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a heart that's broke is a heart that's been loved (sebastian)

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Grace Stewart
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MessageSujet: a heart that's broke is a heart that's been loved (sebastian) Jeu 20 Déc - 17:55

Grace était partie plus tôt de la salle de box aujourd’hui. Elle s’était arrangée avec l’un des quelques employés pour qu’il prenne sa place et s’occupe de la fermeture. Elle avait des plans, c’est ce qu’elle avait dit et aussitôt toutes les personnes qui avaient entendu s’étaient imaginées un rendez-vous galant avec un nouvel homme. Elle s’était contentée de répondre par un sourire forcée, ne souhaitant pas s’épandre sur le sujet. Ce qu’elle avait prévu ce soir était l’opposé du romantisme, mais ça, personne n’avait à le savoir. Toujours très secrète quant à sa vie privée, elle ne devait rendre de comptes à personnes et surtout pas aux employés et habitués de la salle. Sachant qu’elle avait déjà du mal à contenir les assauts de certains freluquets qui lui proposaient d’aller boire un verre une semaine sur deux, elle n’allait certainement pas leur raconter les tenants et aboutissants de son intimité. Finalement arrivée à son domicile après une dizaine de minutes de marche, elle saisit une petite caisse dans un placard qui lui servait de débarras et commença à y entasser des affaires qui se trouvaient ci et là dans l’appartement. Une chemise, un caleçon, deux paires de chaussettes, une brosse à dents, un jean et deux bouquins. Des affaires que Sebastian avait laissé chez elle et dont elle veut se débarrasser. Ils n’avaient pas eu le moindre contact depuis leur rupture il y a un peu plus d’une semaine mais il était hors de question pour Grace de laisser les possessions de son ex envahir son espace vital. Leur relation s’était terminée avec fracas et elle n’avait pas la moindre envie de retrouver des souvenirs de lui à chaque coin de son appartement. Il fallait arracher le pansement et ne pas faire traîner les choses, passer à autre ou en tout cas, essayer de le faire. Si elle ne savait plus vraiment où elle en était, c’était l’image d’une forte qu’elle souhaitait renvoyer à Sebastian, celle d’une personne qui n’avait pas besoin de lui pour avancer, qui se débrouillait très bien seule, sans un petit ami pour venir l’emmerder sur une soi disant surconsommation d’antidouleurs. Elle grimaça lorsqu’elle se baissa pour attraper la caisse. Ces cotes étaient toujours douloureuses, même après plusieurs semaines. Elle leva les yeux au ciel et ingéra son troisième comprimé de codéine de la journée avant de finalement saisir la caisse et de quitter son appartement. Si Grace aurait préféré envoyer les affaires de Sebastian par colis, le fait que Kavanagh Street et Desroses Avenue, les deux rues dans lesquelles ils habitaient, soient des rues adjacentes compliquait un peu les choses. Elle ne voulait pas paraitre pour la fille qui voulait à tout prix fuir la confrontation et s’était résolue à aller lui délivrer ses affaires en main propre. Quelques minutes plus tard, elle était devant l’immeuble où vivaient la fratrie Aldridge. Après avoir pris une longue inspiration, elle sonna à l’interphone. Inévitablement, des frissons la parcoururent lorsqu’elle reconnut la voix de Sebastian lui répondant. « C’est Grace. Je viens te rendre des affaires que t’avais laissé chez moi. » lâcha-t-elle, stoïque. Un grésillement sourd et la porte se déverrouilla. Alors qu’elle montait les étages par l’escalier - elle refusait systématiquement de prendre les ascenseurs, pas par claustrophobie mais parce qu’elle considérait cela comme de la fainéantise - elle se sermonna intérieurement. Elle aurait dû venir durant les heures de travail de Sebastian, cela aurait pu permettre d’éviter toute cette mascarade. Frappant deux petits coups sur la porte, elle replaça machinalement une mèche de cheveux derrière son oreille avant que la porte ne s’ouvre sur Sebastian. Pas de bonjour de la part de Grace, juste un semblant de sourire, une contrefaçon bon marché lorsque l’on connaissait les sourires éclatants qu’elle avait l’habitude d’offrir. « Je te dépose ça où ? » Elle se foutait elle-même dans la merde, prolongeant ces retrouvailles plus que de besoin. Elle aurait simplement pu lui donner la caisse et s’en aller. Au lieu de ça, elle s’était implicitement invitée elle-même à rentrer dans l’appartement de Sebastian, accentuant un peu plus le degré de malaise apparent entre eux.
