Partagez|

You never know what worse luck your bad luck has saved you from.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
way down the river we go
Piper Hewitt
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : fanny, starbuckscrazy
date d'inscription : 29/12/2018
messages : 420
avatar © : hailee steinfeld ; mistspell ; (gif leslie)
fairytale counterpart : belle
activité rp : ●●●●● jeanne ; william ; lancelot ; gaston ; guenièvre

MessageSujet: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Dim 6 Jan - 22:55

La journée de la jeune femme tire à sa fin comme n’importe quel autre jour. Belle a travaillé de nombreuses heures à l’auberge tenue par Constance et son mari, servant de nombreux hommes, chevaliers venant de contrées diverses, choisissant de se reposer pendant quelques heures bien méritées. Ce n’est pas le métier de ses rêves, mais il paie bien, et surtout, il subvient aux besoins de son père, incapable de le faire lui-même. Belle ne lui en veut guère, elle aime son père de tout son cœur. La jeune femme sait à quel point la mort de sa femme l’a affecté. Et puis ce dernier n’a pas hérité du surnom de savant fou sans raison après tout. Son esprit est toujours un peu dérangé, perdu dans un mélange d’inventions toutes plus folles les unes que les autres. C’est pourquoi la jeune femme passe ses journées à travailler dans l’auberge de Camaaloth, offrant un sourire à tout le monde, ravissant les clients de son rire éclatant et satisfaisant ses employeurs. Elle quitte l’auberge et passe par le marché de la ville, s’arrêtant devant quelques étals, choisissant de ci et là quelques fruits trouvant grâce à ses yeux. Lorsqu’elle passe devant le marchand de fruit, Belle s’immobilise et achète quelques oranges, certaine qu’elles plairont à William. Parce que la destination finale de cette fin de journée, est belle et bien la roseraie du jeune homme. Une fois par semaine, Belle essaie d’aller rendre visite à William, même si certaines fois, le destin semble se mettre sur leur chemin. Pour peu que Gaston ait décidé de suivre la jeune femme, sa visite à William en sera compromise. Mais pour l’instant, la jeune femme continue son chemin, se perdant dans les étals puis finit par prendre la route de la roseraie. Son panier à la main, Belle emprunte le chemin qu’elle a l’habitude de suivre toutes les semaines, et qu’elle connait désormais par cœur. S’arrêtant quelques instants pour respirer quelques fleurs sur le chemin, la bonne fortune de belle s’arrête au moment même où des malfrats font leur apparition. En l’espace d’un instant, tout change, le temps s’assombrit, l’air se refroidit et Belle semble se pétrifier sur place. Sans comprendre réellement ce qu’il se passe, les hommes lui tournent autour, rigolant à gorges déployées, puant abondamment l’alcool. Nul doute que ces derniers semblent sortir d’une taverne et se sont avinés jusqu’à ce que la bêtise les emporte. Les mains baladeuses de certains truands commencent à se poser partout sur Belle, cherchant à lui dérober tout ce qu’elle tient dans ses mains. « Je n’ai rien à vous offrir, ni même rien que vous puissiez voler. Je ne suis personne. » La seule chose de valeur que contient son panier est le livre qu’elle a choisi d’apporter à William, ce livre, elle y tient presque comme à sa propre vie. Et à nouveau, les choses semblent changer, l’atmosphère semble s’alléger lorsque sans prévenir, débarque de nulle part un chevalier. Belle ne le connait pas mais sur l’instant, elle s’en moque bien. Tout ce qui lui importe, c’est qu’il vienne la sauver de cette bande de malfrats.
@Hunter Knight
Revenir en haut Aller en bas
Le corps s'en va, le cœur séjourne
Hunter Knight
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : juice, clara
date d'inscription : 16/12/2018
messages : 201
avatar © : ben cumberbatch
fairytale counterpart : lancelot
activité rp : 5/5 (closed) viviane - guenièvre - belle - evey - art

