Partagez|

we're far from the shallow now. (neck)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
way down the river we go
Nicholas Warwick
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : lionheart ou lucie.
date d'inscription : 10/11/2018
messages : 112
avatar © : tom hiddleston (BLINDNESS; avatar, SIAL ; signature).
fairytale counterpart : hadès, seigneur des enfers, dieu incarné sur terre ou jafar, celui qui finit toujours par tout rafler.
activité rp : busy ; neha² - fiona - elise - cerbère

MessageSujet: we're far from the shallow now. (neck) Dim 11 Nov - 23:12


" we're far from the shallow now.  "

La musique avait quelque chose d’envoûtant, d’entêtant ; le mélange de jazz et d’autre chose fait vibrer les murs du nightclub, lézardant paresseusement, lentement les coeurs. Et il y a cette ivresse à rire, à danser, à exister. «  … Alors ? Qu’en pensez-vous ? », demande l’associé de « ton père », les yeux explosant de malice, de délice.  « Mh, les glaçons tournent tranquillement dans le liquide ambrée, dans un bruit étouffé par la musique, ce n’est pas très propre, glisses-tu en te mordant la lèvre. Tu as senti tes chaussures collées au sol en arrivant, sûrement un mélange d’alcool et de sueurs. La décoration est un peu hasardeuse, tu aurais choisi une ambiance plus feutré, plus intimiste. Un brin plus chic, aussi. Tu portes le verre à tes lèvres : Toutefois, tout n’est pas non plus à jeter, risques-tu, dans un sourire. Celui ou celle qui choisit la musique est plutôt bon, ça donne très envie de danser. L’alcool est plutôt bon aussi, quoiqu’un peu – moyen de gamme ? Risque l’homme dans un rire, devinant aisément les pensées qui s’éparpillent. Tout à fait. C’est pourtant le meilleur qu’on ait trouvé. C’est que vous ne vous êtes pas tant donné la peine. » Il y a un silence soudain dans le carré VIP, puis un rire de l’autre entre deux : « c’est noté, il nous faut un autre fournisseur. ». Un regard vers son assistante et aussitôt, la fille tape quelque chose sur son smartphone d’un air ennuyé. « Merci de votre avis, mon cher. C’était important pour moi de l'avoir. Mh, de rien. Il t’arrive de rendre deux-trois services à tes « amis d’affaire », histoire de continuer à tisser des liens, de continuer à étendre toute ton influence. Et puis le business t'a appris qu'il était mieux d'être celui envers lequel on est redevable. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un nouveau monde que les alliances ne sont pas importantes, qu’avoir des minions ne te rapportent rien. Il se redresse, époussette sa veste, t’adresse un regard : je vais  aller en faire part à mon associé, je vous laisse profiter du reste de votre soirée. » Tu lèves ton verre pour le saluer, le laissant s’extirper son assistante sur les talons.

