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surrender. (oswald)

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way down the river we go
Jeanne Lefebvre
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MessageSujet: surrender. (oswald) Ven 4 Jan - 22:33

Jeanne n'était plus vraiment la même depuis quelques semaines. L'échec cuisant d'un mariage qu'elle voyait beau, plein d'avenir. Il faut croire que d'eux deux, elle devait la seule à en avoir cette vision-là. Quoi qu'il en soit, elle n'est pas prête à fréquenter de nouveau quelqu'un d'autre, que ce soit sérieux ou pas. Les histoires d'un soir, trop peu pour elle. Pour le moment, elle se concentre autant que possible sur elle-même, quand bien même c'est quelque chose qu'elle ne sait pas vraiment faire. Elle est toujours là, à s'occuper de tous les malheurs du monde, pour penser le moins possible aux siens. Peut-être que c'est ça qui lui a fait louper quelque chose dans son mariage. Ils ont été bien un temps, mais ça n'a pas duré. Une autre femme aurait peut-être pu lui pardonner, croire en la promesse que ça ne se reproduirait plus... Mais pas Jeanne, elle a trop de caractère pour laisser passer une chose pareille, trop de loyauté pour comprendre comment cela peut effleurer l'esprit de quelqu'un. Son travail à l'école l'occupe pas mal, la distrait assez le temps d'une journée. Peu avant que les leçons de l'après-midi reprennent, elle est chargée de surveiller la cour de récréations. Ici, ils ont l'habitude de se relayer entre professeurs. Elle s'assure que tout se passe bien, que personne ne se chamaille. En même temps, elle grignote quelques fruits frais en guise de dessert. À quelques mètres, elle aperçoit un de ses collègues, qu'elle apprécie particulièrement. Avec le temps, ils sont même devenus de bons amis. Elle fait quelques pas pour se rapprocher assez pour entamer une discussion. « Tu vas bien ? » demande-t-elle. Elle prend place sur le banc derrière eux. Elle ne lui a toujours pas parlé de son divorce, parce qu'elle en a honte, et qu'elle s'en sent un peu coupable au fond. Peut-être qu'elle est fautive aussi. Elle lui tend la boîte de fruits, si jamais il veut se servir. Pendant quelques secondes, elle ne dit rien, puis reprend finalement la parole, « Est-ce que je peux te dire quelque chose ? » Son air est plus grave, cette fois. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle a envie de lui dire, ce qu'elle recherche en ayant ce besoin de se confier à lui. Elle n'a pas la prétention de le connaître par cœur ou d'être sa meilleure amie, mais elle ressent en lui une profonde bienveillance, un regard qui lui inspire spontanément confiance.
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Oswald Dumas
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MessageSujet: Re: surrender. (oswald) Mer 9 Jan - 20:11


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Le retour à l’école s’était fait de manière progressive, mais très amusante. Du moins, c’est ce que tu aimais de ce métier. Même si cela faisait deux semaines que tu n’étais pas revenu en classe, cela restait une mini-rentrée où il fallait faire des mises au point et remettre les choses en perspective pour continuer sur cette lignée. Les plus tannants semblaient être calmés pour l’instant, ce qui était une consolation. Mais il fallait encore attendre peut-être deux ou trois jours et tout allait rentrer dans l’ordre. T’étais pas mal habitué à cette routine, depuis le temps. Les gamins n’étaient pas encore des monstres et ils étaient encore supportables, mais c’était seulement l’effet des deux semaines de vacances qui faisaient en sorte que vous ressentiez cet effet. Et puis, il fallait encore les remettre à niveau, ils n’étaient pas non plus des perfections. Tu travaillais fort avec eux et tu aimais passer du temps à voir ce qu’ils avaient fait, mais tu avais aussi besoin de leur apprendre de nouvelles notions. Tu te donnais toujours une semaine pour essayer de leur donner une chance de se remettre sur pied. Et puis, ce n’était pas la fin du monde, ils étaient très intelligents et ils pouvaient rattraper leur retard.

Tu étais de surveillance à la récréation. Et tu savais très bien que Jeanne y était aussi. C’était une excellente amie et collègue que tu appréciais beaucoup. Tu n’avais cependant pas eu l’occasion de prendre de ses nouvelles pendant les vacances et tu ne savais pas exactement ce qu’elle avait fait. Tu les avais passées à être un peu partout, à lire, écrire et un peu gratouiller ou pianoter. Ce n’était pas extraordinaire, mais n’ayant pas de famille et quelques amis, tu ne te trouvais jamais à voyager en dehors de la Nouvelle-Orléans ou d’avoir des grands repas en famille. « Mademoiselle, » la saluas-tu, tout en souriant. « Eh bien, je dois dire que je ne suis pas mécontent de revenir au travail. J’ai eu des vacances assez tranquilles. Et toi, de ton côté? » Elle semblait cependant préoccupée. Tu l’avais bien vu et dans son air, il y avait quelque chose de plus sérieux dans son regard qui te faisait dire que ce n’était pas une bonne nouvelle ou qu’il s’était passé quelque chose. Tu ressentais ça, étrangement. Tu ne savais pas ce que c’était, mais tu n’allais pas tarder à le découvrir. « Je t’écoute. Tu sais... que tu peux tout me dire, pas vrai? » Il fallait qu’elle le sache. C’était très important et puis, si elle venait te parler, ce devait être important.
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Jeanne Lefebvre
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MessageSujet: Re: surrender. (oswald) Mer 9 Jan - 23:04

