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christmas time (miles)

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Diana Hayes
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MessageSujet: christmas time (miles) Ven 4 Jan - 12:00

Parce que Diana ne peut décemment pas laisser ce pauvre Miles ne pas avoir de Noël digne de ce nom cette année. Parce qu’elle est prête à faire beaucoup (trop) de choses pour lui. Parce qu’elle ne peut pas l’abandonner à la solitude en pleine période de fêtes. C’est le premier Noël que Miles a passé sans son père, sans famille. Elle l’aurait su plus tôt qu’elle l’aurait sûrement invité à venir chez les Hayes, mais comme souvent, Diana n’y a juste pas pensé. Il a fallu que ce pauvre garçon le lui dise alors qu’elle aurait pu le deviner seule – on repassera pour la prise d’initiatives – et le corbeau est prêt à se rattraper. Quoi ? Bouge pas, j’arrive, lui a-t-elle envoyé alors qu’il lui racontait par texto qu’il n’avait rien fait de spécial pour Noël. Le pauvre. Quand on a une famille nombreuse comme la sienne, la seule idée de passer les fêtes seule peut lui foutre le moral en l’air. Et une bonne heure et demi plus tard, la voilà débarquée chez le beau Miles, celui qui a fait chavirer son cœur alors qu’elle ne s’était initialement approchée de lui que pour se le mettre dans la poche dans une vaine tentative de gravir les échelons à la télévision. Vrai qu’elle se serait bien vue présenter le JT à ses côtés, mais on connait Diana : elle n’aurait jamais investi le temps nécessaire à son ascension. Evidemment, tomber amoureuse de Miles ne faisait absolument pas partie du plan de base – drôle d’effet secondaire si vous voulez son avis mais le charme a opéré (dans un seul sens) et les faits sont là. Accompagnée de deux énormes sacs de courses blindés de tout ce qu’il faut pour passer un bon Noël, Hayes fait son entrée chez son (juste) ami affublée d’un bonnet ridicule rouge et blanc et un gigantesque sourire : « La brigade de Noël est arrivée ! » Evidemment, Diana ne se fait pas prier pour entrer et trouve toute seule le chemin de la cuisine pour y déposer ses courses, profitant de passer à côté de Miles pour lui poser un bécot sur la joue. « J’ai pris tout ce qu’il faut, tu vas voir. » Volaille, pommes de terre, légumes divers et variés, il y a de quoi faire pour cinq : rien d’étonnant, Hayes voit toujours les choses en grand. Et attention, ambiance. Elle sort de de l’un de ses sacs un CD fraichement acheté comportant l’ensemble des plus grands classiques de Noël. De quoi faire oublier à Miles la grisaille de ses fêtes dans un patchwork de couleurs rouge, blanche, dorée et verte. On est à rien de l’imitation du Père Noël – ho ho hoo. Comme à-peu-près partout où elle va, Diana fait comme chez elle et se dirige vers la chaine hi-fi pour mettre la musique en route à coup de let it snow, jingle bells et autres chants traditionnels de fin d’année. Attention ce n’est pas fini : retour au sac de courses d’où elle sort un mini sapin pré-décoré en toc, qui trône bientôt fièrement sur le comptoir de la cuisine. « Bah reste pas planté là Miles, viens m’aider ! Y a du boulot je te signale. Noël ça se mérite ! » Disons que de son côté, elle a plus observé qu’assisté sa mère pendant la préparation des divers repas, une bière à la main – mais là c’est pas pareil. Là, c’est l’occasion de passer un peu plus de temps avec Miles, de le chouchouter, de lui arracher les idées noires qu’il pourrait avoir et les balancer par la fenêtre. Rien de tel que cuisiner un bon repas avec quelqu’un qu’on aime – et Diana est souvent trop positive, souvent trop de bonne humeur pour que la magie n’opère pas. Alors non, elle n’écoutera pas son ventre qui la supplie de lui laisser un peu de répit. Comme si elle s’accordait un quelconque répit pour quoi que ce soit… « Au menu du chef : poularde farcie aux marrons, purée de pommes de terre et petits légumes de saison. » Petite pause de réflexion avant d’ajouter : « T’as déjà farci une volaille ? Parce que moi jamais. » Non, Diana n’a pas fait top chef. Sa cuisine est originale à défaut d’être vraiment bonne, mais laissons-la accomplir sa B.A. qui, elle l’espère, aboutira peut-être sur quelque chose d’autre que la friendzone désespérante dans laquelle elle se trouve avec Miles.  

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Miles Aberline
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Ven 11 Jan - 21:39

Noël. Une période de l’année que le journaliste n’avait jamais réellement portée dans son coeur. Se préoccupant davantage de son travail que de sa seule famille, elles étaient nombreuses les années où il avait passé le réveillon avec pour seule compagnie un verre de vin rouge français. Son père avait toujours insisté pour qu’ils le refassent, ce repas ensembles, aux côtés d’un sapin. Comme avant. Et chaque fois, Miles repoussait avec brio ce rendez-vous à l’année suivante… Jusqu’à ce qu’il n’y ait finalement plus d’années à ajouter au compteur de son père. Etouffé par une culpabilité destructrice, le jeune homme s’était noyé dans une profonde solitude ce fameux 24 décembre. Quelques larmes pour compagnies, des cassettes vidéo de son enfance, et un nœud au cœur. Heureusement, les fêtes étaient désormais derrière lui, et il s’était replongé corps et âme dans son travail. Un emploi qui toutefois n’avait plus la même saveur depuis quelques semaines. La seule petite motivation qui continuait à le pousser jusqu’aux plateaux télévisé résidait en la personne de Diana. Un brin de femme bien trop généreuse avec lui. Il avait appris à aimer cette collègue, à la considéré comme une véritable amie. Le soleil de cet hiver infernal. Lorsqu’elle lui envoya un message annonçant son arrivée prochaine, Miles laissa échapper un soupire. Inutile de lui répondre, elle ne tiendrait pas compte de son refus et serait sans doute capable de défoncer sa porte d’entrée… La mère noël ne se fit pas prier pour débarquer – comme promis – à la maison. « Diana ? » lança-t-il, faussement surpris. Il la laissait faire, puisque rien n’arrêtait la tornade Hayes. Et elle avait tout préparé, à la manière d’une maman poule qui dézingue son adolescent de fils déprimé. Une pensée qui arracha finalement un sourire à son hôte. « Je t’avais dit que je ne tenais pas à fêter noël… » qu’il marmonna dans sa barbe tout en s’avançant vers elle. Diana avait le don de rependre sa bonne humeur, sa magie, chaque fois qu’elle se trouvait dans les parages. « Mais merci. Ça me touche beaucoup tu sais. »  La cuisine était déjà ravagée. Comment