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Sebastian Aldridge
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MessageSujet: Re: a heart that's broke is a heart that's been loved (sebastian) Jeu 27 Déc - 0:34

Vautré.
Sur les miettes du sandwich dinde-salade-moutarde qu’il a soigneusement fait à son frère, son cul repose. Mason termine son casse-croute en marmonnant ce que Sebastian prend pour des remerciements, de la pleine satisfaction d’avoir englouti un sandwich aussi bon, et d’en avoir foutu assez par-terre pour attirer tous les rôdeurs du quartier. L’interphone lui offre une alternative au ménage qu’il sera de toute façon obligé de faire aujourd’hui, reste à voir si ça vaut le coup de se lever. Faut dire qu’il est rentré à six heures du matin d’un service apocalyptique. Une sordide histoire de tentative de casse qui a mal tourné à l’Elysian, pendant qu’il s’occupait d’arnaquer Evelyne Frost au Caribbean Stud Poker. Il n’a rien vu passer, mais ça ne l’a pas exempté de se plier au contrôle routinier des forces de l’ordre. Un énième, cette semaine. Mason grommelle, jette sa cannette vide sur Jimmy Kimmel qui baragouine à la télévision. Sebastian la ramasse et la balance à la poubelle sur le chemin vers l’entrée. Ramasser la merde des autres est devenu machinal, automatique. Et c’est tout ce que Sebastian Aldridge est : un automate. Si jusque-là on lui faisait l’honneur de pas le confondre avec un pantin de bois et de le considérer comme un vrai petit garçon, sa rupture encore toute fraiche avec Grace l’a d’autant plus privé du peu d’humanité qu’il pouvait encore éprouver. L’automate se poste à l’interphone, et n’a pas le temps d’en placer une que Grace est déjà dans l’escalier en colimaçon. Lui rendre ses affaires, pourquoi faire ? Rendre tout plus officiel ? Se prouver qu’elle peut et est déjà passé à autre chose ? Le lui prouver, à lui ? Et lui faire plus de mal qu’elle en a déjà fait ? Pointe au coeur et brique dans l’estomac, il fait frapper son poing clos trois fois sur sa cuisse dans une tentative, vaine et pathétique, de rassembler le peu de dignité qui lui reste. Mason lui passe devant et se précipite vers la porte, mal peigné, mal sapé, mais clairement content de savoir que Grace est dans les parages. Sourire banane sur la bouche, Il frappe de ses deux mains et fait quelques bonds pour rejoindre Sebastian qui cherche ses clefs. — Laisse tomber, elle fait que passer. Mason rugit, presque furieux. — T’es trop bien pour elle, mon pote. Y a du dessert sur la table de la cuisine si tu veux. Pas besoin de plus à son petit frère pour tracer droit vers la cuisine, où un yaourt à la vanille l’attend. Hôte remarquable et bon soldat, Sebastian ouvre la porte lorsque Grace frappe, et d’entrée, il prend (trop) à coeur cet espèce de détachement pitoyable, ce genre qu’elle essaye de se donner, alors que la crise interne est déjà en train de le ronger. Elle rentre, il ferme la porte derrière elle, non sans jeter un coup d’oeil à son palier. Les voisins ont déjà assez sur cette famille, l’est pas question de donner plus en pâture aux chacals. — Bonjour, qu’il lance, droit dans ses pompes, les mains dans les poches arrières de son futal. Sebastian n’a pas grand chose dans la vie, même plus de petite amie pour faire à peu prêt propre à côté de lui, ce drame ambulant, mais au moins ses bonnes manières n’ont pas encore foutu le camps. Je te dépose ça où ? Bah chez toi, puis t’arrêtes de te foutre de ma gueule aussi. Il s’entend le lui dire tellement fort, tellement clairement que ça à l’air presque vrai. Un ricanement s’échappe de sa bouche bien malgré lui. Il jette un coup d’oeil au carton qu’elle trimballe, et en tire un bouquin que, miracle, il cherche depuis des semaines. — J’étais limite à te dire ‘ non merci’ , mais s’avère que j’ai besoin de ça. Puis c’est pas comme s’il dormait sur un lit de tune. La moindre économie, aussi infime fut-elle, était bienvenue. Il s’empare du carton, le balance dans l’escalier qui mène aux chambres, avec nonchalance qui veut clairement lui signifier qu’il en a rien a foutre.  — C’est tout ? Pas qu’il espère plus. Naïf, il n’est pas après tout. Mais des excuses serait du plus bel effet, compte tenu des mots qu’elle avait employé, et des cibles qu’elle avait choisi lors de leur dernière altercation.  Elle était libre d’interpréter sa question dans le sens qui lui plaisait. ‘C’est tout ce qu’il te fallait ?’ ou ‘ C’est tout ? mais c’est pas assez, sweetheart ’  ou encore ‘ eh quoi, c’est tout ? comme ça ?’ . Pour la connaitre, Grace allait trouver une toute autre manière d’interpréter ce qui avait l’air simple, mais ne l’était, dans le fond, pas tant que ça.

