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you wanted to steal, now is your time (robin)

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Thalia Bradford
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MessageSujet: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptySam 5 Jan - 17:38



□ □ □

Freehaven ou son havre de liberté personnel. Le refuge qu'elle fréquente quand elle veut échapper à la tutelle paternelle, quand la pression se fait trop lourde, quand elle s'enlise dans un ennui profond, quand le temps est propice à la promenade, quand elle veut toucher du bout des doigts des produits originaires de tout Erathia. Quand elle a besoin d'un changement de décor. Ce qui arrive assez souvent. Fort heureusement, son père ne sait rien de ses petites escapades hebdomadaires. Bien trop occupée à discuter stratégies, à faire d'Aurore la princesse héritière parfaite, et à entretenir sa liste non-exhaustive d'invités diplomatiques venus de tous les coins. Il n'a pas de temps à accorder à sa plus jeune enfant qui profite de cette indifférence pour vagabonder dans les méandres de Cair Paravel ou plus loin encore, dans les ruelles de Freehaven. Une indifférence qui pourtant ne la laisse pas de marbre. Une indifférence qu'il partage avec Aurore. Depuis le mariage d'Aurore à un fils Pendragon, les deux jeunes femmes ne partagent plus grand chose si ce n'est leur aversion pour la nouvelle épouse de leur père, Anya. Antipathie qui leur permettrait de se rapprocher si elles mettaient du cœur à l'ouvrage. Ella a essayé mais les devoirs et responsabilités d'Aurore semblent plus importantes que les caprices journalières de la jeune princesse. Elle ne demande rien si ce n'est un peu de considération, un peu d'attention. Une attention dont on la prive depuis la disparition de la matriarche. Plusieurs fois après l'annonce de son décès, on a confondu Ella avec sa mère. Une ressemblance si frappante que Peter et Aurore ne parviennent à soutenir son regard bien longtemps. Du moins, jamais assez longtemps pour qu'elle ait le sentiment d'appartenir encore à leur famille. Elle voit le chagrin qui habite le regard de son père quand elle s'adresse à lui. Le regard qu'Anya lui offre en retour parce qu'elle a osé invoquer le souvenir de celle qui l'a précédée rien qu'avec sa présence et ses doux traits. Le silence qui se fait trop lourd. Ella qui se retire alors dans ses quartiers et scrute son reflet dans le miroir. Une vision qui l'attriste autant que son père et sa sœur. Elle les comprend un peu mieux. Elle appelle sa nouvelle servante et lui prie de couvrir tous les miroirs de sa chambre. La remplaçante de Wendy s'exécute. Wendy était bien plus qu'un membre du petit personnel. Elle était son amie, sa confidente. La seule qui ne croulait pas sous le poids de son regard. Sauf qu'elle est partie, elle s'est envolée vers de nouveaux horizons, laissant derrière elle une princesse désœuvrée, le cœur en supplice. Et puis il y a Philip qui occupe ses journées sans fin. Philip qui occupe ses pensées. Ces sentiments naissants qui la décontenancent et bousculent son quotidien. Elle passe ses désirs sous silence par respect pour Aurore. Un sourire de soutien en leur compagnie alors qu'elle s'imagine quitter les remparts de Caerwyn pour d'autres contrées, accrochée au bras de Philip, le cœur léger. En attendant c'est avec le cœur lourd qu'elle les regarde chaque jour s'éloigner pour jouer le rôle qui leur est assigné. Elle congédie le petit personnel et revêt une magnifique cape bleue ayant appartenu à sa défunte mère. Sa broche repose sur le tissu. Une pièce d'une grande valeur monétaire mais surtout sentimentale qu'elle ne quitte jamais. Son père la tancerait s'il venait à apprendre qu'elle l'emmenait avec elle dans ses excursions improvisées. Hors du palais, elle retrouve enfin un peu de sa joie de vivre. Elle salue avec douceur et éloquence les visages familiers qui parviennent à capter son attention. Ici, elle se sent à sa place. Le décorum n'a pas sa place chez les petites gens, les braves gens. Ceux qui pourtant la reconnaissent, dissimulée sous sa capuche, se courbent et Ella leur intime que ce n'est pas nécessaire, qu'ils peuvent la considérer comme un membre à part entière de leur groupe. Ici, elle n'est pas princesse de Caerwyn. Juste Ella, une jeune femme comme les autres. Elle navigue oisivement entre les allées, offre son aide aux plus nécessiteux, savoure sa liberté temporaire jusqu'à atteindre l'Ethraid. La main d'Ella exécute une chorégraphie approximative dans l'eau claire du fleuve et ses yeux suivent la direction du courant. Elle hésite alors à le suivre, curieuse de savoir où les flots la mèneront. « Vous pouvez sortir de votre trou, je sais que vous êtes là. » Elle espère sincèrement que c'est une âme curieuse qui s'est égarée en chemin et non pas un brigand qui l'a suivie pour lui ôter sa broche et puis la vie. Il faut dire qu'elle n'a pas su se faire discrète à se pavaner dans le quartier avec un bijou inestimable exposé à la vue de tous. Her bad. Elle devrait paniquer, seule et à la merci d'un compagnon invisible et peut-être violent mais au lieu de ça, elle s'approche de la source du bruit.
