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the winner takes it all (alexander)

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Lina Beckwith
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MessageSujet: the winner takes it all (alexander) Sam 12 Jan - 2:47



□ □ □

« [...] dois payer ta part du loyer » ; ce sont les derniers mots qu'elle entend avant de faire claquer la porte de son appartement à Kavanagh Street. Une colocation qui lui coûte de plus en plus cher mais qui est préférable à la petite chambre qu'elle occupait chez Eliott et Imelda. Elle n'a pas vraiment de plans pour la soirée mais elle refuse d'être confrontée au regard suppliant et au ton désapprobateur de son colocataire une minute de plus. Elle s'en va tout de même le cœur léger, persuadée qu'elle trouvera un moyen efficace de convaincre le propriétaire de lui accorder une énième faveur. Elle ne sait encore combien de temps son petit manège sera efficace mais tout lui a réussi jusqu'ici. En attendant la redoutée conversation, Lina arpente les rues de Crescent Grove à la recherche d'une distraction. Elle traîne des pieds dans ces allées qu'elle connaît par cœur avant de pénétrer dans cet établissement appelé The Barcade. Elle n'y a jamais mis les pieds mais elle s'y sent tout de suite dans son élément. Ici, nul besoin de soigner son apparence ni de surveiller son langage, la modernité et le confort priment. Elle offre son sourire le plus charmeur à un type qui n'a de cesse de frictionner ses mains -certainement moites- contre son pantalon froissé et de lui adresser des regards furtifs quand il pense qu'elle ne le regarde pas. Elle sait qu'elle devrait pas torturer ce pauvre type parce qu'il y a zéro chance qu'elle termine la soirée avec lui mais si elle peut flatter son ego l'espace d'un instant, elle va pas se gêner. Elle se demande ce qui est le plus cruel, lui laisser croire qu'il a sa chance avec elle ou le sacquer comme ont certainement dû faire un paquet de nanas avant elle. Briser ses rêves immédiatement ou lui donner l'occasion de profiter de cette mascarade avant de réaliser sa connerie et de s'embourber dans sa désillusion. Et parce qu'elle se fait royalement chier, elle opte pour la seconde option. Elle s'installe au comptoir, les yeux rivés sur l'inconnu. Son don't blink challenge est interrompu par l'arrivée du barman et de la phrase cliché : « de la part du gentleman à l'autre bout du bar. » Il fait glisser la bouteille vers Lina qui l'entoure de sa main avant de rejoindre son date improvisé. Elle le remercie pour la bière et tente de faire la conversation. Conversation à sens unique car le type parvient tout juste à prononcer deux mots avant de se retrouver à la limite de l'implosion. Lina inspecte le gars de la tête au pied avant de lui délivrer son bilan : il est pas désagréable à la vue, il a ce petit quelque chose qui en ferait craquer plus d'une s'il avait plus confiance en lui. Mais son petit côté réservé, ça fonctionne pas sur Lina. Elle préfère les types moins discrets, ceux qui sauront suivre son rythme. Et parce qu'il lui fait quand même un peu pitié et que Lina a un cœur énorme, c'est bien connu, elle arrive à lui trouver une nouvelle partenaire en deux temps trois mouvements pour lui faire oublier le chagrin éphémère dont elle s'est improvisée la cause. Elle laisse les deux tourtereaux à leurs affaires et elle considère l'idée de se lancer dans une carrière d'entremetteuse professionnelle avant de choper son téléphone et d'envoyer un message à son ami, Alejandro. Le gendre idéal d'après Mama Beckwith. Hispanique comme eux, une bonne situation, une belle gueule, tout ce dont pourrait rêver une belle-mère impatiente de larguer sa fille au premier latino qui se présente. Une situation qui amuse les deux amis qui ne ratent jamais une occasion de se payer la tête d'Imelda. Cette dernière est persuadée que les deux jeunes gens sont en couple depuis que Lina lui a relayé l'info (l'intox) au repas post-Nouvel An pour ne plus l'avoir sur le dos quant à ses habitudes outrancières. Hola novio, te extraño mucho amor, so you better bring your cute little trasero @ The Barcade right fucking now! SMS accompagné d'un selfie digne d'une (fake) petite amie en manque de son boo. Les minutes défilent et Ale s'est toujours pas pointé. Il a même pas eu la décence de répondre à ses messages. Elle siffle un gilipollas, que te voy a matar avant de se crasher -littéralement- contre le dos d'un type. « ¡Pendejo, ten cuidado! » Quelle idée franchement de se poster au milieu du bar, de lui bloquer le chemin, puis surtout de la forcer à quitter l'écran de son cellulaire des yeux. Elle est prête à l'incendier mais sa surprise est si grande qu'elle en oublie sa résolution. « Qu'est-ce que tu fiches ici ? Tu t'es perdu ? Attends voir...t'es son frère jumeau caché. Copeland foutrait jamais les pieds dans c'genre d'endroit. » s'écrie-t-elle, agrémentant son discours de quelques petites tapes -plus ou moins- légères sur la joue d'Alexander pour s'assurer qu'il s'agit bien de lui et surtout parce que ça l'a toujours démangé de lui foutre une ou deux baffes bien méritées. Rien de bien méchant pour les rustres de son genre. La pauvre, l'ingénue. Elle a pas la moindre idée qu'il a tout simplement répondu à son invitation.