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MessageSujet: Re: a heart that's broke is a heart that's been loved (sebastian) Jeu 3 Jan - 19:50

S’il était facile de venir s’imposer la présence de Sebastian ? Absolument pas. Elle avait été terrifié tout le long du chemin jusqu’à son appartement et s’était même mise à trembler légèrement en montant l’escalier qui menait jusqu’à son étage. Maintenant qu’il avait ouvert la porte, la terreur avait laissé place à un énorme malaise. Elle ne savait pas quoi faire de sa personne, pas quoi dire, elle était perdue. Elle se sentait conne, conne d’avoir pensé qu’elle pourrait le revoir si rapidement sans rien éprouver, conne d’avoir eu cette fierté, cette volonté de lui montrer qu’elle allait bien sans lui. Leur ton respectif est froid, bien évidemment. Ils n’allaient pas se sauter dessus, faire comme si rien n’était arrivé, comme s’ils n’avaient pas eu cette dispute, comme leur rupture n’était qu’un mauvais rêve. Pourtant, au fond d’elle, elle aimerait Grace, que tout cela ne soit qu’un cauchemar. Que Sebastian ne l’est pas fait chier inutilement sur sa codéine, qu’elle n’ait pas eu les mots blessants qu’elle a eu pour son frère handicapé. Elle n’avait pas eu grand chose à reprocher à Sebastian au fil des années, il avait été le petit-ami parfait, toujours prévenant, jamais un mot au dessus de l’autre mais ce putain d’accident avait tout fait basculer. « C’était ça ou donner à la croix rouge. » riposta-t-elle alors que Sebastian balançait le carton qu’elle lui avait ramené, n’en ayant à priori rien à foutre des affaires qu’il avait pu laisser chez elle. Certaines filles auraient certainement brûlé ses affaires, emplies de haine, mais ce n’était pas le cas de Grace. Elle ne détestait pas Sebastian, loin de là, elle était bien évidemment toujours amoureuse de lui. C’est son côté surprotecteur qu’elle ne supportait plus, comme si elle était une petite chose fragile, comme si elle avait besoin de quiconque pour prendre soin d’elle. C’était une femme indépendante, et même si elle était blessé, elle n’avait pas besoin d’une nounou et encore moins d’un chaperon pour lui dicter ce qui était bon pour elle ou non. Grace haussa les sourcils, quelque peu désemparée par la question de Sebastian. Quoi, c’était tout ? A quoi d’autre pouvait-il s’attendre ? A ce qu’il l’insulte ? A ce qu’elle s’excuse alors qu’il était celui à l’origine de leur dispute ? A ce que le carton soit plus imposant ? Elle n’était certainement pas d’humeur à essayer de rentrer dans le jeu de Sebastian, s’il avait une question en particulier, il allait devoir la poser, plutôt que d’essayer de lui faire deviner. Elle haussa les épaules et joua à l’idiote. « Bah… Oui. » Marquant un temps d’arrêt, elle en profita pour le regarder pour la première fois dans les yeux, toujours si peu à l’aise, avant de reprendre. « Tu pensais avoir laissé autre chose ? » A part les restes de notre couple que t’as piétiné quand t’as décidé de fuir le conflit comme un lâche. se retint-elle d’ajouter. « Au pire tu peux toujours passer voir si j’ai oublié quoique ce soit. » De préférence quand elle était absente. Si elle voulait se montrer mature dans sa gestion de leur rupture, elle n’avait pas pour autant envie de le voir sans arrêt, ses sentiments étaient encore beaucoup trop forts pour qu’elle se sente capable de le supporter. Alors qu’une mèche dépassait de la chevelure de Sebastian, elle se retint de ne pas la replacer comme elle avait l’habitude de le faire, ce privilège là, elle l’avait perdu. Au lieu de ça, elle se contenta de relancer inexplicablement la conversation, alors qu’elle aurait déjà dû prendre ses jambes à son cou pour fuir ce malaise depuis une ou deux minutes déjà. « A moins que… tu veuilles récupérer les cadeaux qu’on s’est offert. » Elle n’avait pas envie de faire partie de tous ces couples pathétiques qui exigent que les cadeaux soit rétribués à chacun après une rupture mais si c’était cela dont parlait Sebastian avec son c’est tout, alors elle se plierait sûrement à sa volonté, elle n’avait actuellement ni la force, ni l’envie nécessaire pour lutter contre de telles conneries. « J’pensais pas que… enfin. C’est comme tu veux. »
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MessageSujet: Re: a heart that's broke is a heart that's been loved (sebastian) Mar 8 Jan - 18:28

Donc pas de bonjour.