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Mer 9 Jan - 21:11

A chacune de ses visites, William semblait s'ouvrir un peu plus à Lancelot. L'humilité du chevalier le retenait de crier victoire trop vite, mais il était pourtant indéniable que les relations entre lui et son fils s'amélioraient à chacune de leur entrevue. William était un jeune homme réservé. Le dur traitement dont il avait été victime dès son plus jeune âge n'était certainement pas étranger à sa manière d'être. Il se montrait constamment méfiant envers l'attention que lui portait Lancelot. Le père espérait que cette réticence à son égard finisse par disparaître un jour. Pour le moment, il faisait preuve de patience et accueillait chacun de ses sourires comme un signe d'encouragement. Il quitta ce dernier avec regret lorsque la fin d'après-midi arriva. Ce jour-là, William attendait de la visite et ne semblait pas enclin à autoriser son père à rester davantage. Lancelot n'osa pas questionner son fils sur l'identité du visiteur, cela ne le regardait guère. Il devina simplement qu'il devait s'agir d'une personne à laquelle William portait une grande importance et qui, sans aucune doute, le rendait heureux. En effet, le jeune homme paraissait bien trop pressé que Lancelot ne quitte la place lorsque les coups de quatre heures se mirent à sonner. Un sourire barra instantanément ses lèvres, lorsqu'il les entendit.

Le chevalier quitta donc la magnifique roseraie de son fils, pour s'en retourner sur les chemins de Kriegspire. A l'horizon, le jour commençait doucement à tomber et tandis qu'il chevauchait sur le dos de sa belle Elaine, son ouïe fût attirée par de vifs éclats de voix, un peu plus loin sur le sentier. En deux coups de sabots, Lancelot arriva à la rencontre d'un groupe de quatre hommes, qui prenaient à partie une jeune fille de modeste condition. Sans hésiter une seule seconde, le chevalier vînt s'interposer. « Messieurs, je vous serrais gré de laisser cette demoiselle en paix et de poursuivre votre chemin » leur dit-il avec fermeté. Les quatre hommes échangèrent un regard et s'esclaffèrent d'un rire bruyant, visiblement amusés par sa requête. L'un d'eux s'avança même vers Lancelot, le sourire édenté et l’œil vitreux. « On a rien fait de mal, on regardait juste sa marchandise » se venta-t-il en posant l'une de ses mains sur la taille de la jeune fille. Face à ce geste déplacé, Lancelot sauta de son cheval et dégaina son épée pour venir loger la lame sous le menton de ce dernier. Les trois autres hommes tressaillir et firent un pas en arrière. « A genoux vaurien et présentez vos excuses immédiatement ! » ordonna Lancelot d'une voix qui ne laissait aucune négociation possible. Ses prunelles céladons toisaient l'homme avec intensité. Pour défendre l’honneur de la jeune fille, il était prêt à percer sa chair sans aucune hésitation. Un comportement aussi grossier était inacceptable. Tremblant de peur, le fautif se mit à genoux et bredouilla de plates excuses, en allant jusqu’à s’incliner au sol. Ses comparses en firent de même, incités par le regard inquisiteur de Lancelot se posant sur eux. « Maintenant partez et que je ne vous revois plus sur ces routes à l'avenir » averti le chevalier en rangeant son épée dans son fourreau. Les quatre hommes ne se firent pas prier et partirent aussi vite qu’ils purent, le pas chancelant. Le danger alors écarté, Lancelot se tourna vers la jeune fille qui paraissait encore chamboulée par les événements. « Vous allez bien chère enfant ? » lui demanda-t-il, en l’examinant du regard. Il se permit de l’appeler ainsi car elle était très jeune, certainement du même âge que William.
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Piper Hewitt
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : fanny, starbuckscrazy
date d'inscription : 29/12/2018
messages : 420
avatar © : hailee steinfeld ; mistspell ; (gif leslie)
fairytale counterpart : belle
activité rp : ●●●●● jeanne ; william ; lancelot ; gaston ; guenièvre

