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Only a true best friend can protect you from your immortal enemies.

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Inej Landry
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MessageSujet: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyDim 30 Déc - 23:09

Une semaine, sept longs jours passés en enfer – littéralement – auprès du cerbère, ont rendu Megara particulièrement aigri. Si le cerbère l’a finalement bien traité, considérant son statut de gardien des enfers, la situation n’en est pour autant pas moins désagréable. La colère de Hera devient passablement ennuyante et semble s’amplifier à mesure que le temps avance. Si auparavant son côté irascible se limitait à des petites interventions divines, Hera est montée d’un cran en choisissant de l’envoyer en enfer. Elle pensait peut-être que le cerbère se plierait à ses exigences et la garderait aux tréfonds du monde, l’empêchant ainsi de faire tourner la tête de Hercule. Mais force avait été de constater que le chien à trois têtes ne tenait ses ordres que d’une personne, et Hera n’était pas cette personne.  Mais le plus dur dans toute cette situation était d’assister au manque d’implication de la personne concernée : Hercule. Ce dernier semblait être totalement aveugle face aux actions de sa mère et ne souhaitait prendre aucune position. Pour autant, cela ne l’empêchait pas de continuer à tourner autour de Megara, sans penser un seul instant au courroux de sa mère.  Après tout, Hercule n’était qu’un Dieu. Il faisait ce qu’il souhaitait, sans penser aux conséquences sur les autres. Intouchable, rien ne pouvait lui arriver, mais après tout, c'est un Dieu.
De sa main gauche, elle frotte sa nuque légèrement secouée par le choc de son atterrissage. Le messager divin n’a pas ménagé la jeune femme en la lâchant d’une dizaine de mètres de hauteur, sans penser à sa réception. Et c’est avec perte et fracas que Megara a atterri sur le sol de myst. Alors évidemment, sa nuque en a pris un sacré coup. Passablement agacée d’avoir passé une semaine en enfer aux côtés du cerbère, Megara est enfin de retour chez elle, à myst, si tant est qu’elle puisse appeler cela un chez elle. La jeune grecque ne s’est jamais considérée comme à la maison à myst, mais au fond, Megara ne s’est jamais senti chez elle nulle part. Aucun lieu visité dans le vaste royaume d’Erathia n’a su trouver grâce aux yeux de la jeune femme, et n’a su lui donner l’envie de s’y établir définitivement. Alors immanquablement, c’est toujours vers le même endroit que Megara se tourne, l’endroit vers lequel elle est attirée tel un aimant, l’antre de Circe. Sa sœur, sa moitié, son soutien indéfectible, la seule âme en qui elle a une confiance aveugle. Parce que finalement, là où se sent chez soi, ce n’est pas nécessairement un lieu. C’est avant tout là où l’on se sent bien, et c’est auprès de Circe que Megara est en toute confiance. La jeune femme prend donc la direction de l’antre de son amie, espérant la trouver seule, Megara n’ayant guère envie d’être sociable aujourd’hui. Ramenant son foulard pourpre sur sa chevelure auburn, la jeune grecque souhaite faire profil bas et n’être reconnue de personne. Ayant volé plus d’une personne dans cette contrée d’Erathia, Megara est l’une des personnes les moins appréciées de myst. Alors au fur et à mesure qu’elle avance parmi les rues de myst, Megara observe les gens évoluer dans ce monde perdu au milieu des nuages dans l’anonymat le plus total. Après une bonne demi-heure de marche, Megara parvient enfin devant l’antre de son amie. Sans s’annoncer, la jeune femme pénètre en silence à l’intérieur et écoute le son de la voix de Circe, lancer diverses incantations auxquelles Megara n’a jamais compris quoi que ce soit. Elle ne l’a jamais avoué à haute voix mais elle voue une admiration totale à Circe, mêlée d’une pointe de crainte. Car si Megara a totalement confiance en son amie, elle n’en reste pas moins lucide quant à la nature même de cette dernière, une sorcière. Et son courroux pourrait être des plus terribles. « Si tu avais pour moi une potion miracle pour supprimer cet effroyable mal de tête qui me martèle le crâne, ça m’arrangerait. » Finit-elle par lâcher pour annoncer sa présence, nul besoin de faire perdurer le suspens.  « Oh, et tu n’aurais pas quelque chose pour me faire oublier l’odeur des enfers ? Les morts ont une odeur horrible si tu veux mon avis. » Megara sourit avant de s’avancer vers son amie et la prendre dans ses bras. Oh le contact humain. Comme cela lui a manqué. Une semaine loin de la civilisation et de toute personne vivante, cela remet les choses en perspective. Si elle aurait aimé que Circe vienne la libérer plus tôt des enfers, Megara reconnait aisément que si cette dernière n'en a rien fait, c'est vraisemblablement pour une excellente raison. « Je n’étais pas venue à Myst depuis trois bons mois déjà. Qu’est-ce que j’ai raté ici ? Parmi qui as-tu semé le chaos ? » Circé est après Zeus, peut-être bien la personne la plus crainte parmi les habitants proche de l’Olympe. Et si son prix est élevé, c’est bien parce que la sorcière est capable du meilleur, mais surtout du pire.

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Cordelia Hayes
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyDim 6 Jan - 17:53

Elle n'était rentrée de son escapade à Ravenshore que depuis quelques heures et déjà, Circe aurait tout donner pour repartir de Myst. Celle qui ne s'était jamais sentie à sa place autrement qu'au cœur marécageux de Choctaw Bayuk voyait pourtant ses talents plus nécessaires, plus pressants que jamais. Preuve en était que même Hera peinait à se passer de ses services plus de quelques jours et avait sommé par le biais d'une missive à la sorcière de revenir d'urgence à Haven pour s'entretenir avec elle d'une affaire pressante. Si elle s'était exécutée, Circe n'avait rien caché de son manque évident de bonne volonté en s'octroyant un délai supplémentaire. Elle ne recevait aucun ordre, de personne, et certainement pas d'une déesse si puissante soit-elle. Circe n'était régie que par ses propres intentions, n'en faisait qu'à sa tête, s'attirant à la fois les foudres d'Hera et le respect d'une partie des habitants de Myst. Une partie seulement, l'autre étant trop occupée à craindre l'actuelle guérisseuse royale, qui n'avait de guérisseuse que le nom, et qui aurait soigneusement ignoré la Reine actuelle si elle n'avait été l'épouse d'un homme qui possédait le même sang qu'elle. Sa visite à Ravenshore avait été écourtée bien malgré elle, si bien qu'elle n'avait pas même pu récupérer la raison de son voyage, une herbe marine ne poussant que sur les rives du bayou dont elle avait besoin pour de nombreuses décoctions à commencer par celle lui permettant de se couper du tumulte de la ville pour se concentrer, et sans laquelle elle souffrait de violents maux de tête. Ses migraines ne faisaient qu'empirer, et Circe n'était pas sans ignorer qu'elle avait abusé bien trop fréquemment de sa magie ces dernières semaines. Or, elle le savait mieux que personne, magic came with a price, et le prix en question pour la sienne était l'impression que son crâne éclaterait en deux, à moins de tenter de calmer la douleur avec une potion placebo. Elle n'avait écouté que d'une oreille distraite la dernière requête d'Hera – il lui semblait avoir compris que celle-ci désirait un philtre dont l'utilisation restait indéterminée – jusqu'à ce que celle-ci fasse mention de Megara. Instantanément, elle avait senti son corps se raidir, les traits de son visage marqué d'une froideur que l'on ne voyait que rarement chez elle. « Qu'avez-vous fait ? » s'était-elle enquise, d'un ton glacial dont perçait la menace (fort inutile, compte tenu de l'immortalité de la déesse). Hera connaissait peu de choses de Circe, celle-ci préférant taire tout élément susceptible d'être utilisé contre elle, mais même elle n'avait pu ignorer