lui expliquer qu’il était plutôt fervent des plats à emporter ces derniers jours ? Une main se grattant machinalement le crâne, il épiait d’un œil le plan machiavélique que son amie avait programmé. Faire des pâtes était déjà une réussite – quand il n’oubliait pas de mettre de l’eau -, alors cuisiner une volaille… Ce n’était pas une résolution prise pour 2019. « Si tu veux, je sais faire des pancakes par contre. » Qu’il lança d’une voix innocente, haussant les épaules pour appuyer ses dires. A moins de prendre le risque de mettre le feu à l’appartement… il n’était pas question qu’il touche à quoique ce soit. Attrapant la boîte d’œuf se trouvant à proximité, il épia un instant Diana d’un œil avisé avant de laisser un sourire malicieux se planter sur son visage d’enfant. La tentation était bien trop forte... Si forte qu’il ne pu d’ailleurs résister très longtemps. Et d’un geste aussi précis qu’inattendu, il envoya voler un œuf en direction du joli pull tricoté made in noël de Diana. Le pauvre s’écrasa en un bruit sourd avant de se rompre contre sa cible. Touché ! Un petit ‘’yes’’ de victoire franchi ses lèvres alors qu’il tentait de garder tout son sérieux. « Je suis meilleur viseur que cuisinier… » qu’il annonça, fier d’avoir atteint sa proie. Un brin provocateur, il lui tendit une serviette pour essuyer la monstrueuse tâche jaune qui trônait au milieu de son pull. Et il riait de la voir ainsi, le bougre. Chose qu’il n’avait plus fait depuis déjà quelques semaines… Un joli cadeau de noël qu’elle lui accordait de par sa simple présence. « Pis ça t’apprendra à venir squatter chez moi sans avoir rapporté de pizza ! » Oui parce que le duo Diana / Miles avait pour rituel de regarder des films ensembles, accompagné d’une pizza ou deux. Et non pas d’une volaille et de ses petits légumes… Quelle idée. « Aller, fais pas ta boudeuse. Tu savais quelle tournure ça prendrait… Mère noël. » Il se rapprocha d’elle, méfiant, attrapant une casserole en guise de bouclier. Parce qu’on ne sait jamais de quoi une Hayes pouvait être capable…
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Diana Hayes
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Lun 14 Jan - 10:44

Il ne faut pas plus que le Diana ? pas vraiment surpris de Miles pour qu’un sourire enchanteur étire ses lèvres. Oui, Diana est là, prête à te forcer à fêter Noël comme personne d’autre ne t’a forcé à fêter Noël jusqu’à présent. Pire : tu vas devoir aimer ça Miles ; quel calvaire. Enfin, elle sait que son ami n’est pas bien difficile à motiver et qu’il trouvera certainement de quoi s’occuper parmi tout le joyeux bordel qu’elle a déjà foutu dans son appartement. La gamine pose ses mains sur ses hanches, prête à répondre à tous les arguments que le nouveau Grinch de l’année pourrait lui sortir : il tenait pas à fêter Noël ? Tatata, balivernes, tout le monde doit se le taper dans l’année et c’est pas Miles Aberline qui va passer au travers des mailles du filet. S’il ne vient pas à Noël, c’est Noël qui viendra à lui. Et il est tout bonnement impossible pour Diana Hayes de laisser ce pauvre garçon rester seul pendant la totalité des fêtes. On sait bien que la période n’est jamais facile pour ceux qui n’ont pas ou plus de famille. Elle s’offre donc elle-même dans une tornade de couleurs criardes ; à dire vrai, elle aimerait bien qu’il se passe quelque chose. De deux choses l’une : d’abord, la gamine ne lui a jamais avoué ses sentiments – pour une fois qu’elle tombe sur un type bien, il serait peut-être temps ; ensuite, il est clair comme de l’eau de roche que Miles ne ressent rien de plus que de l’amitié pour elle, tout comme il est clair comme de l’eau de roche qu’elle est dingue de lui. Sauf qu’il n’y a qu’une seule personne au monde capable de ne pas le voir, et c’est… lui. Au moins peuvent-ils profiter de ce moment sans qu’une quelconque gêne ne s’installe vis-à-vis de cela. Restons focus sur l’objectif : Diana est venue forcer Miles à fêter Noël. Voilà. Il la remercie, ça lui fait comme des papillons dans le ventre. « Tu me remercieras quand on aura terminé tout ça. » Parce qu’elle compte vraiment réaliser tout ce qu’elle a promis ? Diana Hayes, (trop) pleine de bonnes intentions, de bonne volonté ; pas souvent assez longtemps néanmoins pour faire les choses jusqu’au bout. Mais elle est en cet instant précis très déterminée et compte-tenu du temps que cette même détermination va durer, Miles peut bien faire l’effort de jouer le jeu. Ou lui proposer de faire des pancakes. Hey, mais c’est que c’est pas une mauvaise idée du tout ces pancakes de Noël ! Rien à voir avec son menu mais quand même. Diana lance un regard à la quantité astronomique de bouffe s’étalant dans la cuisine de son ami. Jusqu’à ce qu’un œuf s’écrase sur elle : « Eh ! » proteste Diana, visiblement mécontente que son magnifique pull de Noël subisse la grinchitude de Miles, qui rigole absolument sans vergogne devant sa pauvre victime. « Haha, très drôle. J’te signale que y a des enfants qui crèvent la dalle en Afrique. » Et en même temps qu’elle finit sa phrase, Diana envoie une poignée de champignons en direction du journaliste, protégé par sa casserole – injustice totale, Hayes se munit d’une poêle, prête à parer toute attaque de l’adversaire. Elle ne le lâche d’ailleurs à aucun moment du regard, préférant ne pas se laisser surprendre par une autre attaque. « Mais t’as vu tout ce que j’ai rapporté quand même ? Pfff, j’m’attendais quand même à autre chose. » Genre cuisiner à deux façon jeune couple follement amoureux ? Oublie, Diana. Ca n’arrivera pas, t’as pas assez de chance pour ça. « Aucune reconnaissance ! » s’exclame-t-elle, beaucoup trop dramatique pour être crédible. La gamine approche – se précipite serait plus juste – Miles rapidement, se saisit d’un œuf et le lui écrase sur le crâne : « Parait que c’est bon pour les cheveux ! » Retour en position défensive, Diana maintient une distance respectable avec son ami qui cherche à se rapprocher. « Ecoute Miles, tu peux pas test. J’ai grandi avec des frères et sœurs, une fois qu’on a commencé c’est l’escalade et tu vas perdre, ok ? » La meuf se croit en pleine négociation avec un terroriste. Ta-rée. « Evidemment, le but c’est que tu le prennes comme un avertissement, pas comme une provocation. » Ah ouais ? Parce que c’est pas du tout ce que disent sa position, sa fausse bouche en cœur et ses cils un peu trop battants. Diana ressemble à un chat prêt à sauter sur Miles : même pas peur. C’est d’ailleurs sûrement pas elle qui va s’en plaindre – toute excuse est bonne à prendre.