Jeanne n'a jamais été du genre à pleurer sur son sort... Et pourtant, elle ne pensait pas que vivre un divorce serait si difficile. Le pire, c'est sûrement qu'elle y croyait encore, quand lui n'avait apparemment plus aucune considération pour elle. Ça l'a réellement blessée, la belle, et elle en vient à se demander si elle s'en remettra un jour. Admettre un échec n'est pas non plus facile, et c'est sûrement pour cette raison qu'elle ne l'a pas vraiment dit à ses proches. Puis, elle aperçoit Oswald dans la cour de récréation, lui aussi de surveillance. Elle vient alors vers lui. Elle l'aurait fait aussi avec ses autres collègues, mais avec lui c'est différent. Ils s'entendent réellement bien, peuvent aussi se définir comme de vrais amis. Il la salue, et elle lui sourit un peu avant de lui demander comment il va. Ce qu'elle comprend de sa réponse, c'est qu'il s'ennuyait probablement en vacances, ayant sûrement moins de choses à faire qu'à l'école. Elle partage un peu ce sentiment, ravie de retrouver l'établissement rien que pour quitter cet appartement qui était la promesse d'une vie à deux, puis peut-être d'une famille à venir. « Oh tranquilles aussi... Enfin, si on peut dire ça avec mes neveux qui faisaient des catapultes de riz le soir du réveillon. » dit-elle pour plaisanter. Elle les adore, les enfants de ses frères, mais ils ne sont pas très disciplinés il faut dire. À leurs côtés, elle avait pu oublier un peu ses malheurs. Bien sûr, auprès de sa famille, elle avait dû justifier l'absence de son mari. Heureusement, ils n'étaient pas du genre à porter sur elle un regard de pitié, mais plutôt à vouloir lui changer les idées. Elle leur en était reconnaissante, malgré quelques bourdes inévitables de la part de sa mère surtout. Finalement, elle semble décidée à cracher le morceau pour son divorce, parce qu'elle sent que ça lui serait bénéfique de se confier à lui. C'est quelque chose qu'elle s'explique pas. Il lui assure qu'elle peut tout lui dire, et elle acquiesce un peu, « Oui, c'est gentil. », dit-elle doucement. Elle a sûrement besoin de personnes comme lui, profondément bienveillantes. Du moins, c'est ainsi qu'elle le voit. Elle inspire, comme pour se donner du courage... Mais elle évite son regard, le rivant sur les enfants qu'ils doivent surveiller. Peut-être surtout parce qu'elle a peur de lire de la pitié dans ses yeux. « J'ai demandé le divorce. » lâche-t-elle, à demi-voix. Elle ne sait vraiment pas à quelle réaction s'attendre, parce qu'elle n'était pas du genre à s'étendre sur ses problèmes de couple... En réalité, elle n'en parlait pas du tout avant aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: surrender. (oswald) Sam 19 Jan - 19:12