l'amitié liant les deux femmes. Megara était la seule personne en laquelle Circe plaçait une confiance totale, quand bien même travaillait-elle en partie pour une femme déterminée à la détruire. Hera confia avec un sourire sinistre le détail des dernières allées et venues de Megara, obtenant pour toute réponse le visage impassible de la magicienne. L'échange se prolongea, mais pas une seule fois Circe ne lui fit le plaisir de laisser paraître quoi que ce soit. Elle ne réalisa l'ampleur de sa furie qu'une fois de retour à Haven, ses ongles ayant laissé des marques dans les paumes de ses mains. Si elle retourna précipitamment chez elle – une demeure bien trop grande, bien trop luxueuse pour son utilisation – ses pensées vrillèrent instantanément sur Tiresias. Tiresias et ses projets, dont elle avait eu vent par les petites mains désireuses de plaire à la sorcière, Tiresias si désireux d'obtenir sa revanche sur elle, mais surtout sur les dieux dont il avait été la victime malheureuse. Si Circe se situait de l'autre côté – celui de l'ennemi – et s'était opposée à ses intentions bien trop souvent, force était de reconnaître qu'elle comprenait pourquoi il se montrait si déterminé à parvenir à ses fins. Hera la testait, et elle en avait bien conscience. Elle l'avait poussée à trahir son ami pour s'assurer de sa loyauté, mais semblait désireuse de ne pas en rester là, et d'obtenir la preuve finale. Qui choisirait-elle, si elle y était forcée ? La question resta en suspens tandis qu'elle s'affairait à préparer le philtre commandé par la déesse. Pleinement accaparée par son travail, et l'inévitable migraine qui ne la quittait plus, elle sursauta en entendant la voix familière de Megara s'élever à côté d'elle – et se reprocha aussitôt d'être si peu prudente. Le sourire qu'elle offrit en réponse à sa question sonnait faux, bien différent de ceux qu'elle lui réservait d'ordinaire. « Je crains que non. J'en aurais bien eu l'utilité, moi aussi. » Mais elle avait laissé au bayou l'herbe indispensable, et se promit d'y retourner dès qu'elle le pourrait. Circe serra Megara dans ses bras et s'arrêta quelques secondes pour l'observer. Celle-ci semblait marquée par son interlude infernal, mais rien qui ne disparaîtrait d'ici quelques semaines. Elle haussa les épaules à sa question, incapable de plaisanter comme Megara tentait de le faire. « Oh tu sais. Hera. D'autres. Je reviens tout juste de Choctaw et j'ai raté l'occasion de récupérer les plantes dont j'ai besoin. J'ai transformé un homme aux mains baladeuses en cochon et je l'ai attaché à un poteau au beau milieu d'Haven. N'as-tu pas entendu des grognements sur la place ? » Elle garda un visage inexpressif, parfaitement indifférente au sort de cet homme qui finirait probablement attrapé, découpé, et servi au prochain banquet. « J'ai appris il y a peu ce qu'il t'était arrivé. Je suis désolée Megara. » Désolée, surtout, d'avoir conscience que même en l'apprenant plus tôt, elle n'aurait sans doute rien pu faire pour l'aider. « Comment te sens-tu ? » Autrement que comme quelqu'un ayant séjourné en enfer, that is.
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Inej Landry
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyMar 15 Jan - 2:27

Un aller-retour pour les enfers, ce n’est pas exactement ce que la jeune femme avait en tête pour les vacances. Et l’air putride émanant des tréfonds du monde n’était pas non plus ce que la jeune femme souhaitait comme promenade de santé. Mais l’on fait avec ce que l’on nous offre n’est-ce pas ? Megara a su s’accommoder du mieux qu’elle put de sa situation et a pour l’occasion, travaillé sa patience. Par le passé, la patience n’a jamais été la vertu principale de la jeune mystienne, un poil impatiente, agacée par tout ce qui ne se déroule pas selon ses plans. Et il va sans dire que ce déplacement impromptu l’a particulièrement dérangé. Heureusement pour elle, la compagnie plaisante du cerbère a su la détourner de son agacement grandissant, à mesure que les jours ont passé. Mais le retour ne se fait évidemment pas sans conséquence. Le lâché par Hermès a été réalisé avec pertes et fracas, l’odeur des enfers ne quitte pas son nez et même le doux fumé émanant de certaines habitations mystiennes ne semble pas l’effacer. Le mal de tête semble malgré tout être le plus difficile à supporter, vraisemblablement lié aux profondeurs du bas monde. « Nous voilà bien toutes les deux avec nos maux de têtes alors. » Hera, Hera, Hera toujours et encore ce nom dérangeant, qui vient doucement mais surement perturber la vie tranquille que Megara cherche à mener. Pourquoi ce nom vient-il toujours se mettre en travers de son chemin ? Elle est agacée de découvrir que Circe travaille toujours pour le compte de la déesse et n’éprouve aucun remord à exécuter les desseins les plus sombres de cette divinité. Si d’ordinaire Megara se moque bien des choix faits par son amie, et des gens qu’elle sert, il en est toutefois bien différent en ce qui concerne Hera. « Hera hein ?! Cette sorcière t’impose encore de tourmenter de pauvres âmes innocentes ? » Les autres ne lui importent généralement que peu, la jeune voleuse n’étant que peu intéressé par le commun des mortels, ne s’occupant que de son propre sort et celui de ses proches. Mais quand Megara se retrouve elle-même à la place de ces innocents, elle ne peut s’empêcher de penser que Hera est une folle, impitoyable, dénuée de bon sens et douée d’une hystérie que même son mari Zeus semble incapable de contrôler. « Si j’avais eu le plaisir d’entendre cet affreux cochon, crois bien que je serai allée admirer ton œuvre de mes propres yeux. » Sourit-elle, en apprenant le dernier enchantement causé par Circe. Au moins, ces artifices ont le don d’amuser la galerie et pour le coup, auront la possibilité de nourrir bien des bouches affamées avec ce beau cochon bien dodu. Et puis, aux dires de Circe, ce dernier n’a eu que ce qu’il méritait, ni plus ni moins. « Ne sois pas désolée, ce n’est pas de ta faute. N’est-ce pas ? » Qu’elle rajoute, laissant cette interrogation en suspens, peu certaine d’être prête à entendre la réponse de son amie, si cette dernière lui répond le contraire. La question a le mérite d'être posée, ne serait-ce que pour lever un doute. Ce n’est guère un secret que Hera en veut personnellement à Megara, et c’est loin d’être une folie que d’imaginer que Circe aurait pu aider Hera, dans sa dernière folie personnelle, à savoir l’exil de Megara en enfer. Mais cette dernière espère sincèrement que son amie la plus chère, ne l’aurait pas trahi pour quelques récompenses que ce soit, offerte par la divinité elle-même. Le doute reste cependant permis, dans un petit coin de sa tête. « Fatiguée par le trajet. Voyager avec un messager des Dieux n’est pas des plus confortables si tu veux mon avis. Mais plus que tout, je suis soulagée d’être de retour sur la terre ferme. » Et surtout, soulagée qu’Hermès l’ait ramené à Myst, auprès de Circe. Si d’ordinaire la jeune mystienne n’apprécie guère de retourner sur sa terre natale, en de pareilles circonstances, elle est particulièrement ravie de retrouver le calme que lui procure la proximité de Circe. « Des nouvelles de Tiresias ? J’ai eu vent de ses désirs de vengeances à ton égard. Tu es suffisamment bien protégée ? » Le différend opposant Tiresias et Circe n’est guère un secret pour personne, le premier ayant eu l’impression d’être trahi par Circe, quand cette dernière ne remplissait qu’une énième mission quémandée par la déesse. La jeune femme a toute confiance en son amie en matière de protection, et sait qu’elle saura se protéger par elle-même. Mais Tiresias est un adversaire de taille, puissant, qui aura toute la capacité de l’affronter et de l’ébranler dans ses convictions. Megara espère simplement que Circe saura se défendre contre toutes vengeances, et que personne d’autre ne viendra intérférer dans leur affaire… Hera ou une quelconque autre divinité en tête de liste.