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Miles Aberline
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Sam 19 Jan - 21:59

Diana Hayes était un petit rayon soleil à elle seule. Une source de réconfort inattendue et boule d’amour qu’il était tout bonnement impossible de ne pas porter dans son cœur. Il la regardait, un sourire triomphant sur le visage, contemplant la réussite de son coup porté. Là où la morosité avait commencé à grignoter sa bonne humeur habituelle, il suffisait que la jeune femme fasse son apparition pour dissiper le moindre de ses maux. Une tornade de couleurs et de jovialité plus tard, le voilà qui regagnait sa légendaire allégresse. Et pour cette raison, il l’aimait. D’un amour platonique, avec toutefois son soupçon d’ambiguïté. L’amitié fille-garçon n’existe pas diront certains. Elle est seulement compliquée. Alors ils profitent ensembles de ce petit moment qui leur appartient, à eux seuls. Personne pour venir salir ce tableau si parfait. A sa remarque, il baissa les yeux d’un air faussement désolé… et bien trop mignon pour être convainquant. « Moi aussi je crève la dalle figures-toi ! » qu’il lâcha d’un air désespéré. Miles n’est qu’un petit chat en manque d’amour. Du moins, c’était en tout cas ce qu’il cherchait à provoquer chez son amie. Un brin de pitié pour éviter toute représailles… Malheureusement pour lui, les Hayes ne sont pas dupes. Les quelques secondes qu’il s’accorda à la regarder, rêveur, lui coutèrent un œuf abattu de plein fouet contre son crâne. « Tu ne l’emporteras pas au paradis, je peux te le garantir Diana Hayes… » La mine décomposée, il passa machinalement une main dans ses cheveux… Dégoulinant de son shampoing improvisé. Ainsi soit-il, la guerre était donc belle et bien déclarée. Amoché mais pas encore vaincu, Miles s’avança calmement vers l’évier. Pensif, il s’empara du manchon du robinet pour venir rincer la mixture gluante qu’il portait dorénavant sur ses cheveux. Il va perdre ? Vraiment ? Aberline peut être un gentil et charmant garçon la plupart du temps, ça ne faisait pourtant pas de lui quelqu’un d’inoffensif en matière de bataille de nourriture… Un brin de malice dans le regard, il fit mine de s’avouer vaincu en accordant une courbette désolée à son adversaire. « D’accord. Je rends les armes… » Siffla sa petite voix d’enfant. Quelques gouttes d’eau eurent à peine le temps de longer ses mèches de cheveux humides, que la scène connu un retournement de situation plutôt inattendu. D’un geste assuré, il attrapa de sa main libre le poignet de son amie avant de l’attirer vers lui et la coincer dans l’étau de ses bras. « Laisses-moi te nettoyer tout ça, tu permets ? » Qu’il lui glissa en pointant le manque du robinet vers elle. Quelques secondes plus tard et la voilà tremper des pieds à la tête. De l’eau partout, et deux idiots qui étaient bien trop occupés à jouer ensembles pour noter toute la niaiserie d’une pareille scène. Une vision qui arracha d’ailleurs un fou rire à l’auteur du crime. T’as joué, t’as perdu. « BOOM, c'est qui l'papa maintenant ?! » Qu'il entonna d'un air radieux. Il lui rendit la liberté, lui-même trempé jusqu’aux os, tandis qu’il relevait fièrement le menton. Oui parce qu’il en était fier, d’avoir couper le caquet à la légendaire reine des conneries. Et bien sûr, comme toute scène bourrée de niaiserie se voulant dramatique et incluant une bataille d’eau, arriva enfin le moment fatidique où le garçon apostrophait sa victime d’un regard transporté. Et il le fût réellement. Un instant qui dura peut-être deux ou trois secondes, mais un temps largement suffisant pour qu’il détail le moindre de ses traits. Les courbes de ses hanches jusqu’au sourire radieux qui l’enveloppait dans un petit cocon de bonheur. Il n’est pas amoureux Miles, simplement con. Suffisamment en tout cas pour s’être enticher d’une amie qui ne donnait plus signe de vie depuis nouvel an. Et quel réveillon… Un petit pincement au cœur le fit rapidement grimacer en resongeant à sa soirée. A Hayden. A Diana. Et puis à Rhysand. Mais fort heureusement pour lui (ou pour elle ?), la question qui lui brûlait les lèvres depuis plusieurs jours franchi involontairement la barrière de sa bouche. « Au fait, ce type du nouvel an, l’énergumène bizarre et peu attirant que t’as embrassé à minuit… C’est ton nouveau crush du moment ? » Un cheveu sur la soupe. S’il n’avait pas été aussi curieux, il se serait sans doute mordu les lèvres d’avoir lancer un tel sujet au beau milieu d’une bataille inachevée. Parce que, clairement, la réponse de son amie déterminerait la prochaine attaque à venir. Non pas que sa vie privée le regarde, mais il ne pouvait s’empêcher de se poser la question. De la jalousie ? Jamais. De la curiosité ? Sans nul doute. De l’espoir ? Bien sûr.