Les humains t’ennuient, que ce soit dans cette vie ou dans l’autre. Un soupire s’extirpe, lentement, paresseusement, alors que le verre tourne encore, que tu goûtes au whisky du bout des lèvres.  Il est vraiment bas de gamme. Une grimace s’étire, tire sur tes beaux traits ; tu n’as jamais rien goûté d’aussi dégueulasse  depuis des siècles. Lentement, tu déplies tes jambes, en quête du bar pour tenter de trouver quelque chose de potable à boire. (…) « Quel est votre boisson la plus chère de la carte et la meilleure ? Lâches-tu, un air détaché dans ton impeccable costard alors que la musique bat la cadence, crache la déchéance. Le whisky m’s – Non, il est immonde, claques-tu, critique et caustique. Mh un verre de vin rouge alors ? Sans être accompagné de fromage français ou de charcuterie ? T’étrangles-tu, embourgeoisé jusqu’aux bouts des ongles, détestant le minimum quand tu peux avoir le maximum. Allons, mon cher, vous n'y pensez pas. Le barmaid rosit, se renfrognant d’un mouvement sec. Donnez-moi la carte. Un long soupir (exagéré) s’extirpe ; puisqu’on est jamais mieux servi que par sois-même, soit. Celui-là, finis-tu par désigner, affichant sûrement le cocktail le plus cher de la boite de nuit. M’sieur, il commence et tu sais que tu ne vas pas aimer la suite, c’est qu’ce genre d’boisson, ça se partage à deux. Ah, laisses-tu s’extirper. Mademoiselle ? Les yeux tombent dans ceux d’une brune aux cheveux qui lui tombent dans les reins, aux yeux charbonneux, à la bouche bien tracée. Voudriez-vous partager ce cocktail avec moi ? Le barmaid ne semble pas en revenir que tu demandes à une parfaite inconnue si elle veut partager un love me tender, tonight avec toi. Monsieur semble avoir besoin que je sois accompagné pour consommer ce que je désire, railles-tu. Euhpardonj’voulaispasvousoffenser, bredouille l’autre, penaud, reculant de trois pas, s’affairant pour préparer le cocktail des amoureux. Il lui faut moins de cinq minutes pour réaliser la boisson, moins d’une seconde pour la poser entre vous, surmonté de deux pailles, l’une bleu et l’autre rose. Plus cliché, tu meurs. Tu roules des yeux. Ça fera 75 dollars, m’sieur, nonchalamment, tu passes ta main dans la poche intérieure de ta veste, en extirpant un porte-monnaie en cuir vieilli, jetant un billet de 100 au nez du barmaid. Votre pourboire est compris dedans, trop riche pour s’embêter, se préoccuper de te voir retourner la monnaie, tu ne lui jettes pas le moindre regard alors qu’il ose un remerciement, dégageant de l’autre côté du bar. Le porte-monnaie est vite rangé : Excusez-moi, je n’ai pas pu résister à l’idée de lui donner une bonne leçon. Et personne n’a jamais pu te résister réellement. Ce n’est pas maintenant que cela va commencer, que tout va t’échapper. De plus, le regard parcourt la jeune femme doucement, boire en excellente compagnie ne se refuse jamais. » Et tu ne t’es jamais rien refusé, rien interdit de raisonnable, d'irréalisable. Et il y a une lueur dans tes yeux clairs, comme si l’enfer y dansait, valsait, comme si tu la désirais.
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Neha Kaur
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : sovereign (elodie)
date d'inscription : 10/11/2018
messages : 128
avatar © : neelam gill (ice and fire, goonfreecss & ibuzoo)
fairytale counterpart : shéhérazade (1oo1 nuits)
activité rp : ●●●○○ [3/5] disponible (ec: nick, hadès, alastair) (uc: -)

MessageSujet: Re: we're far from the shallow now. (neck) Mar 27 Nov - 0:23


+ we're far from the shallow now +


(tiré d'un portefeuille, au moins aussi attirant et sexy que lui)
Pas lui.
Ni lui, ni elle.

Neha soupire, scrutant d'un air ennuyé les gens qui s'attardent au bar, ceux qui s'égarent dans une alcôve, ceux qui s'ennuyent à leur table. Celui a des chaussures trop abîmées pour avoir ce qu'il lui faut, le sac de celle-ci est une contrefaçon chinoise de Chanel (réussie mais toujours pas vraie). Lui a déjà l'anneau au doigt, elle est le bijou d'apparât d'un autre.

Rien de rien qui n'en vaille la peine. Pff.
Où est donc passée la plèbe bien portante à la bourse au compte en banque bien pourvu qu'elle a l'habitude de plumer ? A ce rythme, ce n'est pas ce soir qu'elle récupérera de quoi finir de payer son loyer.

« Mademoiselle ? La voix qui l'interpelle charrie un parfait accent chic, poli à la cuillère en argent et aux draps de soie. Voudriez-vous partager ce cocktail avec moi ? » Trois secondes, c'est le temps qu'il lui faut pour, dans la pénombre embrumée par la clope, deviner la coupe sur-mesure du trois-pièces et le cirage expert des chaussures italiennes. Trois secondes, c'est le temps qu'il lui faut pour décider que peut-être il vaut l'effort (et les mille dollars qui lui manquent) avant d'acquiescer, un sourire rouge comme une pomme.