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Cordelia Hayes
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyDim 3 Fév - 20:30

Elle offrit un sourire nerveux pour toute réponse à Megara. Ses propres maux de tête, contrairement à ceux de son amie, ne disparaîtraient jamais complètement et pire, ils finiraient inévitablement par empirer à forcer d'utiliser une magie à la ressource épuisable. Elle savait mieux que personne que le fait d'en abuser la rendait plus fragile – trop, sans doute – mais elle avait fini par développer ce qui se rapprochait d'une addiction à laquelle il lui était impossible de renoncer. « Je peux te préparer quelque chose qui l'atténuera un peu, mais ce ne sera pas aussi efficace que mon remède habituel » proposa-t-elle, peu désireuse de voir son amie souffrir plus longtemps du courroux d'Hera – et de sa manie de vouloir se débarrasser de ceux qu'elle jugeait indignes de son rang de déesse. Par miracle, Circe s'était frayé un chemin étrange dans la vie d'Hera, mais même elle n'était pas assez stupide pour s'imaginer une seule seconde qu'elle ne se débarrasserait pas d'elle lorsqu'elle ne présenterait plus la moindre utilité. Cette heure n'étant pas encore arrivée, elle devait se contenter de lui rendre bien des services à l'éthique douteuse – une chance que Circe ne fût pas étouffée par des problèmes d'éthique, ou de conscience. Il y avait fort longtemps qu'elle avait cessé de laisser sa conscience influencer ses décisions, pour le meilleur et probablement pour le pire. « Hera ne m'impose rien. Mais c'est une fréquentation dont je me passerais bien » corrigea-t-elle en haussant les épaules. Rien ne l'en empêchait, techniquement, et elle était persuadée que sa propre magie suffirait à contrecarrer au moins un temps la furie de la déesse, juste assez pour fuir Myst et trouver refuge dans son bayou originel. Tout le monde savait qu'Hera se refusait à descendre côtoyer le commun des mortels et préférait rester planquée dans sa belle tour d'ivoire – ou plutôt, dans ce cas précis, sur son mont entre les nuages – et voilà un avantage dont Circe ne manquerait pas de se servir si le besoin s'en faisait ressentir. Pour autant, elle était à l'heure actuelle incapable de refuser ses services, financés grassement par la reine mère, et qui lui permettaient de faire l'acquisition d'objets et d'ingrédients qu'elle n'aurait eu les moyens de se procurer autrement – et en aussi larges quantités. « C'était un fort beau cochon, qui aurait régalé les papilles de bien des habitants. Mais il me semble que ses grognements se sont arrêtés, je suppose qu'un dieu l'aura pris en pitié et retourné à sa forme originelle. » Comme toujours, Circe n'éprouvait aucune mauvaise conscience à l'idée de pouvoir blesser un humain. Persuadée qu'on récoltait ce que l'on semait, elle ne croyait ni en l'égalité, ni en la justice. Voilà sans doute pourquoi Hera nourrissait un semblant d'affection à son égard. Megara laissa la fin de sa question en suspens, et Circe releva les yeux de son plan de travail pour les poser sur elle non sans une pointe de gêne. Ce n'était pas de sa faute, si l'on partait du principe qu'elle n'avait pas mis à exécution la demande initiale d'Hera. Mais elle ne s'était pas opposée au nouveau plan lorsqu'elle l'avait appris, pas plus qu'elle n'avait cherché à porter secours à son amie de toujours. L'idée d'être restée passive, et donc de soutenir tacitement les actes de la déesse, la rendait mal à l'aise – et coupable. La culpabilité n'était pas un sentiment familier, mais lui nouait les entrailles dès lors que ses relations interféraient avec la vie d'autrui, qui plus est lorsque cette vie appartenait à la seule personne en laquelle elle accordait sa pleine confiance. Après une longue pause, même elle sentit qu'il était nécessaire de s'expliquer. « Non. Mais j'aurais pu – j'aurais du – l'en empêcher. » Voilà la seule réponse qu'elle pourrait lui offrir, une excuse évasive, un ersatz d'explication, mais aucune excuse derrière ses paroles. Circe avait toujours été habile pour manier les mots avec justesse, et leur faire dire ce qu'elle voulait. Flirter avec la vérité, ne jamais trop en dire, jouer sur les mots... Circe ne mentait que rarement, mais n'avait jamais eu besoin d'y recourir pour se défendre. Elle écouta son amie lui raconter son périple de retour, le regard désolé. Elle-même n'avait qu'entendu les rumeurs sur les Enfers et ce que l'on pouvait y vivre, et rien des échos reçus ne lui faisaient envie. Elle ne pouvait qu'imaginer l'horreur que Megara venait de vivre, et compatir – en faisant taire cette misérable culpabilité. « Souhaitons que tu n'y retournes plus jamais. Ta vie appartient au monde des mortels » affirma-t-elle, ses doigts jouant par réflexe avec l'une de ses poches d'herbe. La mention de Tiresias lui arracha l'ombre d'un sourire. Un sourire froid, un sourire triste, un mélange de regret et de lassitude. « Je ne lui en veux pas. » Elle aurait été bien mal avisée de lui reprocher de vouloir la détruire alors même qu'elle avait détruit la sienne sans même y réfléchir à deux fois. « Je n'ai pas besoin de me protéger de lui. Et s'il le fallait vraiment, j'ai bien assez pour me défendre. » Des décoctions, mais pas seulement. Avant d'être la guérisseuse la plus réputée d'Erathia, Circe était surtout une sorcière – et Tiresias n'était pas assez fou pour s'opposer frontalement à elle. Encore que, aveuglé par la rage (et aveuglé tout court), l'homme qu'elle avait croisé ne ressemblait en rien à l'homme qu'elle avait... désiré ? Auquel elle s'était attachée, du moins, dans ce qui lui semblait appartenir à une autre vie. « Ne t'inquiètes pas pour moi » dit-elle à Megara, posant une main rassurante sur l'épaule de son amie. « Il ne m'arrivera rien. » Rien, tant qu'elle se pliait à des volontés supérieures, du moins.
