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squats and drinks (cordy)

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Nash Richardson
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MessageSujet: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyMer 19 Déc - 18:20

Cordelia Hayes est une escroc. C’est ce qu’il s’est dit la première fois qu’elle a foutu les pieds dans le complexe sportif où il travaille en demandant expressément que Nash Richardson soit son coach sportif. Doublée d’un pot de colle, type super glue fix-all bref : le truc indécollable. Le fait est que depuis qu’ils se sont rencontrés, elle lui tourne autour comme une abeille prête à le piquer (mais pour son propre bien attention, madame étant animée de nobles intentions). Parce que Nash est un connard et qu’il se trouve parfois très drôle, il a décidé que cette chère Cordy allait en chier (mais pour son propre bien attention). Raison pour laquelle il lui fait subir un entrainement digne des plus grandes stars – d’un autre côté, elle pourra pas lui reprocher de pas être gaulée. Quoique c’est pas vraiment le genre de la maison : à force de la pratiquer, il finit par la connaitre. Et – miracle ! – l’inverse est tout aussi vrai. Parce que ce pot de colle type super glue fix-all est tenace et sait y faire, ce qui, bizarrement, ne le dérange pas tellement. Cordelia – renommons-la Cordy – est de ces trop rares personnes à savoir insister sans être intrusive. Elle est aussi naturellement déterminée à ne pas lâcher le morceau une fois qu’elle l’a choppé. Nash n’est pas de ceux qui se laissent faire, mais avec elle, c’est naturel. Un constat qui le déstabilise parfois et qui le retranche dans ses éternels grommellements incompréhensibles, mais pas dans ses idées noires. Disons que c’est pour le principe. Et c’est suffisamment exceptionnel pour avoir le mérite d’être mentionné. « On passe aux squats, » annonce le coach – et on jurerait voir luire dans ses yeux noirs une pointe d’amusement. Pas de sa faute si Cordy a horreur des squats. Elle n’avait qu’à pas le choisir comme coach sportif. On sous-estime trop souvent la facilité et la force avec laquelle Nash envoie chier les gens ; et lui a sous-estimé plus encore la ténacité de Cordelia et l’aisance avec laquelle elle a su se tirer hors du lot, en tout cas à ses yeux, pour atteindre sans la moindre difficulté le palier ô combien sélectif de ceux qu’il apprécie. Alors que soyons clairs : ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Pas un point commun en termes de personnalité. Elle est solaire, pleine et entière, lui est un bon gros trou de balle comme on en fait peu. « Dix séries de quinze, comme d’habitude. Tu vas me prendre un altère à dix kilos et on finit par vingt minutes de course sur le tapis. » Pas le choix, c’est lui le patron. Situation qui ne le dérange pas vraiment puisque dans ce duo improbable de jour et de nuit, il faut bien admettre que rares sont les fois où Nash a la main. Il porte comme une plume l’altère qu’il refile à une Cordelia trempée de sueur et montre clairement qu’il savoure la situation : alors, c’est qui le patron ? « Allez, c’est parti, première série. » Nash se positionne sur le côté et observe sa cliente s’exécuter. Evidemment, il peut pas s’en empêcher : « Plus bas, c’est pas des semi-squats que je t’ai mis au programme. » Evidemment, le ton est plus railleur que sympathique et le visage affiche clairement qu’il prend un malin plaisir à la faire grimacer sous l’effort. Nash regarde sa montre rapidement avant de reporter une fois de plus son attention sur Cordelia. Au moins figure-t-elle parmi ses rares clients ne s’étant pas encore plaints de son traitement au propriétaire du complexe. Vient l’heure du miracle, celui où le coach propose : « J’ai fini après toi. On va boire un verre ? » Pas la première fois qu’ils le feraient. C’est d’ailleurs pour ça qu’il prend presque toujours Cordy sur sa dernière heure : ils passent souvent un moment ensemble. Mais le fait que ce soit lui qui le propose est suffisamment rare pour être mentionné. Pas forcément bavard, encore moins sympathique, il se demande encore comment certains peuvent vouloir passer du temps avec lui tant il s’acharne à envoyer chier tout le monde. A de rares exceptions près, et Cordy, aussi chiante, aussi collante et aussi tenace soit-elle, en fait partie. De là à ce qu’il le lui dise, c’est une autre affaire. Elle doit déjà bien le savoir. « Plus bas je te dis, » la reprend-il encore, appuyant sur sa tête pour la forcer à s’exécuter. Ok, c’est vrai. A un moment il faut avouer : rien que d’imaginer sa réaction pourrait le faire ricaner.
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Cordelia Hayes
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyVen 28 Déc - 12:20

Qu'est-ce qu'on ferait pas pour les gens qu'on apprécie. C'est l'état d'esprit de Cordelia lorsqu'elle pénètre dans l'enceinte du complexe sportif vêtue de sa plus belle tenue de sport. Ses chaussures sont nouvelles, les précédentes ayant accidentellement été jetées par sa mère qui refusait de croire que son aînée soit capable d'une telle chose. Et pourtant, les faits sont bien là : depuis plusieurs mois, Cordelia se rend docilement au moins une fois par semaine sous couvert de vouloir s'offrir son bubble butt rêvé, tout ça dans le but de mieux pouvoir surveiller Nash. Le Grumpy de Crescent Grove a fini par abandonner l'idée de la faire renoncer – une erreur de débutant qu'elle est prête à pardonner, il ne pouvait pas savoir en la rencontrant que Cordelia ne renonce pas, jamais – et il lui semble même l'avoir vu sourire plusieurs fois lorsqu'elle prétendait ne pas le regarder. Certes, il est probable qu'il s'agisse d'un sourire moqueur en la voyant galérer avec cette foutue planche censée lui offrir les abdos d'une mannequin Victoria Secret, mais les faits sont là : Nash Richardson tombe sous le charme de Cordelia. En tout bien tout honneur et de la façon la plus platonique qu'il soit. Raison pour laquelle elle s'entête à revenir, contre son gré il est vrai, semaine après semaine et prétendre qu'elle n'est pas là pour lui faire retrouver goût à la vie. Après un échauffement si intense qu'il ne lui a pas laissé le temps – ni la capacité physique - d'en placer une, Nash annonce la suite du programme. Pour toute réponse, il s'offre un regard paniqué de Cordelia, à un squat de voir son cœur la lâcher pour de bon cette fois. « Désolée, l'espace d'un instant j'ai cru que tu disais d'ajouter 20 mns de course après les squats, mais je suis sûre que j'ai mal entendu, pas vrai ? » Silence. « Pas vrai... ? » Voix plaintive de la principale concernée qui exècre tout ce qui touche de prêt ou de loin à de la course à pied. Cordelia est relativement sportive, mais absolument nulle en endurance et ce ne sont pas ses professeurs de sport qui diraient le contraire. Consistante dans son approche, elle finissait systématiquement dernière, se faisant dépasser 3 fois par les premiers dans le tour de stade. L'enfer sur terre, quasi littéralement. Mais sa détermination inébranlable l'oblige à s'exécuter, bon gré mal gré, dans des positions qui devraient être interdites pour préserver l'amour propre de chaque humain – et s'épargner la peur de voir un jour son legging craquer devant le reste des sportifs du dimanche présents avec elle. Le temps passe avec une lenteur exaspérante, jusqu'au fatidique moment où Nash capitule à sa façon. Automatiquement, comme si son œuvre était accomplie, Cordelia se relève le regard pétillant. « Mmh laisse-moi consulter mon agenda très chargé... On me souffle dans l'oreillette que je dois pouvoir libérer quelques heures pour toi. » Large sourire triomphant. « Mais uniquement si on va au Ahoy. » Cordelia n'est pas capricieuse, elle a simplement sa carte de fidélité au bar pirate – et ce n'est pas une métaphore. 10% de réduction sur ses cocktails, c'est dire si elle y passe du temps. Mais Nash ne perd pas le nord et la fait travailler jusqu'au bout, non sans y aller de ses ordres qu'elle juge aussi inutiles que moqueurs. « Plus bas je te dis » répète-t-elle d'une voix de gamine. « C'est marrant, c'est ce que je dis à tous les mecs que je me tape. » Elle remonte, sourire malicieux et très fier sur les lèvres. « Pardon, oversharing. » Nash n'était pas sa bff à qui elle pouvait confier ses derniers exploits. Il était... oh well, one and the same. « J'ai fini, je prends ma douche et on se casse de cet endroit de malheur. » Elle ne laisse pas à Nash le loisir de répondre et fuit – court – jusqu'aux vestiaires se changer. Elle en ressort après dix minutes, bien plus radieuse qu'en arrivant au complexe (comme chaque personne haïssant le sport), en dépit de la lutte acharnée que mène ses cheveux pour lui pourrir la vie. Elle attrape le bras de Nash pour passer le sien en-dessous. « Go, go, go. La vie de pirates nous attend, YO HO HO AND A BOTTLE OF RUM. » Voilà au moins un avantage indéniable de cette séance de torture : elle en ressort encore plus en forme que d'ordinaire. Du point de vue de Nash, sans doute pas un avantage...
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Nash Richardson
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyJeu 3 Jan - 13:18