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyLun 21 Jan - 16:07

La liberté au bout des doigts. Rien de plus exaltant que de sentir l'adrénaline monter en lui, son sang pulser jusque dans ses tempes, d'envisager des plans toujours plus extravagants, toujours moins réalistes. Robin était prince des voleurs, mais il était surtout un comédien-né capable d'éblouir un public imaginaire en mettant en place – et surtout en les atteignant – des scénarios de haute-voltige. Plus libre que quiconque ne le serait, quand bien même sa tête était mise à prix, quand bien même Reynald continuait de le cherche désespérément dans l'espoir de lui faire payer ses vaines tentatives pour se venger de lui. Libre comme l'Ethraid qui naissait depuis les Plateaux Enneigés pour finir sa course à Ravenshore, deux régions qu'il ne pouvait qu'imaginer sans jamais avoir la moindre idée de ce qui l'y attendrait si d'aventure il décidait de s'y rendre. L'Ethraid, justement, accueillait le dernier plan qu'il avait imaginé sans le partager avec aucun de ses Merry Men. Ce vol-ci serait à son seul et unique crédit, pas tant par arrogance ni par reconnaissance que pour sa symbolique. Robin aimait l'argent, pas pour ce qu'il lui permettait d'acheter mais parce qu'il lui rappelait d'où tout avait commencé et le pouvoir que les pièces sonnantes et trébuchantes pouvaient lui offrir. Et réussir à voler une princesse était l'occasion rêvée d'accomplir une forme de revanche sur la misère de sa propre vie, et sur tout ce qu'il avait du sacrifier pour ne serait-ce que survivre dans le ventre de Freehaven. Ce projet demandait de la subtilité, celle qu'un groupe de 5 personnes ne parviendrait jamais à atteindre à l'inverse de Robin, habitué à travailler seul quand bien même agissait-il le plus souvent en groupe. Il n'avait donné aucune explication à ses compagnons, aucune excuse non plus, s'était contenté de disparaître pour rejoindre l'Ethraid – et une visiteuse de prestige. La Princesse Ella de Caerwyn, en chair et en os – et surtout ridiculement seule pour une personne de son rang. Il n'avait pas souvenir qu'on laissât une princesse non-mariée s'aventurer à Freehaven sans la présence de sa garde rapprochée. Non pas qu'il en eût l'expérience compte tenu de son statut de vaurien à lui, mais même les gens comme lui connaissaient les protocoles les plus élémentaires tant ils étaient à l'opposé de son propre quotidien. Il avait repéré Ella dans les rues de Freehaven, exhibant sur une cape bleue une broche presque ostentatoire. Beaucoup de marchands se pavanaient avec des bijoux en toc qu'ils exposaient fièrement en pensant que personne ne verrait la différence, mais pas lui. Lui, il connaissait la différence entre chaque métal, leur valeur, leur durée, mais surtout leur prix. Et celle de la princesse, il en aurait mis sa main à couper, valait une véritable fortune. Celle-ci ne se montrait d'ailleurs pas discrète – il aurait espéré qu'une femme de son rang prenne au moins la peine de se déguiser, même sommairement, mais elle n'en avait rien fait, probablement trop habituée aux bains de foule ponctuant ses passages réguliers à Freehaven. Sans doute pensait-elle que cela la rendrait plus populaire, plus... humaine. Plus capable de se mettre à leur niveau de petites gens d'un regard empli de pitié déguisée en compassion. La tolérance de Robin à l'égard des nobles était absolument inexistante, et personne ne lui avait jamais donné l'occasion de le détromper. La voix claire de la princesse s'éleva devant lui, lui demandant de sortir de sa cachette. Il étouffa un ricanement – s'il avait voulu se cacher, elle n'aurait jamais même ne serait-ce qu'imaginé sa présence à côté d'elle. Il s'exécuta cependant avec un sourire et poussa le sarcasme jusqu'à imiter une révérence en s'approchant d'elle. C'était bien cela que l'on était supposé faire devant une princesse, n'est-ce pas ? « Vous êtes chanceuse, vous auriez pu tomber sur une âme mal intentionnée, princesse. » Il insista sur ce dernier mot, qui sonna comme une moquerie plutôt que comme un compliment. « Oui, je sais qui vous êtes. Comme les trois quarts des gens que vous avez croisés sur votre chemin. C'est fort imprudent de votre part. » Robin improvisait – ce qui ne lui arrivait que rarement – sans savoir quelle direction il prendrait.
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyMer 23 Jan - 3:04

Elle l'est, chanceuse. Chanceuse de sillonner la ville en toute liberté, sans que personne ne s'interroge sur ses nombreuses allées et venues. Une aubaine pour une jeune femme de son rang. Si par le passé elle enviait Aurore et l'attention dont elle jouissait de par son titre de princesse héritière, son ressenti semble avoir bien changé depuis. À présent, elle n'échangerait leur place pour rien au monde, si ce n'est pour passer plus de temps auprès de Philip. Son Philip, son prince. Non, il ne sera jamais sien, elle se fait chaque jour un peu plus à cette idée. À cette vérité. Une pensée qu'elle s'empresse de chasser, refusant de se morfondre quand la nature avoisinante semble réclamer attention pleine et entière. Elle respire l'air frais et pur, sacrifiant corps et esprit, à la merci de son environnement. Un tableau tout sauf superficiel, artificiel, qui rallume la lueur dans ses yeux. Celle qui toujours s'éteint quand elle emprunte le chemin du retour. Un chemin semé d'embûches qui la mène vers des responsabilités et un rôle de plus en plus fastidieux qu'elle n'aspire guère plus à jouer. Elle s'est fait une place dans la capitale qu'on ne daigne lui accorder au sein du palais et des hautes sphères de Caerwyn. Elle n'est que l'alternative, la pièce de rechange, celle qui n'est bonne qu'à rester en retrait, à n'annoncer sa présence qu'une fois sollicitée, subissant les volontés de chacun avec la délicatesse qui lui est propre. Une qualité dont elle fait volontiers étalage pour satisfaire tous les partis en présence. Elle ne juge pas, Ella. Douce Ella qui accorde sa confiance à tous ceux qui ont un jour eu l'occasion de croiser son chemin, incapable d'admettre que certaines personnes cachent au plus profond d'eux une âme d'une noirceur rare qu'il lui serait judicieux d'éviter à tout prix. Prête à ignorer les rumeurs et faire la sourde oreille quand les retours ne satisfont pas son cœur d'or. Aussi c'est avec avide curiosité qu'elle s'en va à la recherche du trouble-fête qui vient interrompre sa communion avec la nature. Il se présente enfin à elle, et exécute une révérence qu'elle tente vainement d'intercepter. À Freehaven, ils sont sur le même pied d'égalité. Une réflexion bien hypocrite quand on sait qu'elle retournera à son confort bourgeois dans quelques heures tandis que les habitants de la capitale s'en iront retrouver des commodités rudimentaires. « Fort heureusement, il existe encore d'honnêtes gens pour m'ouvrir les yeux sur la vraie nature de l'homme. Mais dites-moi, qu'est-ce qu'une âme bien intentionnée comme vous faisait-elle tapie dans l'ombre ? » Amusée plus qu'apeurée par cet étranger dont elle devrait pourtant se méfier, la belle ne parvient à effacer le sourire qui éclaire perpétuellement son visage. Un sourire qui ne la quitte toujours pas, même quand il lui fait comprendre qu'il sait tout de sa véritable identité. Une observation des plus élémentaires comme il lui fait très rapidement remarquer. Fort imprudent de sa part ? Simple observation ou tentative d'intimidation ? Il est vrai qu'Ella ne fait pas preuve de grande circonspection accoutrée de sa cape d'un bleu royal, et des pierres précieuses qui reluisent près de son cœur, là où le souvenir de sa mère indéfiniment demeure. Ici, les nouvelles vont vite et si la jeune princesse ne se montre pas plus discrète, elle devra tirer un trait définitif sur ses excursions tenues jusqu'ici secrètes. La perspective de flâner dans la capitale entourée d'une garde rapprochée lui fait esquisser une moue déconfite qu'elle peine à dissimuler. À l'avenir, peut-être devrait-elle songer à se grimer et à se parer de tenues plus sobres pour ne pas attirer l'attention des âmes mal intentionnées. « Soit, vous savez qui je suis, comme les trois quarts des gens que j'ai croisés sur mon chemin, mais je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous êtes ici. Faisons fi des détours inutiles, votre conduite ne prête nullement à l'équivoque. Pourquoi me suivez-vous ? Quelles sont vos intentions ? » Elle étudie ce visage étranger avec intérêt, perdue entre son instinct de préservation qui lui intime de prendre la fuite et l'appel de l'inconnu, du risque qu'elle n'est jamais autorisée à prendre entre les murs du palais.