Il ne faut plus qu'un billet de 100, négligemment tiré d'un portefeuille (au moins aussi attirant et sexy que lui) et jeté avec condescendance au visage du barman, pour la faire glisser sur la chaise à côté du gentleman. « Excusez-moi, je n’ai pas pu résister à l’idée de lui donner une bonne leçon. Elle sourit, flattant l'ego dans le sens du poil, le laissant content de son autorité exhibée. De plus, boire en excellente compagnie ne se refuse jamais. » D'autorité, sans même lui demander, ses doigts s'emparent de la paille bleue, les lèvres ourlées venant l'épouser pour goûter le cocktail. « Si c'est pour un love me tender, sur sa langue, l'accent roule sur les syllables, les épice d'un exotisme certain : je suis à vous tonight. » Puis la joue se tend vers lui, réclamant une bise, présentant le cou du cygne où pulse un parfum à la rose et à la menthe : « Devika. A qui ai-je l'honneur ? Et qu'est-ce qui vous amène ici ? Je ne crois pas vous avoir déjà vu ici, et je suis une habituée pourtant. »
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Nicholas Warwick
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : lionheart ou lucie.
date d'inscription : 10/11/2018
messages : 112
avatar © : tom hiddleston (BLINDNESS; avatar, SIAL ; signature).
fairytale counterpart : hadès, seigneur des enfers, dieu incarné sur terre ou jafar, celui qui finit toujours par tout rafler.
activité rp : busy ; neha² - fiona - elise - cerbère

MessageSujet: Re: we're far from the shallow now. (neck) Sam 19 Jan - 22:31


" we're far from the shallow now.  "

Dans la pénombre, ses traits sont floutés, effacés. Comme égarés. Tu ne vois que l’émail blanche dans le bruissement d’un sourire, dans le charme exotique d’une peau un peu basanée, de lourds cheveux noirs qui te font fatalement pensée à elle. Les doigts sur la paille (bleu), elle attire un brin d’amusement en capturant l’objet entre ses lippes : « Si c'est pour un love me tender, il y a un frisson à l’accent, à cette voix. Il y a comme quelque chose qui te happe, te rattrape dans un ballet de confusions, de questions : je suis à vous tonight. » Un instant, tu penses à coincer son poignet entre tes longs doigts, la ramener dans la lumière (à toi, contre toi) pour bien voir ce visage, ces longs cils noirs, ce sourire pour lequel mourir, souffrir. Un instant, ça t’effleure autant que ça te pille le cœur. Mais votre monde a changé, s’est effondré, et au fond, tu sais que si elle est Shéhérazade, elle, elle n’en a plus aucun souvenir. Tu sais que si l’épouse est là, à quelques pas, c’est une autre qu’elle qui est à sa place, dans ses traces.

Son odeur de menthe & de rose se distille dans un rapprochement. Le parfum est familier, il n’a cessé de t’embaumer lorsque tu dormais à ses côtés, lorsque vos corps s’entortillaient l’un à l’autre. Lorsqu’elle avait besoin de toi. Tu souris à la joue tendue, choisissant d’attraper sa main délicate & fine pour y planter un baiser, séducteur, frondeur. Des manières d’un autre temps court entre tes doigts. Des manières qui en ont fait s’engluer dans tes filets, à la recherche désespérée de celle qui s’est si longtemps cachée, défilée. Celle que tu attendais, que tu attendrais encore si il le fallait. « Devika. A qui ai-je l'honneur ? Et qu'est-ce qui vous amène ici ? Je ne crois pas vous avoir déjà vu ici, et je suis une habituée pourtant. » Le prénom est typiquement indien, l’air est charmeur comme si elle s’y connaissait à ces jeux-là. Comme si elle en avait séduit d’autres comme ça. La jalousie t’étreint, terrible & indestructible. Eternelle souveraine, reine, elle t’a si longtemps dévoré, piétiné pour ce frère qui a toujours tout eu, tout détenu. Que tu as voulu mettre plus bas que terre, que l’enfer. Il est étrange de la ressentir pour des prétendants imaginaires, pour ce qu’elle a fait sans toi. Il étrange de penser qu’elle a pu te remplacer, t’oublier. Toi qu’on n’oublie jamais. « Nicholas. Mais vous pouvez m’appeler Nick, un sourire s’étire, irradiant de chaleur, d’un peu de bonheur. Qu’importe ces autres à qui elle a offert son sourire, qu’importe ceux qui te l’ont volé, dérobé, tu récupéras tout.  Son sourire, l’écho de ses rires, son corps, son âme, tout est à toi. Les affaires, éludes-tu, éclipsant le souvenir de l’autre et de son assistante. C’est un ami qui a ouvert cet endroit, il m’a demandé mon avis. La paille rose est saisie entre tes lippes, goûtant au mélange de sucre & de rose, ressentant le soupçon de tequila. Si j’avais su que je tomberai sur vous, j’aurai fréquenté ce genre d’endroit plus souvent. » Derrière le compliment, il y a la vérité criante, brûlante : si tu avais su où chercher, il y a longtemps qu’elle serait à toi. Elle ne se serait pas enfui dans d’autres bras, si loin de toi.