Il sait pas trop comment, pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation. Faut bien dire que Cordelia est un genre très particulier de nanas et que parmi celles qui ne savent pas lâcher l’affaire, elle doit être en pole position. Nash est un coach coaché – y a pas d’autre mot, c’est évident. Parce que cette fille-là sait comment s’y prendre, parce qu’il est obligé de la trouver drôle (même s’il n’en a pas envie), parce qu’elle est plus collée à lui qu’une huître à son rocher. Fait qu’il ne reconnaitra jamais : ce qui est d’autant plus cool dans tout ça, c’est qu’il n’y a rien de plus. Rien de plus que Cordelia qui fait son show et lui qui est plus réceptif avec elle qu’avec aucune autre personne sur cette planète – faiseuse de miracles, il est sûrement victime d’un de ses machins vaudous ; pas possible autrement. Mais c’est vrai qu’il l’aime bien. Pas assez pour le dire cela dit, mais quand même. Complètement sadique avec elle quant à la séance hyper intensive qu’il est en train de lui faire subir, un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres tandis que Cordy espère échapper à la course à pieds. On pourra pas lui reprocher de pas être un coach qui va jusqu’au bout ok ? Elle a voulu qu’il soit le sien, elle s’est imposée comme ça, Nash ne fait rien d’autre que donner le meilleur de lui-même. Un peu trop. Et juste pour la faire chier. Enfin bref : elle le remerciera plus tard. « T’as très bien entendu Hayes. Vingt minutes de course. » Reconnaissons qu’il sait beaucoup mieux entretenir une conversation dès qu’il s’agit de faire chier quelqu’un. On constatera que côté Cordy, la forme revient dès qu’il est question d’aller boire un verre après. Comme quoi, tout dépend de la motivation. Evidemment, Hayes est opé pour qu’ils continuent leur petite séance dans un bar, histoire de picoler à deux, et surtout l’écouter parler. Avec toutes ses causes à défendre, son boulot, ses frères et sœurs, ses dernières sorties, rencontres, péripéties : Cordelia a toujours tout un tas de trucs à dire et Nash la laisse jacasser pendant ce qui lui parait être des heures. Mais voilà, à chaque fois ça recommence, et on pourra pas dire qu’il n’est pas volontaire. La vérité, c’est que ça lui fait juste du bien. Pour une fois qu’il s’autorise quelque chose de bon pour son moral – Cordy est un véritable rayon de soleil dans son quotidien gris et terne –, faut bien reconnaitre qu’avec elle, il se sentira de toute façon pas plus mal. Le Ahoy ou ailleurs, pour lui c’est pareil. Pas besoin de débattre pendant mille ans : Nash n’en a rien à carrer, mais alors complètement. Tant qu’il y a de l’alcool. « Ben moi j’m’en fous, donc banco pour le Ahoy. » Haussement d’épaules avant qu’il éclate franchement de rire à la blague de Cordelia : « J’suis ton coach sportif meuf, pas ton sexologue ou ta meilleure copine. » Oui parce qu’avec Nash, on ronchonne pour le principe. Et Cordelia prend la fuite. Littéralement. Pas le temps de la rappeler à l’ordre et de lui gueuler au travers du complexe qu’elle a vingt minutes de tapis à faire – à chaque fois ou presque c’est le même délire. Il pourrait bien lui dire qu’ils iront nulle part tant qu’elle a pas fini, mais la perspective de terminer le taffe plus tôt ne le dérange étrangement pas plus que ça. Nouvel haussement d’épaules, le coach se dirige à son tour vers les vestiaires prendre sa douche et se changer. A peine sorti de là que Cordelia lui attrape le bras et gueule à côté de lui ; passer pour un alcoolique notoire au taffe, c’est fait. Pas que ça le dérange particulièrement : les trucs de looser ont tendance à lui coller à la peau – il ne manquerait plus qu’il s’en formalise. Par contre : « Evite de me gueuler dans les tympans, merci. » Grumpy au sommet de sa forme. Quoi qu’il en soit, on ne peut que remarquer que Richardson est un peu plus bavard en compagnie de Cordelia Hayes. Ils sortent ensemble du complexe sportif, Cordy toujours fermement accrochée à son bras sans qu’il ne dise rien (miracle !) et quelques minutes plus tard, les voilà au Ahoy. « Etant donné que t’as fui comme une grosse lâche tes vingt minutes de course à pied, j’te propose un deal. » Ca sent l’arnaque à plein nez. « Tu me paies un verre ou j’te fais tout rattraper la semaine prochaine. » Pas besoin de faire du chantage Nash, elle t’en aurait sûrement payé un ou deux. Disons que là aussi, c’est une question de principe.
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyDim 13 Jan - 21:21

Nash était aussi éloigné de son type de fréquentation qu'on se l'imaginait. En incarnation de la coolitude à toute épreuve, Cordelia préférait généralement s'entourer de gens dans le même état d'esprit qu'elle. Comprendre : quelqu'un qui ne passait pas son temps à râler, et qui n'avait pas perdu sa capacité physique à sourire. Nash ne cochait de toute évidence aucune des cases précédentes, mais somehow, Cordelia s'était surprise à le trouver attachant. Ce devait être sa passion pour les causes perdues, un peu comme l'église, un peu comme les animaux abandonnés. Quelque chose en lui réveillait sa compassion et son envie de le tirer d'une vie forcément morose s'il se comportait avec les autres comme il le faisait avec elle. Et si cela devait passer par endurer des heures de sport pour tonifier un corps qui n'en avait absolument pas besoin thank you very much, elle était prête à sacrifier sa tranquillité pour une noble cause. Dieu seul savait combien il prenait plaisir à se venger de ce qui n'était que sa façon à elle d'être sympa en la faisant courir, squatter, sauter, descendre, remonter dans des circuits infernaux dont il avait le secret. Sans doute pensait-il ainsi l'épuiser au point qu'elle soit incapable de parler, mais c'était peine perdue : Cordelia Hayes ne s'arrêtait jamais. Sa seule satisfaction de la journée était qu'il ait de lui-même proposer une récompense à la hauteur de ses efforts : aller picoler dans un bar, la seule activité sportive qu'elle maîtrisait de a à z. Et mieux encore, il approuvait son QG, le Ahoy, sans même chercher à débattre avec elle (ce qui aurait été une tentative futile, et il devait sans doute s'en rendre compte). « En même temps, est-ce qu'il y a un truc dont tu ne te fous pas ? » commenta-t-elle malicieusement. Question rhétorique. Nash semblait ne trouver aucun plaisir à sa misérable existence et, de fait, se foutait royalement de tout. Qu'à cela ne tienne : Cordelia avait assez d'engouement pour deux. Pour dix même, tant que ça incluait de remplir son gosier d'alcool bon marché sur une musique de pirates. Elle secoua la tête à sa réponse. Grossière erreur Nash. Les limites de Cordelia étant inexistantes, la perspective de partager avec lui des détails intimes de son existence s'imposaient depuis le moment où il avait accepté de la laisser rentrer (s'immiscer eût été plus juste) dans sa vie. « Et... ? Tu crois que le fait d'être mon coach sportif va m'empêcher de te raconter ma vie sexuelle... ? » Ha, fair enough. « Certes, ça devrait être le cas. Mais ça ne l'est pas. Je devrais te raconter ce que j'ai fait de mon nouvel an. » Probably not wise. Le souvenir étant toujours très... vivace... dans son esprit, mieux valait qu'elle s'abstienne d'aller jusque là. Elle était à moitié surprise de voir qu'il n'avait pas pris la fuite face à l'opportunité bénie qu'elle lui offrait en s'absentant pour se changer. Mais non, ce cher Nash n'avait pas bougé d'un millimètre, preuve que la présence de Cordelia dans sa vie ne lui posait pas tant de problèmes que ça. « Je ne gueule pas, je m'extasie » qu'elle corrigea, sourire aux lèvres. Et ce n'était pas le fait qu'il lui rappelle sa tentative pathétique pour esquiver les vingt minutes de course pour se faire payer à boire qui l'empêcherait de se réjouir. « As if ! » Elle éclata de rire. « Tu sais très bien que je te l'aurais payé de toute façon. Vois ça comme une récompense pour les avancées incroyables que tu fais. » En matière de sociabilisation, par exemple. De là à juger qu'elle se comportait avec lui comme on se comporterait en entraînant un chien et en le récompensant lorsqu'il ramenait la balle, la frontière était mince. Très mince. Ils passèrent les vingt minutes suivantes à discuter – ou plus exactement, Cordelia parlait, tandis qu'il se contentait de communiquer via des grognements plus ou moins intenses – jusqu'à arriver à l'Ahoy, désert à cette heure de la journée. Parfait. Au moins, elle ne lui imposait pas la compagnie de quelqu'un d'autre qu'elle. Elle salua le barman de service, traîna Nash jusqu'à une table et le força à s'asseoir avant d'aller commander deux mojitos et revenir avec le graal en main. « Un pour toi, un pour moi. For now. » Car il était évidemment exclu de n'en rester qu'à un seul verre – après tout, la journée était encore longue. « Alright Richardson. Je te propose un jeu. Chacun son tour, on va se poser des questions pour en apprendre plus sur l'autre. » Et par chacun son tour, elle voulait bien entendu dire chacun le tour de Nash. Et par sur l'autre, elle ne parlait bien sûr que de Nash. Après tout, lui savait déjà bien assez de choses sur elle, sans qu'il n'aie jamais fait l'effort de lui retourner la faveur. « Je commence. Est-ce que tu as déjà été bourré ? » Une facile. Juste pour le mettre dans de bonnes dispositions.
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Nash Richardson
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyDim 20 Jan - 12:27