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyMer 13 Fév - 21:24

« Tapi dans l'ombre ? » répéta-t-il, lèvres étirées en un rictus moqueur. Robin ne se tapissait pas dans l'ombre. Non, lui préférait être vu de tous, attirer l'attention et entreprendre des missions toujours plus flagrantes, toujours plus dangereuses, dans le seul but de nourrir son égo et se persuader qu'il était de tous les voleurs le plus brillant. Mais il ne pouvait pas en vouloir à la princesse d'ignorer totalement l'identité de son interlocuteur et donc la personnalité flamboyante qu'il possédait. Quant à ses honnêtes intentions... elles n'existaient plus, si elles avaient un jour existé, et son attention était déjà toute accaparée par le bijou qu'elle exhibait à la vue de tous. Naïve, ou bien arrogante. Sans doute naïve, à en juger par la douceur de ses traits. On lui avait souvent dit de ne pas se fier à l'apparence physique de quelqu'un pour juger de sa personnalité – et la vie avait eu tôt fait de le lui rappeler lorsqu'il s'était d'aventure surpris à l'oublier – mais il doutait franchement que l'une des princesses de Cair Paravel soit arrogante au point de vouloir narguer le petit peuple au milieu duquel elle se promenait. « Je me promenais. Comme vous, j'imagine ? » demanda-t-il tout en restant évasif sur ses propres motivations. Lui annoncer de but en blanc qu'il était venu pour la détrousser, quoique vrai, n'enverrait sans doute pas le bon message. Et puis, rien n'était plus exaltant que de dérober le précieux bijou alors même qu'il se trouvait en pleine discussion avec elle. L'adrénaline du risque pulsait déjà dans chacune de ses veines, de la même façon qu'elle l'aurait fait chez un prédateur observant sa proie. Et cette proie-ci, il devait l'admettre, était fort belle. Son sourire s'élargit davantage face à l'inquisitrice princesse. La suivre ? Absolument, et il ne s'en était pas caché. « Je suis attiré par les belles choses, je ne peux pas m'empêcher de les suivre. » Et il ajouta à l'insolence un regard rivé sur la broche qui ne trompait nullement sur ses intentions. Il releva le regard sur elle, ancrant deux yeux malicieux dans le bleu étonnant des siens. « Je suis Robin. De Locksley. » Un nom créé de toutes pièces, un alias dont il s'était servi dès l'enfance pour se faire passer pour ce qu'il n'était pas : un noble, fils d'une bonne famille probablement enrichie grâce au commerce. L'arnaque avait commencé si tôt qu'il n'était jamais parvenu à se défaire de ce nom dont il continuait d'user et d'abuser chaque fois que le besoin s'en faisait sentir. Pour les plus proches, il n'était que Robin. Parfois Robin Hood, pour cette capuche vert bouteille qui ne le quittait que rarement et le rendait reconnaissable parmi ses Merry Men. Mais jamais De Locksley, tant il abhorrait le mensonge auprès des rares personnes trouvant grâce à ses yeux. « Vous connaissez peut-être ma famille, ils sont célèbres pour leurs bijoux. On se les arrache à travers tout le royaume. Ils sont originaires de Darkmoor mais se sont établis il y a des années à Freehaven et n'en sont plus jamais partis. » Il déroulait l'histoire, l'improvisait en partie, mais rien dans son expression ou le temps de sa voix n'aurait pu le trahir. Il était rompu à l'exercice, habitué à la pratique. Robin était conteur de talent. Menteur, certes, mais allons, qui aurait pu lui jeter la pierre alors que son imagination débordait d'histoires plus incroyables les unes que les autres ? Ironie du sort, sa véritable vie était sans doute plus palpitante encore que celles qu'il s'inventait pour se tirer d'une situation... ou y sauter à pieds joints. « Etes-vous certaine qu'il est prudent de porter une broche de si grande valeur dans les rues de Freehaven ? Vous devez être bien sûre de vous pour ne pas craindre de vous la faire dérober. J'ai entendu dire que les voleurs pullulent dans les rues. » Il l'avait entendu dire, mais il en était surtout l'incarnation la plus représentative de cet autre monde. « Faite en or pur, incrustée de pierres précieuses... Darkmoor ? Qui sait, peut-être a-t-elle été créée par mes parents » ajouta-t-il, la voix songeuse mais le regard brillant d'un éclat avide. « Une pièce rare, et extrêmement chère, nul doute. »
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyMar 26 Fév - 2:44

Quelque chose en son for intérieur lui intime de fuir la scène, de ne pas se laisser distraire par le nouvel arrivant. Ce quelque chose qu'elle ignore royalement, curieuse de connaître le dénouement de cette histoire, nouveau chapitre de sa mièvre existence. Aussi ne fait-elle pas le moindre pas en direction du cœur de Freehaven, et se contente de dévisager son invité d'un regard tout sauf méfiant. Curieuse attitude qu'adopte la princesse de Caerwyn. Dotée d'un élan de courage qu'on ne lui associe nullement dans l'enceinte du palais, elle réduit la distance qui les sépare pour mieux faire connaissance. « C'est une supposition tout à fait légitime. » N'était-il pas dissimulé derrière le feuillage ? Aurait-il seulement quitté son refuge provisoire si elle ne l'avait pas interpellé ? Pour ces raisons, elle estime être en droit de s'interroger sur ses intentions. Il y a un autre élément qui semble la tracasser. Il peut aisément deviner son identité mais elle ne sait rien de cet homme qui se tient face à elle. Une situation qui la met quelque peu mal à l'aise. Elle étudie longuement ses traits, tentant de se remémorer ce visage inconsciemment familier, sans résultat. « Vous vous promeniez. » répète-t-elle tentant de se convaincre de la véracité de ces propos. Elle accepte cette explication sans ciller même si ses opales content une autre histoire. Il y a cet instinct qui la supplie de ne pas céder à son naturel naïf et de se méfier de chaque mot, chaque syllabe, qui traverse les lèvres de l'inconnu. Comme vous, j'imagine ? Comme elle, en effet. Ou presque. Elle prend désespérément la fuite plus qu'elle ne se promène mais nul besoin d'informer un étranger de sa routine tenue secrète. Aussi