. Cordelia ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en mentionnant son numéro prétendument effacé de son téléphone (grand bien lui fasse, elle de son côté ne l'avait jamais eu, pas plus qu'elle ne désirait l'avoir). Elle ne put retenir un ricanement devant l'image qu'il servait et n'eut d'autre choix que d'interrompre son monologue pour le corriger. « Un bon resto ? Quel bon resto ? J'en ai pas vu la couleur. » précisa-t-elle à l'intention d'Agnès. « Il m'a sûrement confondue avec une des potiches qui lui lèchent le cul pour profiter de son fric. » Et pour tous ses défauts, Cordelia avait au moins le mérite de ne pas être vénale. Elle méprisait de tout son être les femmes capables de s'abaisser à ce genre de comportement. Soeur Agnès ne perdit pas son sourire de tout l'échange et se contentait de laisser son regard voyager de l'un à l'autre, visiblement très amusée. « Oh allons, allons... » Elle tapota le bras d'Hamilton, un éclair de malice dans ses yeux bleus. « Si vous pensez que ce genre d'histoire me choque, il va falloir vous lever de bonne heure jeune homme ! » Elle lui pinça la joue sous le ricanement de Cordelia. « Je suis peut-être une femme d'église, mais je sais fort bien que ce n'est pas le cas de tous mes agneaux. Dieu ne porte pas de jugement, et moi non plus. Tant que vous vous protégez entre adultes consentants, vos pratiques vous regardent. » Cordelia croisa les bras contre sa poitrine, son regard rivé sur Hamilton qui devait être bien déçu de ne pas avoir réussi son coup. S'il connaissait un tant soit peu la vie du quartier qu'il s'apprêtait à défigurer, il aurait su que les sœurs de Saint Andrews – ou Agnès, du moins – se montraient particulièrement compréhensives, en particulier avec Cordelia. Après tout, elle était l'une des rares à leur rendre régulièrement visite et leur tenir compagnie, tout en les régalant d'histoires anecdotiques sur sa vie. « Un autre commentaire à faire à Soeur Agnès, Brightside ? » s'enquit Cordelia, un sourire au coin des lèvres.

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Hamilton Brightside
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MessageSujet: Re: not today, satan. (r/hamilton) Lun 21 Jan - 23:34