La question de Cordelia lui arrache l’ombre d’un sourire : vrai qu’il se fout de tout. Enfin non. Pas si vrai que ça. Il aimerait se foutre de tout, voir la vie défiler sous ses yeux comme s’il n’y participait pas parce que ça le fait chier. Il voudrait ne plus avoir envie de rien. Mais parfois, et assez régulièrement depuis quelques temps, ses certitudes si confortables vacillent légèrement. Parce que c’est plus confortable de ne plus être concerné par rien ? Oui. Non. Peut-être. Son entrevue avec Elise lui revient dans la tête – ne l’a jamais vraiment quitté – et il aimerait que ça s’arrête. Il aimerait ne plus avoir cette boule au creux du ventre en y repensant et se dire que ça n’a pas d’importance. Comme tout le reste. Hayes dit qu’elle ne gueule pas mais s’extasie, Nash corrige : « Si si, tu gueules. » En route. Il écoute d’une oreille distraite Cordy sur le chemin du Ahoy, répondant par des grognements à ses hein ? t’en penses quoi ? Rien de tel qu’un bon mojito après une séance de sport blablabla. D’une certaine manière, Hayes lui fait penser à Lucy en beaucoup moins envahissante ; et Dieu sait à quel point Cordelia peut l’être pourtant. Il se sent étrangement moins ronchon avec elle, plus enclin à l’idée de vraiment passer un bon moment, d’être vraiment là, de – peut-être – vraiment parler. Arrivés au bar, Cordy s’éclipse immédiatement leur chercher des boissons et revient illico presto avec deux mojitos. Il prend pas la peine de remercier la sportive du dimanche puisqu’elle lui aurait payé de toute façon et qu’il doit appréhender la chose comme une récompense pour les avancées incroyables qu’il fait. Chacun son point de vue, pas sûr qu’il soit d’accord avec ça, que ce soit vrai ou non. Et c’est sans doute vrai, quand bien même il n’y aurait personne d’autre que Cordelia Hayes pour s’en apercevoir. S’il se montre toujours si peu bavard, sa tête est alimentée par des pensées qu’une grande partie de lui rejette purement et simplement. Tandis qu’une autre part, moins épaisse, plus petite mais grandissante, considère la chose avec curiosité, veut sauter en plein dedans. Bien sûr, il ne l’écoute pas. Ce qui génère un sentiment de frustration qui n’a rien à voir avec celle qu’il ressent tout le temps. Sa vie gâchée. Sa vie perdue. Mieux vaut une existence dans laquelle il ne subira aucune déception ; et Nash s’enfonce toujours un peu plus pour atteindre le plus bas quand les autres veulent aller tout en haut. Atteindre le plus bas et ne rien attendre d’autre : on s’épargne les échecs et on vit dans le noir constant. Jusqu’à ce qu’une petite lumière – nommons-la Cordelia Hayes – allume l’obscurité, crée les ombres tandis qu’elle scintille et se glisse partout. Alors il la remercie pas. Il précise juste : « Pour info, j’préfère le whisky. » Quoiqu’un mojito le dérange pas spécialement. Question de principe : Nash Richardson peut pas être gentil – même pas un minimum. De toute façon, il sait que Cordy ne s’offusquera pas vraiment. Si elle tiquait pour ce genre de choses, elle serait pas là. Il ravale le sourire qui menace de pointer à l’annonce du jeu et le remplace par un soupir. C’est quoi ça ? Le moment confession de Nash Richardson ? Il est où le divan ? Elle est où la lumière intimiste ? Il a toujours réussi à échapper jusqu’ici à ce genre de choses – ça lui plait pas forcément mais bon, pour elle, il veut bien faire ce petit effort. Parce qu’il l’aime bien, derrière ses airs d’ours mal léché, ses squats, courses sur le tapis, cordes à sauter et toutes ces pseudo-tortures qu’il lui fait subir à chaque nouvel entrainement. Pour voir jusqu’où elle va aller. Peut-être pour la dissuader et jusque-là, c’est loin d’avoir fonctionné. Et ce qu’il a compris, c’est que ça ne servait à rien. Ce n’est plus rien d’autre qu’une habitude, un petit plaisir pas très sympa, mais Nash Richardson n’est plus sympa depuis longtemps. « J’imagine que j’ai pas vraiment le choix, » qu’il balance, et c’est sans doute vrai. Pas l’envie, pas la patience de se battre avec Cordelia pour finir par participer quand même : autant le faire tout de suite. Il hausse ses sourcils à sa question et regrette immédiatement – pas envie de lui donner des idées. Il s’est attendu à ce que Hayes entre direct dans des sujets un peu plus sérieux, un peu plus costauds, qu’il a pas forcément envie d’aborder comme de coutume dans ce genre de jeux. Loin de lui l’envie de l’encourager. Bien sûr qu’il a déjà été bourré – ces derniers temps plus encore, le type entretenant une sale manie à trainer constamment dans les bars et boire du whisky. Ou un mojito, en l’occurrence. Ca n’a pas toujours bien fini ; Nash s’est régulièrement battu et si tout Crescent Grove ne se souvenait pas de ce qu’il était avant, il serait probablement blacklisté dans un certain nombre d’établissements. « Ben oui, » répond-il. C’est évident. Mais il a l’alcool mauvais. Enfin. L’alcool le rend un peu plus bavard, un peu moins taciturne, et ce qu’il a à dire ne plait généralement pas. « Mon tour, » qu’il impose, sans avoir deviné une seule seconde le plan machiavélique de Cordelia de ne pas lui laisser le temps d’en placer une – peut-être qu’il finit par la connaitre un peu plus qu’il ne veut bien l’admettre. En même temps, leurs conversations ne sont généralement alimentées que dans un sens : il l’écouterait pas qu’il connaitrait quand même pas mal de détails de la vie de Cordy. « T’as fait quoi de ton nouvel an ? » Ben alors, Nash ? On croyait que t’étais pas sa meilleure copine ou son sexologue ?
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyMar 5 Fév - 17:33

Puisque Nash était déterminé à jouer les esprits de contradiction, elle se contenta d’un très mature tirage de langue à son encontre. Cordelia ne gueulait pas, mais avait simplement une tendance naturelle à parler d’une voix aussi rauque que forte. Et une propension tout aussi naturelle à l’utiliser, cette voix. Mais évidemment, Nash Richardson étant la réincarnation de grincheux (et une petite part d’elle en était tout à fait convaincue) elle ne pouvait pas s’attendre à ce qu’il fasse cette distinction. Qu’à cela ne tienne, rien de ce qu’il dirait n’était susceptible de la contrarier – encore moins de la changer, Cordelia Hayes ne s’excusant jamais et encore moins d’être elle-même – et elle l’entraîna malgré tout au Ahoy, une idée évidemment derrière la tête. Depuis les mois qu’elle le fréquentait, à intervalles de plus en plus réguliers et courts, elle avait fini par comprendre qu’à moins de trouver le bon angle d’approche, Nash ne se livrerait pas. Et s’il n’y avait rien de plus frustrant que de se trouver face à un mur, il devrait bien vite se faire à l’idée qu’elle ne lâcherait rien et retenterait d’explorer les méandres de sa personnalité d’une façon ou d’une autre. Ce que sa nouvelle tentative perdait en subtilité, elle gagnait en efficacité et à voir le regard de Nash traversé par une lueur autre qu’une profonde indifférence, elle sut qu’elle avait gagné. Quand bien même celui-ci décidait de jouer les chieurs jusqu’au bout en se plaignant de son choix de boisson. En retour, Cordelia haussa un sourcil railleur, le mettant au défi de se plaindre encore un peu plus. Fort heureusement, même lui dut comprendre qu’il valait mieux ne pas poursuivre sur cette voie. « Pour info, I don’t care » rétorqua-t-elle joyeusement. Hey, c’était son argent après tout, il pouvait s’estimer heureux de pouvoir profiter de sa générosité – et d’une paie ardemment attendue et tombée quelques jours plus tôt. Elle s’assit face à lui avant d’avaler une première gorgée de son cocktail favori – à égalité avec la margarita, quoi que celle-ci n’était bue qu’en présence d’Hayden. « Tellement, tellement mieux qu’une séance de sumo squats » savoura-t-elle, jusqu’à fermer les paupières d’extase. Elle ne tarda pas à les rouvrir pour se confronter à la mine résolument obstinée de son acolyte du jour. « Cache ta joie, Nash, on va finir par croire que je t’ai forcé à venir ici ». Ce qui n’était pas entièrement faux… mais pas entièrement vrai non plus : après tout, il n’avait pas protesté. Certes, probablement parce qu’il savait qu’il n’y échapperait pas d’une façon ou d’une autre, but still. « Et non, tu n’as pas vraiment le choix après l’entraînement que tu m’as infligé, considère ça comme ma vengeance personnelle. » Un sourire malicieux étira ses lèvres avant d’avaler une nouvelle gorgée. Sa première question avait le mérite d’être simple… une entrée en matière nécessaire pour le mettre en confiance, un peu comme on appâterait un prédateur. Encore qu’elle n’était pas certaine qu’il soit réellement le prédateur entre eux deux. Nash répondit de sa voix perpétuellement blasée et elle jura l’avoir vu lever les yeux au ciel. Parfait. La proie ne soupçonnait pas le projet machiavélique de la chasseuse… or didn’t he ? Sans lui laisser le temps d’enchaîner, Nash obtempéra aux règles de son jeu et répondit du tac au tac d’une autre question. Elle manqua s’étouffer dans son verre pour deux raisons : premièrement, il lui avait dit qu’il refusait d’être son sexologue ou sa meilleure amie et la question appelait nécessairement à rentrer dans les détails. Deuxièmement, parce que le souvenir de son nouvel an lui arrachait systématiquement un souvenir à mi-chemin entre la gêne et la fierté, mais que le faire alors qu’elle était en train d’avaler une gorgée d’alcool s’avérait une mission très dangereuse. Elle reposa son verre et planta son regard dans le sien, soudainement très mystérieuse. « Si je te le disais, je serais obligée de te tuer après. » C’était sans doute un peu extrême, aussi se reprit-elle. « Je déconne. J’ai fait un plan à trois avec mon meilleur ami et son ex. Et si tu voulais pas en savoir autant t’avais qu’à pas poser la question. You’re welcome ! » Pris à son propre jeu – enfin, le jeu de Cordelia, but you get the point. Et pour ne pas perdre de temps, elle poursuivit. « A moi. Est-ce que tu as déjà été amoureux ? » Puisqu’ils étaient passés du côté de la confidence, elle pouvait bien y aller cash, même si elle doutait qu’il lui offre la réponse qu’elle espérait. C’était Nash, après tout, buzzkill in chief de Crescent Grove.
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyLun 25 Fév - 21:44