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Alexander Copeland
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MessageSujet: Re: the winner takes it all (alexander) Dim 27 Jan - 15:51

La journée avait été plus longue que prévue, Alexander avait dû rester plus tard à la boutique pour terminer de travailler sur une importante commande. Les affaires étaient florissantes en ce moment et si elles continuaient comme ça, il allait devoir embaucher une personne pour s’occuper de la boutique. Il avait de plus en plus de mal à jongler entre la confection des bijoux et le côté gestion que son entreprise exigeait. Rentrant à pied, il décida de s’arrêter à la supérette au coin de sa rue pour acheter des cigarettes. N’ayant pas mis les pieds au casino depuis plus d’une semaine en raison de son agenda chargé, il en profita pour également acheter quelques jeux à gratter, histoire de ne pas perdre la main. Il détestait ce genre de merdes, mais il avait toujours ce besoin incommensurable de jouer. S’il savait qu’il allait probablement perdre puisqu’ici tout était lié au hasard, ce n’était pas le cas lors d’une partie de poker ou de blackjack où la stratégie (et le comptage de cartes) rentrait dans l’équation. Beaucoup de personnes de son entourage le qualifiaient d’addict. Mais pourquoi les gens voyaient-ils toujours l’addiction comme une mauvaise chose ? Sa bankroll était largement positive, il gagnait bien plus d’argent qu’il en perdait, en quoi cela pouvait-il être une mauvaise chose ? Et ce soir, il se sentait d’humeur particulièrement joueuse. Alors qu’il n’était plus qu’à une centaine de mètres de son appartement, il sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Un air quelque peu surpris vint s’emparer de son visage lorsque le nom de l’expéditrice s’afficha. Lina. Il la draguait depuis quelques semaines mais il ne s’était pas imaginé qu’était déjà venue la période où c’était elle qui allait le convoiter. Un peu déçu par la facilité du challenge, mais tout de même satisfait de la voir craquer, Alexander fit demi tour et se dirigea immédiatement vers l’adresse qu’elle lui avait envoyée. Un peu moins de dix minutes plus tard, il jeta un oeil circonspect à l’établissement dans lequel il venait de pénétrer. Ce bar manquait clairement de classe, c’était à peine s’il y avait des carrosseries d’Harley Davidson accrochées au mur. Tant pis, il allait devoir faire abstraction de cet environnement disgracieux s’il souhaitait empocher le jackpot ce soir. Speaking of, Lina venait de lui rentrer dedans en reculant et, summum du cliché, l’insulta en espagnol. « C’est plutôt toi qui devrait lever les yeux de ton téléphone et regarder où tu vas. » riposta-t-il. Cette jeunesse toujours les yeux fixés sur son téléphone le révulsait. Il ne comprenait pas l’intérêt qu’il y avait de sortir de chez soi si c’était passer son temps sur son téléphone, sans profiter de l’environnement autour de soi. Ceci dit, dans ce bar de merde, elle était un peu excusée, se couper du monde plutôt que de devoir supporter la population malfamée de l’établissement. Il arqua un sourcil, surpris qu’elle lui demande ce qu’il faisait ici alors qu’elle était celle qui l’avait invité à foutre les pieds dans ce taudis. Il tolérait les petites tapes qu’elle lui donna sur la joue, après tout, il comptait bien lui en donner quelques unes aussi en fin de soirée, mais pas sur la joue. « Ce que je fais ici ? » Il ricana, avant d’enchaîner. « J’accepte seulement l’invitation qui m’a été envoyé avec une jolie photo. » Il sortit le téléphone de sa poche et lui montra la contenu du message qu’elle lui avait envoyé. Cette approche passive-agressive n’allait pas fonctionner avec lui, maintenant qu’elle l’avait invité, elle allait devoir composer avec lui, qu’elle le veuille ou non. « Même si un nude aurait été du plus bel effet, amor. »  répondit-il en reprenant volontairement le vocabulaire qu’elle avait elle-même utilisé dans son message. Sourire carnassier sur les lèvres l’espace d’un instant, celui-ci disparut lorsqu’il jeta un nouveau coup d’oeil au bar. « Mais t’as raison sur un point, pas vraiment le genre d’endroit que je fréquenterais