Tous ses actes manqués, ses instants volés te laissent de l’amertume en bouche. Vous auriez eu ce putain de dîner si tu avais su où la trouver, si seulement elle se souvenait. Vous auriez eu des centaines de nuits l’un pour l’autre, l’un contre l’autre à l’aimer, la dévorer de baisers. Elle aurait eu cette alliance qui manque si cruellement à son annuaire. Tu l’aurais eu.

« Et vous ? Négligemment, tu poses ta tête sur ta main, laissant ton bras s’appuyer sur le bar. Qu’est-ce qui vous amène ici ? Vous sortiez avec des amis ? » Demandes-tu, un tantinet curieux, à la recherche d’informations, à savoir qui tu dois tuer, massacrer pour te l’approprier. Tu n’aimes pas avancer à l’aveugle, tes plans sont toujours millimétrés, aiguisés. Pourtant, il te faut improviser. La paille tourne lentement dans le verre, tu reviens l’embrasser, attraper un peu plus de liquide. « Je vais peut-être avoir envie de vous dérober cette soirée. » L’humour glisse dans des accents glaçants de vérité ; sûrement que tu sous-entends que c’est pour l’éternité. Que tu ne la laisseras plus jamais s’en aller.

Le jazz roule, faisant trembler les murs, chahutant les premiers danseurs. « La musique est plutôt bonne ici. Vous l’aimez ? » Il te semble que Shéhérazade aimait les concerts privés, dans l’intimité du ballet, qu’elle chérissait les voix d’ange, les chants d’une autre ère.

 Et peut-être que ce n’est rien vu d’ici, que l’œil extérieur verrait deux inconnus occuper à se connaitre. Toi, tu sais que tu essaies de te reconnecter, de voir si il reste un peu de celle que tu as aimé. Que tu as si longtemps cherché. Que tu as tant désespéré à retrouver.
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Neha Kaur
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : sovereign (elodie)
date d'inscription : 10/11/2018
messages : 128
avatar © : neelam gill (ice and fire, goonfreecss & ibuzoo)
fairytale counterpart : shéhérazade (1oo1 nuits)
activité rp : ●●●○○ [3/5] disponible (ec: nick, hadès, alastair) (uc: -)

MessageSujet: Re: we're far from the shallow now. (neck) Dim 20 Jan - 2:05


+ we're far from the shallow now +


(les grands yeux noirs s'égarent en fausses promesses sous les cils de biche)
Il y a comme une chaleur au bout des doigts renfermés sur sa main, un feu dans les yeux de l'homme, une flamme qu'elle ne reconnaît pas. Mais Neha s'en moque, elle sait jouer avec le feu sans se brûler. Adroite ballerine sur le fil des mensonges et des faux-semblants, elle a la prétention et l'arrogance des Icares qui ne connaissent pas encore la brûlure du soleil. « Nicholas. Mais vous pouvez m’appeler Nick » annonce-t-il, tirant sur eux une familiarité qu'elle décline d'un hochement de la tête en récupérant sa main avec douceur. « Je préfère Nicholas, glisse-t-elle sur l'accent chantant, comme si elle goûtait une à une toutes les syllabes du prénom : Ni-cho-las » Alors qu'il évoque ses affaires, son ami le propriétaire, nouveau hochement de tête, nouvelle gorgée volée à la paille, celle, rose, que Nick tient encore entre ses doigts. « Si j’avais su que je tomberai sur vous, j’aurai fréquenté ce genre d’endroit plus souvent. » « Ce genre d'endroits ? souffle-t-elle, amusée en penchant la tête, le corps s'éloignant de l'homme pour revenir s'appuyer sagement sur le dossier de la chaise haute, C'est pourtant le meilleur endroit pour faire des rencontres. » Un sourire paresse sur la bouche rouge, les grands yeux noirs s'égarent en fausses promesses sous les cils de biche, esquissent les (im)possibles et plaisants dénouements de leur rencontre.