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyMar 26 Fév - 22:52

Si les talents de Circé en tant que sorcière sont reconnus dans tout myst et au-delà de ses frontières, Megara préfère de loin la capacité à exécuter une potion parfaite de son âmie.Alors il va sans dire que lorsque Circe suggère de lui préparer une potion, en deça de celles qu’elle a l’habitude de préparer, la voleuse de myst acquiesce sans broncher.  « Je suis partante peu importe ce que tu proposes, ce sera toujours plus supportable que si je ne prenais rien. » Du moment que son mal de tête s’atténue, Megara sera plus que satisfaite. Parce qu’elle en est certaine, ses nuits vont être peuplées de cauchemars, hantées par les milliers de cris des âmes perdues dans les enfers. Si les breuvages de Circé pouvaient apaiser un tant soit peu son esprit, Megara ne s’en portera que mieux. « Quel dommage, les Dieux sont parfois bien trop cléments avec ceux qui ne le méritent pas et pas assez avec ceux qui le méritent.» Et c’est en connaissance de cause que la mystienne s’exprime, persuadée d’être à tord, malmenée par une déesse et son entourage, lui répondant aux doigts et à l’oei. Si seulement il y avait une autre explication, une autre raison justifiant la haine viscérale que Hera lui voue. Mais rien ne semble justifier les actes de la déesse, si ce n’est une jalousie maladive, d’une femme inapte de voir son entourage être heureux, quand elle en est incapable. Et évidemment, Megara émet un léger doute, quant à la capacité de Circé à la protéger face à Hera, et surtout son implication. Si le commun des mortels serait incapable de déceler le moindre sentiment sur le visage impassible de Circé, Megara la connaît suffisamment pour être en capacité de deviner ce qui se trâme sous les traits tirés de son amie. Et la mystienne comprend très rapidement que Circé n’a rien à voir avec son séjour en enfer. Elle ne l’a certes pas aidé à s’échapper, mais elle ne l’y a pas envoyé non plus, la certitude réside dans le regard que Circe adresse à Megara. Un regard empreint d’une grande sincérité et d’une véritable amitié, que nul ne saurait détruire, pas même Hera.  « Tu sais, si même Hercule était dans l’incapacité de venir me délivrer des griffes de sa mère, je ne suis pas sur que tu aurais été dans la capacité de faire quoi que ce soit. » Le chemin de Megara n’a pas encore croisé celui de Hercules depuis son évasion des enfers, et nul doute que le Dieu n’a pas encore été mis au courant de son séjour auprès de Cerbère. Et même s’il l’avait été, aurait-il été en capacité de l’en sortir et d’aller à l’encontre de sa mère ? Pas franchement sur.  « Je ne t’en veux pas, loin de là, et je te fais confiance, une confiance aveugle. » Elle tente ce qu’elle peut pour rassurer son amie et lui démontrer tout son amour et sa confiance. Si quelques instant auparavant elle a émis quelques doutes à son encontre, il n’est que de bonne guerre que de la rassurer dès lors que les doutes sont envolés. Et si une personne a bien mérité toute la confiance de Megara, c’est bel et bien Circe. « Ma vie est faite pour être vécue à tes côtés Circé, les mortels tu sais … je m’en désintèresse totalement. » Son intérêt pour les gens et pour quiconque n’ayant aucun lien avec Megara ou même Circe est particulièrement limité. Cette dernière se moque des autres, pour certain, la mystienne est une égoïste, ne pensant qu’à elle, et Megara ne s’en cache pas le moins du monde. Mais sa vie est intimement liée à celle de Circe, c’est une certitude que personne ne pourra nier.  « Je sais bien que tu es parfaitement capable de te défendre seule, mais affronter quelqu’un qui a compté pour vous, ça doit être bien plus compliqué qu’il n’y paraît. » Et Tiresias est connu pour être redoutable, un féroce adversaire à la hauteur de Circe. Le bien-être et la sécurité de cette dernière sont tout ce qui importe aux yeux de Megara. « Je l’espère sincèrement Circé, vraiment. » Se contente d’ajouter Megara, malgré tout apaiser par la main posée sur son épaule. Le contact physique n’est pas ce que Megara préfère le plus. Mais Circe possède malgré tout cet aura de bienveillance et de quiétude. Les gens ne voient bien souvent que la peur et l’effroi émanant de de Circe. Megara voit bien au-delà de ça depuis bien longtemps. « Il circule d’étranges rumeurs à Haven. En venant te retrouver ici, j’ai entendu beaucoup de choses sur une prétendue catastrophe, quelque chose qui viendrait changer nos destins à tout jamais. Tu as une idée de quoi il s’agit ? » Si une personne peut connaître les petits secrets d’Erathia, surtout des secrets si terrifiants, c’est bel et bien Circe, au faite de tout ce qui se trame dans leur royaume.
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyDim 3 Mar - 18:15

« Probable en effet » confirma Circe, l'ombre d'un sourire sur les lèvres. Sa maîtrise des plantes et herbes en tout genre faisaient d'elle sans nul doute la botaniste la plus puissante d'Erathia, quoiqu'elle se défendît de ce titre qui n'en était pas un. Grandir avec pour modèle le plus reconnu des guérisseurs du royaume avait ses avantages. « Je te mets au défi de dire cela à l'un d'entre eux... » Elle haussa un sourcil, regard tourné vers son amie, mais l'impassibilité de ses traits empêchait de dire si elle ne faisait que se moquer de Megara, ou si elle le pensait réellement. Sans doute un peu des deux, elle qui côtoyait la plus hargneuse d'entre tous au quotidien et voyait jour après jour les effets dévastateurs de ses vengeances et rancunes. Si ce n'avait été pour son immortalité, nul doute qu'Hera aurait déjà péri face à la ténacité de ses opposants. Elle n'en faisait pas partie directement, pas vraiment du moins, pas tant qu'Hera lui apporterait quelque chose, mais ces dernières semaines la balance s'était déséquilibrée. Envoyer son amie la plus proche aux Enfers en guise de punition pour avoir commis l'impudence d'être aimée de son fils avait ostensiblement agacé Circe. Son incapacité à venir l'en tirer l'avait agacée davantage encore, elle que rien ne semblait pourtant pouvoir atteindre d'ordinaire. « Hercule n'est pas... » Elle s'interrompit, peu désireuse de dire quelque chose qu'elle viendrait à regretter. Hercule était un gentil, de ceux incapables de prendre les décisions s'imposant pour obtenir ce qu'ils voulaient. Elle l'aurait volontiers qualifié de simplet, si ses parents n'avaient pas été ceux-là, tant il lui donnait l'impression d'avoir cet insolent sourire toujours greffé à ses lèvres. Son optimisme détonnait, sans doute trop pour elle. « Je ne suis pas certaine qu'il ait les ressources pour » compléta-t-elle finalement. Elle, en revanche, les possédait bien assez. Circe pratiquait peu la magie du bayou, celle d'un coven qui ne l'avait pas vue grandir, n'avait rien pu lui enseigner, mais elle la sentait dans chacune de ses veines, glissant en elle en lui procurant l'étourdissante sensation de pouvoir. Si elle préférait mettre sa maîtrise des plantes en avant, elle n'en restait pas moins une sorcière. Guérisseuse, peut-être, mais sorcière indubitablement. « Se rendre aux Enfers demande un certain type de magie qu'il ne possède pas. » Voilà qui devait mettre un terme au semblant d'excuse qu'elle lui offrait. Elle la possédait, mais n'avait pas pu l'utiliser, réduite au silence et à la contemplation des excès d'Hera. Un sourire, véritable cette fois, vint relever la commissure de ses lèvres. Elle posa une main sur l'épaule de son amie. « J'en suis pourtant une, de mortelle. Dotée d'une certaine forme de magie qui me permettra sans doute de dépasser