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Sam 19 Jan - 2:52

Comment passe-t-on d’une simple ballade pour rendre visite à son amour caché, à une situation aussi chaotique que celle-ci. Tout ce que Belle souhaitait en ce jour, était de passer du temps en compagnie de William, de lui changer les idées, le sortir de sa solitude, perdu au milieu de ses sublimes roses. Mais au fond, peut-être que Belle cherchait elle-même à se sortir de sa propre solitude, cette torpeur qu’elle avait elle-même crée autour d’elle. Bien que Belle soit une jeune femme appréciée de tous et entourée par de belles personnes, cette dernière n’a pu s’empêcher au fil de ces derniers mois, de se refermer sur elle-même, certainement pour se protéger. Quand on vit une relation amoureuse aussi surprenante qu’inattendue, il est parfois facile de se perdre dedans, incapable de voir ce qui se passe autour. Pour Belle, c’est plutôt l’opposé. C’est tout ce qui se passe autour d’elle qu’elle ne peut s’empêcher de voir. Tout semble lui indiquer que sa relation n’est pas la plus appréciée de tous. Arthur, le père adoptif de William, aussi intraitable qu’insupportable, semble ne pas voir cette relation d’un bon œil. Mais au fond, tout ce qui pourrait apporter un tant soit peu de bonheur et d’apaisement à William, semble être inenvisageable aux yeux d’Arthur Pendragon. Quant à l’aîné des fils de ce dernier, il semble haïr au plus haut point son frère, William et semble encore plus haïr la relation qui l’unit à Belle. Mais ce n’est guère une surprise, après tout, c’est de notoriété publique que Gaston a un faible pour l’amoureuse des livres. Autant dire qu’il ne voit pas franchement d’un bon œil la relation entre son propre frère et la femme qui a volé son cœur. Et c’est évidemment ce genre de choses qui incitent Belle à s’enfermer dans cette torpeur, à s’intéresser uniquement et seulement à cette relation amoureuse, à se donner corps et âmes à William. Et voilà que sur son chemin pour s’offrir un peu de douceur dans ce monde si compliqué, des malfrats s’interposent, l’empêchant d’atteindre la roseraie. Si Belle commence à paniquer à mesure que les mains baladeuses de ces hommes parcourent son corps, elle se sent bien vite rassurée en s’apercevant de l’arrivée d’un chevalier en armure. En deux temps trois mouvements, il parvient à se délester de ces abominables hommes, avec une aisance incroyable. Il réussit même à arracher quelques excuses à ces truands, qui se jettent à ses pieds, implorant son pardon avant de détaler comme des lapins. L’homme en armure s’enquiert bien vite de l’état de Belle. « Oui, je crois que tout va bien, je n’ai rien. » Répond-elle, tout en tâtant les parties visibles de son corps, vérifiant que tout va bien de son côté. Mise à part une belle écorchure au niveau de sa joue, Belle semble être en bonne santé. « Je vous remercie, sans vous, je ne sais pas ce qu’il serait advenu de moi. » Face à un homme de son rang, Belle attrape sa main tout en s’abaissant en une élégante courbette. La jeune femme est habituée à rencontrer des gens de hauts rangs. Après avoir suivi son père à de nombreuses reprises au palais royal, Belle a fini par apprendre à se comporter face à la haute société de kriegspire. « Je m’appelle Belle. Comment dois-je appeler mon humble sauveur ? » Qu’il n’y voit pas une curiosité mal placée, simplement un désir de savoir à qui adresser sa reconnaissance éternelle. « Je suis désolée, je n’ai pas de pièces d’or ou un quelconque objet de valeur sur moi à vous offrir pour vous remercier. » Répond-elle tout en vérifiant le contenu de son papier, pour voir si quelque chose pourrait être suffisamment de valeur pour gratifier ce bienfaiteur inconnu. « Je me rendais à la roseraie, je n’ai que peu de choses sur moi. » Le temps passe et malheureusement pour la jeune femme, elle n’est guère sure de pouvoir se rendre à la roseraie avant que la nuit ne tombe.
Revenir en haut Aller en bas
Le corps s'en va, le cœur séjourne
Hunter Knight
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : juice, clara
date d'inscription : 16/12/2018
messages : 201
avatar © : ben cumberbatch
fairytale counterpart : lancelot
activité rp : 5/5 (closed) viviane - guenièvre - belle - evey - art