« Faut croire que parfois, j'aime bien me mélanger à la populace. » Piteux mensonge de sa part. S'il avait marché (pour ne pas dire trottiner) jusqu'à la jeune femme, c'était pour être sûr qu'elle ne tape pas un scandale devant son client. Sauver les apparences pour prouver que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Mais ça, il n'était pas question de le lui avouer. « C'est un espoir vain mais si perdre ton temps est une activité qui te botte, grand bien te fasse. » Dit-il sans animosité envers elle. Cette fille et toutes les actions qu'elle entreprenait pour cette église laissaient Hamilton de marbre. Il ne saisissait pas du tout l'enjeu. Ce lieu ne représentait que des dizaines de pierres mises les unes sur les autres pour construire un endroit où prier un mythe. Il y avait une multitude d'endroits où se recueillir. En perdre un ne ferait pas une très grandes différence. Sa phase de gentillesse terminée, Hamilton repartit de plus belle en déviant sur la fameuse soirée qui avait scellé leur éternelle mésentente. En observant ses mimiques, il percuta : elle ne se souvenait pas de grand chose. Pour ainsi dire rien. C'était un atout qu'il garderait précieusement dans sa manche. En ne dévoilant que quelques détails à la fois. Il haussa les épaules avec nonchalance, ne souhaitant pas répondre à cette attaque. Les mots prononcés lui firent lever un sourcil peu impressionné. Qu'est-ce qu'elle tentait et à quel jeu s'amusait-elle ? Le titiller pour voir s'il redevenait aussi réceptif que la première fois ? Oh pauvrette, il était bien trop sobre pour se laisser embobiner comme un jouvenceau. Même pas vaguement intrigué par son affaire, Hamilton ne bougea pas d'un millimètre et ce, même quand ses lèvres se rapprochèrent dangereusement des siennes. A la limite, Cordelia lui donnait l'envie de lui foutre un coup de boule mais certainement pas de l'embrasser. Si elle s'attendait à une victoire écrasante, sa déception allait être de taille. Hamilton laissa échapper un bref ricanement. Encore et toujours des piques. Comme s'il allait perdre son calme. Non. Sa force résidait dans son ton mesuré et son impassibilité. Contrairement à la crise d'hystérie qu'elle frôlait toutes les trois minutes. « Je ne mange pas de réchauffé. » Rétorqua-t-il en omettant de s'attarder sur sa fâcheuse envie de vomir. « C'est souvent plus dégueulasse que la première fois. » Poursuivit le jeune homme sur le ton de la conversation. La religieuse interrompit leur tête-à-tête meurtrier. En l'espace d'un court instant, Hamilton se retrouva avec deux femmes sur le dos et ce n'était clairement pas une partie de plaisir. Il tenta de retourner la situation à son avantage. Comme toujours. Et Cordelia ne put s'empêcher d'ouvrir sa grande bouche. Comme toujours. Hmm ceci dit, elle avait raison. Des verres, ça oui. Il lui en avait offert à la pelle. Mais pas de nourriture. Il faut croire que dès la première rencontre, Hamilton avait parfaitement cerné le personnage et n'avait pas souhaité faire d'efforts pour une séduction totale. Néanmoins, il refusait d'admettre qu'elle disait la vérité. C'est pourquoi, il rebondit sur la seconde partie de la tirade. « C'est vrai que contrairement aux potiches, tu lèches sans attendre de retour. On ne peut pas t'enlever cette qualité. » Qu'il approuva d'un vif mouvement de la tête comme pour la féliciter à sa juste valeur. Bien déterminé à rétorquer à chaque parole mesquine et à rendre coup pour coup, Hamilton se préparait à y passer des heures et des heures. Tant qu'il pouvait s'extirper pour signer le contrat avec son acheteur potentiel, il était d'accord pour se prendre quelques grossièretés en échange. De toute façon de la part de Cordelia, il n'en attendait pas moins. « Je dis ça sans vouloir t'offenser ni te gêner. » Ajouta-t-il par fausse compassion. Que sa grande copine la religieuse accro au petit Jésus en perde sa tunique de prière sous le choc. Bien mal lui en prit. Lui qui croyait qu'elle ferait le signe de croix et se montrerait mortifiée par ses paroles crues. Tout faux. Perplexe, il la dévisagea sans grande amitié lorsqu'elle s'approcha de lui. Et dans un geste incontrôlé, il se recula lorsqu'elle lui tapota la joue. Sans le vouloir, elle lui rappelait ses années d'orphelinat et tous ses pseudos parents à la recherche de l'enfant parfait qui le gratifiaient d'une légère caresse sur la pommette en lui promettant de revenir pour lui … Ce qui n'arrivait jamais. « Je n'apprécie pas vraiment que l'on me touche sans autorisation. » Marmonna Hamilton en serrant les dents pour ne pas la houspiller en créant une scène sans précédent. « Puisque votre préoccupation semble réelle, ne vous inquiétez pas plus longtemps. Pas de mini Cordelia à l'horizon. Du moins pas par ma faute. » Lança-t-il l'air de rien. Il n'était pas au courant de tous ceux qui avait partagé son lit. Pour la seule nuit qu'il avait passé avec elle, encore heureux qu'ils se soient protégés. Le reste ne le regardait pas et il n'en avait que faire. Toutefois la conversation ne s'engageait pas vers le chemin qu'il espérait. Trop de blabla qui les éloignait du sujet principal à savoir les faire partir au plus vite de la rue pour avoir le champ libre. Il se devait de réfléchir et de trouver une solution rapidement. Après un bref coup d’œil envers Cordelia qui demeurait muette mais avec ce même air buté depuis qu'il était venu à sa rencontre, Hamilton comprit qu'il fallait jouer la carte de la mère supérieure à fond. « Vous sortez le soir ? » La questionna-t-il de bout en blanc. « Je vous propose un dîner. Ou un déjeuner si vous avez un couvre-feu. » Des fois que le seigneur demanderaient à ses fidèles de se coucher de bonne heure. Pas très au fait de toute cette pratique religieuse, Hamilton tâtonnait. « J'amènerai les plans, les études émises par un architecte et je vous expliquerai tout le projet. Après cela, libre à vous de continuer toute cette … » De la main, il désigna leur petit duo « … Agitation. » Il se retint à grand peine de la qualifier d'inutile. « Si la  parasite consent à rester courtoise et respectueuse, elle peut vous accompagner. » Là encore, inutile de prononcer le prénom de la parasite en question, il était certain qu'elle se soit reconnue sans problème. Il se tourna ensuite vers Cordelia et lui offrir un rictus empreint d'arrogance. « Tu vois, pas la peine de chouiner. Tu vas l'avoir ton resto. »
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not today, satan. (r/hamilton)

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