Nash Richardson est ce genre de type à l’air jamais content, si bien qu’on ne sait pas vraiment s’il lui arrive de l’être de temps en temps. Parfaitement conscient de ce qu’il ne considère pas franchement comme un travers, qu’on ne lui demande pas de fournir des efforts ; peine perdue, c’est mort. Aussi la remarque de Cordelia ne l’étonne pas vraiment : tout juste parvient-elle à obtenir un frémissement sur ses lèvres, la presqu’ombre d’un sourire éphémère qui n’est pas bien franc. Qu’on se le dise : elle ne l’a jamais forcé à quoi que ce soit, quand bien même clamerait-il le contraire, et notamment à la principale intéressée. Par principe. Parce qu’il ne veut rien accepter, parce qu’il a constamment l’impression de subir et que subir vraiment constamment revient finalement exactement au même. Mais le fait est qu’on ne le force à rien. Ce qu’il rejette habituellement totalement, il le rejette un peu moins avec elle. Peut-être parce qu’elle ne lui prend absolument pas la tête – tout du moins pas de la même façon que les autres. C’est léger, tranquille, ça peut s’arrêter quand il veut sans qu’elle le soûle avec des conneries. Ses bras se croisent tandis qu’il se cale un peu plus profondément au fond de sa chaise, confortablement installé, les pieds croisés. Il observe cette « amie » (puisqu’il est à rien de la considérer comme telle) se lancer dans son petit jeu pour lui faire dire des choses et là encore, il se laisse étonnamment faire, parce que Nash Richardson est tout à fait ce genre de type à envoyer chier les autres dès qu’il en a l’envie, aussi minime soit-elle. Et pas de la plus élégante des manières – comprenez qu’il ne fait pas qu’agir comme un profond connard : il peut parfaitement en être un. Mais pas toujours. La plupart du temps. Presque tout le temps. C’est au tour de Cordelia de répondre à sa question après qu’il ait répondu que – oh, surprise ! – il lui était déjà arrivé d’être bourré. Sa réaction n’a pas manqué de titiller sa curiosité après qu’elle ait manqué s’étouffer dans son verre, ce qui provoqua cette fois-ci la naissance d’un petit (mais réel) sourire… Qui ne tarda pas à disparaitre. La demoiselle renchérit pour alimenter le suspense à coup de « si je te le dis je vais devoir te tuer ensuite » sans provoquer le moindre changement d’expression… Jusqu’à ce que ses sourcils se haussent lorsque la sportive du dimanche fait un résumé concis mais précis de son nouvel an. On pourrait croire que ces derniers se sont levés en réaction à sa surprise de ne pas voir Cordelia dévoiler plus en détails sa soirée du nouvel an, mais non. C’est véritablement pour ce qu’elle y a fait : preuve en est qu’avec elle, on peut à la fois s’attendre à tout et être surpris quand même. « Intéressant, » commente-t-il sans aller plus loin : pas envie de lancer Cordelia sur des questions qui méritent qu’on s’y penche plus sérieusement, comme c’est aussi bien que ça en a l’air ?, alors, on est ouverte à tous les horizons ? et autres. Ses bras se décroisent ; Nash boit une gorgée de son mojito avait de poser ses deux mains sur la table. Lui, il a passé son nouvel an devant sa télé, sur son canapé. Sa sœur ainée a bien tenté de le forcer encore à se ramener dans une soirée, mais comme toujours voire pire, il n’a pas eu l’envie. Rien de fou, comme le reste de sa vie depuis quelques temps maintenant – probablement trop. A Cordelia de poser sa question. Et c’est une question de merde. Est-ce qu’il a déjà été amoureux ? Il se rend pas compte, mais son index droit tape trois fois sur la surface de la table, signe qu’il n’est plus à l’aise. Son visage reste neutre. Ses yeux se perdent un instant dans le vide : c’est pas vraiment le genre de sujet dont il a envie de parler. Il y a son entrevue forcée avec Elise qui lui revient en tête et qu’il chasse immédiatement. Il n’a pas envie que Cordelia le fasse chier avec ça. Ses bras se croisent de nouveau sur son torse ; Nash est toujours aussi avachi sur sa chaise. « Ouais. » C’est rien être amoureux : ça peut tout et rien vouloir dire. Et si elle insiste, il ne manquera évidemment pas de l’envoyer chier. Pas envie d’en parler. Parce qu’il a envie de garder un peu de légèreté dans cette sortie improvisée, il ajoute : « Mais j’vois très bien où tu veux en venir et… J’suis pas intéressé. » Ce gros con est apparemment capable de faire de l’humour : félicitons Cordelia Hayes pour avoir permis cette exceptionnelle découverte. Il affiche un sourire – de gros con – désolé et boit de nouveau une gorgée de son mojito. Bon, alors, c’est à lui de poser une question. Et il a pas l’ombre d’une idée de ce qu’il pourrait bien demander. Alors il balance, au hasard : « T’as combien de frères et sœurs ? » Non parce qu’il est pas certain d’avoir tout bien suivi. Il faut savoir que Cordelia lui parle souvent de tout un tas de personnes qu’il ne connait absolument pas. Mon frère. Mon frère. Ma sœur. Ma pote machine. Mon pote machin. Désolé mais on s’y perd. « Oui, c’est une question à chier. » Mais bon. Faut bien jouer.
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyVen 1 Mar - 18:45