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Sam 26 Jan - 10:59

Les hommes pouvaient véritablement être les pires bêtes du monde. S'en prendre à une fille si jeune et sans défense, au détour d'une route, était montre d'une lâcheté sans pareil. Le chef de la garde royale n'avait pas hésité une seconde pour intervenir et s'interposer entre les quatre hommes et la jeune enfant. De part son statut de chevalier et sa propre moralité, il lui aurait été impossible de passer son chemin sans lui venir en aide, lui qui avait fait vœu de probité. Pour le bien de tous, les quatre hommes n'avaient pas manifesté beaucoup de résistance, bien trop effrayés par la lame affûtée que Lancelot avait dégainé sous leur nez. Celle-ci avait suffit à les dissuader et les convaincre de reprendre leur chemin sans demander leur reste. Même à quatre, ils n'auraient pas été de taille à combattre le chevalier de toute manière. Ils auraient perdu bien trop de leur dignité à s'y tenter. Une fois ceux-ci déguerpis, Lancelot se retourna vers la pauvre enfant, dont le visage reprenait petit à petit des couleurs. Elle s'empressa de le remercier. « Je vous en prie, je n'ai fait que mon devoir » répondit-il, modestement. Mais la demoiselle se présenta à lui sous le doux nom de "Belle" – qui lui allait à ravir – et accompagna ses paroles d'une révérence de courtoisie. On devait lui avoir appris depuis son plus jeune âge à s'incliner devant les personnalités de haut rang. Peut-être Lancelot n'aurait-il pas été en armure, que la belle ne lui aurait pas montré tant de manière.  « Lancelot. Chevalier de sa majesté la reine Tiana » répondit l'intéressé, en inclinant légèrement la tête pour la saluer. Le blason sur poitrail était assez éloquent, dommage pour les quatre hommes que leur vue embuée par l'alcool ne leur ait pas permis de le reconnaître. « Votre simple sourire me suffit » déclara Lancelot sur un ton paternel, alors que la jeune Belle s'inquiétait de ne pas avoir de présent à lui offrir pour le remercier. Seule la charité dictait les actes d'un chevalier, jamais l'appel de l'or. Il serait très mal venu de sa part de la dépouiller des maigres biens qu'elle avait sur elle, juste après avoir empêcher des hommes d'en faire pareil. Le sourire de Lancelot tomba tout à coup, lorsque la jeune enfant lui confia le plus naturellement possible qu'elle se rendait à la roseraie. « La roseraie ? » répéta fébrilement le chevalier, qui savait pertinemment que son fils y résidait. Il se demanda si la belle enfant savait le lien qui l'unissait à William. Elle devait sans aucun doute avoir entendu l'histoire du traître Lancelot, ce chevalier ayant fait l'affront de conquérir la femme de son seigneur et ami Arthur Pendragon. « La nuit commence à tomber. Permettez que je vous y escorte, j'en serais plus rassuré » proposa subitement le père, en montrant le chemin devant eux d'un signe de la main. Il ne s'était pas rendu compte que par ce geste et cette proposition, il venait de confirmer à la jeune Belle, qu'il connaissait bien l'existence de la roseraie et par conséquent, qu'il ne pouvait ignorer l'identité de son propriétaire. Tous les deux se mirent en route en direction du lieu-dit et tandis qu'ils marchaient ensemble, Lancelot ne put s'empêcher d'observer la jeune demoiselle du coin de l’œil. Il tentait vainement de deviner le fond de ses pensées. Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Et quelle affaire l'amenait-elle à se rendre chez son fils ? « Vous êtes bien courageuse d'emprunter ce chemin seule pour vous rendre à la roseraie. Y êtes-vous servante ? » demanda Lancelot, qui ne pouvait contenir sa curiosité, même au risque de se rendre impoli.
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Piper Hewitt
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : fanny, starbuckscrazy
date d'inscription : 29/12/2018
messages : 420
avatar © : hailee steinfeld ; mistspell ; (gif leslie)
fairytale counterpart : belle
activité rp : ●●●●● jeanne ; william ; lancelot ; gaston ; guenièvre