de mon propre chef. » Après avoir essuyé d’un revers de main un des tabourets qui traînait près du comptoir, d’une main dans le bas du dos, il convia Lina à le joindre. « Puisque tu m’as invité, offre-moi donc un verre. » Il fit signe au barman de lui servir un gin tonic et un verre de ce que sa cible de la soirée désirait. Alors qu’il attendait que les verres soient servis, il proposa une activité à Lina. Quitte à passer la soirée dans ce bar, autant profiter un minimum de ce qu’il avait à offrir plutôt que se de regarder dans le blanc des yeux. « Un billard ? » Saisissant le verre que le barman venait juste de lui apporter, il se dirigea en direction du dit billard et, à mi-chemin, se retourna vers Lina, grand sourire sur les lèvres. « Voyons voir comment ces jolies mains manient une queue. »
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Lina Beckwith
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MessageSujet: Re: the winner takes it all (alexander) Ven 1 Fév - 3:58

Certes, elle est fautive, elle devrait détacher son regard de son écran et veiller à son environnement. Certes. Sauf qu'elle a pas l'temps, Lina. Trop occupée à passer un savon à Ale qui s'est pas pointé alors qu'elle lui promettait de l'aider à passer la meilleure soirée de toute sa vie, rien que ça. Un léger rire traverse ses lèvres alors qu'elle maudit intérieurement son ami et cet individu qui se trouve en travers de son chemin. « Relájate, papi. » répond-elle nonchalamment avant de reconnaître la voix de l'inconnu et de relever la tête incessamment. Ce que je fais ici ? Oui, ce qu'il fait ici, oui. Elle est certaine de lui avoir posé la question en anglais pourtant. Elle s'attendait à voir tout le quartier débouler dans ce bar mais pas lui, pas Alexander Copeland. Sourcils froncés quand il ricane, son visage change du tout au tout quand il évoque une invitation, selfie en pièce jointe. Elle a la preuve en face d'elle lorsqu'il sort l'appareil et lui agite sous le nez le message destiné à son ami Ale. Elle rêverait d'effacer l'air suffisant qui domine ses traits mais la panique semble s'emparer de tout son être alors qu'elle enchaîne silencieusement insultes et autres fioritures. « No, no, nonononono. » Elle n'a pas fait ça. Elle n'est pas assez défoncée pour avoir fait ce genre de connerie. Elle s'empare de son téléphone avec agitation et parcourt frénétiquement des yeux les derniers messages envoyés et son teint devient livide quand elle se rend compte de sa bêtise. Alejandro. Alexander. Un moment d'inattention qui vient chambouler tous ses plans. Elle est prête à laisser son fichu portable s'écraser au sol quand son invité fait allusion au contenu du message et au vocabulaire utilisé. « Plus jamais. » objecte-t-elle, plaquant sa main contre la bouche d'Alexander pour l'empêcher de prononcer le moindre mot. Elle se sent déjà assez embarrassée comme ça, elle n'a pas besoin de l'écouter en rajouter une couche. « Je t'ai jamais invité. Enfin, techniquement si, oui. Mais ce message ne t'était pas destiné. C'était pour mon petit ami, Alejandro. » Vérité mise à part, elle est totalement consciente que son excuse est tout sauf crédible. Sérieusement ? C'était Alejandro et pas Alexander, tu comprends. Quel idiot avalerait cette histoire à dormir debout ? Pourtant si véridique... « Un nude, et puis quoi encore ? Qu'est-ce que t'as fait pour mériter ça ? » Elle manque de s'étouffer face à tant d'arrogance, tente vainement de dissimuler son amusement. Refusant de passer la soirée seule, elle improvise et accepte de tolérer sa présence. Malgré tous ses beaux discours, elle ne trouve pas sa compagnie des plus désagréables. « Faut dire qu'il n'y a pas grand chose à s'mettre sous la dent et tu fais tache dans le décor. » Elle suit Alexander qui commande son poison avant d'interpeller le barman. La jeune femme, sur la pointe des pieds, s'appuie sur le comptoir d'une main et se saisit du col de l'employé de l'autre main avant de lui murmurer quelques mots dans le creux de l'oreille. « Je suis pour le féminisme mais un peu de galanterie ne fait pas de mal, Alex. » Le barman n'effectue plus le moindre mouvement et Lina