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Diana Hayes
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Jeu 24 Jan - 22:13

C’est un grand éclat de rire qui résonne dans l’appartement de Miles Aberline lorsque celui-ci déclare que Diana Hayes ne l’emportera pas au paradis. La gamine observe le garçon qu’elle aime avec des yeux brillants de malice, un immense sourire sur les lèvres teinté d’une pointe d’insolente satisfaction. Son cœur bat la chamade ; elle sent pas ses joues rosir. Et elle répond d’une voix enfantine : « Peut-être, mais si tu voyais ta tête Miles ! » Enfin, rira bien qui rira le dernier. Diana est une grande adepte des batailles – dans la fratrie Hayes, on les a hissées au rang de huitième art – et sa vigilance ne baisse pas face à la reddition du beau présentateur. La poêle est toujours fermement brandie en avant : c’est pas comme ça que tu vas l’avoir. Non non. La gamine est une tigresse prête à parer l’attaque de sa proie pour mieux la prendre à revers. D’accord, c’est peut-être un peu beaucoup étant donné que le pauvre Miles va seulement se rincer les cheveux. Seulement ? « Non, non ! » proteste-t-elle tandis qu’Aberline lui attrape sa main libre, l’attire vers lui – décidément, les hommes n’arrêtent pas de l’attirer vers eux en ce moment, sacré début d’année – et l’arrose des pieds à la tête. Malheureusement, les nombreuses tentatives de prise de lutte (réminiscence de souvenirs du collège dont elle se souvient vaguement) qui n’ont jamais marché sur personne d’autre qu’Eliott quand il était encore plus petit qu’elle n’ont aucun effet. Les protestations ne manquent évidemment pas – « Lâche-moi Miles ! » – et ne produisent pas plus de résultats. Son avant-bras droit parvient à échapper à la solide étreinte dudit Miles : elle parvient à couper l’eau et à se libérer aussi sec. Attention, la gamine affiche clairement une expression beaucoup trop outrée pour être vraie : « J’suis trempée putain ! » Merci Captain Obvious. Diana écarte les bras et se regarde pour constater l’étendue des dégâts. Quoi que pas besoin. Tous ses vêtements sont plein d’eau. Tous. Puis ses yeux se posent sur Miles, qui la regarde avec ces yeux si… heureux ? Sa mine outrée se transforme aussitôt : elle rit encore, parce que c’est drôle, parce qu’ils passent un bon moment. Parce qu’elle accomplit sa mission quelque part ; il est content maintenant, il ne broie pas du noir, il vit l’instant présent, il est avec elle. Elle a encore des papillons dans le ventre, puis vient le nœud parce que c’est mort. Alors elle n’essaie même pas. Son rire est coupé net par la question du journaliste. « Quoi ? » T’as parfaitement compris Diana. T’as bien vu que le regard de Miles a un peu changé : c’est pas le même qu’il t’a envoyé quelques secondes plus tôt. Le nœud au ventre s’intensifie. « Euh… » Putain mais c’est quoi cette question ? Pourquoi c’est lui qui la lui pose ? Ok d’accord. Elle devine un peu pourquoi. Rhysand est l’ex de Hayden patati patata ; tout ce qu’elle sait, elle, c’est que l’histoire s’est mal terminée pour elle ne sait pas quelle raison et que le type est un sacré coup. Pour le reste, elle l’a trouvé très plaisant et oui, elle aimerait bien le revoir. Mais s’il y avait quelque chose d’inespéré derrière la question de Miles ? Et si sa question n’avait rien à voir avec Hayden ou Rhysand ? Des films. Tu te fais des films ma pauvre fille. Et si ? Complètement prise au dépourvu, ne sachant absolument pas quoi répondre au garçon qu’elle aime à cette question sur un autre type, Diana a – et c’est suffisamment rare pour être précisé – un blanc. Elle sait pas quoi dire, vraiment. Sa bouche s’ouvre et se referme. Et puisqu’il faut bien balancer quelque chose : « Pourquoi tu demandes ça ? » Ah bah oui tiens, c’est malin de répondre à une question par une autre question. La gamine grelotte subitement, toujours trempée jusqu’aux os. Ses mains frottent ses épaules, ses épaules se voûtent et ses jambes se serrent. « Bon, on fait une trêve ? T’as pas des fringues à me prêter pendant que je vais me sécher dans la salle de bain ? » Non parce que ses cheveux dégoulinent à grosses gouttes et elle a pas envie de tomber malade. Miles n’a pas besoin de lui montrer le chemin : Diana s’y rend seule comme une grande. S’il est lui aussi trempé, il attendra son tour – elle n’est peut-être pas forcément gênée à l’idée de se foutre à poil devant un type qui lui plait simplement ou même n’importe qui, mais le fait que ce soit lui l’intimide complètement. Sans oublier qu’il la rejoindrait probablement pas (oui parce que ce genre de comportement n’est pas très commun). Elle observe son visage dans la glace et grimace en constatant le résultat. Son maquillage a coulé – c’est ça de pas investir dans du waterproof –, sa coiffure est chaotique… Elle ne ressemble plus à rien. « Elles sont où tes serviettes propres Miles ? » gueule-t-elle aussi fort qu’elle peut afin d’être certaine que le propriétaire des lieux l’entende. Elle n’a pas envie de s’essuyer avec une déjà utilisée par ce dernier, quand bien même serait-elle complètement dingue de lui. « Au fait, t’as l’intention d’aller au truc dans le bayou là ? » Le truc dans le bayou… Ah oui, le machin auquel tout le monde est invité ? Probablement qu’il ira, mais pas avec toi : t’as pas assez de chance pour ça. Il doit sûrement avoir quelque chose de planifié déjà. Elle peut pourtant pas s’empêcher d’avoir une pointe d’espoir. Un quelque chose qui la pousse à aller droit dans le mur. Ou peut-être, pour une fois, à avoir un peu de chance.