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Lun 11 Fév - 0:29

C’est avec l’aide de ce chevalier servant que la jeune femme se relève péniblement de cette déconvenue. Des situations compliquées, elle en a vécu et surtout, elle en a envisagé des tonnes, surtout avec la présence de Gaston dans son sillage. Si auparavant Belle avait un jour imaginé Gaston comme étant celui lui causant des problèmes, en particulier sur le chemin de la roseraie, jamais elle n’aurait imaginé se faire attaquer par des malfrats, en mal d’action, prêt à s’en prendre à une innocente jeune fille. Pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé en cette journée, tournant doucement à l’orage. « Je le sais bien, mais mon merci n’est qu’un modeste remerciement, en comparaison avec votre acte de bravoure. » Souffle-t-elle à l’égard de Lancelot, bien que fascinée par l’armure que porte ce dernier. Belle a l’habitude de voir les chevaliers de kriegspire à camaaloth et elle a suivi à de bien nombreuses reprises son père rendre visite à Arthur, pour lui soumettre de nouvelles idées d’inventions. Autant dire que des chevaliers ont croisé sa route à de multiples reprises. Mais ce chevalier dégage quelque chose de plus, une aura de douceur, de bonté, qui incite Belle à lui faire confiance. Et lorsqu’il s’identifie comme étant Lancelot, un cours frisson parcourt l’échine de Belle. Elle tente de garder un semblant de consistance, cachant sa surprise de son visage du mieux qu’elle peut. Mais l’étonnement est bien là, de découvrir que ce chevalier servant n’est autre que le père biologique de William. Cela fait plusieurs mois que ce dernier lui a révélé ce secret généalogique, et Belle s’est toujours tut, prête à emmener ce secret jusque dans sa tombe. C’est pourquoi elle se refuse à en dévoiler plus au chevalier. « Pour ma part, je ne suis qu’une modeste habitante de camaaloth, employée à l’auberge des bonacieux et à la taverne de la ville. A votre service monseigneur. » Elle tente de minimiser son existence, cherchant à se faire la plus petite possible dans un royaume suffisamment grand pour se faire oublier. Son seul but est d’éloigner Lancelot de la véritable raison de sa visite à la roseraie. William n’a encore jamais rencontré son père, connaissant simplement son existence et sa présence à kriegspire, rien de plus. « Oui, la roseraie, un peu plus loin sur le chemin. Mais vu le temps perdu avec ces malotrus, je risque de ne pouvoir tenir mon engagement et ne pourrais pas lui rendre visite. » Elle se refuse à donner plus d’informations à Lancelot, et préfère faire demi-tour, renonçant ainsi à sa visite à William. Débarquer à la roseraie en compagnie de Lancelot serait pour le moins perturbant, et pourrait donner une mauvaise impression à William, celle qu’elle aurait conspiré contre lui, pour lui imposer la vision de son père biologique. Et Belle se refuse à pareil pensée. « Si cela ne vous dérange pas, je préfèrerai prendre le chemin de retour. Le soleil se couche et je ne pourrais quitter la roseraie la nuit tombée. Me feriez-vous l’honneur de m’accompagner jusqu’à camaaloth ? » Si par la même occasion, Lancelot peut lui aussi se détourner du chemin de la roseraie, Belle ne s’en portera que mieux et sera des plus soulagée. William doit être le seul à accepter la présence de Lancelot dans sa vie, à la désirer. Qu’importe, la nuit semble arrivée plus vite qu’elle ne l’aurait pensé. Et Belle n’emprunte jamais ce chemin la nuit tombée. Si la route est déjà dangereuse le jour, il en est bien pire quand la nuit vint à arriver. « Oh, j’ai l’habitude d’emprunter ce chemin. Jusqu’à présent, il ne m’était jamais rien arrivé. Je rends visite à un … ami. Je comptais lui apporter ce livre, mais j’imagine que cela sera pour une autre fois. » La première chose à faire en arrivant chez elle, sera d’écrire une lettre à William, s’excusant de son absence. Et de demander à Thomas, sa petite lumière la guidant dans les ténèbres de l’amour, de délivrer cette lettre à William. « Puis-je me permettre de vous demander la raison de votre présence à camaaloth ? Je croyais la reine Tiana toujours à Caerwyn. » La curiosité s’empare évidemment de la jeune femme, les questions se bousculent dans son esprit, et son instinct protecteur prend le dessus. Si elle en sait plus sur les desseins ayant conduit Lancelot sur ce chemin, peut-être pourra-t-elle prévenir William de l’arrivée de son père biologique.
Revenir en haut Aller en bas
Le corps s'en va, le cœur séjourne
Hunter Knight
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : juice, clara
date d'inscription : 16/12/2018
messages : 201
avatar © : ben cumberbatch
fairytale counterpart : lancelot
activité rp : 5/5 (closed) viviane - guenièvre - belle - evey - art

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Jeu 28 Fév - 18:41

La formule utilisée par la jeune Belle ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, car Lancelot releva bien la mention du "lui" dans sa réponse. Lui. Il ne pouvait s'agir que de William. C'était à son fils que la jeune enfant rendait visite. Le chevalier s'était bien gardé de faire mention du résident de la roseraie. Après tout, personne en dehors de William et Thomas ne savait que le père et le fils s'étaient retrouvés en ces lieux. La jeune Belle ne pouvait ignorer la filiation entre lui et le quatrième fils Pendragon. Et même si la demoiselle ne devait être qu'une enfant à l'époque, l'annonce du retour de Lancelot avait fait beaucoup de bruit dans les provinces. Revenir à la vie en société n'avait pas été aisée pour le chevalier. A la cour de Freehaven, l'on s'était interrogé sur le choix surprenant, et pour le moins discutable de la Reine Tiana, d'avoir mis un traître reconnu à la tête de la garde royale. Lancelot lui-même n'avait pas réellement compris. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Il avait été profondément touché par la confiance que lui avait témoigné la Reine et s'était juré de tout faire pour la servir au mieux. Malgré l'affection profonde et la reconnaissance éternelle qu'il avait envers la fée Viviane, sa compagne d'exil, Lancelot devait avouer que l'humanité lui avait manqué. Jamais il ne s'était imaginé retourner un jour dans une cité. Faire partie d'une communauté. Avoir des responsabilités. Partager, se divertir, en un mot revivre. Mais voilà plusieurs mois déjà qu'il portait avec fierté l'écusson de la Reine et qu'il se sentait libre, d'aller et venir, dans tout le royaume, comme bon lui semblait. Enfin, pas tout à fait. Il n'était pas tout à fait libre.