vient claquer des doigts sous le nez de ce dernier pour qu'il s'active enfin. Elle se retourne une nouvelle fois vers Alexander qui lui propose une partie de billard pour passer le temps. Elle le suit du regard alors qu'il se saisit de son verre et l'abandonne près du comptoir, expression mutine sur le visage. « Tu le sauras bien assez tôt. » Elle saute de son tabouret et rejoint son compagnon de soirée qui s'active près de la table de billard. Elle se saisit d'une canne après brève examination de toutes celles mises à sa disposition sur le râtelier mural. Désormais perchée sur le rebord de la table, elle applique rigoureusement le bleu sur le procédé, prête à lui mettre la trempe de toute une vie. Elle pose son regard sur Alexander, le jaugeant de ses prunelles brunes. « Allons Copeland, c'est quoi l'enjeu ? » Lina joue rarement sans la promesse d'une récompense à la clé et quelque chose lui dit que son ami trouvera également satisfaction dans ce petit arrangement. Il ne reste plus qu'à imposer les règles du jeu, à humilier son invité et puis célébrer sa victoire, car Lina ne perd jamais. Jamais.
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Alexander Copeland
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MessageSujet: Re: the winner takes it all (alexander) Jeu 28 Fév - 20:07

« Si, si, si. » balance-t-il, faisant écho au No, no, nonononono de Lina. Il ricane et se délecte de la situation bien qu’il ne soit pas sûre de la comprendre entièrement. La voir paniquer de la sorte suffit au bonheur d’Alexander et un grand sourire narquois finit par s’afficher sur ses lèvres alors qu’il reprend le mot amor qu’elle avait utilisé dans son message. Elle se braqua immédiatement et vient même jusqu’à poser sa main contre la bouche d’Alexander pour l’empêcher d’ajouter le moindre mot. Sourcil arqué, à la fois surpris et il doit bien l’avouer, un peu excité par cette facette de la personnalité de Lina qu’il ne connaissait, il attendit qu’elle daigne ôter la main de sa bouche avant de finalement répliquer. « Ouh, autoritaire, ça me plait. » Voilà qu’elle était maintenant en plein dans une explication bancale sur l’erreur de son invitation. Alexander n’écoutait qu’à moitié ce qu’elle débitait, pressé de sauter ce chapitre pour passer à quelque chose de plus intéressant, où Lina ne se cacherait pas derrière de fausses excuses grotesques et où il pourrait finalement entamer son opération de séduction. Il pinça les lèvres et hocha légèrement la tête, pas du tout convaincu par les justifications que Lina essayait de lui offrir. « Bien entendu, tu ne m’as jamais invité. » lâcha-t-il, le ton moqueur. Alejandro plutôt qu’Alexander, c’était décevant. Une excuse que même les romcoms les plus stupides n’auraient pas osé utiliser tellement elle manquait de crédibilité. Lui s’en foutait de tout ce qu’il pouvait bien lui dire, il n’y avait qu’une vérité à ses yeux, c’est qu’ils étaient là, tous les deux dans ce bar et allaient bien devoir trouver une manière de s’occuper. « Ton inconscient avait tellement envie de me voir, je ne vois pas d’autre explication. » continua-t-il, son sourire faisant de nouveau son apparition sur ses ailes. Il tiqua néanmoins pour la première fois lorsqu’elle fit mention d’un petit ami. « Petit ami ? Lui aussi il attend jusqu’au mariage ? » C’était ce qu’elle clamait en tout cas, qu’elle était vierge, qu’elle se préservait pour le mariage, blablabla. C’était initialement ce qui avait motivé Alexander, un challenge à relever, faire craquer une femme qui semblait mettre toute sa volonté dans ces sottises. Il était l’extrême opposé de ce genre de convictions. Pas de sexe ? Hors de question, c’était clairement un des piliers de son existence et il ne s’imaginait pas la moindre seconde adopter un comportement d’abstinence parce qu’une personne imaginaire dans le ciel lui avait dicté. Quant au mariage, cette vaste fumisterie de s’aimer à jamais, jusqu’à ce que la mort nous sépare lui passait bien au-dessus de la tête. Il n’y avait pas d’amour éternel, juste de la passion, du plaisir partagé, mais rien qui ne dure bien longtemps. Au fil des années, tout cela était remplacé par une