Intéressant ? INTERESSANT ? Non, ce n’était pas juste intéressant, c’était incroyable, hallucinant, ça aurait mérité tous les high-five de l’univers, mais Nash affichait ce perpétuel air blasé sur le visage, comme si absolument rien n’était digne de son attention, encore moins de son intérêt. Si c’était pour obtenir cette réaction, il aurait encore mieux fait de ne pas poser la question. Elle ne peut pas s’empêcher de noter que les questions qu’il lui pose sont nettement moins intéressantes que les siennes et ne peut s’empêcher de le soupçonner d’avoir plus envie de parler de lui qu’il n’y paraît. Cordelia Hayes était-elle en train de faire une percée définitive dans le monde très fermé de Nash Richardson ? Elle avait envie de croire que oui. Hell, elle devait être l’une des seules qu’il n’envoyait pas chier toutes les deux secondes, ça en disant sans doute plus long qu’il ne se l’imaginait sur leur bonne entente. Forte de ce constat, transformée en certitude, elle s’enfonça dans sa chaise, regard mutin posé sur lui. « C’est tout ? Tu ne vas même pas chercher à en savoir plus ? Je suis déçue. » Pas vraiment. Elle en avait déjà tellement parlé, jusque dans les moindres détails, que l’information finissait par sentir le réchauffé. Tout le monde était déjà passé à autre chose, elle la première, la vie avait repris son cours avec quelques changements à peine notables – le plus important consistait en l’évolution de son amitié avec Sebastian vers une amitié… with benefits. Mais sa vie sentimentale étant absolument inintéressante, elle préférait largement se concentrer sur celle de Nash, avec dans l’idée le fait que ce puisse être le point d’entrée nécessaire, la clé de compréhension à son esprit torturé. La réponse de celui-ci était, surprise, terriblement laconique. Un ouais balancé comme ça, sans plus d’explication, et sans avoir l’air de vouloir en donner une qui plus est. La tentation de creuser se faisait ressentir, nourrie par la curiosité maladive de Cordelia et une propension effarante à vouloir tout savoir de la vie des autres (pour au final réaliser qu’elle s’en foutait complètement). Visiblement, quiconque avait été l’heureuse élue n’avait pas tenu la distance. Vu son caractère exécrable, ça n’avait rien d’étonnant, mais tout espoir n’était pas perdu. Elle étouffa un rire en réalisant qu’il venait de plaisanter. Nash Richardson, faisant de l’humour. Rien que pour ça, sa journée et les calories durement dépensées sur le tapis en valaient la peine. Pas intéressé ? Debatable. Cordelia aimait à croire qu’elle pouvait intéresser n’importe qui si elle le voulait vraiment, et aucune expérience passée n’était venue la détromper. Heureusement pour Nash, la place qu’il occupait dans sa vie n’avait pas dépassé le cadre de l’amitié, si bien qu’elle se contenta de hausser les épaules. « Tant pis pour toi, tu sais pas ce que tu rates. » Le regard plein de malice ne trompait pas sur l’intention moqueuse derrière ses propos. Elle avala une gorgée de son mojito à la suite de sa question, un peu déçue. Sur toutes les questions qu’il aurait pu lui poser, avait-il vraiment besoin de choisir les moins intéressantes ? Il y avait tant de choses à découvrir d’elle, des choses qu’on ne soupçonnait pas puisqu’on partait du principe qu’elle était un livre ouvert. C’était vrai, mais seulement en partie. Il y avait une tonne d’autres choses qu’elle gardait pour elle, par égoïsme, parfois par élan de pudeur. Elle ne les aurait donc peut-être pas partagées avec lui, pas à cet instant précis du moins, mais elle aurait au moins pu lui donner l’impression d’avoir une vie excitante. Elle prit une seconde avant de répondre à la question. « Aucune idée » fut tout ce qu’elle parvint à dire, sans mentir. Il y avait ceux auprès desquels elle avait grandi, les frères et sœurs d’adoption, qui auraient tout aussi bien pu être de sang. Mais il y avait aussi ceux qu’elle ne connaissait peut-être pas et ne connaîtrait jamais compte tenu du fait que l’envie de se mettre en quête de ses véritables parents n’était particulièrement prégnante. « J’en ai cinq adoptifs. Pour le reste… Your guess is as good as mine. Peut-être aucun, peut-être une dizaine, va savoir. » La question de ses origines ne la travaillait pas tant que le sentiment un rien diffus qui grandissait en elle depuis des semaines : l’impression d’avoir un morceau de vie manquant, une pièce de puzzle ne s’emboîtant pas parfaitement avec les autres. « T’as déjà eu l’impression qu’il y avait un truc étrange avec nos vies ? » demanda-t-elle finalement, curieuse de savoir si elle était la seule dans cet état d’esprit. « Je sais pas comment l’expliquer, j’arrive pas à mettre le doigt dessus, mais parfois j’ai l’impression que quelque chose ne colle pas. » Elle sonda le regard de Nash, se demandant s’il la prenait pour une folle – plus que d’ordinaire du moins. « Tu sais quoi, oublie, je délire sûrement. » Parce que ce n’était pas possible, encore moins concevable pour son esprit cartésien. Rien, jusqu’à présent, n’était venu étayer cet étrange sentiment. « Bref. Ce n’était pas une vraie question, du coup je peux recommencer. » L’humour retrouvé dans la voix, elle poursuivit. « Est-ce qu’il y a un truc dans ta vie actuelle qui te rend heureux ? » Parce que franchement, à en juger par son air systématiquement renfrogné, il lui faisait l’effet du type qui ne trouverait jamais le moindre truc pour l’intéresser. « Ou est-ce que tu penses passer le restant de tes jours à t’appesantir sur le passé ? » La question était posée sans la moindre once de jugement, quoiqu’elle doutât qu’il le prenne de cette façon.
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyLun 11 Mar - 15:53

Nash devine plus qu’il ne voit la pointe de frustration de Cordelia face à sa réaction sur ses exploits du nouvel an. Ce qui, évidemment, ne parvient qu’à lui tirer l’ombre d’un sourire, peut-être quelque chose de malin dans le regard, un truc pas complètement sérieux non identifié. Probable que tout un tas de personne se serait extasiée, aurait posé d’innombrables questions ou aurait affiché une mine outrée ; lui passe son tour. Comme si rien ne saurait vraiment l’intéresser, capter son attention, éveiller un brin de curiosité en lui. Quand bien même s’est-il réellement posé quelques questions, à commencer par l’éventuel nouveau goût de Cordy pour la gent féminine – un goût qu’il ne lui connait pas encore en tout cas. Mais Nash n’est ni un grand bavard ni une grande oreille lorsqu’il s’agit de parler ou d’écouter la vie intime, amoureuse et sexuelle. La sienne comme celle des autres : il n’aime pas qu’on se mêle de ses affaires, il n’aime pas se mêler de celles des autres et il n’aime pas qu’on l’y mêle de fait. Alors il hausse les épaules quand Cordelia affirme être déçue, plus sensible à sa malice qu’à la véracité de ce reproche, aussi sincère que son réel désintérêt pour la question. « Qu’est-ce que tu veux ? Je suis un cas désespéré. » C’est déjà bien de le reconnaitre. Nouvelle gorgée de son mojito déjà presque terminé avant qu’un sourire un peu plus franc fasse son apparition sur le visage de Nash Richardson. Mais pas entier. Jamais. Parce que Nash Richardson est ce genre de type dont on se demandera toujours s’il sourit vraiment. Parce qu’il n’a fondamentalement jamais l’air content, ou en tout cas pas pleinement. Pas au point d’arrêter de tirer la gueule. Toujours est-il qu’il a tout de même souri, et que là encore, relevons que c’est un nouvel exploit de la part de Cordelia Hayes ; Cordelia Hayes dotée de l’incroyable capacité à savoir mettre plus ou moins à l’aise l’ours mal léché qu’est ce con de Nash Richardson. Il sait pas ce qu’il rate ? Bah. C’est de bonne guerre. Alors pas de commentaire encore si ce n’est un énième haussement d’épaules – j’m’en fous. A son tour de répondre à sa question ; une question ordinaire et une réponse qui l’est un peu moins. Lui ne sait pas se mettre à la place des autres – il n’a jamais su. Il ne sait pas ce que ça fait de se dire qu’on a peut-être des frères et sœurs ailleurs, ici ou peut-être à l’autre bout du pays, de peut-être avoir des parents vivants quelque part, ailleurs encore, à l’autre bout du pays encore, et tous ces peut-êtres dans la tête. Mais Cordelia ne lui donne pas cette impression. Elle ne lui donne pas l’impression d’être en quête de sa (vraie ? comment dire ?) famille, ses géniteurs, ces inconnus finalement. Pas de commentaire encore, parce que Nash est incapable d’envisager les choses sous un autre angle que le sien, incapable d’appréhender au moins un peu les différentes teintes qu’ont pris la vie de son amie, et pas assez impliqué dans la vie justement pour poser des questions. Il boit encore, un dernière grosse gorgée pour terminer son verre, et fait signe au barman de lui en préparer un autre – allons-y pour un second mojito, quand bien même aurait-il fait chier quelques minutes avant et pour le principe quant au fait qu’il préfère le whisky. Ca change. Et Cordelia pose une question bizarre – rien d’étrange jusque-là, mais depuis cet évènement où Lucy l’a trainé de force dans le bayou, il y a ce rêve qui lui reste en tête. Un rêve bizarre, un rêve qui ne donnait pas le sentiment d’en être un. Un rêve dont on se souvient trop bien. « T’as rêvé ? » Des précisions s’imposent : contrairement à ce que les lois de l’univers indiquent, Nash n’est pas en train de se foutre de la gueule de Cordy. Au contraire. « Je veux dire, à cette soirée du bayou là ? » C’est la seule chose qu’il trouve étrange. Le seul évènement sortant véritablement de son train-train quotidien. Il s’est vu lui. Mais ce n’était pas lui. Avec cette fille et son double, chacun dans le rêve de l’autre – comment c’est possible ? Alors oui, bien sûr qu’il est curieux de savoir ce qu’elle pense de tout ça. Ce qu’il y a de travers, ce qu’il y a qui cloche. Peut-être rien ? Peut-être qu’ils sont tarés, en train de se monter un délire collectif ensemble ? Il n’a pas réussi à se défaire de ce sentiment étrange depuis cette soirée. Depuis ce réveil bizarre, ce rêve surprenant. « Tu parles bien de ça ? » Et il repense à ce pendentif retrouvé peu après cette fameuse nuit au bayou ; ce pendentif que son double portait dans son rêve et qu’il n’avait jamais vu avant. Il pourrait en parler, mais il ferme sa gueule. Parce qu’il attend d’abord de savoir ce qu’elle entend par un truc étrange dans nos vies. Elle a pas voulu aller plus loin – je délire sûrement –, et lui a tout autant qu’elle cette sensation de se monter le cerveau pour rien. Ou peut-être quelque chose. Une connexion qui ne se fait pas. Comme ce rêve. Comme ce pendentif. Cordelia sort la carte je change de question et lui pose celle que personne n’ose lui balancer dans la gueule sans risquer de se faire salement envoyer chier. T’as décidé quoi Cordy ? De foutre un blanc pendant votre gentille petite sortie tous les deux ? De le mettre mal à l’aise ? De le forcer à se plonger en lui-même à la recherche d’une étincelle, aussi infime soit-elle ? Il pense pas tant que ça au passé – tout du moins s’en est-il convaincu. Il a juste compris que même quand tout va bien, une seconde suffit à tout foutre en l’air. Alors autant ne pas se faire d’idées, ne pas se créer d’espoir, ne pas avoir d’attente et tout détruire soi-même. S’épargner la déception. « J’sais pas, » parce que pas le genre à se poser les bonnes questions – est-ce qu’il y a un truc qui te rend heureux, Nash ? Ou qui te satisfait ? Ou qui te fait plaisir ? –, pas franchement porté sur l’introspection, et pas le genre à les écouter et y répondre sagement. « Me prend pas la tête avec ça, ok ? » C’est pas un reproche non plus. Une demande lasse, parce qu’il en a plein le cul qu’on lui répète toujours la même chose et que visiblement, cette constante répétition ne sert à rien. Il aurait pu l’envoyer bouler comme il l’aurait fait pour n’importe qui d’autre, mais elle a cette habilité à ne pas juger, à accepter l’autre simplement pour ce qu’il est, à – peut-être – aider sans forcer.
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyLun 25 Mar - 13:41