Lancelot tressaillit lorsque la demoiselle mentionna la cité de Caamaloth. L'évocation de ce nom lui contrit le cœur, car l'accès lui en était interdit. Arthur l'en avait banni, à jamais, il y a plus de quinze ans de cela. Y mettre les pieds ou même s'en approcher, lui assurait un châtiment bien pire que le bannissement. « J'ai bien peur que cela me soit impossible. La cité...m'est proscrite » avoua-t-il à la jeune femme, avec difficulté. Si la rumeur se colportait que Lancelot avait été vu à l'entrée de Caamaloth, Arthur prendrait cela pour un affront. Le chevalier ne voulait en aucun cas provoquer sa colère, qu'il savait déjà excessive. Les conséquences de sa désobéissance envers l'interdiction formelle d'Arthur de revenir à Caamaloth pourraient être funestes pour lui-même, Guenièvre, son fils et le royaume tout entier. C'était bien trop risqué pour lui de raccompagner la demoiselle jusqu'à la cité où elle habitait. Et d'un autre côté, il ne se sentait guère enclin à la laisser poursuivre son chemin sans escorte. « Mais, je pense pouvoir vous conduire jusqu'aux abords de celle-ci sans problème » lui dit-il, en esquissant un bref sourire. Il se devait de garder une contenance, tel le digne chevalier qu'il était. Ne pas montrer son affect, même si son cœur souffrait chaque jour d'avoir été forcé de quitter la cité qui l'avait vu devenir un chevalier, un amant et un père. Bref, ce qui faisait de lui l'homme qu'il était aujourd'hui. « Elle l'est » confirma Lancelot, qui se sentait toujours déstabilisé par l'évocation de Camaaloth. « Mais celle-ci m'a demandé de me rendre à Aelfinth pour y rencontrer les jeunes soldats qui rejoindront bientôt les rangs de la garde royale. J'étais sur le chemin du retour, lorsque j'ai entendu votre détresse » préféra-t-il mentir, ne voulant pas dévoiler à la jeune femme qu'il revenait lui-même de la roseraie pour voir son fils. Elle ne semblait pas encline à s'aventurer sur le sujet, peut-être par peur de son interlocuteur. Des dizaines de questions brûlaient les lèvres de Lancelot. Certaines avaient déjà rependues leurs flammes. Comment connaissait-elle l'existence de la roseraie ? Pour quelle raison s'y rendait-elle ? Quel était son lien avec William ? Derrière ces interrogations pressantes se cachait une certaine curiosité, un besoin vital de la part du père de connaître l'entourage de son fils. Il savait tout de la solitude, de la souffrance et du bannissement. Ce n'était pas ce qu'il souhaitait à son enfant. « Vous aimez donc lire, chère Belle ? » demanda tout à coup Lancelot, en voyant la tranche d'un livre dépasser du panier de la jeune enfant. Il sourit en songeant que si William aimait lui aussi la lecture, il devait avoir hérité cela de sa mère.
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Piper Hewitt
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : fanny, starbuckscrazy
date d'inscription : 29/12/2018
messages : 420
avatar © : hailee steinfeld ; mistspell ; (gif leslie)
fairytale counterpart : belle
activité rp : ●●●●● jeanne ; william ; lancelot ; gaston ; guenièvre