l'espérance de vie d'un humain, mais je reste soumise à certaines lois de la nature » souffla-t-elle, amusée. Elle comprenait évidemment le message sous-jacent, et cet éternel « nous contre les autres » qu'elles n'avaient eu de cesse d'utiliser depuis leur première rencontre, dans ce qui lui paraissait être une autre vie. La mention de Tiresias la renvoya à ses propres démons, à la question qui accaparait sournoisement une partie de son esprit : regrettait-elle de l'avoir trahi ? La question restait depuis sans réponse, malgré la colère de celui-ci, malgré la culpabilité qu'elle aurait du – qu'elle aurait voulu – ressentir. Elle avait suivi les ordres sans y réfléchir, en faisant fi de tout ce qui la reliait à cet homme, indifférente (mais l'était-elle vraiment?) à son sort. Circe voyait ce qu'il ne voyait pas : la certitude que certains secrets méritaient de rester enterrés. Quels qu'ils furent, Hera les avaient enfouis bien trop profondément pour accepter de les voir ressortir, et elle comprenait cela bien assez pour s'exécuter sans poser plus de question, sans même protester. Mais la trahison lui avait laissé un goût amer, dérangeant. « Il n'a jamais compté » mentit-elle avec aisance. Ils avaient été amis. Sans doute un peu plus, quand bien même ils ne s'étaient jamais engagés sur cette voie. Mais sa loyauté était fluctuante, lorsqu'elle n'était pas tout bonnement inexistante, et leur lien ne lui donnait pas de passe-droit... à l'inverse de Megara. « Tiresias a toutes les raisons du monde de m'en vouloir, mais il peut s'estimer chanceux d'être encore en vie. » Une bien maigre satisfaction pour celui qui ne s’extasierait plus jamais devant les merveilles que Myst pouvait offrir. « Je lui ai laissé la possibilité d'une seconde chance. C'est plus que ce que je n'accorde généralement. » La question de Megara eut le mérite de détourner son attention pour la reporter sur quelque chose de nettement plus important que n'importe quel homme. Circe acquiesça en fronçant les sourcils. La rumeur se répandait telle une traînée de poudre partout dans le royaume, et elle-même l'avait entendu de la bouche du coven régnant sur le bayou. Même Facilier semblait s'inquiéter de ce que tous appelaient déjà un cataclysme. « J'en ai entendu parler...  » fit-elle, pensive. « Il semblerait que la nature capricieuse vienne récolter son dû. Cela n'a rien d'étonnant, cependant. La nature donne, et la nature reprend... » Elle avait tenté d'y voir plus clair à l'aide de sa propre magie, mais en vain. Ironiquement, la seule personne capable d'utiliser sa clairvoyance pour lui en parler était aussi celui qui la haïssait. « Des rumeurs disent que les conséquences seraient plus dramatiques que n'importe quelle guerre. Ca me rend curieuse. »
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Inej Landry
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyMer 27 Mar - 1:17

Un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme lorsque Circe sous-entend presque un défi pour la jeune femme. Les défis sont devenus sa spécialité, un petit plaisir qu’elle se fait lorsque les choses deviennent un peu trop ennuyeuses à son goût. Et chez Megara, s’il n’y a pas d’action, tout devient rapidement assommant, autant dire qu’un petit défi ne serait pas pour déplaire à la jeune mystienne. On aurait pu penser qu’après avoir passé une semaine en enfer, tout ce qu’elle souhaiterait serait du repos et du calme. Mais cette semaine avait été rasoir, affligeante d’ennui tant il n’y avait rien à faire. « Es-tu sérieuse en parlant de me mettre ainsi au défi ? Tu sais que je me ferai un plaisir d’aller confronter l’un de ces êtres qui se veut supérieur pour lui dire ses quatre vérités. » Et si l’un de ces êtres supérieurs pouvait être Hera en personne, Megara ne s’en porterait que mieux. Car une petite explication avec la personne à l’origine de tous ses maux, ne serait pas de refus. Hera n’est autre que son enfer personnel, son diable à elle. Hadès fait pale figure en comparaison aux actions que la femme de Zeus entreprend contre Megara. « Hercule n’est pas quoi ? » Le ton de la jeune femme est presque teinté d’accusation lorsqu’elle comprend la tournure que prend la conversation. C’est idiot parce que Hercule ne devrait pas avoir d’impact sur la jeune femme, Megara ne devrait même pas chercher à le défendre. Et pourtant, la voilà presque sur la défensive face à celle qui lui a toujours pourtant montré un soutien indéfectible. C’est avec un agacement certain que Megara se rend compte de l’attachement qui commence à se développer entre Hercule et elle, un attachement qu’elle a pourtant cherché à refouler, du mieux qu’elle pouvait. « Tu ne l’apprécies pas franchement hein ? » Autant ne pas tourner autour du pot, aller au cœur du problème et savoir ce qu’il en est réellement. La jeune femme ne l’admettrait jamais à haute voix, mais si les choses devaient venir à évoluer d’une certaine manière Hercule, Megara ne pourrait imaginer le voir en désaccord avec Circé. Elle ne pourrait imaginer les deux personnes qui comptent le plus à ses yeux, se déchirer et se détester. Mais tout ceci n’est que spéculation, parce que tant que l’esprit de Megara se montrera réfractaire à l’amour de Hercule, rien dans cette situation ne pourra se dérouler comme le destin semble le vouloir. « Je l’aurai difficilement imaginé voler avec Pegase jusqu’aux Enfers, et je ne vois pas ce qu’il aurait pu faire de plus. » Nul besoin d’épiloguer sur le sujet, Hercule n’a pu la sauver, Circe non plus, personne n’a pu l’arracher des griffes de Hera, c’est tout ce qu’il y a finalement à retenir.  « Oui mais toi, tu es une mortelle que j’aime et que je respecte, c’est là toute la différence. Même si une certitude demeure, tu me survivras, tu nous survivras tous. » Elle sourit en ajoutant cette dernière phrase, persuadée de ce qu’elle avance, persuadée que Circe sera vivante bien après elle, bien après de nombreux mortels marchant aujourd’hui sur Terre. « Tout ce que j’espère, c’est que vos forces ne s’annihileront pas d’elles même. » Parce que ces deux là sont d’un talent fou, effrayant même, et malgré la confiance qu’elle a en son amie, Megara n’est pas certaine que Circe l’emporterait sur Tiresias, l’inverse étant tout aussi vraie. Mais plus important, si les rumeurs s’avéraient vraies pour le royaume d’Erathia, le monde aurait besoin des talents de Tiresias et Circe unis, pour faire face au destin destructeur qui semble leur pendre au nez. « Si la nature pouvait nous épargner sur son chemin dévastateur, j’en serai plus que ravie. » Parce que Megara n’a pas échappé aux enfers, pour se retrouver confronter à un autre cataclysme et prendre une nouvelle fois, le risque de voir sa vie atteinte, d’une manière ou d’une autre. « Je me demande combien de temps de répit nous avons, avant cette apocalypse. Mais si même toi n’a pas plus d’informations à ce sujet, j’imagine que nous n’avons qu’à vivre notre existence comme si c’était notre dernier jour à Erathia. » Carpe diem. Mais c’est une attitude que Megara connait bien. Son existence toute entière a été forgé sur ce concept, sur cette idée qu’elle ne savait jamais de quoi demain serait fait, si même il y aurait un lendemain. Quand on grandit sans famille, sans attache, si ce n’est celle de Circe, on apprend bien vite que l’instinct de survie doit primer sur le reste, et que l’on ne peut compter que sur soi-même. « Ton breuvage a fait des miracles. Ma migraine semble s’être envolée, et crois bien que je pensais cela impossible. » Elle sourit à son amie et lève son verre vers elle, en guise de remerciement.