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Miles Aberline
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Jeu 31 Jan - 16:46

Un nœud au ventre, Miles pinçait silencieusement les lèvres en attendant sa réponse. Les mots lui avaient échappé, sans qu’il ne réfléchisse un instant au malaise qui en suivrait. Parce qu’évidemment, il était présent ce malaise. Les rires et les gamineries venaient d’être balayés en quelques mots, laissant place à deux adultes visiblement en proie avec leurs sentiments respectifs. Il entrouvrit la bouche, prêt à lui dire d’oublier sa demande, de laisser tomber. Mais aucun son n’en sorti. Au fond, la curiosité l’emportait sur la politesse. La question n’était pas de savoir si Ryker était un homme fait pour elle, puisque de toute évidence, il n’était fait pour personne… D’ailleurs, dans quel but avait-il laissé filer cette interrogation déjà ? Passant une main nerveuse derrière sa nuque (toujours trempée), Miles s’abandonna à observer la réaction passive de sa camarade. Gênée ? Bien sûr qu’elle l’était. Son présent mutisme trahissait le malaise qu’elle éprouvait à lui apporter une quelconque réponse. Un élan de culpabilité s’immisça peu à peu en lui, tandis qu’il espérait secrètement qu’elle prononce ce qu’il souhaitait entendre. Non, il ne compte pas. Ce n’était rien qu’un baiser, un soir de nouvel an. Ce mec n’a rien d’intéressant. Il espérait… En vain. Diana éluda royalement la chose, préférant la retourner contre son hôte. Pourquoi ? Parce que. Parce que sa vie entière était un fouillis complet. Parce qu’il lui était insupportable de la voir dans les bras d’un autre. Parce qu’il n’était pas assez courageux pour la prendre dans les siens. Parce qu’il avait le cœur accroché à une femme qui le considérait tout juste comme un ami d’enfance. Parce qu’une dévorante jalousie venait lui tirailler le ventre chaque fois qu’il repensait à Diana embrassant Rhysand Ryker. Il aurait dû lui dire. Il aurait pu lui dire. A la place, c’est un soupire las qui franchit ses lèvres pendant qu’il haussait les épaules, l’air de rien. — Comme ça, pour savoir. J’ai entendu qu’il n’était pas très fréquentable. Et parce que je tiens sans doute plus à toi que je ne le laisse paraître. Elle était loin leur bataille de nourriture enragée et leurs fous rires à s’en faire mal aux joues. Aussi intimidée que lui vraisemblablement, il grimaça lorsqu’elle prit la fuite en direction de la salle de bain. Bien joué Aberline, très fin de ta part. Sans qu’elle n’ait besoin de la moindre autorisation, Diana se pavanait sagement comme si elle était chez elle. Et d’une certaine façon, elle l’était. — Ok chef, je vais te chercher ça ! qu’il lui lança à voix haute pour toute réponse. Ouais, des vêtements… bien sûr, comme il avait massacré les siens. Tout en continuant à se maudire et s’insulter intérieurement, le journaliste attrapa les premiers habits qu’il eut sous la main. Qu’est-ce qu’il pensait en abordant un sujet aussi complexe ? Qu’elle allait gentiment se livrer à lui, comme s’il était son meilleur ami gay ? Bien sûr. — Bien sûr ce sera un poil trop grand vu ta taille de naine mais… Arrivé à la salle de bain, Miles se stoppa net en entrouvrant la porte. La légendaire pudeur de Diana Hayes, et son corps de femme. L’instant durant peut-être une seconde, deux au plus, mais il laissa ses yeux découvrir une silhouette qu’il savait d’ores-et-déjà sublime. La naissance de son dos nu, ses hanches, ses épaules. Un frisson parcouru son échine alors qu’il peinait à décrocher de cette vue. Magnifique. Puis, dans un effort surhumain, il dégluti difficilement et détourna le visage. Ses mains, incertaines, attrapèrent une serviette pour venir couvrir ses épaules et ainsi cacher sa nudité. — Désolé, qu’il murmura à son égard… Sans pour autant l’être. Un ‘’je n’ai rien vu’’ n’était pas de mise, elle ne le croirait pas. Et si le malaise n’était pas encore à son comble, il releva finalement les yeux pour les poser dans le reflet des siens, contre le miroir. — T’es mignonne comme ça. On dirait un petit panda, souffla-t-il, histoire de vite tourner cette page… qui ne demandait qu’à être lue. Un sourire faussement amusé étira la commissure de ses lèvres. Feignant de n’avoir rien vu, rien regardé, rien contemplé. Il lui suffisait de cligner des yeux pour la revoir. Incapable de sortir cette image de son crâne. — Hein ? Le bayou ? Non, je ne pense pas. La dernière soirée à laquelle j’ai pu assister ne m’a pas laissé de très agréables souvenirs. Toi embrassant Ryker, entres autres. Et Hayden qui continuait à se pavaner avec le premier crétin venu. Malheureux en amour, jusqu’au bout. Pensif, il retarda ses paroles suivantes en laissant une nouvelle fois ses yeux partir à la dérive. Il la regardait. Pas comme un ami devrait le faire. Mais ses défenses tombaient petit à petit pour lui révéler finalement une évidence qu’il n’admettait pas. — T’es très belle comme ça, s’entendit-il prononcer inconsciemment. Trop belle pour lui. Ah oui au fait, les vêtements. Il ne manquerait qu’elle attrape froid par sa faute. Quoiqu’au pire, il aurait une bonne raison de la serrer dans ses bras brûlants, la réchauffer. Faisons passer cela pour un acte de charité plutôt que de séduction. — Mais t’as pas répondu à ma question... Pas de réponse, pas de fringues. A toi de choisir. La malice dévorait ses prunelles, et cette fois-ci son sourire original retrouva sa place contre son visage. Quoiqu’on en dise, Diana lui offrait de loin son plus merveilleux noël.
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Mer 20 Fév - 18:39

« C’est qui que tu traites de naiEEEH ! » La porte de la salle de bain s’ouvre sur Miles alors que la gamine est tout juste à poil. Réflexe : ses mains viennent immédiatement dissimuler sa poitrine et ses parties intimes, laissant ses petites fesses à découvert – il faut bien faire des choix. Mais Diana n’est pas sensée être gênée. Elle est cette fille presque exhibitionniste – en tout cas loin d’être pudique – qui assume parfaitement son corps et qui le montre. Elle est cette fille qui se fout bien qu’on puisse la surprendre nue et qui ne prend pas vraiment de disposition pour éviter ce genre de moment gênant puisque par essence, ils ne le sont pas. Mais là, c’est différent. C’est Miles, et rien n’est pareil avec Miles. Tout prend une tournure différente. Tout est chamboulé. Et la voilà rouge de la tête aux pieds. L’intrus ne tarde pas à lui poser une serviette sur les épaules pour dissimuler son corps ; trop tard, elle ne sait déjà plus où se mettre. Est-ce qu’il l’a regardée ? Qu’est-ce qu’il en a pensé ? Oh merde Diana, tu devrais arrêter de te poser une infinité de questions et juste te lancer. Tenter. Voir où ça te mènera. Comme d’habitude. Mais puisque rien n’est jamais pareil avec Miles, la gamine a le cerveau embrumé, paralysé par toutes ces interrogations qui tournent en boucle dans une caboche trop petite pour toutes les contenir, pourtant résolue à ne pas déborder. Parce qu’il va lui mettre un vent : là est la malédiction