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Mar 12 Mar - 2:17

Une corde sensible semble avoir été touché lorsque Belle aborde la question de Caamaloth, et l’hypothétique chemin ensemble jusque à la cité. Bien des rumeurs ont circulé autour du départ de Lancelot pour le compte de la Reine Tiana. Déjà petite, lorsque Belle se rendait au palais aux côtés de son père, elle entendait des échos, au sujet du fils autrefois chéri, devenu caché aux yeux de tous. Jamais, ô grand jamais, Belle n’aurait un jour pensé rencontrer ce fils caché et tomber amoureuse de lui. Evidemment, d’autres rumeurs étaient parvenues aux oreilles de la petite fille, du fameux chevalier, autrefois meilleur allier du roi Arthur, désertant les rues de caamaloth pour d’autres contrées. A l’époque, tout n’était que rumeurs, contes de fées pour petite fille, et Belle n’aurait jamais pensé avoir un rôle un jour dans cette histoire, jamais. « Oh … très bien je comprends. Je n’étais pas au courant, sinon je ne me serai pas aventurée à vous poser pareille question. » Tout n’était que rumeurs, aucune certitude, et Belle avait mis les pieds dans le plat, se plantant sur toute la ligne. Elle espérait seulement ne pas avoir heurté les sentiments de Lancelot. « Je vous remercie. C’est déjà plus que généreux de m’offrir votre assistance jusqu’à l’entrée de la ville. » Les deux comparses prennent la route pour l’orée de la ville, se découvrant l’un l’autre, Belle se hasardant à quelques questions, à la découverte de celui qui partage les mêmes gênes que l’amour de sa vie. Ce n’est pas de la curiosité mal placée, ni même malsain, mais la jeune femme souhaite simplement apprendre à le connaître, à en savoir plus à son sujet, découvrir qui il est. Tout n’est que rumeurs et ouï-dire quand il est question de Lancelot, personne ne le connait réellement, personne ne sait ce qu’il a fait pendant des années, ayant disparu de la circulation sans laisser de mots. Alors si les renseignements peuvent émaner directement de la personne en question, Belle ne s’en portera que mieux. « Oh je vois. Vous devez être dans les petits papiers de la reine pour qu’elle vous confie une pareille mission. Mais à en juger par votre talent et votre dextérité à l’épée, je suis persuadée que vous serez en capacité de former d’incroyables soldats et qu’ils seront à la hauteur de la garde de notre reine. » Le complimente-t-elle, persuadée qu’il formera d’excellents soldats, en vue d’une quelconque guerre frôlant l’air d’Erathia. C’est un sujet qui ne traverse que très rarement l’esprit de Belle, bien trop concentrée par ses histoires avec William ou bien même l’esprit fantasque de son père. Non, la jeune femme n’a que fit des guerres, c’est bien trop éloigné de Caamaloth pour qu’elle y comprenne quoi que ce soit. A mesure qu’ils avancent, Belle réalise que Lancelot a à son tour compris où elle se dirigeait et à qui elle rendait visite. Peut-être n’a-t-il pas fait le rapprochement sur qui Belle représentait pour William, mais nul doute qu’il venait de comprendre où allait Belle. Sans ça, il ne se serait jamais aventuré à poser des questions personnelles à la jeune femme. « C’est une passion, une réelle. Je n’ai pas le loisir de voir le monde et de m’éloigner de kriegspire. Lire, c’est la seule chance que j’ai de pouvoir découvrir de nouveaux horizons. » Plus l’écart entre l’orée de la ville et eux se réduit, plus Belle réalise qu’elle devrait être plus honnête envers son sauveur. Difficile d’aborder directement la question, de se présenter en tant que bien-aimée de William, mais la jeune femme sait qu’elle va bien devoir commencer par quelque part. « Je ne vais pas vous mentir sir lancelot, je sais qui vous êtes, et je sais ce que vous faisiez sur cette route. Vous faisiez le chemin inverse au mien, vous reveniez de chez William, n’est-ce pas ? » C’est dit, Belle ne peut plus retirer ce qu’elle vient de déclarer à Lancelot. Cette dernière ne s’est pas aventurée à exprimer qui elle est pour William, se contentant d’expliquer qu’ils ont un ami commun, suffisamment important pour qu’ils se croisent de la sorte. Belle espère ne pas avoir outrepassé son rôle, ni même interféré entre William et Lancelot, mais l’honnêteté s’imposait dans cette situation, surtout si elle devait aborder le sujet plus tard en compagnie de William.
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Piper Hewitt
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : fanny, starbuckscrazy
date d'inscription : 29/12/2018
messages : 420
avatar © : hailee steinfeld ; mistspell ; (gif leslie)
fairytale counterpart : belle
activité rp : ●●●●● jeanne ; william ; lancelot ; gaston ; guenièvre