« Et vous ? Qu’est-ce qui vous amène ici ? Vous sortiez avec des amis ? » « Je viens passer le temps, et faire des rencontres » glisse-t-elle, sans vraiment mentir, sans vraiment tout dire. « Et c'est ce que je fais maintenant. » La fin de la phrase résonne jusque dans son sourire, dans ses pupilles dilatées par la lumière tamisée du bar. « Je vais peut-être avoir envie de vous dérober cette soirée. » « Alors j'appelerai ça une soirée réussie » Fructueuse même, jubile l'Icare, à l'idée du pactole.

« La musique est plutôt bonne ici. Vous l’aimez ? » D'un mouvement souple, le perchoir de bois et de cuir est abandonné, son corps semble frôler Nicholas par accident. Puis ses doigts s'accorchent autour du poignet. « Excellente idée, allons danser » décrète-t-elle avec un enthousiasme pétillant lorsque la musique ralentit en un jazz langoureux, traînant. Mais plutôt que de l'amener jusqu'à la piste de danse, les doigts se faufilent avec audace sous la veste, aux épaules, pour enlever le vêtement qu'elle glisse derrière le bar avec la cravate retirée juste après. « Mieux » souffle-t-elle à son oreille, les mains finissant leur ouvrage avec les premiers boutons défaits de la précieuse chemise. « Le barman surveillera nos affaires, la veste de Nicholas et le sac à main de Neha, ses mots ne souffrent aucune discussion, car voilà qu'elle l'entraîne sur la piste qui se remplit lentement, les autres clients profitant d'abord d'un premier verre. Moulé dans la robe de soirée, le corps se glisse entre les bras de l'homme et, à voix basse, tout près de son oreille : Dans quoi travaillez-vous, Nicholas ? Le divertissement ? »
Revenir en haut Aller en bas
way down the river we go
Nicholas Warwick
Voir le profil de l'utilisateur
pseudo, prénom : lionheart ou lucie.
date d'inscription : 10/11/2018
messages : 112
avatar © : tom hiddleston (BLINDNESS; avatar, SIAL ; signature).
fairytale counterpart : hadès, seigneur des enfers, dieu incarné sur terre ou jafar, celui qui finit toujours par tout rafler.
activité rp : busy ; neha² - fiona - elise - cerbère

MessageSujet: Re: we're far from the shallow now. (neck) Dim 20 Jan - 23:27


" we're far from the shallow now.  "

« Je préfère Nicholas, glisse la belle, papillonnant entre ses longs cils noirs en malice, en mille délices. Ni-cho-las. » Exulte-t-elle, répète-t-elle, entêtante et entêtée. Un sourire se dessine, c’est comme si, au fond, elle respectait une curieuse, une insidieuse distance.  Et qu’en même temps, lorsqu’elle te dérobe ta paille, elle flirtait avec toutes les limites. Dans Devika s’égare cette confiance des femmes qui savent qu’elles ont le monde à leurs pieds, à dévorer. Qu’elles n’ont qu’à tendre les doigts pour s’en emparer. Le charme explosif & incisif s’emmêle aux airs mutins, créant un curieux mélange de désirs & de surprise.

Shéhérazade n’a jamais dansé en besoin de te séduire, de te ravir. Elle se contentait de se faire petite & volatile, aussi légère qu’une hirondelle dans le vent, se confondant aux ombres pour ne surtout pas attirer les regards, tes égards. Tomber pour la princesse de Darkmoor n’a jamais été au programme. La séduire, non plus. Trop lassé des jeux de sa sœur, tu t’es contenté de la forcer, de tout exiger, en faisant une femme-trophée plutôt qu’une aimée. C’est pourtant sa douceur qui a vaincu la rancœur, qui a délassé le cœur. C’est pourtant sa voix qui t’a bercé, attiré. C’est pourtant elle, ta femme, ton unique égale.

Il n’y a jamais eu de reine en enfers. Jusqu’à elle.