hoche-t-elle tout simplement la tête. « Vous faites preuve d'une grande sagacité. » affirme-t-elle alors qu'il inspecte la princesse, puis sa broche, avec intérêt. Il ne nie donc pas l'avoir suivie. Elle accueille son honnêteté avec une moue pensive, incertaine quant à l'attitude à adopter. Elle n'a jamais eu le loisir de converser ouvertement avec les gens de la capitale, mais elle est persuadée qu'il ne lui serait pas permis de s'adresser à elle si librement entre les murs de Cair Paravel. Ses doigts viennent inconsciemment côtoyer les pierres précieuses qui adornent sa cape. « Une bien lourde tâche. Il y a tant de belles choses à découvrir dans ce monde. » Une observation sincère, un rêve à mille lieues de sa portée. Oh, elle meurt d'envie de quitter Caerwyn, visiter le reste du royaume en toute liberté, délestée de la présence de sa garde personnelle. En attendant, elle profite pleinement des merveilles et secrets dont Freehaven lui fait don. Ella retrouve son sourire lorsqu'il se présente enfin à elle. « Ella, mais vous savez apparemment qui je suis. » se présente-t-elle à son tour. De Locksley. Un patronyme qu'elle n'a jusqu'ici jamais entendu mais qu'elle prend soin de tester, répétant son nom pour interroger ses souvenirs. Rien. Un vide qu'il prend plaisir à combler, lui faisant le récit de ses origines. Elle hausse les épaules lorsqu'il mentionne ses parents -un geste pour lequel on l'aurait houspillée au palais. Si Ella est attirée par les belles choses, à l'inverse de son nouveau compagnon, son attraction à elle n'est que superficielle. La broche de sa mère est loin d'être l'unique bijou qu'elle a en sa possession mais il est bien le seul joyau qu'elle affectionne particulièrement. Comme à son habitude, c'est avec un intérêt non dissimulé qu'elle écoute son histoire, au terme de laquelle elle offre un sourire désolé. « Je n'ai pas ce plaisir, malheureusement. Je dois vous avouer que je ne suis pas une grande adepte des bijoux. Celui-ci m'est précieux de par sa valeur sentimentale. J'espère toutefois que vos parents se portent bien et que Caerwyn leur est clémente. » lui confie-t-elle, cordiale et attentionnée comme à son habitude. Lorsque la broche refait son apparition dans la conversation, le regard d'Ella se pose instinctivement sur l'objet en question. Prudent ? Non. Mais l'idée de s'en séparer ne serait-ce qu'un instant lui semble inconcevable. Le seul souvenir matériel qu'il lui reste de sa mère, partie trop tôt. Elle n'est sûre de rien ; son cœur est juste trop grand, sa confiance facile à gagner. Elle sait également pour les voleurs. On lui en a touché mot à quelques reprises. Peut-être a-t-elle un ange gardien qui veille sur elle et ses précieuses possessions. « En êtes-vous un, mon cher De Locksley ? » De voleur, le sous-entendu est évident. L'envie de mettre de la distance entre eux se fait plus pressante, mais elle n'en fait rien. Sa main se referme autour de la broche qu'il décrit et admire avec la plus grande attention. Ella n'a que faire de la valeur monétaire du bijou. « Vous ne repartirez pas avec, si telle était votre intention. » lui assure-t-elle d'une voix ferme et étrangement défensive. Elle est prête à hurler, à user de ses poings -si elle le doit- pour protéger ce qui lui appartient.
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyDim 3 Mar - 18:46

Robin poussa l'insolence jusqu'à glisser une petite courbette devant la princesse, en guise de remerciement pour le compliment. Sagace, le voleur l'était. Il le devait nécessairement pour survivre à Freehaven, utilisant son instinct mais aussi sa roublardise pour se sortir de mauvais pas. Et ils étaient fort nombreux, ces mauvais pas, lui qui prenait un plaisir non-dissimulé à se jeter dans la gueule du loup aussi souvent qu'il le pouvait, pourvu qu'il ait à y gagner. « On me le dit souvent » répliqua-t-il, un clin d'oeil amusé à la clé. Il se permettait bien trop de familiarité avec une femme de son rang, et s'en moquait éperdument. Après tout, à partir du moment où elle posait le pied hors de son palais, elle devenait une habitante comme lui – la malveillance en moins, sans doute. Il dut reconnaître qu'elle faisait preuve d'une répartie assez inhabituelle pour quelqu'un comme elle, à laquelle il ne s'attendait pas mais qui ne faisait qu'ajouter à son amusement. Il aimait les joutes, verbales plus que physiques, s'amusait de l'esprit des autres, toujours prompt à détourner les mots à son avantage. Robin n'était rien, si pas compétiteur dans l'âme. Il laissa échapper un rire espiègle avant de hausser les épaules. « Boh, Caerwyn me semble être un endroit bien assez grand pour commencer » répondit-il, tout en notant le regard rêveur de la princesse. De toute évidence, vivre du haut de sa tour d'ivoire manquait de panache, peut-être même de choses à faire. S'il lui enviait le confort dans lequel elle vivait sans doute, il était en revanche heureux de connaître la vie animée de Freehaven, dans ses bons moments comme dans ses pires travers. Pas une journée sans bagarre, sans larcin, sans course, sans boire, sans manger... pas même une journée sans les bras d'une femme pour venir le réchauffer. Freehaven regorgeait de choses à faire, et il songea l'espace d'un instant qu'il aurait aimé l'y initier. Il aurait été fort amusant de la voir tenter de boire de tout son saoul avant d'essayer de l'attirer jusqu'à la chambre minable qu'il payait une misère à la Fonderie. Il hocha la tête en signe d'affirmation. « Naturellement. Tout le monde vous connaît, princesse. Mais on ne m'avait jamais dit que vous étiez aussi... » Il marqua un temps d'arrêt, la laissant méditer sur ce qui suivrait. « Belle. » Il surjouait le tout, comme il le faisait souvent. « Et puis finalement, j'ai beau savoir votre nom, ça ne me dit pas qui vous êtes. » Dans les tréfonds de son âme, dans son cœur, dans son esprit. Elle n'était de toute évidence pas qu'un faire-valoir, pour se trouver ici privée de sa garde personnelle. Peut-être y avait-il chez elle quelque chose