tolérance de l’autre, rien de plus, pas d’amour là dedans, de l’amitié tout au plus. « Ah donc si je le mérite, je peux en avoir un ? Bon à savoir, je sens que je vais bien me comporter ce soir. » répondit-il sans se faire attendre lorsque Lina évoqua le nude. A croire que la nonne n’était pas si innocente que cela après tout. Il avait à peine commandé son verre au barman qu’elle se plaignait de son manque de galanterie. Pas de ça chez lui, elle avait invité, elle payait la première tournée, point. « Je paierai le prochain, promis. Amor. » Il ne se lassait pas de prendre son vocabulaire et allait probablement continuer à le faire. Plus elle s’énerverait à ce sujet, plus il continuerait à le faire, c’était dans son tempérament, un chieur qui s’assumait. « Interessant. » répondit-il alors que son adversaire d’un soir vint le rejoindre près du billard. Alors qu’elle est désormais perchée sur le rebord du billard, Alexander en profite pour choisir sa canne et reluquer allègrement Lina lorsqu’il passe derrière elle. Un enjeu ? Décidément cette femme savait comment parler à Alexander, lui l’accroc au jeu. Il n’avait jamais su refuser un bon pari et ce n’était certainement pas ce soir qu’il allait commencé, en tout cas, pas avec Lina. « Eh bien que dirais-tu d’un simple dîner ? » Alors qu’elle s’appuyait désormais contre le billard, prête à casser le jeu, Alexander se positionna derrière elle et mis une main de chaque côté de son corps, contre le billard, resserrant son étau autour de Lina. Il était désormais à quelques centimètres d’elle et s’en approcha encore un peu plus pour lui chuchoter au creux de l’oreille. « Chez moi, bien entendu. » Il relâcha son étreinte et en quelques pas, vint se positionner de l’autre côté du billard, lui renvoyant sa question. « Et toi, dans l’hypothèse farfelue où tu gagnerais, que désirerais-tu ? » Ce n’était que pour la forme car bien entendu, il était impensable qu’il puisse perdre, bien trop motivé qu’il était pour laisser passer cette partie. Lina débuta finalement le jeu, rentrant une boule rayée directement lors de la casse. « J’ai donc les boules pleines. » s’amusa-t-il, utilisant de nouveau avec lourdeur le champ lexical du billard. « Pour le moment, en tout cas. »
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MessageSujet: Re: the winner takes it all (alexander) Lun 11 Mar - 2:26

Un coup. Un infime petit coup pour effacer l'expression suffisante qui trône fièrement sur le visage d'Alexander. C'est tout ce qu'il faudrait à la jeune femme pour qu'elle puisse retrouver fierté et contenance. En attendant, elle s'embarque dans un monologue exposant l'erreur de son acte qu'il écoute avec intérêt, crédibilité toutefois remise en question. Elle le comprend à son attitude et son hochement de tête tout sauf compatissant. Torture silencieuse pour la jeune Beckwith qui l'observe avec ce regard presque implorant. Il ne la croit pas, et elle ne peut lui en tenir rigueur. Sa justification tient tout juste la route, digne des telenovelas dont Imelda leur interdisait le visionnage parce que pas assez instructives. Même son expression est calquée à celle de l'héroïne de ces séries hispaniques ; yeux écarquillés, bouche en cœur, gestes trop théâtraux. Son inconscient ? « Le destin, oui, pourquoi pas... » qu'elle ajoute, plus pour elle-même que pour argumenter le point d'Alexander. Lina ne croit pas à toutes ces histoires de destin, elle ne rêve pas au prince charmant ; elle vit au jour le jour, a fait de carpe diem son adage, sa vérité et ne s'attend certainement pas à ce qu'un homme vienne l'emporter sur son cheval blanc. Amoureuse sentimentale, elle ne l'est qu'en de rares occasions. Cette rencontre ne s'y prête nullement. Elle s'apprête à appeler Max au secours pour qu'il la sorte de cette situation avant de se rappeler que leur relation bat présentement de l'aile et qu'elle en est l'unique fautive. Elle devrait tout de même essayer, tout lui raconter, pour qu'ils puissent enfin retrouver leur complicité d'antan. Perdue dans ses pensées un bref instant, elle se réanime alors qu'il emploie le terme de petit ami. Quel petit ami ? Ah. Alors il avale ses paroles