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Cordelia Hayes
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyMar 2 Avr - 22:11

« Qu'est-ce que tu vas t'imaginer, je ne t'ai pas dit ça pour ça ! Tu viens de quitter les Enfers, à ta place j'éviterais de faire quelque chose qui t'y ramène. » Circe lui jeta un regard peu amène, mécontente que sa plus ancienne et plus précieuse amie se pense capable de rivaliser avec les dieux au mépris de sa propre vie d'humaine. Accorde-t-elle donc si peu d'intérêt à son existence pour vouloir prendre un tel risque ? Sa frustration est passée sur le mélange sur lequel elle continue à travailler, une décoction commandée par une femme soupçonnant son mari d'infidélité et ayant payé une somme exorbitante pour s'adjoindre le talent de botaniste de Circe. Megara se mit sur la défensive dès la mention avortée d'Hercule, ce qui n'arracha pas la moindre surprise à la magicienne. Elle connaissait l'intérêt que portait son amie à ce dieu, fils de sa donneuse d'ordres qui plus est, mais ne le cautionnait pas plus qu'elle ne l'encourageait. Pour avoir été témoin des agissements des créatures de l'Olympe, elle savait mieux que de leur confiance, encore plus de s'attacher à eux. Une fois de plus, Megara semblait oublier qu'elle était humaine, à l'inverse d'Hercule. Pouvait-elle vraiment croire à la sincérité de leurs... sentiments, quels qu'ils furent ? Cynique par défaut, en particulier lorsque l'on touchait à des points aussi sensibles et futiles que l'amour, Circe ne cachait pas que son cœur était tout au mieux un organe utile à la survie de son corps. Sa trahison auprès de Tiresias envoyait un message clair à tous ceux qui pensaient, peut-être, l'atteindre de cette façon : les remords ne l'étouffaient pas, pas plus que les décisions autrement perçues comme impossibles à prendre. Oh, Circe les prenait, et les prenait sans y réfléchir à deux fois. Un comportement dont Megara aurait bien fait de s'inspirer pour s'épargner l'inévitable tourment qui survenait avec les peines de cœur – sans même parler de ce qu'Hera lui réservait si elle s'entêtait dans une telle impasse. « Mon état d'esprit à son sujet n'est pas la question » rétorqua-t-elle fermement. « Mais pour te répondre, son existence m'indiffère pleinement. Ta survie, en revanche, beaucoup moins. » Elle refusait de voir Megara mener une guerre vouée à l'échec contre une déesse vieille de millénaires, qui ne ferait qu'une bouchée de celle qu'elle considérait comme un insecte agaçant. Faute de trouver les mots qui atteindraient Megara, Circe ne pouvait pas que la mettre continuellement en garde. Son amie avait cependant un don particulier pour changer de conversation et renverser l'intérêt sur elle, et Tiresias. Tiresias, dont elle ne craignait ni la rancune, ni l'esprit de vengeance. Même doté de ses deux yeux, il n'aurait pu s'en prendre à elle, et elle doutait franchement que sa cécité ait contribué à décupler sa puissance ou sa ruse. Mais qu'en savait-elle, après tout, confronté à l'adversité certains tempéraments se révélaient. « Aucun risque, Tiresias n'est pas une menace – et s'il pense l'être, c'est qu'il est encore plus aveugle que je ne le pensais. » Sa froideur, quoique réelle, ne montrait rien du semblant de trouble pourtant bien présent en elle. Pas de remords, non, mais l'angoisse saisissante de ressentir si peu d'émotions, d'être si indifférente au sort d'un homme qu'elle avait côtoyé la plus large partie de leurs vies. Qu'était-elle donc devenue pour si peu... ressentir ? « Je pense que nous le saurons bien assez tôt. J'aurais bien interrogé le seul devin de mon entourage à ce sujet mais... au vu de notre relation actuelle, il est préférable que je m'abstienne. Mais tous les signaux sont là : quelque chose se prépare et dévastera tout sur son passage, c'est une certitude. » Peut-être était-ce pour le mieux, une punition divine pour tous les péchés que tous commettaient au nom de l'envie, de l'avarice, du pouvoir, de l'ambition destructrice. Une façon de payer pour leurs crimes, passés et futurs. Une sanction en tout point méritée, quand bien même faisait-elle sans aucun doute possible partie de cette catégorie. « Que ferais-tu de cette journée s'il s'agissait de la dernière ? » s'enquit-elle alors auprès de son amie, réellement curieuse. Elle ne s'était jamais posé la question, son propre sort n'éveillant que peu d'intérêt à ses yeux, mais à présent que la possibilité se rapprochait, sans doute fallait-il se préparer à ses derniers vœux.
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Inej Landry
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptySam 27 Avr - 2:38

L’inquiétude qui se lit sur le visage de Circe fait sourire son amie, un brin rassuré que son sort lui importe tant. Circe n’est pas du genre à dévoiler ses sentiments ou un simple ressenti. Et son visage est impassible, ne laissant passer aucune émotion, au point qu’il est parfois compliqué pour Megara de deviner ce que son amie ressent. Heureusement que les deux jeunes femmes se connaissent depuis de nombreuses années pour que Megara puisse comprendre aisément son amie. « Hormis Hera, je ne suis pas franchement certaine que mon sort importe un autre dieu, et je doute sérieusement que l’un d’entre eux s’amuse à m’envoyer à nouveau dans les enfers. » Aucun autre Dieu ne se préoccupe des amours de Hercule, pas même son père ou ses oncles. Il n’y a que Hera pour être aussi perturbée par les sentiments de Hercule envers Megara. Au fond, il n’y a que Hera pour s’en préoccuper. Aussi, Megara sait pertinemment qu’elle n’offusquera aucune autre divinité que Hera. Pour autant, Circe semble avoir une dent contre Hercule. Même son indétrônable impassibilité n’arrive pas à contrôler le ton dédaigneux qu’emploie Circe en mentionnant Hercule. Non pas que ce soit surprenant, après tout, cet amour est absolument voué à l’échec, entre une mortelle et un dieu, l’un voué à l’éternité et l’autre destinée à voir sa vie contrôlée par un compte à rebours. « Pourtant, tu m’as semblé avoir quelque chose contre lui, comme si … tu ne l’appréciais pas. Tu penses qu’il ne mérite pas que je prenne de risques pour lui c’est ça ? » Autant poser la question directement, ne pas passer par des chemins détournés. Avec Circe, ce comportement ne rime à rien. Seul l’honnêteté et être directe fonctionne avec la sorcière. « J’imagine que si Tirésias avait senti quelque chose, il aurait su mettre vos différends de côté et te prévenir pour vous unir et lutter contre le fléau qui nous attend non ? » Oui les choses sont compliquées entre eux, pour ne pas dire explosives. Mais deux adultes comme eux seraient capables d’oublier toute cette rancœur pour le bien-être du royaume, du moins Megara l’espère. Car même si Circe n’a que faire du sort des autres, sa propre personne lui importe considérablement, et savoir que le Royaume pourrait être effacé de la surface de la Terre devrait l’inquiéter. « Je n’ai plus qu’à espérer que l’on soit épargné. Considérant mes relations avec les Dieux, il me serait inutile de prier pour leur demander protection. » Qu’elle ricane, un brin sarcastique. Pour autant, ce serait une sorte de réconfort de savoir que les Dieux pourraient les protéger de ce fléau qui s’apprête à les ébranler. Mais même les Dieux ne semblent pas être en mesure de contrer la catastrophe qui les attend. Alors prier pour leur protection ne rimerait strictement à rien. La question posée par Circe laisse Megara pantoise. Elle ne s’est jamais réellement posée la question et maintenant qu’elle se présente, la jeune femme ne sait que répondre. D’instinct elle serait tentée de répondre qu’une journée en compagnie de Circe serait le meilleur moyen de passer cette dernière journée dans ce royaume. C’est du moins ce qu’elle aurait répondu en temps normal. Mais une petite voix intérieure vient lui murmurer le nom de Hercule, lui rappeler que ce Dieu a réussi à se tracer un chemin jusqu’à son cœur, ébranlant tout ce qu’elle prenait pour acquis jusqu’à présent. Cette journée prétendue être la dernière sur cette terre serait parfaite si seulement Circe et Hercule pouvaient être à ses côtés. Megara serait heureuse du moment qu’elle est aux côtés des deux personnes qui comptent le plus à ses yeux. C’est ce que son cœur lui dicterait. Mais la raison devrait être la seule chose à écouter. « Je ne suis pas sur de vouloir faire quelque chose de particulier, surtout si c’est pour me rappeler qu’il s’agit de mes dernières heures sur le royaume. Non, je pense que je me contenterai d’être à tes côtés, te regarder préparer tes potions. Une journée normale en compagnie de la seule qui compte. » Ce n’est pas franchement un mensonge, puisque pendant longtemps, c’est la seule chose qui aurait compté aux yeux de Megara. Elle préfère simplement occulter un bout de la vérité. « Et toi que ferais-tu pour ton dernier jour sur terre ? J’avoue que ça m’intrigue terriblement. » Megara reste persuadée qu’au fond d’elle, Circe regrette ne plus avoir Tiresias dans sa vie. Il est l’un des seuls à avoir eu un impact dans la vie de la jeune femme, et même si Circe répète se moquer éperdument qu’il ne soit plus dans sa vie, Megara reste persuadée que c’est un mensonge que Circe se répète à elle-même, pour supporter son absence.