de plus, susceptible d'éveiller l'attention du voleur en-dehors de ce qui l'avait initialement attiré : la splendide broche, qui lui permettrait d'obtenir une fortune sur le marché. « Caerwyn leur est très clémente, en effet. Les affaires se portent bien, leur commerce prospère, tout le monde s'arrache leurs bijoux. » Il lui était si aisé de mentir qu'il aurait presque fini par croire ses propres histoires. Robin avait le don de captiver son auditoire, excellent narrateur et débordant d'imagination. Il n'était d'ailleurs jamais le dernier des Merry Men à conter quelque aventure à ses amis, autour d'une table et d'une chope d'alcool. « Un voleur ? » Il s'esclaffa, main sur le cœur en prétendant être vexé. Perspicace, la princesse, il voulait bien le lui reconnaître. Il n'avait certes pas fait beaucoup d'efforts pour la détromper, mais il appréciait de voir qu'il avait à faire à une personne dotée de jugeotte. C'était plus que ce qu'il ne pouvait dire de la majorité des habitants de Freehaven. Son regard, posé sur le bijou, se remplit d'une lueur familière : l'excitation provoquée par la perspective d'un bon challenge. Pensait-elle vraiment qu'il ne pourrait pas la lui prendre ? Et pourtant... « Alors expliquez-moi pourquoi vous portez une vulgaire pierre sur votre habit plutôt que... » Il sortit de sa poche la précieuse broche qu'elle tentait de protéger. « Ceci ? » Un sourire joyeux étira ses lèvres, comme à chaque fois qu'il réussissait un tel tour de passe-passe. C'était sans encore doute ici que se trouvait son expertise : la distraction, qui lui permettait de détourner l'attention de la victime pendant qu'il s'occupait à autre chose avant de remplacer le butin par quelque chose de similaire. Il préférait généralement le faire directement dans les poches de volés, mais puisqu'elle l'avait mis au défi... « J'en suis peut-être un, mais j'ai le mérite d'être honnête. » Son regard brillait de malice, tandis qu'il attrapa la main de la princesse pour l'ouvrir et y glisser la précieuse broche. « Je ne la volerai pas, si vous me racontez pourquoi elle a une valeur sentimentale. Je n'ai guère envie de vous priver d'un souvenir important. » Un élan de clémence, nourri par ce qu'il pensait lire dans le regard que la princesse lui renvoyait et un besoin inexplicable de l'attirer un peu – juste un peu – dans son monde.
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyLun 11 Mar - 22:22

Amusée, elle ne devrait pas l'être mais Ella n'a pas l'habitude qu'on s'adresse à elle de cette manière si bien que ce changement de décor et cette disparition quasi-totale du décorum lui font le plus grand bien. Un souffle nouveau dans son existence si terne, si morose. Si son éducation lui a depuis toujours insufflé des règles strictes à respecter dans n'importe quelle circonstance, en présence de cet inconnu, Ella sent un vent de rébellion s'agiter en elle. Ce vent de rébellion qui la pousse chaque soir à enfreindre les protocoles mis en place pour les jeunes femmes de sa stature. Et si les responsabilités de son géniteur lui permettent de s'aventurer sur des terrains inconnus, cela ne suffit nullement à satisfaire son envie d'ailleurs. « Caerwyn est une prison. » concède-t-elle. Une prison des plus vastes, mais une prison quand même. Notion inconcevable que de faire un pas hors de sa chambre sans la présence de sa garde rapprochée ou de ses servants. Tout le monde la connaît, en effet. Malédiction plutôt que bénédiction. Ses moments d'intimité sont volés, ses paroles rarement mises en doute. L'avantage d'être la progéniture du grand Peter Pevensie. Officiellement, il ne fait aucun doute qu'elle est la fille du chancelier, officieusement, c'est un scénario un brin plus compliqué qui se joue entre les remparts du palais. Si Ella pourrait prendre offense à la privauté que le prénommé Robin se permet, elle n'en fait rien, bien au contraire. « La beauté est subjective et les flatteries ne vous mèneront nulle part, mon cher Robin. » Elle préfère le mettre en garde, des fois qu'il nourrisse l'espoir de la dépouiller de ses effets personnels comme de sa contenance, ou pire encore. Une remarque qui la pousse instinctivement à remettre sa cape en place. Et pourtant, son corps la trahit et ses joues prennent une teinte rosée qu'elle tente de soustraire à la vue de son compagnon, relevant légèrement le menton. Une incommodité qu'elle oublie aussitôt car bien trop occupée à s'interroger sur son rôle dans ce monde qui souvent l'oublie, l'efface. Qui est-elle vraiment ? Elle n'est pas sûre d'avoir une réponse concrète à cette question. Une princesse qui est incapable de faire son deuil, de se faire une place parmi les gens de son rang, de clamer son indignation. Tout cela par peur de décevoir, de heurter les sentiments d'autrui quand les siens se déchaînent au plus profond de son âme et réclament affranchissement. « Ella Pevensie, fille de Peter Pevensie, princesse de Caerwyn. Qu'y a-t-il d'autre à savoir ? » C'est là tout ce qu'elle peut lui offrir. Il en sait déjà plus que d'autres, cet étranger qu'elle semble divertir de bon gré. Et si sa générosité est impartie à quiconque croise son chemin, sa confiance, elle, se mérite. Et sa confiance est d'or, encore faut-il être capable de se l'approprier. « Vous m'en voyez ravie. » Une ombre passe sur le visage de la princesse tandis qu'elle s'interroge sur les origines de son nouvel ami. Son intérêt pour la broche est bien trop grand pour un fils de bijoutiers, et le regard un peu trop avide. Aussi hoche-t-elle tout simplement la tête quand il met des mots sur ces doutes qui l'assaillent. Un voleur. Et un qui s'assume car il lui fait bientôt part d'une illusion dérangeante. Dans sa main repose une broche similaire à la sienne. Une copie parfaite qu'il affirme être l'originale. « Non... je... comment... » Elle décroche celle qui habille sa cape et son expression s'effondre. Sa broche, entre les mains d'un inconnu, d'un voleur. Un voleur qui se dit honnête, le comble. Son rire perce l'air alors qu'elle