de Diana Hayes, dont la vie sentimentale est aussi chargée que merdique. Jamais le bon, ou jamais de la bonne façon. Miles s’excuse, la gamine affiche un sourire forcé, gêné, sans oser tourner les yeux vers lui. Mais le regard du garçon trouve inévitablement le sien dans le miroir. Il lui dit qu’elle est mignonne, qu’elle ressemble à un petit panda. Ses sourcils se froncent. A son sens, elle a plus la gueule d’une nana venant de survivre à l’apocalypse avec ses mèches dégoulinantes et son maquillage coulant. Et puis un petit panda, ça n’a rien de sexy. Même tout le contraire. C’est un compliment Diana, calme-toi. La pauvre ne peut pas s’empêcher de tenter de tout interpréter : c’est bien, c’est pas bien ? Ca veut dire quelque chose ? Ca veut rien dire du tout ? « Merci ? » qu’elle lance du bout des lèvres. Ressaisis-toi meuf, tu vas jamais t’en sortir. Depuis quand la confiance inébranlable de Diana Hayes est aussi fragile ? C’est un roc, putain. C’est un putain de bloc de béton incassable… En train de fondre sur place devant Miles Aberline. Comment tu peux ne rien voir, Miles ? Comment tu peux ne te rendre compte de rien ? Et parce qu’elle est aussi désespérante que lui voire plus, elle demande : « T’aurais pas du démaquillant par hasard ? » Non Diana, il n’en a probablement pas. A moins qu’une autre nana en ait laissé sur place, ce qui ne serait clairement pas bon pour toi. La gamine affiche une moue déçue quand le beau présentateur lui annonce qu’il n’ira probablement pas à la soirée du bayou – elle qui aurait voulu qu’ils y aillent ensemble… « Oh, » commence-t-elle, cherchant l’argument miracle qui le fera changer d’avis. « Ben ça te dit qu’on passe la soirée ensemble alors ? » Ou autre chose, n’importe quoi pour passer du temps avec lui. Parce que Diana Hayes est une masochiste côté cœur et aime se faire mal. Encore et encore. Et encore. Nouveau compliment de la part de Miles qui lui dit qu’elle est très belle comme ça, c’est-à-dire trempée et avec une serviette comme seule barrière pour cacher son corps. Et il y a cette idée naissante, grandissante, qui finit bientôt par lui hurler qu’elle doit se lancer, voir une bonne fois pour toute si quelque chose est possible entre eux. Lui dire, l’embrasser, lui lancer une perche ? Mais la gamine est coupée en plein dans son élan quand Miles joue de nouveau la carte Rhysand en se lançant dans un odieux chantage : pas de réponse, pas de vêtement. Et puisque l’esprit de contradiction de Diana Hayes est plus fort que tout, elle lance d’abord : « Je savais pas que ma vie sentimentale t’intéressait autant ! » Mais ce ne serait pas un nouveau bon signe ? Ou un nouveau signe, quel qu’il soit ? « Donc en gros si je te réponds pas, je reste avec ma serviette à poil chez toi pour l’éternité ? Fais gaffe Miles, tu t’engages sur du long terme. » Elle a le sourire malin et le regard pétillant… Jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle se montre peut-être un peu trop enthousiaste à cette idée et qu’il ne peut pas faire autrement que la griller. Comme toutes les fois où il ne pouvait pas faire autrement que la griller et qu’il n’a finalement rien grillé du tout. « Je veux bien te répondre, mais seulement si tu me dis d’abord où tu en es, toi. » Gamine. Une gamine transparente malgré elle, qui répond à sa demande par une autre question qui veut tout dire : sa vraie réponse à elle dépend de sa réponse à lui. Comme quoi la finesse ne fait vraiment pas partie de sa façon d’être.
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Jeu 28 Fév - 14:52

La scène aurait pu être dérangeante pour les deux protagonistes. Pourtant, la teinte rouge qu’auraient dû prendre ses joues n’arriva jamais à son visage. Il ne la dévisageait pas, mais l’admirait silencieusement. Il avait suffi de cet incident maladroit pour qu’il dépose un regard nouveau sur elle. Un simple ami ne se serait sans doute pas permis ce genre de profanation, mais impossible pour lui de se défaire de ces images. Il y avait ces regards qui se cherchaient, se trouvaient, s’agrippaient. Et si Miles dû se râcler machinalement la gorge pour reprendre ses esprits, il fini par baisser la tête d’un air résigné. Lui qui avait toujours prit soin de respecter ses proches, le voilà qui s’abandonnait à des idées superflues, impossibles, déplacées. Elle le remercia pour le surnom attribué, il esquissa un sourire. Son palpitant martelait sa poitrine d’un rythme effréné, rongé par la peur qui lui poignardait l’estomac. C’est que finalement, ils avaient peut-être bien fait de ne rien manger de leur repas improvisé. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Il l’ignorait. Ou plutôt : préférait l’ignorer. L’amour qu’il portait à l’égard de son amie était parfaitement platonique, davantage fraternel que passionné… N’est-ce pas ? Miles se serait volontiers foutue une claque s’il n’avait pas eu peur de passer pour un cinglé. Parce que le doute commençait doucement mais sûrement à faire son petit bout de chemin en lui. Mais c’est qu’elle parvenait à éveiller tellement de choses en lui, cette adorable gamine, cette femme sublime. Elle brisa le silence, il arqua un sourcil pour toute réponse. Un démaquillant ? Bien sûr. Était-ce sa façon à elle de détourner le sujet ou bien une manière de mener son enquête concernant les colocataires inexistants qui occupaient son appartement ? — Euh j’ai pas… Non. Répondit-il du tac au tac, une main se grattant machinalement la nuque. Elle sembla surprise devant sa réponse concernant son refus de participer à la soirée au bayou, il haussa les épaules devant sa proposition. — Si t’as pas peur de passer une soirée chaotique, je suis ton homme miss Panda. Son sourire s’accentua doucement, tandis qu’il se faisait violence pour ne pas jubiler extérieurement. Parce que oui, son petit cœur pleurait de joie à l’idée de prolonger les moments passés ensembles. Mais ça, jamais il n’accepterait de l’avouer. La peur au ventre, celle de décevoir, de blesser, de ne pas mériter. Miles avait beau être le parfait gendre aux yeux d’Imelda Beckwith, il n’en restait pas moins un lâche. Que ce soit auprès d’Hayden, de Diana, ou de n’importe quelle autre femme qui attisait un tant soit peu son attention.  