Le regard qu’elle lui lança en guise de réponse se suffisait à lui-même mais pour la forme, elle prit soin de clarifier. « C’est toi qui l’as dit, pas moi. » Ce qui ne l’empêchait pas de le penser très très fort : Nash Richardson était un cas désespéré. Plus exactement, il était un cas désespérant, laissant entendre la possibilité d’une amélioration si Cordelia n’abandonnait pas avant. Fort heureusement pour tout le monde, à commencer par lui, elle n’était rien si pas déterminée et bourrée d’un optimisme que beaucoup auraient trouvé exaspérant. Plus important encore, elle avait une facilité hallucinante à se glisser dans le quotidien des gens et en devenir partie intégrante au point de se demander à quoi ressemblait leur vie avant qu’elle ne s’en mêle. C’était un défaut au moins autant qu’une qualité, même si à en juger par le regard bougon qu’il lui adressa, Nash penchait plutôt pour la première option. Ce qui n’avait aucune importance pour elle, qui se contenta de hausser les épaules. « Tant pis pour toi, tu ne sauras jamais le contenu de cette fatidique nuit du Nouvel An, ni les protagonistes. » Il n’était pas particulièrement difficile de deviner les personnes se cachant derrière les intitulés qu’elle lui avait fournis, mais Nash n’était de toute évidence pas déterminé à creuser la question, contraignant Cordelia à ne pas se ridiculiser en poursuivant sur un sujet dont il se foutait royalement – à tort, cela dit. Il ne commenta pas plus sa réponse peu détaillée concernant sa famille, adoptée ou non. Elle avait fait la paix des années plus tôt avec le fait de rester dans l’incertitude. Ne pas connaître ses géniteurs ne changerait pas sa vie, ni d’une façon ni d’une autre, et elle resterait pour toujours la fille Hayes, qu’elle ne partage pas leur sang ne faisait pas la moindre différence. Si elle se contenta de finir son mojito en réprimant un sourire devant le deuxième round de Nash (quoi, pas de whisky pour monsieur ?) Cordelia offrit un regard perplexe en guise de réponse à la question posée. Oui, elle avait rêvé à cette soirée sur le bayou. Une nuit d’incompréhension qu’elle avait mise sur le dos d’un cocktail trop corsé, sans en reparler. Même Sebastian n’avait pas eu le privilège d’en apprendre plus, et si elle avait entendu dire qu’elle n’avait pas été la seule, elle ne s’était pas posé davantage de question sur le sujet. La vérité, c’est que le contenu du rêve l’avait perturbée sans savoir pourquoi, se sentir elle-même et autre à la fois, son esprit vide de la moindre émotion, bonne ou non, alors qu’elle était d’ordinaire incapable de ne pas laisser transparaître son état d’esprit. Ca, et la sensation étrange de puissance dans ses veines, qui n’avait rien à voir avec tout ce qu’elle pouvait connaître. « Ouais » répondit-elle finalement, plus évasive qu’on ne la connaissait. Elle ne rentrerait pas dans les détails de son propre rêve, qui ne regardait qu’elle, ce qui ne l’empêcha pas de ne certainement pas appliquer ce principe à son interlocuteur. « De quoi t’as rêvé ? » demanda Cordelia, plus pensive qu’espiègle. Elle avait rangé ce souvenir dans un coin de son esprit, puisque cela ne l’intéressait pas (ou n’était pas censé l’intéresser), mais le tout ne faisait qu’ajouter à cette sensation bizarre, et inexplicable, que quelque chose ne tournait pas rond dans sa vie. Rien à voir avec les mecs, ni l’alcool, ni les excès qui avaient fait sa réputation légendaire de party girl, c’était quelque chose de plus profond, d’ancré en elle. Mais Nash ne semblait pas sur la même longueur d’ondes qu’elle – sans quoi le rêve n’aurait pas été la première chose mentionnée – et Cordelia laissa tomber. Elle devait avoir trop picolé, au point de commencer à entamer son cerveau. A ce rythme, elle achèverait sa transformation en légume d’ici dix ans. De la même façon qu’elle lâcha l’affaire sur ses propres interrogations, elle accueillit la réponse de Nash avec un sourire moqueur. Evidemment, qu’elle lui prendrait pas la tête avec ça. Pas le genre de la maison, même si elle aurait apprécié une réponse un peu plus travaillée, un truc un rien profond. Mais puisqu’il était déterminé à ne rien lui dire, elle se contenta d’un « pas de problème » sincère. Elle se doutait de la réponse avant même de poser la question, et n’allait certainement pas chercher plus loin s’il ne voulait pas en parler. Il ne lui faisait pas de peine, il ne provoquait pas la compassion en elle, précisément parce qu’il faisait tout pour ne pas l’obtenir. Cordelia n’était pas désolée pour Nash, songeait qu’il finirait par sortir la tête de l’eau quand il en aurait envie et pas parce que quelqu’un l’aurait forcé. But still. Elle aurait été curieuse de savoir ce qui l’aurait poussé à la sortir de l’eau, cette tête. « A ton tour » rappela-t-elle avant de se remettre à siroter son mojito. Pour passer à autre chose et oublier tout de cet interlude plus sérieux auquel l’un comme l’autre venaient de se frotter sans succès. « Et cette fois pose des questions croustillantes, tu sais bien que j’ai juste envie de te raconter ma vie. » And there she was, back to her usual self.
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyDim 28 Avr - 18:57

Trop facile, pense-t-il à la réponse de Cordelia. Il lui verse un regard à moitié amusé mais n’argumente pas ; après tout, c’est vrai : c’est lui qui l’a dit. Une vérité qu’il reconnait sans peine, preuve étant qu’il est le premier à admettre qu’il incarne la cause perdue par excellence. Ses proches attendent de lui un sursaut qui peine à venir, voire qui ne vient pas du tout. Il n’a pas envie. Il n’a pas le goût. La lumière ne lui éclaire pas le chemin mais le repousse. Et c’est lui qui la rejette. Lui qui la fuit. Lui qui l’appelle, parfois, pour s’en éloigner de nouveau. Peut-être que ça changera mais lui n’y croit pas. La vie lui a déjà tout offert et tout repris : croyez bien qu’après ça, on fait bien attention à ne plus rien souhaiter trop fort, désirer trop ardemment. On accorde le moins de valeur possible aux choses, aux autres. Forcément, y a toujours ces exceptions qui s’accrochent – à moins que ce ne soit lui qui le fasse – et qui arrivent à rester ; et pour quelqu’un d’aussi désagréable que Nash Richardson, il est déjà surprenant que son sort intéresse d’autres personnes que lui. Râleur de service, gros frustré notoire, accès de colère venus de nulle part, échec le plus connu de la ville : belle et fidèle réputation qu’il se traine. Vrai qu’on n’est pas bien loin de la vérité.  Ses épaules se haussent à nouveau quand Cordelia confirme qu’il n’aura donc pas plus de détails : comme déjà dit, pas lui que ça va déranger. Pas le genre à s’extasier devant les exploits sexuels des autres. Et le voilà intéressé : elle aussi, elle a rêvé. Il est pas le seul avec la fille avec qui il était qui a vécu un truc bizarre ; y a qu’à voir le regard qu’elle lui lance, son ouais… évasif alors qu’elle est d’habitude si directe, si expansive. A dire vrai, ça l’étonne qu’à moitié. Lucy aussi s’est confiée sur ses impressions étranges au cours de la soirée mais lui n’a pas cherché à creuser alors – elle l’avait encore gonflé pour x raison et il n’avait alors pas assez de recul pour se poser des questions. En tout cas de bonnes questions, chose rare pour Nash Richardson témoignages à l’appui. Ses sourcils se froncent, il aimerait bien qu’elle lui en dise plus. Mais c’est elle qui lui demande finalement de parler, et il n’est pas sûr d’en avoir vraiment envie. Il a pas envie de passer pour un taré. Oh et puis… Il n’est plus vraiment à ça prêt aujourd’hui. « J’étais avec une fille ; la même qui m’a renversé un verre dessus avant le rêve. C’était bizarre. » Il repense à ce fameux rêve – ou plutôt cauchemar – où il se revoit avec l’hystéro et leurs doubles d’un autre monde. En parler comme ça lui donne l’impression de normaliser un événement qui n’est, à ses yeux, pas vraiment normal. « Et y avait ce type et cette autre fille avec lui qui nous ressemblaient comme deux gouttes d’eau. » Une histoire sans queue ni tête : un rêve lambda, somme toute. Nash boit une nouvelle gorgée de son deuxième verre, chassant par là même la drôle de sensation qui l’envahit. « Le mec disait qu’il était Hercule. Et la fille, c’était Megara. » Quelques secondes de silence, peut-être un peu trop longues, avant que la cause perdue de Crescent Grove n’ajoute : « Tu peux te foutre de ma gueule si tu veux. » Il pourrait bien comprendre : ce qu’il balance sonne comme une fantastique absurdité. Et il est incapable d’expliquer son état sur le moment ; entre incompréhension et hébétement, comme si son propre cerveau n’avait pas su dans l'instant analyser ou réaliser une information essentielle. « Et toi, de quoi t’as rêvé ? » Attention, record pour Nash Richardson, à qui il est difficile d’arracher autant de paroles sans qu’il râle/ironise/insulte. Maintenant qu’il a tout déballé, il attend que Cordelia en fasse de même. Il apprécie le respect, la distance infime qu’elle arrive à garder toujours, celle qui fait qu’elle ne va jamais trop loin. Lui passe à autre chose, peu désireux de s’attarder sur le sujet : il a pas demandé à Cordy de pas lui prendre la tête avec tout ça pour finir par effectivement se prendre la tête avec tout ça. Elle lui demande de lui poser une question croustillante cette fois – vrai que Nash n’a pas brillé pour l’originalité ou la précision de ses questions. Il ne brille plus pour grand-chose de toute façon. Il décoche un sourire en coin : « Si t’as tant envie que ça de me raconter ta vie, j’te laisse choisir par où tu veux commencer. » Au moins, il a pas dit que ça l’intéressait pas – c’est déjà pas mal. « J’t’ai posé ma question déjà : de quoi t’as rêvé ? »
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyMer 8 Mai - 17:58