le découvre sous un nouveau jour et l'amusement constant qu'il provoquait en elle est bien vite remplacée par une déception amère. « Voleur et honnêteté ne vont jamais de pair. » Elle s'apprête à tendre le bras pour récupérer son dû mais il attrape sa main de son propre chef pour y déposer le bijou. Ses mains enveloppent toujours celles de la princesse dont le visage retrouve un peu de couleur au contact de la broche dans sa paume. « Pourquoi devrais-je vous faire part d'un tel secret ? Je ne sais rien de vous. Je doute même que vous soyez celui que vous prétendez être. Ce Robin De Locksley... une identité volée ? » Elle le toise du regard, prête à ce qu'il mette en lumière cette fameuse honnêteté qu'il se targue de posséder. Ses yeux fixent intensément le bijou pendant qu'elle tergiverse sur l'attitude à adopter. Un long soupir pour extérioriser toute sa frustration. Ella ne peut s'en prendre qu'à elle-même. C'est elle qui a fait le choix de parader cette pièce de valeur dans les rues de Freehaven à la vue de tous, alimentant la cupidité des plus malhonnêtes. « Elle appartenait à ma mère. Je pourrais vous l'échanger contre objet plus précieux, mais je vous en prie, rendez-la moi. Cette broche... c'est tout ce qu'il me reste d'elle. » Une larme qui lui échappe alors qu'elle tourne la tête pour ne pas qu'il soit témoin de sa bornée faiblesse. Elle a déjà failli la perdre à Anya qui s'entête à faire de ses jours un cauchemar sans fin. Un cauchemar dont elle parvient à s'extirper en infiltrant Freehaven. À l'avenir, elle serait bien incapable de profiter de ces quelques instants de liberté qu'elle s'octroie s'ils lui rappellent la perte de cette broche et incidemment, celle de sa défunte mère.
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyMer 27 Mar - 17:49

« Une bien vaste prison si vous me le demandez… » ne put-il s’empêcher de mentionner. Une prison, peut-être, mais s’il n’avait jamais rêvé que de s’en échapper, force était d’admettre qu’il s’agissait d’une prison luxueuse, regorgeant d’opportunités pour un vaurien dans son genre. Le jour viendrait, une fois sa vengeance satisfaite, où il partirait ailleurs en quête de nouveaux décors, de nouveaux idiots à détrousser, de nouvelles aventures, mais une part de lui se plaisait à prolonger son séjour à Caerwyn : l’ailleurs l’angoissait, un secret qu’il garderait précieusement pour lui. Quant à la princesse… Sa liberté étant nettement plus restreinte que la sienne, il ne pouvait que se l’imaginer. Et pourtant, elle semblait capable de se soustraire à la vigilance d’une garde rapprochée un peu trop facilement. « Si vous pouvez échapper à vos gardes, qu’est-ce qui vous empêche de quitter Caerwyn pour une autre région ? » Elle n’y survivrait probablement pas longtemps – la ‘royauté’ d’Erathia était connue de la plupart des habitants, au moins de nom et de description. Et son port altier suffisait à trahir ses origines nobles, assez pour qu’on se méfie d’elle une fois un avis de recherche lancé. Pourtant, pour lui dont la tête était mise à prix et placardée sur de nombreuses affiches de Freehaven, un avis de recherche était un défi plus qu’autre chose, une opportunité de narguer ceux qui cherchaient à lui mettre la main dessus sans jamais y parvenir. Qui sait, peut-être aurait-elle une ou deux choses à apprendre de lui. « Certaines beautés ne souffrent d’aucun débat » répondit-il, son regard ostensiblement rivé sur elle, le sous-entendu à la fois facile et flagrant. Voilà qui ressemblait au Robin Hood connu des rues de Freehaven : le roi des voleurs, au sourire charmeur, à l’insolente chance, dont personne ne se méfiait jamais assez jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Il lui avait suffi de ce moment d’inattention pour lui dérober la broche et la remplacer par une alternative assez crédible pour qu’elle ne s’en rende pas compte immédiatement. Les tours de passe-passe étaient sa spécialité, et Robin trouvait toujours le même plaisir à relever le défi. Tout occupé à procéder au changement, cela ne l’empêcha pas de continuer la discussion avec un intérêt renouvelé. « Allons, vous jouez sur les mots. Tout le monde le sait déjà, je cherche à en apprendre plus sur vous. Vos goûts, vos aspirations… pourquoi vous vous promenez seule à Freehaven… Ce genre de choses. » Opération accomplie, l’échange avait été une réussite comme il s’y attendait. Ses yeux n’avaient pas quitté la princesse, et le mélange de surprise et d’inquiétude qu’il lut dans son regard ne le surprit pas le moins de monde. Sa réaction en découvrant la supercherie était un véritable régal, qui força un sourire satisfait sur ses lèvres. Mais joueur plus qu’autre chose, il se contenta de la reposer dans sa main avant même qu’elle n’ait le temps de la lui réclamer. Il ne servait à rien de la lui voler à présent qu’il l’avait mentionnée… et le plaisir se trouvait dans le succès de l’entreprise plutôt que dans l’objet lui-même. « Oh chère princesse, c’est là que vous vous trompez. Je suis le voleur le plus honnête de tout le royaume ! » Il ajouta au trait d’humour un rire espiègle qui rendaient son visage terriblement innocent et enfantin. Robin haussa les épaules à son commentaire, à la fois peu surpris et indifférent à ses accusations. « Je ne sais rien de vous non plus… » se défaussa-t-il malicieusement. « Pourquoi devrais-je vous rendre un bijou que j’ai honnêtement volé ? » Il s’amusait beaucoup de cet échange à la fois ridicule et pertinent : il ne savait rien d’elle, elle ne savait rien de lui, pourquoi aurait-il du se priver de faire ce qu’il faisait de mieux ? Il croisa les bras contre sa poitrine, la mettant au défi de trouver quelque chose de malin à répondre, mais Ella le gratifia de bien mieux : une véritable réponse, et une information qu’il lui coûtait visiblement de partager, à en juger par les larmes dont se gorgeaient ses yeux. S’il aurait été en temps normal impassible – Robin n’était jamais attendri, c’était ce qui le rendait aussi dangereux – il n’eut cependant aucune difficulté