Ils sont à ce point fâchés qu’il n’est plus dans ses droits de recevoir la plus basique des politesses, et comme tout ce qui touche à Grace, ça le frustre. Il éduque son frère autiste à dire bonjour, s’il te plait et merci, et la fille dont il est amoureux n’est même pas capable de faire un effort. Alors d’accord, elle lui ramène ses affaires, mais c’est pas comme s’il lui avait demandé de lui faire cette faveur. Il attendait plus un appel, à la limite un message, plutôt qu’une tripotée de babioles et la sensation ferme de se faire larguer une deuxième fois. Parce qu’il n’apprécie pas le ton, ni le détachement pour lequel Grace opte, sa mâchoire se contracte, ses doigts glissent de ses yeux à sa barbe de trois jours qu’il masse juste parce que. Il aura essayé de retenir ce soupir dédaigneux qui s’extirpe de sa bouche, si seulement elle était pas aussi désinvolte. Ses affaires à la croix rouge ? Même eux n’en voudraient pas. Même le livre qu’il prétend vouloir garder est une merveille de merde en texte intégrale qu’il n’a jamais rendu à la bibliothèque municipale faute de tune. — Et dans ta grande mansuétude, c’est moi que tu as choisi. Un grand merci,   qu’il lâche, pas méchant, ni aimable. Le carton a foutu le camp, et s’il est déjà plus le centre de son attention, Grace s’obstine à parler d’affaires alors qu’ils auraient tout à gagner à parler sentiments, relation. Faut croire qu’il s’est lourdement trompé en pensant que Grace aurait au moins la décence d’adresser des excuses à propos de Mason. Lui dans tout ça ? Peu importe. Ravaler sa fierté, qu’il n’a de toute façon ni de colossale, ni de mal placée, c’est son truc. Son intérêt c’est son frère, et sa soeur lorsqu’elle n’est pas en train de se brader lamentablement dans tout Crescent Grove. Sebastian a appris à vivre à son détriment depuis longtemps. À aller dans le sens des gens qui lui sont proches, à commencer par Grace,  mais ne laissera jamais personne insulter son frère comme elle l’a fait. Il respire fort, lève les yeux au ciel, et n’essaye même pas de prétendre que tout ça ne le gonfle pas prodigieusement. — Ça m’a pas traversé l’esprit, non, qu’il rétorque. À aucun moment. C’est putain de grotesque. Presque autant que l’idée qu’ils ne se retrouveraient pas à un moment, même s’Il y a pensé plus de fois qu’il ne daignera l’admettre. C’est surnaturel de vivre un truc pareil. Tout ça parce qu’il a eu la présence d’esprit de l’avertir sur les danger de toutes les merdes qu’elle s’entête à bouffer à tous les repas, avec un verre d’eau. Un comble. — Pas le but non plus, non,  Pourquoi aller chez elle ? ils étaient si bien ici, à prétendre gérer cette rupture idiote de façon pseudo-mature. Les cadeaux ? Putain. Le mot reste coincé dans sa gorge et l'irrite. — Ouais, t’as rien compris, qu’il souffle, en se frottant les yeux.  Pas qu’il l’ait couverte de cadeaux, il en était presque à la jouer à la Charlie Bucket et offrir une tablette de chocolat Wonka à sa famille à chaque anniversaire. Il est pas question de ça, à aucun moment. — Tu me connais pas depuis ? C’était plutôt, ‘c’est tout ce qu’il te fallait’ ? Mais bon… Tu peux garder les cadeaux, je m’en fiche. Le ton est égal, même s’il est plutôt évident que le tout à tendance à le gonfler au-delà de toute raison. Un comble, pour ce monstre de calme. Aussi se décide-t-il à foutre les deux pieds dans le plat et poser la seule question qui lui importe vraiment. — Donc c’est vraiment ce que tu veux ?   au moins tu seras fixé, ma pauv' vieux

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MessageSujet: Re: a heart that's broke is a heart that's been loved (sebastian) Lun 21 Jan - 23:24