Les relations d’un soir lui servaient à oublier ses sentiments, à les enterrer dans l’espoir de s’en débarrasser. Bien meilleur entremetteur que partenaire de couple, Miles s’était toujours persuadé qu’il passerait le restant de ses jours à voir les autres heureux en amour. Tandis que lui continuerait à dériver doucement, seul, mais content pour ses proches. Lorsque Diana fini par reprendre la parole, il grimaça instinctivement avant de baisser les yeux. Oui c’est vrai ça, en quel honneur se permettait-il de l’interroger à propos d’un tel sujet ? Pourquoi diable ne parvenait-il pas à avoir le genre de conversation qui habituellement rythmait leur relation ? Ce genre de débat idiot entre savoir si la tomate est un fruit ou un légume, ou même s’attarder sur les accoutrements ridicules des personnages de séries. Bref, le genre de dialogue que devraient partager deux amis. Mais non. A la place, il la harcelait pour savoir si oui ou non, Rhysand Ryker devait faire partir de ces mecs dont il devait se soucier. — J’suis curieux, c’est tout. La réponse bidon, prononcée par un dégonflé. Il ne se justifierait pas, parce qu’il ignorait totalement comment le faire de toute façon. Et lorsqu’elle évoqua l’idée de rester au long terme, cachée par sa simple serviette, il étouffa un ricanement. — Hum hum, c’est à peu près ça. Cette fois-ci, ses pensées trahirent ses paroles. Il avait reposé ses deux prunelles contre les siennes, bien plus sérieux cette fois-ci. Leurs regards scintillaient de la même lueur, sans qu’aucun d’eux ne soient néanmoins capable de la suivre. Et retournement de situation en l’honneur de Diana. Il soupira en levant les yeux au ciel, partagé entre l’amusement et le malaise. — Alors ça, c’est vraiment pas fairplay… Même pour toi. Parce que clairement, oui, sa vie amoureuse était tout bonnement chaotique. Sebastian luttait d’ailleurs avec acharnement pour le faire sortir de son célibat, mais aucune des filles fréquentées n’avaient réellement retenue son attention. A ne pas en douter, elle lui offrirait un semblant de réponse en fonction de la sienne. Sauf que mentir ne faisait parti de ses défauts, et que lui mentir à elle était tout bonnement inconcevable. Inspirant une bouffée d’air, il fini par lui répondre en marmonnant quelques mots. — Moi ? J’en suis nulle part. J’suis juste un super bon pote, mais pas vraiment doué pour le côté romantique et tout ce qui va avec, tu vois ? Il avait perdu son sourire, mais la regardait avec un intérêt certain. Incapable de décrocher ses yeux des siens. Un aveu, dans sa forme la plus inavouée. — Après, ça veut pas dire que je ne peux pas tomber amoureux, qu’il rajouta, les lèvres légèrement courbées et sa main désormais posée contre sa joue. L’était-il ? Peut-être. — Je suis pas sûr que je supporterais te voir à nouveau aux côtés de ce singe. Aka Ryker. Miles n’était pas un homme à se battre et encore moins contre de pareils gorilles. Mais le fait est qu’il n’avait jamais éprouvé de rage aussi vigoureuse que lors de cette soirée au nouvel an. On ne touche pas à Diana, encore moins sous ses yeux.
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Mer 6 Mar - 18:07

Pas de démaquillant. Bonne nouvelle : aucune autre fille n’est venue trainer ici, ou en tout cas aucune qui ait eu l’idée de laisser sa trace. Mauvaise nouvelle : la gamine va devoir se trimballer en mode pandagirl jusque chez elle, parce qu’on sait toutes à quel point c’est chiant et pas bon pour la peau de se démaquiller à l’eau. Puis Miles accepte sa proposition. Et Diana lui verse un sourire à la fois excité et ravi : ce genre de sourire énorme, qui vous avale ou qui vous englobe ; ce genre de sourire transporté par la joie, celle de pouvoir passer un peu plus de temps avec lui parce que putain, elle l’aime, Miles. Elle en est complètement dingue. « Trop bien ! » Comme si ça ne se voit pas déjà. Comme s’il n’est pas déjà évident que Diana Hayes est ravie. (Presque) oubliée la gêne d’il y a quelques secondes : la gamine est de nouveau cette boule d’énergie positive susceptible de se réjouir d’un rien. Mais ce n’est pas un rien. C’est même loin d’être un rien. Parce que chaque moment passé avec lui fait battre son cœur comme avec personne d’autre ; chaque moment passé avec lui est source de joie. Leurs chamailleries, leurs fausses disputes, leurs blagues, leurs conversations débiles et moins débiles. Si tu savais à quel point elle t’aime, Miles. Probable que ça te ferait peur. Sûrement que ça te ferait peur. Il dit qu’il est curieux, « c’est tout. » Pointe de déception pour Diana, en qui il pourrait lire comme dans un livre ouvert si seulement il ouvrait un peu plus les yeux. Et si seulement elle aussi ouvrait les siens ? Alors elle rétorque, un rien boudeuse : « On t’a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut ? » Elle affiche un sourire malin ; un sourire qui n’en est pas vraiment un. Parce qu’évidemment qu’elle aurait préféré entendre qu’il s’intéresse parce qu’il tient à elle ; il s’intéresse parce que, peut-être, il y a quelque chose. Elle sourit encore – véritable machine à sourires –, maligne, devant la perspective de passer sa vie en serviette dans son appartement. Oh, alors ça le dérangerait pas ? Son cerveau repart de plus belle, la machine à questions (et si, et si ?) démarre au quart de tour. Et Miles se fait sérieux tout à coup. Ses beaux yeux s’ancrent dans les siens et de nouveau, le rouge lui monte aux joues. Parce que ce n’est pas comme ça qu’ils sont d’habitude. Ce n’est pas comme ça qu’il la regarde d’habitude. Le palpitant menace de sortir de sa cage thoracique façon Alien ; il bat déjà si fort qu’à tout moment, Miles pourrait l’entendre. Elle affiche un air malin, fière de son brillant retournement de situation. « T’exagères, je suis une pro en matière de coup bas. » Moui. Pas de quoi en être fière et quand bien même : il faudrait déjà que ce soit vraiment le cas. Parce que toute personne normalement constituée verrait Diana Hayes venir à mille kilomètres tant elle défonce tout avec ses gros sabots ; tant sa propre façon d’être trahit une honnêteté quasi pathologique. Et elle a le cœur qui fond ; qui fond en écoutant les mots de Miles, qui fond rien qu’à le regarder. Qui fond quand sa main se pose sur sa joue. Elle s’emballe d’abord, parce que tout est là pour qu’elle y croie, pour qu’elle se dise que c’est bon, pour qu’elle y aille. Pas amoureux, mais il pourrait l’être. D’elle ? Peut-être ? Ou pas ? Est-ce que c’est de la jalousie qu’il ressent pour Rhysand ? Trop de questions, trop d’informations que son cerveau est incapable de traiter. Et c’est à son tour. A son tour de déballer ou plutôt : à son tour de dire ce qu’il en est de M. Ryker. Alors on prend une grande inspiration et on y va : « Ben… Il me plait bien, mais… » Mais il y a toi, Miles. Il y a toi et ta gentillesse, toi et ta belle gueule, toi et tes attentions. Toi qu’elle n’ose même pas regarder. Elle sait pas comment s’y prendre. Elle sait pas quoi dire. Mais s’il y a un moment où elle devrait se déclarer enfin, ce doit bien être ce moment. « Il y a quelqu’un d’autre. » Putain ça y est. Ca va être maintenant. Son estomac est terriblement noué, sa gorge serrée. Et ses yeux retrouvent les siens, complètement paumés, remplis de peur, remplis d’espoir parce que peut-être que pour une fois, pour une fois, elle aura de la chance. Alors elle l’embrasse, si tant est qu’on puisse appeler ce bécot léger et furtif un baiser. Même pas une seconde, même pas le temps de savourer. Parce qu’elle flippe comme elle a jamais flippé. Parce que son cerveau lui a envoyé une véritable décharge électrique, comme s’il était en train de lui demander quelle putain de connerie elle faisait encore. « Je peux avoir des vêtements maintenant ? » Une question posée tout bas, la tête baissée : incroyable mais vrai, Diana Hayes ne sait plus où se foutre.