Nash se lança dans la description de son rêve, et si Cordelia semblait avoir l'air un peu ailleurs, c'était uniquement parce qu'elle-même tentait de se rappeler du sien et des sensations qu'il avait provoquées en elle. Trop cartésienne pour lui donner plus d'importance que ça, si ce n'était pour le fait que tout le monde semblait avoir vécu la même expérience un rien hasardeuse à cette soirée et qu'elle ne voyait pas comment mettre ça sur le compte d'un cocktail, même arrangé. Y avait-il seulement une drogue qui pouvait faire halluciner tout un groupe de personnes, et surtout que les hallucinations aient toutes le dénominateur commun de se passer ailleurs qu'à Crescent Grove ? Elle posa sa main au creux de son menton, jouant avec les glaçons dans son verre tandis que son regard étudiait le visage de Nash, son incompréhension similaire à la sienne, et il fallut la mention d'Hercule et Megara pour que ses propres traits s'éclairent, et qu'elle ne lui offre un sourire railleur. « C'est trop banal d'être sentimental, tu veux dire ? » fit-elle avant d'éclater de rire. Oh, elle connaissait sa mythologie grecque, et elle connaissait ses Disneys. Dans sa tête, Nash ne rentrait pas vraiment dans la description du blondinet archi musclé au sourire colgate, mais c'était probablement parce qu'elle ne le voyait jamais sourire, justement. La minute suivante fut consacrée à l'analyse de son visage (et de son corps) pour tenter de trouver une ressemblance même minime avec le héros grec. « Meh. J'sais pas, tu me fais plutôt l'effet d'un cyclope. Aussi peu avenant. » Et parce qu'il aurait été dommage de s'arrêter en si bon chemin à présent qu'elle était sur sa lancée. « Mais du coup, la vraie question c'est : tu l'as foutu où Pégase ? On croirait qu'un cheval volant serait difficile à rater et pourtant... » There, done. Pour l'instant. A en juger par le regard peu amène qu'il lui lança, Nash ne partageait pas le même sens de l'humour qu'elle – ce qui était fort dommage, car elle estimait son humour absolument hilarant, mais les goûts et les couleurs... Il devait sans doute penser qu'il aurait mieux fait de se taire – ce qui n'était probablement pas faux – et que si c'était tout ce qu'il gagnait à parler, cela justifiait d'autant plus de continuer à se comporter comme la tête de con de Crescent Grove. Il lui retourna la question, qu'elle éluda plus ou moins facilement. Si son rêve à lui semblait être très précis, le sien en revanche laissait un peu à désirer, peut-être parce qu'elle était déjà fin bourrée avant même de s'endormir et que son expérience avait été un peu... floue. Elle ne saurait naturellement jamais qu'en réalité, elle ne s'en rappelait que si peu parce que son esprit refusait obstinément de se rappeler de ce qu'elle avait un jour été, préférant de loin ce qu'elle était devenue en atterrissant dans cette ville. « Non, c'est pas marrant. » protesta-t-elle. A quoi bon parler de sa vie si ce n'était pour répondre à des questions ? Elle avait rien de passionnant, sa vie. Cordelia bossait, picolait, se tapait des gens. Y avait pas grand-chose de plus à dire, là, comme ça, sans le moindre fil conducteur. Mais Nash n'avait pas l'air pressé d'abandonner son fil conducteur à lui, et reposa sa question. Elle leva les yeux au ciel, et souffla pour marquer son mécontentement face à un tel acharnement. « J'sais pas, c'était vague. » Pas tout à fait la vérité, pas tout à fait un mensonge non plus. « C'était pas tant ce qu'il s'y passait, c'était surtout comment je me sentais. Vide. Sans émotions. Que du froid, de l'indifférence... c'était bizarre. » Parce que Cordelia était tout sauf ça. Pleine de vie, de chaleur, d'intérêt pour tout et n'importe quoi, elle avait eu la sensation d'étouffer dans un esprit qui n'était pas le sien. Elle secoua la tête, préférant chasser ces idées. « Pas aussi marrant que d'avoir un double qui s'appelle Hercule, avec une fille qui s'appelle Megara. Elle ressemble à quoi d'ailleurs ? Parce qu'à part le fait qu'elle t'ait renversé un verre dessus avant, tu m'as pas dit grand-chose. Il se passait quoi dans ce rêve ? WAS IT DIRTY, NASH RICHARDSON ? » Il n'y avait bien qu'elle pour penser à ça alors que tout, depuis l'expression blasée de son visage à sa bouche pincée, indiquait qu'il n'y avait rien de naughty à son rêve. Bien dommage. Quitte à être droguée puis rêver d'un truc chelou, Cordelia aurait bien aimé l'idée d'un rêve érotique plutôt que le vide émotionnel auquel elle avait eu droit. « Mais la vraie question c'est : est-ce que ton double souriait ? Parce que ça serait une amélioration indiscutable. Peut-être que le Robot Nash version 2.0 viendra accompagné de plus qu'une seule expression faciale ? » Il était si facile de se moquer – gentiment – de lui. Tant qu'il ne jouait pas les susceptibles, du moins, et pour tous les défauts qu'il semblait avoir, la susceptibilité n'en faisait a priori pas parti, thank fuck for that.
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Nash Richardson
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyDim 26 Mai - 13:22