quand elle lui sert un mensonge -le copain inexistant- mais se refuse obstinément à la croire quand elle lui fait part de la vérité -message envoyé par inadvertence. Bien sa veine. « Pourquoi ? T'as enfin réalisé que ça marchera pas avec moi, donc tu veux tenter ta chance avec lui ? » le nargue-t-elle, royalement indignée qu'il ait le dessus sur elle depuis le début de cette conversation. Une personne de plus qui ne soutient pas sa décision, un avis de plus qu'elle expédie d'un revers de la main. La seule opinion qu'elle prend en considération est celle de sa mère, car elle est la seule qui ne dénigre pas son choix. Ce qui, en soi, est déjà indicatif de la sagesse de ce nouveau mode de vie. « C'est pas c'que j'ai dit. » C'est tout comme. Elle le suit jusqu'au bar, semblant avoir retrouvé son sourire, une fois la gêne dissipée. Un sourire nouvellement récupéré qui, lui aussi, se dissipe quand le mot amor s'échappe des lèvres d'Alexander vers qui elle tourne la tête, tentant vainement de masquer son irascibilité. Sournoiserie qu'elle ne relève pas verbalement afin de ne pas se retrouver à la merci de ses émotions et de faire ainsi preuve de faiblesse face à lui. Une bonne résolution qui ne s'éternise pas. « Así no, amorrrr. » corrige-t-elle sa prononciation, approchant sa bouche de l'oreille de son partenaire, accentuant volontairement ce 'r' qui roule naturellement sur sa langue. Le barman vient mettre fin à cet échange avec un Alexander qui abandonne le comptoir du bar pour la table de billard. Lina le rejoint bien assez vite, esprit de compétition au rapport. Sourcil arqué lorsqu'il lui fait part de ses volontés. Un simple dîner, ça pour une surprise. Elle sait pourtant qu'il est le genre de types avec qui elle ne partage pas la même définition du simple dîner. Et il ne manque pas de lui prouver raison alors que ses bras viennent encercler sa silhouette et qu'il lui murmure ces quelques mots à l'oreille. Des sentiments contradictoires qui la prennent alors d'assaut, à la fois troublée et angoissée par cette soudaine proximité physique. Canne en main, prête à se briser sous la pression de ses doigts, il ne lui faudrait amorcer qu'un léger mouvement vers l'arrière pour le faire reculer et se libérer. Il s'épargne incidemment la douleur alors qu'il vient se placer de l'autre côté de la table de billard. « Duly noted. Je constate que Modestie et toi n'avez toujours pas fait connaissance. Aucun problème, je te la présenterai à la fin de notre petite partie. » Une manière pas trop subtile de lui faire comprendre qu'elle compte ressortir de cette soirée gagnante. Ce qu'elle désire ? Elle fait mine de réfléchir à cette récompense qu'elle ne manquera pas de remporter. « You know what they say... diamonds are a girl's best friend. » qu'elle entonne, faisant allusion à la profession de son compagnon de soirée. Matérialiste, Lina ? Peut-être, rien qu'un peu. Et si elle peut le faire travailler -littéralement- pour obtenir ce qu'il souhaite, c'est encore un point à son avantage. La vérité c'est qu'il n'a rien à lui offrir qu'elle serait susceptible d'accepter. Si auparavant elle serait rentrée dans son jeu, flirtant à l'excès, elle se rend compte qu'elle n'en a désormais ni la force ni le courage. Lina expire enfin et vient casser le jeu pour troubler les pensées nocives qui s'accaparent lentement son esprit. Et si elle voudrait garder son sérieux, elle ne peut s'empêcher un sourire discret face aux remarques grivoises d'Alexander. « T'en as d'autres en réserve ou on peut enfin passer aux choses sérieuses ? » l'interroge-t-elle, empochant une nouvelle bille d'un coup feutré. Elle rate le coup suivant, juron étouffé, et s'adosse contre le mur observant Alexander avec attention et perplexité. « J'espère que je n'ai pas ruiné tes plans pour la soirée. Hm, mais maintenant que j'y pense, il ne t'a pas fallu très longtemps pour répondre à cette invitation qui n'en était pas vraiment une. » remarque-t-elle tandis qu'il se met en position, sachant pertinemment qu'il n'est pas fair-play de troubler la concentration de son adversaire lors de son tir. Oh well.
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