à la croire. « Oh je ne cherche pas à obtenir un objet par un procédé aussi trivial qu’un échange. » Cela perdait tout son intérêt, s’il ne l’acquérait pas par des moyens détournés. « Mais fort bien, puisque cette broche vous tient autant à cœur je m’en tiendrai éloigné. » Il leva les mains comme pour lui prouver qu’elles ne s’affaireraient plus à de tels gestes. « Et puisque vous vous êtes confiée à moi, je peux bien faire de même. Robin de Locksley n’est qu’un alias que j’utilise lorsque nécessaire. Je me prénomme Robin, mais je n’ai pas de nom de famille – on ne s’embarrasse pas à en donner aux orphelins. » Cette évocation glissa sur lui, parfaitement indifférent au souvenir d’un passé tragique. « Qu’allez-vous donc faire, princesse Ella ? Appeler des gardes ? Me faire jeter en prison, moi, le pauvre voleur qui ne cherche qu’un moyen de subsister dans les rues dangereuses de Freehaven ? » Il exagérait, et ne tentait même pas de s’en cacher. Robin était fin menteur lorsque cela l’arrangeait, mais préférait le plus souvent les demi-vérités aux mensonges flagrants : ainsi ne pouvait-on les lui imputer directement lorsque l’on se rendait compte de la roublardise de ses mots. « Je ne m’y opposerai pas, si c’est ce qui vous inquiète. Après tout, comme je l’ai dit, je suis un voleur honnête. »
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyMar 9 Avr - 23:52

Caerwyn, une bien vaste prison. Vaste pour les personnes dont le quotidien n'a rien à envier à celui de la princesse, très certainement, oui. Les personnes qui ne sont pas prisonnières de leur titre ou leur rang. Pour Ella, en revanche, la vastité de Caerwyn se résume -officiellement- aux confins du palais et -officieusement- à la cité de Freehaven. Pourtant, elle désire ardemment franchir les frontières pour visiter les contrées voisines. Un rêve choyé depuis son plus jeune âge mais auquel elle a dû renoncer suite au trépas de son adorée mère. Et si elle s'est accoutumée à l'idée que la plaie ne se refermera probablement jamais, le temps a tout de même su guérir quelques unes de ses blessures, lui permettant de braver les interdits et de tromper son ennui par le biais de ces virées secrètes. Lorsqu'il l'interroge sur la raison qui l'empêche de céder à ses envies d'ailleurs, elle esquisse un sourire triste. Quitter Caerwyn, oublier son titre de princesse, tout recommencer... si seulement elle en avait le courage. « Mon nom, mon visage, ma famille, mes responsabilités. La liste est longue. » Ses responsabilités, un concept risible pour celle à qui il incombe seulement de se tenir droite et de se soumettre aux volontés de son géniteur sans la moindre contestation -ses fiançailles avec le prince Jihen, entre autres. Philip, se retient-elle d'ajouter. Mettre de la distance entre leurs deux âmes, s'épanouir loin de lui, lui semble inconcevable. Elle pourrait l'emmener avec elle, le convaincre de la suivre dans cette folle entreprise, mais elle n'est pas en droit de lui demander pareil sacrifice : quitter ses proches et faillir à ses devoirs les plus sacrés pour étancher la soif de liberté d'Ella. « Si je souhaite quitter Caerwyn, c'est pour être libre. Vous pensez vraiment que la nouvelle de mon départ sera bien reçue ? Qu'on n'enverrait pas des hommes à mes trousses pour assurer mon retour au château ? » Outre le fait que visage est bien connu du peuple et qu'elle n'est pas assez sotte pour penser que son allégeance lui est entièrement exclusive. Là où certains seraient prêts à lui venir en aide, d'autres n'hésiteraient pas à deux fois à marchander sa liberté en échange de quelques pièces d'or. Excessivement naïve mais pas au point de croire que les royaumes voisins ne sont peuplés que de gens honnêtes, ses chances de survie sont bien maigres. Incapable de se défendre, elle est vouée à subir les conséquences de sa veulerie. Alors elle erre sans but dans les couloirs du château, troquant volontiers ses devoirs d'infante pour des tâches qu'on destine au petit personnel, se languissant d'un miracle qui ne vient pas. Les propos du prénommé Robin lui font lever les yeux au ciel, un réflexe qu'elle ne s'autoriserait jamais en présence de son entourage habituel. Le bagou de son interlocuteur suffit à la laisser sans voix, elle qui est bien peu accoutumée à ce genre de familiarités. Pourtant ses joues s'empourprent d'un léger voile rosé qu'elle peine à camoufler. « Et pour quelle raison vous estimez-vous digne de telles révélations ? Je n'ai pas pour coutume de confier mes aspirations au premier venu. » Comment peut-elle seulement se décharger de telles confessions sans appréhension, sans redouter les intentions de son compagnon ? Des intentions qu'il ne tarde pas à révéler au grand jour, face à une Ella dépitée de s'être fait avoir par un tel opportuniste. Mais elle n'est pas séparée de sa broche bien longtemps car elle est déposée dans la paume de sa main avant même que son corps n'ait l'occasion d'agir. Si le vol avait suffi à la refroidir de cet échange, la réaction du voleur parvenait à l'irriter davantage. « Honnêtement volé ? » répète-t-elle, sidérée par les propos tenus par l'auteur de cette tromperie indéfendable. Elle accepte toutefois de lui céder son secret le plus tragique dans l'espoir de récupérer l'objet dont elle ne se départ jamais. Sa surprise est grande lorsqu'il accepte de lui retourner son bien sans protestation. « Merci. » Non pas pour lui avoir rendu ce qui lui appartenait de droit mais pour avoir eu la décence de ne pas l'humilier plus encore en lui servant un énième mensonge. Elle ne lui dit pas qu'elle est désolée -même si elle l'est- parce qu'elle se doute bien que sa compassion ne lui sera d'aucune utilité. Elle se contente de l'écouter attentivement, main qui se veut consolatrice et qu'elle tend imperceptiblement vers l'orphelin avant de la laisser retomber le long de son corps. « Non, je- » Elle secoue frénétiquement la tête pour lui faire comprendre qu'il n'a rien à craindre, qu'elle n'a nullement l'intention de le dénoncer. Et puis... appeler des gardes ? Après tous les efforts déployés pour échapper à leur vigilance ? Un acte irréfléchi. « D'autant que si des gardes venaient à me trouver ici, j’encourrais plus de problèmes que vous. Vous n'avez donc rien à craindre. » lui fait-elle remarquer, bien décidée à ne pas laisser s'ébruiter cette petite mésaventure qui sonnerait le glas de ses excursions sacrées. « L'honnête voleur a-t-il d'autres préoccupations dans la vie ou ses journées se résument-elles à dépouiller de pauvres princesses sans défense ? »