Et bien sûr, Cordelia se fout de sa gueule. Rappelons toutefois que c’est lui qui l’y a invitée ; vu la perche tendue, pas sûr qu’il ne l’aurait pas lui-même saisie. Merci au passage pour lui avoir foutu une chanson de merde dans la tête – oui, il la connait parce que gamin, Hercule, c’était son dessin-animé préféré (suivi de près par le roi lion). Il s’identifiait assez facilement au personnage : après tout, n’était-il pas lui-même un peu exceptionnel ? Niveau physique, il dépassait tout le monde, avec cette appétence pour la victoire, ce goût, un peu (beaucoup), de jouer au héros. Il courait plus vite que les autres, était plus précis. C’était lui la star, lui l’idole : tout le monde était fan de Nash Richardson. Gamin, on s’amassait déjà autour de lui naturellement ; toujours de bonne humeur, un charisme dingue, jamais le dernier pour faire des conneries : il avait tout. Un garçon né extraordinaire, une vie dorée, quelques problèmes relationnels au sein de la famille – sans, c’aurait sûrement été trop. Mais l’imaginer lui, Hercule, maintenant ? Grosse blague. C’est ridicule. Il n’est même plus l’ombre de ce qu’il a été. Alors non, vraiment, ça colle pas ; mais c’est bizarre tout ça. Cordelia a raison. Si on doit le comparer à une créature de la mythologie, il devrait plus ressembler à une espèce de cyclope en version encore moins avenant – quoique lui ne dévore pas les gens, se contentant de les envoyer chier pour rester seul, ou accompagné d’une solitude qu’il côtoie depuis déjà trop longtemps. Pas assez. Bien sûr, il a des amis, un entourage proche. A bien y regarder, on croirait que Nash les tolère plus qu’il ne les accepte, d’autant plus ceux qui l’ont connu avant. Avant son accident, avant que les gens lui tournent un à un le dos puisqu’après tout, il ne reste rien d’exceptionnel à ce type qu’on a suivi que pour ça. Il a pris dans la gueule le désintéressement de ceux qu’il considérait à tort comme ses amis au moment même où on – lui, les autres – a compris qu’il n’accomplirait plus aucun exploit. Il n’irait pas plus loin. Ascension stoppée déjà bien haut pour une chute d’autant plus vertigineuse. Et ça fait mal : preuve étant qu’il ne s’est jamais remis. Mais il y en a qui sont restés. Comme Max. Peut-être même qu’il n’y a que lui, et ce serait amplement suffisant. Bien sûr, il y a aussi les autres – sa famille. Sa mère et sa sœur, surtout. Et Nick, aussi, qu’il a toujours perçu comme un grand frère, ou un oncle bienveillant, ou un père de substitution ; un modèle, un exemple, mais rien qui ne lui ressemble de près ou de loin. Un sourire se glisse enfin sur son visage à l’évocation de Pégase : vrai ça, il l’aurait foutu où ? « J’sais pas, dans mon cul. » Et puisque l’explication est aussi ridicule que tout ce qu’il a déjà pu dire de son rêve jusque là, Nash décide que cette conversation ne mènera de toute évidence nulle part. Mais Cordelia rebondit tout de même, après avoir protesté concernant sa technique merdique – qui a quand même eu le mérite de fonctionner. Ses sourcils se froncent alors qu’il l’écoute – ok, effectivement, c’est bizarre. Plus bizarre qu’un rêve ordinaire ? Lui a eu la sensation que oui, mais à entendre celui de Cordy, il ne sait plus trop. Parce que ça n’a rien à voir avec le sien. Elle ressentait des choses différentes ; lui était encore lui-même. Même s’il y avait ce fameux Hercule et cette fameuse Megara. « Ouais, ça colle pas non plus. » Que la sportive du dimanche ait ressenti du froid ou de l’indifférence lui parait trop éloigné de la réalité – de la vraie Cordelia. Et puisque lui non plus, ça ne colle pas – Nash Richardson en Hercule ? sérieusement ? –, il décide que ce n’est finalement, peut-être, rien. Rien d’autre que ça a été : un rêve. La fille avec qui il l’a « partagé », il ne l’a jamais revue. Jamais revue depuis qu’il s’est retrouvé dans un lit à côté d’elle sans comprendre le pourquoi du comment, au réveil, parce que tout ce qu’il avait pu voir d’elle l’avait hérissé au plus haut point. Il s’était taillé sans demander son reste pour rentrer chez lui avec mille questions dans la tête. Si l’explication de ces événements bizarres reste floue, tant pis. Nash passe à autre chose. C’est le moment que Cordelia choisit pour péter un plomb en lui demandant d’abord la description de la fille, puis, en gueulant dans le bar, si c’était ’dirty’. Nouvelle gorgée du mojito avant de répondre : « Une brune insupportable et non, ça a pas fini dirty. Enfin je crois pas. » Parce que même s’il s’est réveillé dans le lit de la fille, il ne se souvient pas l’avoir baisée – quoi que ce serait sûrement pas la première fois que ça lui arriverait. Peu importe, ça ne lui fait ni chaud ni froid. Il verse un regard fatigué à Cordelia ; elle commence à lui poser des questions sur son double, et potentiellement toutes ces choses qu’il fait contrairement à lui, comme… Sourire. Qu’on le compare à un robot n’est pas non plus une nouvelle moquerie qu’on lui adresse. A force, on a l’habitude. Et à force, ça devient chiant. « Haha, » lance-t-il, complètement faux, avant de boire une nouvelle gorgée de son verre. « Va falloir rester habituée au robot Nash version 1.0, y a pas d’évolution ou de mise à jour de prévue. » Haussement d’épaule, parce qu’il le prend quand même à la légère, parce qu’il est ’’très bien comme il est’’ (ou plutôt comme si), avant d’enchainer sur un « désolé » moqueur : va falloir continuer de faire avec, en tout cas si t’as envie de continuer de le côtoyer. « On s’fait un billard ? »
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MessageSujet: Re: squats and drinks (cordy) squats and drinks (cordy) EmptyLun 3 Juin - 19:36

La réponse – relativement brutale, il faut l'admettre – de Nash à ses moqueries a le mérite de lui arracher un éclat de rire. Elle manque même s'étouffer avec son mojito, déjà bien trop bas à son goût, et il lui faut quelques secondes pour reprendre contenance. « Grande classe, Nash. Un peu plus et t'arriveras à mon niveau de vulgarité, félicitations jeune padawan. » Elle s'en amuse, puisque Cordelia n'a jamais honte de rien et qu'il s'agit d'un défaut comme d'une qualité. Il y a toujours un plaisir un rien malsain à tenter de choquer les gens avec une telle facilité, simplement en disant le fond de sa pensée sans le moindre filtre, mais elle a le mérite de ne jamais être choquée à son tour quand on lui renvoie l'ascenseur. Point de Pégase, donc, ce qui est fort dommage puisqu'à moins d'être complètement bourrée, ou plus probablement complètement défoncée, elle n'aura jamais la possibilité de voir de son vivant un cheval ailé, potentiellement blanc et bleu si on s'en tient à la version Disney. Elle va pas mentir, l'idée d'imaginer un Nash avec ses spartiates et sa jupette a le mérite d'être assez amusante pour qu'elle en use et abuse jusqu'à le rendre à moitié dingue. Ce sera toujours une distraction plus efficace que d'essayer de lui soutirer des informations en espérant à un moment ou à un autre voir l'esquisse d'un sourire sur son visage désespérément fermé (quand il n'a pas l'aigreur marquée sur chacun de ses traits). Son propre rêve était nettement moins marrant, nettement plus angoissant et le souvenir de ce vide total venant de l'intérieur l'avait laissée déboussolée, un mot qu'elle pensait n'avoir jamais à mettre sur la moindre émotion (ou absence, en l'occurrence) traversant son esprit. Cordelia n'est jamais déboussolée, elle ne laisse rien la surprendre, rien l'affecter, jamais en négatif du moins. Son côté cool, elle le porte comme un étendard face à l'adversité du monde et d'imaginer une seule seconde qu'elle puisse être autre chose que ça l'angoisse plus qu'elle ne le reconnaîtra jamais, y compris auprès de Nash qui mériterait pourtant de sa part qu'elle s'ouvre sur des sujets plus sérieux qu'un plan à trois au Nouvel An ou son incapacité chronique à mettre un pied devant l'autre quand la destination n'est pas un bar. Nash semble d'accord sur le fait que c'est improbable, et remise l'idée d'une connexion au placard à son plus grand soulagement. La vérité, c'est qu'elle n'a pas envie de s'éterniser sur le sujet, encore moins à essayer d'analyser et tirer de fragments d'un rêve stupide une espèce de cohérence ou du moins, un objectif. Cordelia retrouve son sourire et sa bonne humeur dans la foulée, badine gentiment avec Nash (comprendre : se fout de sa gueule avec son aplomb habituel) mais une fois de plus, il se montre particulièrement avare en matière de commentaire, et même de description. « Une brune insupportable ? Woh, ça ça réduit le champ des possibles. T'es sur que c'est pas la folle furieuse qui te sert d'ex ? Parce que franchement Bonnie rentre pile poil dans le thème. » Un sourire goguenard aux lèvres et à nouveau elle regrette qu'il ne partage pas plus de choses avec elle quand bien même rien, absolument rien, ne l'y oblige. Son esprit s'est déjà mis à faire mentalement la liste de toutes les brunes insupportables qu'elle connaît. « Attends, rassure-moi c'est pas ma sœur ? » Là encore, Diana remplit les critères, mais on trouve plus de malice qu'autre chose dans son regard. « Tu sais que je suis capable de te faire une liste, là tout de suite, jusqu'à ce qu'on la retrouve. » La seule raison qui fait qu'elle ne s'exécutera pas est qu'elle sent déjà sur elle le regard mi-agacé, mi-blasé de Nash sur elle, le genre à passer un message clair : ferme-là, et passe à autre chose. « Tu la reconnaîtrais si tu la croisais ? Et surtout, tu lui dirais quelque chose ou tu l'ignorerais complètement ? » Elle a sa petite idée sur la question mais après tout, elle n'est pas à l'abri d'une surprise avec lui. Sa moquerie sur la version 2.0 de Nash tombe à l'eau, ce dont elle ne se formalise pas le moins du monde : son humeur est trop avancé pour un grincheux dans son genre, elle ne lui en tient pas rigueur. Après tout, ça fait partie du charme de Nash quand on dépasse le côté peu bavard, taciturne et aigri. Pas qu'elle ait déjà eu le plaisir d'aller si loin dans l'avancée de son étude, mais elle suppose que sous la façade sacrément armée il doit bien se trouver une part de bon esprit, peut-être même d'humour. Cordelia est bien déterminée à la trouver, quitte à le travailler (métaphoriquement) au corps pour y parvenir. « T'es très bien comme ça va. » Non qu'il en doute vraiment, songe-t-elle alors qu'elle acquiesce à sa proposition de faire un billard. Immédiatement, un tas de blagues graveleuses lui traversent l'esprit, et c'est avec peine qu'elle se retient de les lui faire partager. Pas sûre qu'il apprécierait le mauvais goût, ni ne le partagerait, ce qui est fort dommage car elle est persuadée que d'autres riraient au moins autant qu'elle. Pas Nash, cela dit, et elle se lève de sa chaise pour se diriger vers la table de billard, aussi déserte qu'on puisse s'y attendre à cette heure de la journée. « Juste pour info, je sais pas jouer, je suis nulle. La dernière fois que j'ai touché une queue, la boule a fini de l'autre côté de la pièce. » Comme la gamine qu'elle est, un sourire enfantin sur les lèvres, elle se reprend avant de s'enfoncer davantage. « Une queue de billard, j'entends. Bref, va falloir que tu m'apprennes. » Les progrès qu'elle fait sont indéniables, mais elle doute que Nash les apprécie à leur juste valeur cela dit.
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