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptySam 25 Mai - 19:23

L'ombre d'un sourire traversa ses lèvres avant de disparaître presque aussi rapidement. Megara possédait une innocence fascinante qu'elle se retrouvait parfois à envier. Innocente, Circe ne l'avait jamais été – il y avait trop de magie en elle pour ne serait-ce que l'envisager – et le temps avait fini par lui donner raison de ne pas l'être. « Hera possède de nombreux alliés. L'avantage d'avoir vécu des millénaires... » répondit-elle, évasive. Elle avait appris à ne pas la sous-estimer ; témoin de ce qu'elle était capable de faire pour protéger sa famille ou se protéger elle-même, Hera faisait une ennemie de poids contre laquelle même la magicienne ne pouvait faire grand-chose. Elle aurait voulu que Megara se montre plus prudente, qu'elle mette de côté son affection pour Hercule, s'intéresse à quelqu'un qui ne lui vaudrait pas de se mettre à dos la gardienne de l'Olympe, ou n'importe qui d'autre en réalité. Megara ne possédait pas d'autre magie que son tempérament de feu, et s'il était suffisant sur la terre ferme, ou même à Haven, ce n'était hélas que bien trop peu efficace contre l'ennemie qu'elle s'était faite à s'enticher de son fils. Circe possédait un avis sous doute biaisé d'Hercule, et n'aurait de toute façon jamais trouvé personne d'assez bien pour son amie, mais elle ne put que hausser les épaules à la question de Megara. Son avis n'importait que peu, et définitivement pas lorsque confronté à celui tout aussi biaisé que pouvait posséder un cœur amoureux. Certains l'auraient accusée d'être égoïste, de refuser de partager cette fille auprès de laquelle elle avait grandi, seul pilier dans un monde hostile qui la considérait d'un mauvais œil de par ses seules origines, mais assimiler son comportement à de l'égoïsme aurait été aussi erroné que réducteur. Circe ne se laissait que rarement atteindre par les émotions terrestres, et il s'agissait là de sa plus grande force, comme de sa plus grande faiblesse. Canevas sur lequel tout restait à écrire, son désintérêt pour tout ce qui ne la servait pas se voyait trop souvent associé à des défauts qu'elle ne possédait pas. Alors, en guise de réponse, elle soupira tandis que ses mains s'activaient à finir sa décoction. « Je pense que les circonstances ne facilitent pas votre histoire, et qu'il faut parfois privilégier la raison au cœur. Je value ta vie plus que je ne value la sienne. » Ce qui n'était pas compliqué, compte tenu de l'histoire qu'elles partageaient, tandis qu'Hercule restait un parfait inconnu. Circe n'avait aucun problème à faire passer la raison avant tout le reste, condamnée depuis toujours ou presque à servir Hera indépendamment de sa volonté, victime des choix douteux de son père dans une quête pathétique de pouvoir et de statut. Tiresias incarnait merveilleusement bien (ou mal, selon le point de vue) la tragédie de sa vie ; elle avait été capable de le sacrifier sur ordre d'Hera et sans même pouvoir lutter contre la demande. Leur relation avait été brisée au-delà du réparable, et il n'y avait bien que Megara pour croire encore une seule seconde qu'il serait capable de mettre leurs différends de côté, même pour la fin du monde. « Tu le connais mal. » Il n'aurait aucun scrupule à la sacrifier elle, comme elle l'avait sacrifié lui, tout ça au nom d'une vengeance à la fois justifiée et désolante compte tenu des circonstances. Elle ne lui en voulait pas – comment l'aurait-elle pu alors qu'elle était responsable de tous ses maux ? - mais regrettait de ne pas avoir eu la possibilité de s'expliquer. C'était sans doute pour le mieux : il n'aurait jamais compris, pas plus que Megara ne comprendrait jamais. Celle-ci lui offrit une réponse prévisible à une question qu'elles n'auraient jamais du avoir à se poser et qui devenait pourtant une possibilité de plus en plus réelle. Passer leur dernière journée ensemble, évidemment. Rien n'aurait pu les séparer, pas même Hercule, Tiresias, Hera. Lorsque l'on se débarrassait des parures, ne restait plus que l'essentiel : elles, et des années de souvenirs partagés qui ne souffraient aucune comparaison avec ce que les autres pouvaient leur apporter. Megara lui suffisait, songea Circe. Elle n'avait jamais eu besoin de plus qu'elle dans son quotidien, et profitait allègrement pour le reste de sa solitude, confinée dans une antre avec pour seule compagnie herbes, fioles vides et livres. Elle n'avait aucune véritable réponse à offrir à Megara : sa dernière journée ressemblerait à toutes les autres. Il n'y aurait aucun au revoir, aucun regret à avoir, rien d'autre que d'accepter la sentence le plus sereinement du monde. « Tu te demandes si je voudrais passer mon temps avec Tiresias, n'est-ce pas ? » Megara ne pouvait rien lui cacher ; son visage à lui seul laissait entrevoir chaque pensée traversant son esprit. Un sourire ourla ses lèvres. « Nous n'avons plus grand-chose à nous dire, quel gâchis ce serait de lui octroyer plus d'importance dans mes dernières heures que du temps de notre amitié. » Amitié, amour, la frontière avait toujours été fine, mais jamais franchie. « Je passerais ma journée ici, probablement. Avec toi. A moins que tu ne préfères te consacrer à Hercule, ce que je ne te reprocherais pas. » L'amour était apparemment le plus pur des sentiments, non qu'elle en ait jamais fait l'expérience elle-même. Regretterait-elle de ne pas avoir saisi sa chance lorsqu'elle s'était présentée à elle ? Regretterait-elle d'avoir sacrifié Tiresias pour... rien ? Circe préférait se conforter dans l'idée que si ce cataclysme les emportait, elle n'aurait plus à se questionner sur le sujet.
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyJeu 20 Juin - 2:46

Circe n’a pas nécessairement besoin de s’étendre sur ce qu’elle pense réellement, elle n’en a jamais eu besoin après tout. Megara la connait suffisamment pour déceler la moindre trace d’émotion à travers son visage ou ses gestes. Et pourtant, l’émotion n’est pas la chose la plus évidente chez Circe, ce qu’on devine au premier regard. Mais Megara sait reconnaître un sourcil un peu trop relevé, un rictus presque imperceptible, un geste de main très bref. Après une vingtaine d’années à se cotoyer de manière si intense, si proche, il ne pouvait en être autrement. L’une et l’autre peuvent deviner sans trop de difficultés leurs pensées, simplement par leurs gestes et leurs expressions. Alors évidemment, ce n’est guère surprenant que la jeune mystienne décèle un brin de gêne à l’énonciation du nom de Hercule. Nul besoin pour Circe d’avouer ouvertement qu’elle n’apprécie que très peu le fils de Zeus et Hera. C’est presque écrit en gros, en large et en travers sur son front. « Si seulement c’était si facile, d’écouter la raison plutôt que le cœur, les choses n’en seraient que plus simples. » Loin d’être un euphémisme de la part de la jeune femme, qui s’entête à écouter sa raison depuis sa rencontre avec Hercule, quand son cœur semble lui souffler autre chose à l’oreille. L’équilibre entre le cœur et la raison est parfois bien trop fin, infime, au point qu’il est certainement fois trop dur de réfléchir et prendre la bonne décision. « C’est dommage avec le recul. Vous avez vécu énormément ensemble, pour au final une volonté presque d’annihilation mutuelle. » Parce qu’il n’y a pas d’autres mots pour décrire la relation de Tirésias et Circe aujourd’hui. Tant qu’ils restent éloignés l’un de l’autre, le monde est meilleur, plus en sécurité. Savoir les deux à proximité, c’est peut-être bien prendre le risque de voir une petite catastrophe se profiler dans le ciel d’Eratia. « J’avoue que la pensée m’a traversée l’esprit. » concède-t-elle, presque un brin gênée d’avouer à demi-mot une part de jalousie. Serait-ce stupide de sa part de se sentir jalouse si sa meilleure amie avait préféré passer sa dernière journée à Erathia en compagnie de Tirésias ? Peut-être, peut-être pas. Mais lorsque l’on a passé quasiment l’intégralité de sa vie avec une seule personne, il est compliqué d’apprendre à partager celle que la vie