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we're far from the shallow now. (neck)

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○● Nicholas Warwick ●○
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MessageSujet: we're far from the shallow now. (neck) Dim 11 Nov - 23:12


" we're far from the shallow now.  "

La musique avait quelque chose d’envoûtant, d’entêtant ; le mélange de jazz et d’autre chose fait vibrer les murs du nightclub, lézardant paresseusement, lentement les coeurs. Et il y a cette ivresse à rire, à danser, à exister. «  … Alors ? Qu’en pensez-vous ? », demande l’associé de « ton père », les yeux explosant de malice, de délice.  « Mh, les glaçons tournent tranquillement dans le liquide ambrée, dans un bruit étouffé par la musique, ce n’est pas très propre, glisses-tu en te mordant la lèvre. Tu as senti tes chaussures collées au sol en arrivant, sûrement un mélange d’alcool et de sueurs. La décoration est un peu hasardeuse, tu aurais choisi une ambiance plus feutré, plus intimiste. Un brin plus chic, aussi. Tu portes le verre à tes lèvres : Toutefois, tout n’est pas non plus à jeter, risques-tu, dans un sourire. Celui ou celle qui choisit la musique est plutôt bon, ça donne très envie de danser. L’alcool est plutôt bon aussi, quoiqu’un peu – moyen de gamme ? Risque l’homme dans un rire, devinant aisément les pensées qui s’éparpillent. Tout à fait. C’est pourtant le meilleur qu’on ait trouvé. C’est que vous ne vous êtes pas tant donné la peine. » Il y a un silence soudain dans le carré VIP, puis un rire de l’autre entre deux : « c’est noté, il nous faut un autre fournisseur. ». Un regard vers son assistante et aussitôt, la fille tape quelque chose sur son smartphone d’un air ennuyé. « Merci de votre avis, mon cher. C’était important pour moi de l'avoir. Mh, de rien. Il t’arrive de rendre deux-trois services à tes « amis d’affaire », histoire de continuer à tisser des liens, de continuer à étendre toute ton influence. Et puis le business t'a appris qu'il était mieux d'être celui envers lequel on est redevable. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un nouveau monde que les alliances ne sont pas importantes, qu’avoir des minions ne te rapportent rien. Il se redresse, époussette sa veste, t’adresse un regard : je vais  aller en faire part à mon associé, je vous laisse profiter du reste de votre soirée. » Tu lèves ton verre pour le saluer, le laissant s’extirper son assistante sur les talons.

Les humains t’ennuient, que ce soit dans cette vie ou dans l’autre. Un soupire s’extirpe, lentement, paresseusement, alors que le verre tourne encore, que tu goûtes au whisky du bout des lèvres.  Il est vraiment bas de gamme. Une grimace s’étire, tire sur tes beaux traits ; tu n’as jamais rien goûté d’aussi dégueulasse  depuis des siècles. Lentement, tu déplies tes jambes, en quête du bar pour tenter de trouver quelque chose de potable à boire. (…) « Quel est votre boisson la plus chère de la carte et la meilleure ? Lâches-tu, un air détaché dans ton impeccable costard alors que la musique bat la cadence, crache la déchéance. Le whisky m’s – Non, il est immonde, claques-tu, critique et caustique. Mh un verre de vin rouge alors ? Sans être accompagné de fromage français ou de charcuterie ? T’étrangles-tu, embourgeoisé jusqu’aux bouts des ongles, détestant le minimum quand tu peux avoir le maximum. Allons, mon cher, vous n'y pensez pas. Le barmaid rosit, se renfrognant d’un mouvement sec. Donnez-moi la carte. Un long soupir (exagéré) s’extirpe ; puisqu’on est jamais mieux servi que par sois-même, soit. Celui-là, finis-tu par désigner, affichant sûrement le cocktail le plus cher de la boite de nuit. M’sieur, il commence et tu sais que tu ne vas pas aimer la suite, c’est qu’ce genre d’boisson, ça se partage à deux. Ah, laisses-tu s’extirper. Mademoiselle ? Les yeux tombent dans ceux d’une brune aux cheveux qui lui tombent dans les reins, aux yeux charbonneux, à la bouche bien tracée. Voudriez-vous partager ce cocktail avec moi ? Le barmaid ne semble pas en revenir que tu demandes à une parfaite inconnue si elle veut partager un love me tender, tonight avec toi. Monsieur semble avoir besoin que je sois accompagné pour consommer ce que je désire, railles-tu. Euhpardonj’voulaispasvousoffenser, bredouille l’autre, penaud, reculant de trois pas, s’affairant pour préparer le cocktail des amoureux. Il lui faut moins de cinq minutes pour réaliser la boisson, moins d’une seconde pour la poser entre vous, surmonté de deux pailles, l’une bleu et l’autre rose. Plus cliché, tu meurs. Tu roules des yeux. Ça fera 75 dollars, m’sieur, nonchalamment, tu passes ta main dans la poche intérieure de ta veste, en extirpant un porte-monnaie en cuir vieilli, jetant un billet de 100 au nez du barmaid. Votre pourboire est compris dedans, trop riche pour s’embêter, se préoccuper de te voir retourner la monnaie, tu ne lui jettes pas le moindre regard alors qu’il ose un remerciement, dégageant de l’autre côté du bar. Le porte-monnaie est vite rangé : Excusez-moi, je n’ai pas pu résister à l’idée de lui donner une bonne leçon. Et personne n’a jamais pu te résister réellement. Ce n’est pas maintenant que cela va commencer, que tout va t’échapper. De plus, le regard parcourt la jeune femme doucement, boire en excellente compagnie ne se refuse jamais. » Et tu ne t’es jamais rien refusé, rien interdit de raisonnable, d'irréalisable. Et il y a une lueur dans tes yeux clairs, comme si l’enfer y dansait, valsait, comme si tu la désirais.
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○● Neha Kaur ●○
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MessageSujet: Re: we're far from the shallow now. (neck) Mar 27 Nov - 0:23