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from. Mar 12 Mar - 2:17

Une corde sensible semble avoir été touché lorsque Belle aborde la question de Caamaloth, et l’hypothétique chemin ensemble jusque à la cité. Bien des rumeurs ont circulé autour du départ de Lancelot pour le compte de la Reine Tiana. Déjà petite, lorsque Belle se rendait au palais aux côtés de son père, elle entendait des échos, au sujet du fils autrefois chéri, devenu caché aux yeux de tous. Jamais, ô grand jamais, Belle n’aurait un jour pensé rencontrer ce fils caché et tomber amoureuse de lui. Evidemment, d’autres rumeurs étaient parvenues aux oreilles de la petite fille, du fameux chevalier, autrefois meilleur allier du roi Arthur, désertant les rues de caamaloth pour d’autres contrées. A l’époque, tout n’était que rumeurs, contes de fées pour petite fille, et Belle n’aurait jamais pensé avoir un rôle un jour dans cette histoire, jamais. « Oh … très bien je comprends. Je n’étais pas au courant, sinon je ne me serai pas aventurée à vous poser pareille question. » Tout n’était que rumeurs, aucune certitude, et Belle avait mis les pieds dans le plat, se plantant sur toute la ligne. Elle espérait seulement ne pas avoir heurté les sentiments de Lancelot. « Je vous remercie. C’est déjà plus que généreux de m’offrir votre assistance jusqu’à l’entrée de la ville. » Les deux comparses prennent la route pour l’orée de la ville, se découvrant l’un l’autre, Belle se hasardant à quelques questions, à la découverte de celui qui partage les mêmes gênes que l’amour de sa vie. Ce n’est pas de la curiosité mal placée, ni même malsain, mais la jeune femme souhaite simplement apprendre à le connaître, à en savoir plus à son sujet, découvrir qui il est. Tout n’est que rumeurs et ouï-dire quand il est question de Lancelot, personne ne le connait réellement, personne ne sait ce qu’il a fait pendant des années, ayant disparu de la circulation sans laisser de mots. Alors si les renseignements peuvent émaner directement de la personne en question, Belle ne s’en portera que mieux. « Oh je vois. Vous devez être dans les petits papiers de la reine pour qu’elle vous confie une pareille mission. Mais à en juger par votre talent et votre dextérité à l’épée, je suis persuadée que vous serez en capacité de former d’incroyables soldats et qu’ils seront à la hauteur de la garde de notre reine. » Le complimente-t-elle, persuadée qu’il formera d’excellents soldats, en vue d’une quelconque guerre frôlant l’air d’Erathia. C’est un sujet qui ne traverse que très rarement l’esprit de Belle, bien trop concentrée par ses histoires avec William ou bien même l’esprit fantasque de son père. Non, la jeune femme n’a que fit des guerres, c’est bien trop éloigné de Caamaloth pour qu’elle y comprenne quoi que ce soit. A mesure qu’ils avancent, Belle réalise que Lancelot a à son tour compris où elle se dirigeait et à qui elle rendait visite. Peut-être n’a-t-il pas fait le rapprochement sur qui Belle représentait pour William, mais nul doute qu’il venait de comprendre où allait Belle. Sans ça, il ne se serait jamais aventuré à poser des questions personnelles à la jeune femme. « C’est une passion, une réelle. Je n’ai pas le loisir de voir le monde et de m’éloigner de kriegspire. Lire, c’est la seule chance que j’ai de pouvoir découvrir de nouveaux horizons. » Plus l’écart entre l’orée de la ville et eux se réduit, plus Belle réalise qu’elle devrait être plus honnête envers son sauveur. Difficile d’aborder directement la question, de se présenter en tant que bien-aimée de William, mais la jeune femme sait qu’elle va bien devoir commencer par quelque part. « Je ne vais pas vous mentir sir lancelot, je sais qui vous êtes, et je sais ce que vous faisiez sur cette route. Vous faisiez le chemin inverse au mien, vous reveniez de chez William, n’est-ce pas ? » C’est dit, Belle ne peut plus retirer ce qu’elle vient de déclarer à Lancelot. Cette dernière ne s’est pas aventurée à exprimer qui elle est pour William, se contentant d’expliquer qu’ils ont un ami commun, suffisamment important pour qu’ils se croisent de la sorte. Belle espère ne pas avoir outrepassé son rôle, ni même interféré entre William et Lancelot, mais l’honnêteté s’imposait dans cette situation, surtout si elle devait aborder le sujet plus tard en compagnie de William.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: You never know what worse luck your bad luck has saved you from.

Revenir en haut Aller en bas

You never know what worse luck your bad luck has saved you from.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Bushiroad new TCG- Luck & Logic
» [Roman] Luck l'Enutrof
» O'Higgins; the luck O' the Irish
» Nicotine and alcohol saved my life ❦ Odessa

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
tales down the river :: erathia, engla beorhtast :: kriegspire-