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Tu n’avais pas de grandes familles, on ne pouvait pas parler de ta famille biologique qui se résumait à ta grand-mère qui était décédée il y a quelques années, alors tu passais souvent les dernières vacances à être seul dans ton coin. Ce n’était pas à plaindre non plus, tu pouvais compter sur des amis ou des connaissances, ce n’était pas pour te faire prendre en pitié. Tu avais toujours accepté ce fait et tu t’étais habitué. Tu rendais toujours visite à ta grand-mère au cimetière, mais après, le reste de ta famille, tu ignorais même si elle se souciait de toi. Donc, on ne pouvait pas dire que tu avais eu une si grande soirée, quoi qu’il y avait eu cette fameuse soirée sur le bateau, mais comme t’étais en compagnie de Piper et que tu avais pu y rencontrer Austin, ce n’était pas l’événement de l’année, quoi. Retourner au boulot n’était vraiment pas un synonyme de corvée, en fait. Au contraire, c’était un moyen de revenir à la normale et de ne plus être très seul. Tu savais que Jeanne avait une grande famille et même une belle-famille, comme elle était mariée. Tu avais toujours essayé de t’imaginer ce que c’était ces réveillons avec plusieurs personnes et des gens de la famille. Tu lui fis un sourire. « Tu connais ces gamins, ils sont dans le jeu. » Vous étiez avec eux tous les jours et même encore aujourd’hui, vous n’aviez pas choisi ce métier par hasard. Vous les aimiez ces gosses, peu importe d’où ils provenaient. C’était une vocation et pas pour rien. Ce n’était pas le métier le plus noble, mais c’était une belle façon de remettre des citoyens de demain. Du moins, c’était tas vision. Mais Jeanne semblait préoccupée. Il y avait quelque chose en elle qui avait changé et tu t’en étais bien aperçu lorsqu’elle était venue vers toi pour t’adresser la parole. Enfin, vous étiez souvent en conversation ensembles, là n’était pas le problème, c’était plutôt le fait qu’il semblait y avoir quelque chose lui occupait l’esprit. Et tu voulais qu’elle sache que peu importe ce qui occupait ses pensées qu’elle pouvait tout te dire. Ton sourire s’envola lorsqu’elle te mentionna ce qui s’était passé et tu eus une drôle de sensation. Tu te redressas. « Tu as... quoi? » répétas-tu à moitié, un peu confus. Plusieurs théories te traversaient l’esprit à ce moment-là. C’était elle qui avait demandé le divorce et pas l’inverse. Bien sûr, tu t’empressas d’émettre toutes les sortes de pensées qui pouvaient te traverser l’esprit. « Il t’a fait quelque chose de mal? Tu vas bien? Je veux dire... » Tu ralentis enfin pour essayer de lui donner le temps de te donner une réponse. « Et... tu te sens bien, après tout ça? » te contentas-tu de lui demander au final. Ce n’était pas le moment d’en rajouter une couche, quand tu y repensais au plus profond de ton esprit. Mais il n’était pas faux de supposer que tu y pensais et que tu ne voulais pas que Jeanne ne manque de rien.
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Jeanne Lefebvre
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MessageSujet: Re: surrender. (oswald) Dim 20 Jan - 13:44

Jeanne n'était pas mécontente d'avoir repris le travail. Au moins, elle était occupée toute la journée, et pensait le moins possible à ses problèmes. La compagnie et la naïveté des enfants lui font du bien, tout comme la présence de ses collègues. Ça ne se sait pas encore vraiment, qu'elle est en plein divorce. Elle a beau avoir une confiance aveugle en Oswald, elle vient tout juste de lui avouer, lâchant la nouvelle comme une bombe. C'est souvent l'effet que ça fait. Vu de l'extérieur, on a toujours l'impression que tout va bien, alors qu'il y a des failles plus ou moins grandes. Pour elle, des erreurs comme celles commises par son futur ex-mari sont rédhibitoires. Elle veut tout sauf passer sa vie à se demander ce qu'il fait, et avec qui. Ce n'est pas une vie... Alors elle a fait ce choix. Bien que compliquée, cette décision s'est imposée à elle. Oswald semble alors confus par la nouvelle, et elle acquiesce, « Oui, j'ai demandé le divorce. » confirme-t-elle, alors qu'il ne semble pas bien réaliser. Elle fait en sorte de ne pas parler trop fort, ne voulant pas que cela remonte à des oreilles indiscrètes. Sa vie ne regarde personne, après tout. Il lui demande s'il lui a fait du mal, si elle va bien. Les pensées semblent se bousculer dans l'esprit de son ami. « Il ne m'a pas frappée si c'est ce que tu penses. » s'empresse-t-elle de dire, pour le rassurer. La douleur n'en est pas moins grande... Ce sentiment d'humiliation, il est terrible, insupportable au quotidien. Qu'a-t-elle fait pour mériter ça ? Comment a-t-elle pu autant se tromper sur l'homme qu'elle a épousé ? Elle s'en veut, au moins autant qu'à lui. « Enfin ce qu'il a fait, ce n'est pas beaucoup mieux. Classique même, j'ai envie de dire. » dit-elle en soupirant. Trop souvent, on entend dire que des couples se séparent car l'un ou l'autre a été infidèle. Elle, elle était du genre à croire que ça n'arrivait qu'aux autres... Jusqu'à temps qu'elle découvre le pot-aux-roses. Il lui demande ensuite si elle se sent bien, et elle ne peut certainement pas lui mentir. Elle en a soit trop dit soit pas assez. « C'est... Difficile. » admet-elle. Elle ne peut pas faire celle qui va bien, qui parvient à passer à autre chose... Ce n'est pas le cas, et elle sait que ça prendra un moment pour cicatriser. Des années peut-être ? Elle ne sait pas du tout combien de temps ça peut prendre. Depuis qu'elle l'a chassé de leur appartement, il n'y a pas un seul jour où elle ne pense pas à tout ça... Parfois même aux bons moments passés avec lui. « Quoi qu'il en soit, je n'aurais pas pu lui pardonner, avoir confiance en lui de nouveau. C'est au-dessus de mes forces. » souffle-t-elle. Quand elle y pense, elle se dit que celles qui ont su pardonner ont beaucoup de courage, pour passer outre. Elle n'en a peut-être pas autant qu'elle le pensait... Se sous-estime depuis. Elle ne peut pas faire autrement quand elle se sent aussi mal dans sa peau.
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