Elle se demande pourquoi elle a décidé de s’infliger ça, de s’imposer cette confrontation avec Sebastian alors qu’elle n’était clairement pas prête pour cela. Putain de fierté mal placée. Putain de volonté de lui montrer qu’elle s’en sortait très bien sans lui alors que c’était loin d’être le cas. Il lui manquait chaque jour encore un peu plus et le sentiment était encore plus présent durant les nuits, lorsqu’elle devait occuper seule ce grand lit vide. Pour autant, elle n’était pas prête à revenir sur ces déclarations lors de leur dispute. Elle avait eu des mots durs, des mots qu’elle regrettait sincèrement. Mais elle estimait sa réaction justifiée, Sebastian s’était mêlée de sa vie, de la manière dont elle était censée la vivre et cela, personne ne pouvait le décider à part elle. S’il n’était pas content de la manière dont elle la menait, il n’avait pas à se sentir obligé de rester à ses côtés. Et c’était d’ailleurs exactement ce qu’il avait. Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’il évoqua sa grande mansuétude. Donc ils en étaient là. Le sarcasme. Ce putain de sarcasme qui avait le don de la mettre hors d’elle dans de telles situations. Elle inspira profondément et écouta ses réponses en silence sur leur ridicule conversation sur ces putains d’affaires qu’elle lui avait ramené. Elle soupira bruyamment, ennuyée par cette situation puérile issue d’une stupide discute sur des putains d’antidouleurs. Tout cela était partie de rien et voilà qu’ils étaient désormais sur le point de rentrer dans une guerre froide, se répondant comme si leur histoire n’était rien alors qu’elle représentait tout pour elle. Et elle pensait savoir que c’était également le cas pour Sebastian, à moins qu’elle se soit trompée à son sujet à un point qu’elle n’aurait pu imaginer. « Si tu le dis. » répondit-elle finalement en haussant ironiquement les sourcils lorsqu’il ose lui lâcher qu’elle n’a rien compris. Forcément. Elle ne va pas dans son sens donc elle ne comprend rien. Pas envie d’envenimer la situation, d’amorcer une nouvelle dispute elle laisse plus ou moins passer. C’est tout ce qu’il te fallait ? « Je suppose. » rétorqua-t-elle, peu crédible. Non, ce n’était pas tout ce qu’il lui fallait. A cet instant, tout ce à quoi elle pouvait penser était à se blottir contre lui, le serrer fort, s’excuser s’il le fallait pour que tout s’arrange. Pour que leur stupide rupture ne soit qu’un mauvais souvenir, quelque chose dont il pourrait blaguer autour d’un verre, pour qu’il revienne passer la nuit chez elle ce soir. Mais, trop digne - ou trop effrayée - elle se contente de ce je suppose tout plat, sans saveur, tout en froideur. Et alors qu’elle se préparait à tourner les talons, à ouvrir cette satanée porte et rentrer chez elle, la tête basse et le moral au plus bas, Sebastian lui demande si c’était vraiment ce qu’elle voulait. Elle le regarde dans les yeux de longues secondes, laisse tomber cette façade impassible qu’elle arbore depuis le début de leur entrevue et permet à la tristesse qui l’envahit de s’installer sur ses traits. « Non. C’est pas ce que je veux non. » finit-elle par répondre. Elle marque un temps d’arrêt, avant de se justifier. « J’n’ai jamais voulu ça. Ce que je voulais c’était quelqu’un qui me laisse vivre ma vie comme je l’entends, qui supporte mes choix plutôt que de vouloir me dicter les siens. » Pas quelqu’un qui lui planque ses médicaments alors qu’elle souffre réellement. Quelqu’un qui comprenne qu’elle ne peut financièrement pas se permettre de fermer le gym pendant des semaines. « Mais apparemment c’est pas ce que toi tu voulais. » L’enchaînement est plus brutal que ce qu’elle aurait souhaité, mais malheureusement criant de sincérité.
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