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MessageSujet: Re: you wanted to steal, now is your time (robin) you wanted to steal, now is your time (robin) EmptyMer 22 Mai - 23:11

Robin était persuadé qu'on se créait ses propres contraintes et la princesse face à lui faisait une preuve convaincante de cette théorie. Bien sûr que tout le monde la connaissait à Erathia, au moins de nom. Pour le reste ? Pouvait-elle être certaine que quelqu'un la reconnaitrait dans les lointaines contrées désolées de Darkmoor ? Les îles pirates de Ravenshore ? Leur monde s'arrêtait-il à Erathia, ou se poursuivait-il par delà les montagnes à l'est et au nord du royaume ? Il pouvait trouver mille et un arguments à lui opposer, mais se contenta d'un sourire moqueur. « Excuse, excuse, excuse, excuse » énuméra-t-il avec amusement. « Je crois que ce que vous en empêche, c'est surtout la peur de l'inconnu. » Il tentait, il osait même, alors que leur seul échange aurait pu lui avoir le cachot (dans le meilleur des cas), la mort pure et simple (dans le pire, mais aussi le plus probable). Caerwyn aimait punir l'audace de ses habitants, et qu'était-il, si ce n'était le plus audacieux des voleurs, au bagout inimitable et au charme... discutable ? La princesse continuait de lui soutenir les raisons qui l'empêchaient de quitter sa cage dorée et s'il l'écoutait avec attention, il ne pouvait contenir la malice dans son propre regard, convaincu que les riches s'embarrassaient de beaucoup trop de doutes, de craintes et – inévitablement – de ces regrets qu'ils finiraient par emporter jusqu'à leur sépulture. Quelle tristesse de voir une si jolie princesse si malheureuse dans son quotidien nacré et opulent, quand toute une vie de découvertes s'offrait à elle... pour peu qu'elle la saisisse. Son conflit intérieur n'était pas sans lui rappeler celui de Marian, à la différence près que son animosité envers cette dernière empêchait toute sympathie à son égard. Mais l'apprentie voleuse avait au moins eu le mérite de mettre ses ambitions en action, quitte pour cela à provoquer une chasse à l'homme dans les rues de Freehaven pour mettre la main sur cette noble impudente ayant osé défier son père, son statut, son futur déjà soigneusement tracé. « Je crois que votre notion de liberté est surfaite. Vous ne serez jamais libre, ne vous y trompez pas. Pas parce que vous êtes princesse, mais parce que vous dépendrez toujours de quelque chose, ou de quelqu'un. » Des paroles sages, peu caractéristiques d'une personnalité autrement plus facétieuse – dans ses bons jours, tout du moins – mais de circonstance. Elle lui rappelait Marian, oui, mais elle lui rappelait aussi les nobles qu'il avait un jour fréquentés, au service de Reynard. Eux aussi fantasmaient sur la notion même de liberté, qu'ils ne connaitraient jamais pour de multiples raisons. L'idée qu'ils se faisaient de la liberté aurait pu être incarnée par Robin : libre de partir, d'aller et venir à sa guise (en dépit certes de l'avis de recherche lancé contre lui), de vivre sans les contraintes que le poids de la société d'Erathia mettait sur ses heureux élus. En était-il plus heureux ? Assurément. Etait-il libre... ? Jamais. Pas seulement parce qu'il dépendait de la nourriture qu'il trouvait, des larcins qu'il commettait ; son esprit obnubilé par sa vengeance l'enchaînait aussi sûrement que la prison dans laquelle Ella pensait évoluer. « Et bien changez donc cela ! Confiez-vous au premier inconnu. Que pourrait-il vous arriver ? Si j'avais voulu vous tuer, vous seriez déjà morte. » Il afficha un large sourire, celui d'un gamin très amusé par toute la situation plutôt que celui du prédateur à l'affût du moment de faiblesse pour se jeter sur sa proie. Qui d'elle ou de lui était le plus en danger face à l'autre ? Robin avait sa petite idée sur la question, mais la princesse lui offrit une réponse tout à fait satisfaisante. Elle inspirait la confiance – un compliment qu'on ne pourrait jamais lui retourner, il le savait fort bien – et il était prêt à la croire sur parole lorsqu'elle disait qu'elle ne le dénoncerait pas. Il hocha la tête en guise de remerciement. Sa question lui arracha un ricanement. De toute évidence, les princesses croisées sur sa route étaient rares, pour ne pas dire inexistantes. Quant au fait d'être sans défense, il doutait grandement que fût le cas. Elle n'aurait qu'à claquer des doigts pour encercler Robin de gardes, il en était certain, et cela même si ça signifiait la fin de sa petite escapade hors de sa tour d'ivoire. « Je me promène » affirma-t-il le plus sereinement du monde. Encore l'une de ces demi-vérités (ou demi-mensonges, selon le point de vue) dont il avait le secret. « Et je vole. Ce qui ne vous surprendra sans doute pas. » Il n'avait pas besoin de s'en cacher, si elle avait voulu le dénoncer, elle l'aurait déjà fait, sans compter qu'il s'était présenté spontanément sous ce qualificatif. « J'erre de taverne en taverne, de bras en bras, de table de jeu en table de jeu... Autant d'activités que je décommanderais à une princesse dans votre genre. » Elle était trop précieuse pour cela – même s'il était prêt à reconnaître que sa vision des femmes était biaisée par ses propres expériences. Il les regroupait généralement dans la même catégorie, s'étonnait lorsqu'elles tentaient d'en sortir. D'abord Marian, avec sa volonté de vouloir ressembler aux Merry Men. Et désormais Ella, qui aspirait à mieux, sans savoir à quoi.
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