Devika est une surprenante équation de ces femmes d’aujourd’hui. De celles qui se rêvent l’égal des hommes, qui flirtent avec la puissance, qui sont prêtes à tout bouffer, avaler. Régner à tout prix, régner pour survivre, pour vivre. Régner comme un homme, quitte à en devenir un. Séduire comme eux (vous). Coucher sans sentiments. Vivre à cent à l’heure. Et tu sens comme une sourde vengeance à toutes celles qui furent spoiler, détrôner. A toutes celles qui furent humiliées. Et tu ne sais pas vraiment (pas encore) si ça te plait. « Ce genre d'endroits ? Laisse-t-elle s’évader, un éclat amusé embrassant le noir de ses yeux. Un regard qui t’a couvert, d’abord avec terreur, ensuite, avec bonheur. Un regard qui a oublié, qui t’a oublié. Elle s’éloigne un peu et tu es conscient de te rapprocher, comme pour éviter qu’elle t’échappe (encore). C'est pourtant le meilleur endroit pour faire des rencontres. » Dans sa voix, son sourire frémit l’expérience de ces jeux où inconnus se séduisent, se détruisent le temps d’une nuit. Dans son regard, il y a ces promesses d’ivresses, d’une myriade de caresses. Et il y a dans le sourire un peu crispé, cette pensée fugace, fatale : d’autres ont pu lui sourire comme ça. D’autres ont pu goûter à tout ça.

Là  où Shéhérazade était ingénue, étrangère à tous ces plaisirs, cette épuisante danse des désirs, Devika sait comment plaire, comment aimer, attirer. Comment les faire tous succomber, s’effondrer dans ses bras, dans ses draps. Devika n’est pas la femme d’un seul. Et la colère te fait jurer qu’il n’y en aura plus jamais d’autres. Qu’importe le jeu des vies successives, qu’importe la course des années, toujours tu la retrouveras. Toujours tu lui déroberas, pilleras le cœur.

Qu’importe les siècles, les mondes, les enfers, les terres, les mers, tu lui reviendras.

« Je viens passer le temps, et faire des rencontres. Et c'est ce que je fais maintenant. », répond-t-elle dans la chaleur de son sourire, dans la malice de ces rencontres qui, toujours, se succèdent, sans jamais se ressembler, s’assembler. Il y a la pensée qu’après toi, il n’y aura plus aucune rencontre qui comptera. Toujours cette obsession d’être le premier et le dernier. Toujours cette obsession de tout avoir, de tout vouloir. « Je vais peut-être avoir envie de vous dérober cette soirée. » « Alors j'appelerai ça une soirée réussie » joue-t-elle, n’imaginant que si tu pouvais tu l’auras déjà soulevé, bazardé sur une de tes épaules pour l’enlever, la récupérer. « Attention, chasses-tu avec humour, jouant à celui qui s’y brulera, qui s’y tuera, les promesses deviennent réalité dans mon monde. » Comme si tu pouvais tolérer qu’elle ne te laisse pas toutes ses nuits, toutes ses heures, tout le reste de sa vie. Comme si tu allais la laisser s’en aller ; en es-tu même capable ? Ça n’a jamais été envisageable.

La remarque sur la musique n’était pas tout à fait innocente, pas vraiment imprudente. Tu veux la sentir contre toi, respirer son odeur, laisser des langueurs assassines vous dévorer, l’inhaler. Tu veux tout. Et ça a toujours été le problème avec toi ; cet appétit gargantuesque des grandeurs, ce besoin de tout combler, d’apaiser cette frustration détestable, increvable, ils sont vertigineux, pernicieux. C’est tout ce qui t’a toujours constitué, habité. Tu cours après le pouvoir, tu cours après des chimères, parce que tu n’as jamais vraiment rien eu qui soit à toi. Juste à toi.