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MessageSujet: Re: christmas time (miles) Dim 17 Mar - 20:21

Une professionnelle en matière de coup bas, c’était peu dire. Depuis le temps qu’ils se côtoyaient, il n’avait jamais pris la peine de la regarder comme il le faisait aujourd’hui. Dans cette salle de bain ridiculement petite, la scène aurait pu paraître ridicule si elle n’avait pas été aussi mignonne. Elle avait le regard bourré de cette habituelle et incandescente fierté, cherchant à tout prix à briller malgré sa nudité sous ce minuscule bout de linge qui recouvrait seulement une partie de sa silhouette. Et, indéniablement, elle brillait. Miles laissait couler sur elle un œil interdit, à la fois effrayé et affamé. Les papillons qui tourbillonnaient au creux de son estomac commençaient doucement à le rendre ivre. Il aurait sans doute titubé s’il n’avait pas eu son dos appuyé contre la porte de cette si étroite salle de bain. Leurs cœurs dansaient une chorégraphie timide, presque immature. On pouvait d’ailleurs aisément lire en eux la candeur de leur relation étouffée. Comme si cette simple petite journée avait suffi à faire tomber les masques, à leur dévoiler enfin l’adorable vérité qui coulait depuis toujours au creux de leurs poitrines. Une évidence aux yeux des autres, un mystère pour eux. Miles était indiscutablement doué pour jouer les entremetteurs auprès de ses proches… Il ne pouvait malheureusement pas en dire autant concernant sa propre vie de couple. Des relations amoureuses inexistantes, ou vouées à l’échec tant il était devenu maladroit au contact de la gente féminine. C’était pas faute de se faire coacher par Sebastian et Santi pourtant… Mais cette brave petite tête d’œuf n’en faisait qu’à sa tête, et ne semblait décidément pas avoir dénicher ‘’la bonne’’. Puisque ce petit cœur de guimauve ne saurait endurer de nouvel échec, Miles s’effrayait à l’idée de pouvoir s’abandonner à une seule et unique personne. Et si Diana l’était, cette bonne personne ? Et si elle avait le pouvoir de raviver cette petite étincelle depuis longtemps éteinte chez lui ? Et si c’était elle et personne d’autre ? Il releva une paire d’yeux inquisiteur lorsqu’elle évoqua enfin sa réponse au sujet de ce gorille de Ryker. Il lui plaisait bien ? Magnifique. La réponse à peine prononcée, Miles retourna s’enfermer dans son cocon de susceptibilité en baisser volontairement le visage. De la jalousie ? Allons… Il avait les poings serrés et la moue déçue. Il avait la gorge sèche et le regard fixé sur le carrelage de la pièce. Il accusait la nouvelle, tirant lui-même les conclusions d’une telle réponse. Pas celle qu’il aurait souhaité entendre. Et puis elle prononça finalement la suite de sa réplique, et son visage se releva doucement. Apportez une sucrerie à un gosse, il aborderait probablement la même bouille que Miles en cet instant. Les prunelles criant sans un mot l’espoir fou d’une toute nouvelle hypothèse. Il y avait quelqu’un d’autre. Qui donc ? Lui ? Pas lui ? Et pourquoi diable ne poursuivait-elle pas sa phrase ? Oui, il était sufisament idiot pour ne pas pleinement saisir la perche qu’on lui tendait. Sous le poids grandissant de la frustration, Miles entrouvrit la bouche comme pour protester. Il voulait savoir. Il voulait l’entendre. Qu’on puisse lui ôter rapidement tout espoir s’il se plantait, comme il lui arrivait si souvent de le faire… Mais elle l’empêcha de prendre la parole. Elle avait rompu cet espace entre eux, venant attraper furtivement ses lèvres en un innocent baiser. Une accolade suffisante pour lui arracher un flot d’émotions au creux de l’estomac, et des frissons le long de l’échine. Pour la première fois depuis bien longtemps, il avait senti son cœur frapper un grand coup contre sa cage thoracique. L’instant ne dura que quelques maigres secondes avant qu’elle ne décide d’y mettre fin, laissant son interlocuteur se terrer dans un mutisme presque religieux. Elle venait de provoquer une véritable décharge électrique le long de son corps, éveillant au grand jour la tournure que semblait prendre leur amitié. — Pourquoi t’as fait ça ? Qu’il s’entendit prononcer machinalement. Pourquoi tu m’as embrassé ? T’es folle, il en vaut pas la peine ce pauvre Aberline. Mais d’un autre côté, ça lui plait à cet idiot. Ça lui plait tellement qu’il a ce sourire complètement béat qui vient doucement illuminer les traits de son visage. Elle quémanda des vêtements, mais il ne semblait plus en capacité d’écouter. Seulement de regarder. De LA regarder. Ses deux mains vinrent trouver ses joues. Il attrapa son visage, les yeux pétillant de malice et d’une candeur insoupçonnée. Et ce tempo infernal au creux de la poitrine qui lui hurlait d’y aller, de foncer. — T’aurais pas dû faire ça, Diana Hayes. Une note de défi dans la voix, il avait ponctué sa réplique en venant attraper une nouvelle fois cette bouche dans un échange bien plus long, bien plus langoureux que le précédent.  Un baiser qui était beau à voir tant il avait été espéré, rêvé, attendu. Il découvrait le goût sucré de ses lèvres, en réclamait les saveurs, mêlant avec un plaisir évident son souffle au sien avant de reculer son visage. Et leurs regards qui, à leur tour, se dévoraient. — Tu veux toujours t’habiller ? Parce que de toute évidence, non, il ne comptait pas lui donner de vêtements dans l’immédiat. Et le sourire malin qui trônait au beau milieu de son visage en disait long. Il avait laissé ses mains venir se loger le long de ses épaules pour découvrir ses bras, ses mains, et enlacer avec douceur ses hanches. Des contacts si chauds, si doux, qu’il frissonnait à chaque fois qu’il effleurait sa peau. Comme s’il craignait de la voir se briser entre ses doigts. Cette étoile était parvenue à le faire briller de ce bonheur qu’il pensait avoir banni.
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