a décidé de mettre sur son chemin, cette sœur que le destin vous a offert quand il vous a ôté toute autre famille. C’est stupide. Réellement. Megara d’ailleurs déteste ressentir cette jalousie, cette pointe de ressentiment. C’est un sentiment qu’elle ne tient pas à éprouver, les sentiments de manière générale sont à prohiber pour la jeune femme. Parce que ressentir quoique ce soit, c’est la porte ouverte à une foule d’émotion, de ressentiments que la jeune femme n’est pas forcément prête à accepter. « L’idée de vous avoir tous les deux à mes côtés lors de mes derniers instants est une idée assez plaisante, pour ne pas dire grisante. Mais non. S’il m’était donnée la chance de choisir avec qui je souhaiterai passer mes derniers instants, sans l’ombre d’un doute je les passerai à tes côtés. Parce qu’après tout, si j’ai réussi à survivre jusqu’ici encore, c’est bien grâce à toi. L’idée de survivre une nouvelle fois ne pourrait se faire qu’à tes côtés. » Un sourire s’installe doucement sur son visage, un sentiment de sécurité, que seule Circe est capable de procurer chez la jeune femme. Il n’y a que Circe pour la rassurer, lui donner l’impression d’avoir de l’importance, d’être finalement quelqu’un. Et pas même Hercule n’est en capacité de réaliser cet exploit. C’est même bien le contraire. A mesure qu’elle est à son contact, son instinct de survie lui intime de s’éloigner de lui, de prendre ses jambes à son cou, parce qu’elle ne sera jamais en sécurité à ses côtés, tant que Hera vivra. C’est la dure réalité des choses, cette fameuse balance entre le cœur et la raison, qu’elle est incapable d’assumer et d’accepter.  « J’ai rencontré Kira, la sœur de Hera. Elle m’a proposé de la rejoindre à Frosgard, de m’y établir si les choses devenaient trop gênantes avec Hera. » Elle laisse la phrase en suspens, sans trop s’étendre sur le sujet, sans trop se hasarder à aborder la réponse faite à Kira. Parce qu’après tout, il n’y a pas vraiment de réponse. Megara n’a donné aucune réponse à Kira, ne sachant pas franchement ce qu’elle souhaite faire mais n’étant pas prête à fermer la porte à une potentielle alliée. Le climat de Frosgard a fini par atteindre la personnalité de Kira, devenue froide et implacable. Pour autant, la sœur de Hera semble être réaliste et un brin généreuse, ce qui n’est pas pour déplaire à Megara. Peut-être que cette dernière finira par saisir l’offre de Kira, et s’installer à Frosgard,
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Cordelia Hayes
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MessageSujet: Re: Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. Only a true best friend can protect you from your immortal enemies. EmptyDim 7 Juil - 22:11

Megara confondait la simplicité avec le bon sens, réfléchissant comme elle l'avait toujours fait : avec son cœur plutôt qu'avec son esprit. L'une des différences qui, plutôt que de les séparer, les avait toujours rapprochées pour ce que Circe compensait Megara, Megara compensait Circe et cela depuis toujours. « C'est facile, pourtant » répondit-elle calmement, son regard concentré sur l'étape difficile du mélange de deux ingrédients dans une fiole de verre. « Il te suffit de réfléchir à ce que veut ton cœur... et choisir l'option opposée. C'est-à-dire la bonne, généralement. » Elle para la remarque d'une touche d'humour, mais Megara devait suffisamment la connaître pour savoir qu'elle pensait chaque mot qu'elle prononçait. Son cœur finirait par la tuer sans le soutien et la protection de sa meilleure amie, dont les ressources se limitaient sitôt qu'Hera se trouvait dans les parages. Elle avait fait la paix avec l'idée de lui devoir sa vie et sa loyauté au prix de sa magie, mais n'y trouvait aucun réconfort, moins encore lorsque la vie de sa meilleure amie pesait dans la balance comme elle le faisait. Quel gâchis, qu'elle se soit éprise du seul homme qu'il aurait fallu éviter, parmi l'infinité de choix que proposait Haven. « Je ne souhaite pas l'annihiler, sans quoi il serait déjà mort. » Les mots, prononcés sans flancher, sans le moindre tremblement dans sa voix, en disaient long sur sa confiance en ses propres talents. Manier les potions était une seconde nature, plus qu'une passion, et elle aurait pu provoquer la mort de n'importe qui pourvu qu'il fût mortel. Fort heureusement, ses envies de génocide se compensaient par un vague relent d'humanité qui l'empêchait de le faire et se contentait d'exécuter des missions ici et là – rarement mortelles, à son grand regret. Elle faisait payer les hommes infidèles, les femmes menteuses, les devins trop curieux... le champ de ses possibilités était au moins aussi infini que sa créativité. « Mais je doute que le sentiment soit partagé de son côté » nota-t-elle, sarcasme dans la voix. Alors non, elle n'aurait pas cherché à passer ses dernières heures en sa compagnie. A quoi bon ? Pour passer son temps à éviter de subir sa furie, survivre pour mieux mourir un peu plus tard ? Ou pour se confier à regret sur ce qu'ils auraient pu être, n'avaient pas été et ne seraient finalement jamais ? Un vaste gâchis de minutes rendues infiniment plus précieuses puisqu'elles seraient les dernières. A choisir, elle les aurait passées avec Megara sans l'ombre d'une hésitation, si tant est que celle-ci n'ait décidé de privilégier la présence d'Hercule à la sienne. Elle ne l'en aurait pas blâmée, tout juste aurait-elle regretté qu'elle fasse passer un homme avant leur amitié alors même qu'une loyauté sans faille les avaient unies toute leur vie durant. Megara la conforta dans l'idée qu'elle serait l'heureuse élue, ce qui lui arracha un sourire aussi sincère qu'elle était capable d'en donner. Elle lui accordait bien plus de crédit que ce qu'elle ne méritait, et s'il était vrai qu'elle lui avait sauvé la mise plusieurs fois, elle devait à Megara bien plus que sa propre vie : elle avait fait des rues hostiles d'Haven un foyer où grandir à deux, où rêver, se projeter, nourrir des espoirs d'une vie meilleure où elles se vengeraient de quiconque se mettrait en travers de leur chemin. Elle lui avait offert un futur où elle ne serait jamais seule, encore moins pour affronter les regards tantôt curieux, tantôt agressifs d'habitants étroits d'esprits aux yeux desquels elle ne serait jamais qu'une sorcière du bayou, plus qu'une guérisseuse puissante. « Je ne suis pas sûre qu'Hercule accueillerait positivement la nouvelle, mais merci. » Un sourire traversa ses lèvres alors qu'elle relevait la tête vers son amie. « De me faire passer en premier, au mépris de ton grand amour. » Megara poursuivit sur la mention de son voyage à Frosgard, terre au moins aussi inhospitalière pour les mortels que Myst ne l'était pour elle. Elle connaissait Kira – de nom, de réputation aussi. Qui n'avait pas entendu mille fois l'histoire de son bannissement sous la furie d'Hera ? Nul doute que Megara serait attirée par l'offre, elle qui s'était attiré la même colère que la déesse. « Sa sœur ? » Elle laissa échapper un rire. « Oh, elles ne sont pas sœurs, mais je comprends la confusion : elles ont beaucoup en commun. A commencer par leurs choix douteux en matière d'hommes. » Le regard entendu qu'elle jeta à son amie parlait pour elle : des choix aussi douteux que ceux de Megara. « Et ? Penses-tu accepter son offre ? » C'était là le choix le plus intelligent, pour ce qu'Hera ne prendrait jamais la peine de s'aventurer hors de son antre divine pour chasser Megara, de la même façon qu'elle avait laissé Kira à ses propres malheurs sur les terres enneigées de Frosgard, privée de son grand amour, de ses enfants, de son aura. Mais c'était aussi un aveu de faiblesse de la part de son amie, ce qu'elle ne put s'empêcher de souligner. « Hera est une adversaire redoutable, et si tu ne souhaites pas oublier ton amour pour Hercule, elle te respectera d'autant plus que tu continueras de la défier. » Voilà au moins une chose qu'elle avait apprise à ses côtés : Hera respectait ses ennemis, pourvu qu'ils furent intelligents.
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