Et tel un chat souple, Devika s’élance gracieusement, te frôlant à peine, comme par accident. Attirant un œil bleu brillant, tu la laisses attraper ton poignet, te guider jusqu’à elle. « Excellente idée, allons danser », s’exclame-t-elle, telle une princesse qui a toujours su ce qu’elle voulait, désirait. « Mais c’était ma réplique, la gourmandes-tu doucement, pas vraiment fâché. Plutôt très agréable surpris, séduit.  Mais elle n’en a que faire la brune impatiente, insolente, glissant ses mains sur ta veste, esquissant à peine un mouvement pour te la retirer. La cravate suit sans résister, déjà abandonner aux mains de la belle. Mieux, expire-t-elle dans les accents d’orient de sa voix, dans un frémissement qui longe ton corps. Doucement, le bouton saute, cédant à tous ses caprices, à sa malice. Et il y a des désirs qui s’allument, qui t’embrument. Il y a un besoin d’elle quasi viscérale, comme l’impression d’avoir retrouvé une vieille âme. Comme si elle était l’âme sœur. Le barman surveillera nos affaires, conclut-elle, cessant de discuter, te permettant enfin de respirer, en t’attirant sur la piste de danse. L’humour s’imprime : vous me trouviez trop habillé pour vous ? » Comme pour reprendre pied, pour ne pas se laisser trop envoûter. Comme le besoin de tout contrôler qui revient te rogner les os. « Peut-être que j’ai aussi envie de vous déshabiller. » La caresse du fun sans prise de tête dévoile des désirs sacrifiés, des pulsions inassouvies, ce regret de ne pas l’avoir assez aimé. De ne pas avoir eu le temps de l’aimer.

Elle s’invite entre tes bras, collant son corps au tien, éludant la bienséance, la bienveillance. « Dans quoi travaillez-vous, Nicholas ? Le divertissement ? Murmure-t-elle, la reine de tes nuits, de toutes tes insomnies. Les mains se referment sur elle, longues et puissantes, l’entrainant au plus près de toi. Là où à toujours été sa place. Qu’est-ce qui vous fait penser que je travaille dans le divertissement ? Vous me trouvez divertissant ? Si la remarque est joviale dans les quelques pas esquissés sur la piste. Si les mots sont murmurés, susurrés, il y a l’aveu silencieux d’être plus qu’une soirée, une nuitée si vite oubliée. Il y a l’envie d’années, d’une éternité. Je travaille dans l’immobilier, réponds-tu, un peu plus tendrement, doucement. Le souffle est chaud à son oreille. Tu éludes que ton royaume est de béton & de maisons. Sûrement cet endroit est en parti à toi. Là où un édifice s’élève, WARWICK father&son grignote bénéfices avec délice. Disons que beaucoup de ce genre d’endroit sont à moi. Indirectement, laisses-tu évader, laissant une main couler dans sa lourde crinière d’ébène. Et vous ? Vous êtes sûrement très célèbre, risques-tu. Shéhérazade a toujours été belle. Les cheveux noirs courtisaient l’ébène de sa peau, cultivant en douceur, en lenteur sa beauté. Peut-être êtes-vous mannequin ? » Le compliment se décline, pas si loin de l’évidence. « Je vous trouve très belle. » Ce n’était pas le cas, au début. Les femmes humaines ont toujours été banales à en mourir : des yeux, des jambes, des bras, rien qui les différencie vraiment du genre humain. Shéhérazade t’avait paru banal, un peu semblable à Jasmine. Et puis, lentement, c’est son sourire qui t’a frappé, ses rires qui ont semés le doute. C’est sa voix qui t’a séduit, ce sont les nuits à l’écouter qui ont fini par te faire renoncer, abandonner à l’idée qu’elle soit juste banale.

Elle est belle. Belle à s’en damner, à s’en épuiser, à s’en oublier. « Vous êtes célibataire ? » La question est peut-être abrupte, mais décèle la jalousie étouffée, le besoin de savoir si il y en a d’autres. Doucement, tu la détaches de toi, entames un mouvement souple pour l’observer, regarder son visage sous les néons. D’une pression douce, tu la fais revenir son dos au creux de ton torse, ta voix se perdant dans son oreille : « J’ai très envie de vous faire oublier n’importe qui d’autre qui puisse vous attendre. » La confession est basse, la guerre est déclarée à n’importe lequel de ses amants et tu lui promets, sans détours, ni atours, qu’il n’y aura pas de jeux dont tu ne sors pas gagnant.

Lentement, tu la retournes vers toi, plongeant ton regard dans le sien, dans un sourire empli de chaleur, de bonheur. Et certains y verraient de l’abus de te déclarer si ouvertement, si brutalement. Toi, tu penses qu’il ne sert à rien de tourner autour du pot. A quoi bon se questionner, s’éclipser derrière des faux-semblants ? Elle est déjà un peu à toi. Tu es déjà tellement à elle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: we're far from the shallow now. (neck)

Revenir en haut Aller en bas

we're far from the shallow now. (neck)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
tales down the river :: crescent grove and new orleans :: kavanagh st.-