+ we're far from the shallow now +


(tiré d'un portefeuille, au moins aussi attirant et sexy que lui)
Pas lui.
Ni lui, ni elle.

Neha soupire, scrutant d'un air ennuyé les gens qui s'attardent au bar, ceux qui s'égarent dans une alcôve, ceux qui s'ennuyent à leur table. Celui a des chaussures trop abîmées pour avoir ce qu'il lui faut, le sac de celle-ci est une contrefaçon chinoise de Chanel (réussie mais toujours pas vraie). Lui a déjà l'anneau au doigt, elle est le bijou d'apparât d'un autre.

Rien de rien qui n'en vaille la peine. Pff.
Où est donc passée la plèbe bien portante à la bourse au compte en banque bien pourvu qu'elle a l'habitude de plumer ? A ce rythme, ce n'est pas ce soir qu'elle récupérera de quoi finir de payer son loyer.

« Mademoiselle ? La voix qui l'interpelle charrie un parfait accent chic, poli à la cuillère en argent et aux draps de soie. Voudriez-vous partager ce cocktail avec moi ? » Trois secondes, c'est le temps qu'il lui faut pour, dans la pénombre embrumée par la clope, deviner la coupe sur-mesure du trois-pièces et le cirage expert des chaussures italiennes. Trois secondes, c'est le temps qu'il lui faut pour décider que peut-être il vaut l'effort (et les mille dollars qui lui manquent) avant d'acquiescer, un sourire rouge comme une pomme.

Il ne faut plus qu'un billet de 100, négligemment tiré d'un portefeuille (au moins aussi attirant et sexy que lui) et jeté avec condescendance au visage du barman, pour la faire glisser sur la chaise à côté du gentleman. « Excusez-moi, je n’ai pas pu résister à l’idée de lui donner une bonne leçon. Elle sourit, flattant l'ego dans le sens du poil, le laissant content de son autorité exhibée. De plus, boire en excellente compagnie ne se refuse jamais. » D'autorité, sans même lui demander, ses doigts s'emparent de la paille bleue, les lèvres ourlées venant l'épouser pour goûter le cocktail. « Si c'est pour un love me tender, sur sa langue, l'accent roule sur les syllables, les épice d'un exotisme certain : je suis à vous tonight. » Puis la joue se tend vers lui, réclamant une bise, présentant le cou du cygne où pulse un parfum à la rose et à la menthe : « Devika. A qui ai-je l'honneur ? Et qu'est-ce qui vous amène ici ? Je ne crois pas vous avoir déjà vu ici, et je suis une habituée pourtant. »
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